‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 144 sur 192 · LACÉES · texte numérisé non relu

LACÉES

NARAWAEL, Herm. (Zcylan., 26). bot.

ru. — Syn. de Naravelia, DC.

NARCISSE, ois. — Nom d'une Perruche dans le grand groupe des Perroquets. Voy. ce mot. (E. D.)

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1» \A P.C ISSE. Nareissus. bot. ph. (nom mythologique), bot. ph. — Grand et beau genre de la famille des Amaryllidées , tribu des Narcissées, del'Hexandrie monogynie dans le système sexuel de Linné. Sa circonscription est généralement conservée telle que Linné l'avait établie; néanmoins, dans ces derniers temps , deux botanistes anglais ont proposé de lesubdiviser en plusieurs genres distincts; mais les caractères sur lesquels reposent leurs coupes génériques n'ont pas semblé suffisants pour en déterminer l'adoption autrement qu'à titre de sous-genres. Ainsi Salisbury {Horticult. Transact.l, pag. 243 et suiv.) avait établi , sans les caractériser, aux dépens des Narcisses de Linné, les genres Ajax, Corbularia, Queliïa, Ganyrnedes, Phylogyne, Hermione, Nareissus. Plus tard Haworth, dans sa Révision des Narcisses [in Supplem. plantar. succulent. 1819, pag. 111-152) ajouta le genre Schizanthes, et il compléta cette division dans le Philosophical magazine ( décembre 1823 et février 1824 ) par la formation des genres Diomedes et Chloraster. A l'exemple de la plupart des botanistes modernes , nous ne considérerons ici ces coupes que comme de simples sous genres, et nous adopterons le genre Narcisse avec les limites que lui assignait Linné. Ainsi envisagé , ce genre se compose de plantes herbacées, croissant dans le bassin de la Méditerranée, dont le bulbe à tuniques émet une hampe cylindrique ou anguleuse, terminée par une ou plusieurs fleurs blanches ou jaunes qu'entoure , avant leur épanouissement, une spathe monophylle. Ces fleurs se composent : d'un périanthe corollin, adhérent à sa base, dont le tube , droit et presquecylindrique, porte à sa gorge une couronne entière ou lobée, ordinairement plus courte, parfois plus longue que lui ; le limbe de ce périanthe est divisé profondément en six lobes égaux, étalés ou réfléchis; de sixétamines incluses , inséréesau haut du tube, au-dessous de la couronne, en deux rangées; d'un pistil à ovaire adhérent, triloculaire, multi-ovulé. A ces fleurs succède une capsule triloculaire, marquée de trois angles obtus , à déhiscence loculicide, renfermant un nombre variable de graines revêtues d'un test noir, rugueux.

Environ 20 espèces de ce beau genre appartiennent à la Flore française, et parmi

elles, plusieurs sontextrêmement répandues dans les jardins comme plantes d'ornement. Ne pouvant décrire ici toutes ces plantes , nous nous arrêterons seulement sur les plus communes et les plus remarquables d'entre elles.

1 . Narcisse odorant, Nareissus {Phylogyne) odorus Linn. Ce Narcisse croît spontanément dans les prairies de nos département de l'Ouest et du Midi; il est fréquemment cultivé dans les jardins, où on le connaît sous le nom vulgaire de grosse Jonquille. Ses feuilles sont linéaires, demi-cylindriques, canaliculées à leur côté supérieur, vertes ; sa hampe cylindrique s'élève le plus souvent à 3-4 décimètres ; elle porte 4 ou 5 fleurs d'un jaune jonquille , grandes, d'une odeur très suave, dans lesquelles la couronne est campanulée, divisée en 6 lobes, à peu près de moitié plus courte que les 6 divisions du limbe qui sont de forme ovale. Cette plante se cultive soit en pleine terre , et alors elle doit être couverte pendant les froids de l'hiver, soit en pots et même sur des carafes.

2. Narcisse jonquille , Nareissus ( Hermione) Junquilla Lin. Cette jolie plante, si commune dans les jardins , croît naturellement dans les lieux incultes, particulièrementdans les garriguesde nos départements méditerranéens. Son bulbe est petit; ses feuilles sont vertes, subulées , demi-cylindriques; sa hampe , cylindrique, porte 2 à 6 fleurs d'un beau jaune et d'une odeur suave, dans lesquelles la couronne, à large ouverture, est entière à son bord ; les divisions du limbe sont ovales, trois fois plus longues que la couronne et de moitié plus courtes que le tube. On cultive une variété à fleurs doubles du Narcisse-Jonquille. Cette plante se cultive en pleine terre ; elle demandeun sol léger. On la plante au mois de septembre; elle fleurit au mois d'avril. L'arôme de ses fleurs est un parfum d'un emploi fréquent dans la parfumerie.

3. Narcisse tazette , Nareissus ( Hermione) tasetta Lin. ; vulgairement Narcisse à bouquet. Cette espèce , très commune dans les prairies de nos départements méditerranéens, est très répandue dans les jardins, où elle a donné plusieurs variétés. Son bulbe est gros et ovoïde; ses feuilles, à peu près planes, sont d'un vert glauque, linéairesélargies, obtuses au sommet; sa hampe,

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marquée de deux angles longitudinaux, faiblement saillants, s'élève à environ 4 décimètres, et se termine par des fleurs au nombre de 4 à 10 , d'un jaune pâle avec la couronned'un jaunevif, odorantes ; les divisions de leur limbe sontlancéolées-ovales , aiguës, plus courtes que le tube ; leur couronne, entière à son bord , est en forme de coupe resserrée à son orifice. Dans les jardins on possède plusieurs variétés de cette espèce, parmi lesquelles l'une des plus remarquables est celle qui porte le nom de Narcisse de Conslantinople; certaines de ces variétés sont à fleur simple , d'autres à fleur double ; généralement elles se distinguent de la plante spontanée par leurs fleurs plus grandes et plus nombreuses.

4. Narcisse des poètes, Narcissus poeticus Linn. Cette belle espèce croît dans les prairies de presque toute la France. Son bulbe est ovoïde- allongé; ses feuilles, presque planes, sont d'un vert un peu glauque, linéaires-larges, obtuses au sommet, à peu près de môme longueur que la hampe ; celle-ci s'élève à 3-4 décimètres ; elle est striée, à 2 angles longitudinaux peu marqués, et se termine par une seule fleur d'un beau blanc pur, d'une odeur agréable, dont la couronne, très courte et rotacée , a le bord crénelé , rouge-pourpre; les divisions du périanthe sont ovales, presque obtuses au sommet. Ce Narcisse est fréquemment cultivé pour l'ornement des jardins; il demande une terre légère. On le multiplie de graines, ou surtout de caïeux. Par la culture, ses fleurs doublent facilement, et dans ce cas sa couronne disparaît. Cette espèce jouissait chez les anciens d'une grande réputation , à cause des propriétés émétiques de son bulbe; ils administraient ce bulbe lui-même cuit, ou bien ils employaient l'eau dans laquelle ils l'avaient fait cuire. Au reste, ces propriétés ne sont pas propres aux bulbes de cette espèce: ceux de plusieurs espèces de ce genre agissent de la même manière, ainsi que l'a reconnu surtout M. Loiseleur-Deslongchamps, dont les travaux ont beaucoup contribué à éclairer l'histoire botanique de ces plantes et à faire connaître leurs propriétés (voy. Loisel., Mém. de VlnstiL, Sav. étrang., II, 502). Cet observateur a même reconnu que le Narcisse odorant l'emporte sur ce-

lui des poètes quant à l'énergie de son action.

5. Narcisse faux - narcisse , Narcissus pseudonarc issus Linn.; vulgairement Narcisse des prés, Aiault , Porion. C'est à peu près la plus commune de nos espèces indigènes; elle croît dans les bois et les prairies de presque toute la France ; elle est aussi cultivée dans presque tous les jardins , au moins sa variété à fleurs doubles. Ses feuilles sont presque planes, d'un vert glauque , linéaires-larges , obtuses au sommet ; sa hampe est striée, un peu comprimée, haute de 3 décimètres; elle se termine par une fleur jaune, dont la couronne, campanulée, ondulée et étalée à son bord, égale en longueur les divisions du périanthe qui sont planes et ovales. Cette espèce partage les propriétés émétiques de ses congénères à un degré assez éminent pour que M. Loiseleur-Deslongchamps ait essayé, pendant le blocus continental, de la substituer à l'Ipécacuanha. Cependant, les expériences faites par cet observateur lui on prouvé que le Narcisse faux -narcisse est inférieur à cet égard au Narcisse odorant. Deux médecins de Valenciennes ont avancé que les propriétés émétiques existent très prononcées dans les fleurs de l'espèce qui nous occupe, et ils ont conseillé d'en employer la poudre ou l'extrait; au contraire, d'autres médecins ont nié formellement l'existence de ces propriétés: de telle sorte que la solution de cette question, au reste d'un intérêt secondaire dans l'état actuel des choses , exigerait de nouvelles expériences. On connaîtd'une manière plus positive l'action antispasmodique de ces fleurs , dans lesquelles M. Loiseleur-Deslongchamps a cru également reconnaître la propriété fébrifuge à un degré assez haut pour qu'il fût possible, selon lui, d'en tirer un parti avantageux.

Outre les 5 espèces de Narcisses qui viennent de nous arrêter quelques instants, il en est encore quelques autres que l'on rencontre assez souvent dans les jardins, mais dont il nous est impossible de nous occuper ici. (P. D.)

NARCïSSÉES. Narcisscœ. bot. pu. — Sous-ordre de la famille des Amaryllidées. Voy. ce mot.

NARCISSUS. eot. ph. — Voy. narcisse.

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NARCOBATUS , Blainv. poiss. — Syn.

de Torpille, Cuv. Voy. torpille.

NARCOTINE. ciiim. — Voy. opium.

NARD. Nardus. bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Graminées, de la Triandrie monogynie dans le système de Linné. Quoique déjà fort peu étendu avec les limites que lui avait assignées le botaniste suédois, il a encore été réduit dans ces derniers temps par la séparation d'une de ses espèces, le N. aristata Linn., qui est devenu le type du genre Psilurus de Trinius (Psilurus nardoides Trin.). Réduit de la sorte , il se compose de gramens gazonnants , de petite taille, qui croissent dans les parties montagneuses de l'Europe moyenne et méridionale, et dans le Caucase; leurs feuilles sont enroulées, subulées, un peu raides ; leurs fleurs sont réunies en épis simples , unilatéraux; chacune d'elles repose sur une dent du rachis qui est convexe d'un côté , creusé de l'autre pour les recevoir. Les épillets sont uniflores , sans glume ; la glumelle est formée de deux paillettes, l'inférieure lancéolée, carénée, à trois nervures, subulée-aristée au sommet; la supérieure plus courte, linéaire-lancéolée, bicarénée, embrassée par la première. La glumellule manque. L'ovaire est sessile, glabre, surmonté d'un style simple, que termine un seul stigmate très long, pubescent. On trouve communément dans les lieux arides et montagneux de la France le Nardus stricla Linn. , l'a seule espèce bien authentique de ce petit genre.

Le nom de Nard a été donné par les anciens à des substances qui n'ont rien de commun avec le genre dont nous venons de nous occuper. C'étaient des rhizomes ou des racines aromatiques qu'ils employaient quelquefois en médecine , mais dont ils se servaient principalement à titre de parfums. Le plus connu et le plus célèbre de ces Nards était le Nard indique ou indien , qui recevait aussi dans les pharmacies le nom de Spica-Nardi ou Spicanard; c'est le seul qui se trouve encore aujourd'hui dans le commerce. Il se présente sous la forme d'un corps entouré de tuniques formées de fibres réticulées, reste des bases de feuilles engainantes. Son odeur est forte; sa saveur est amère. Ce sont évidemment des fragments d'un rhizome ; mais les botanistes ne sont

pas entièrement d'accord au sujet de la plante qui le fournit ; la plupart pensent que c'est une Graminée, VAndropogon Nardus Lin. , tandis que d'autres admettent que c'est la Valeriana Jatamensi Roxb. D'autres espèces de Valérianes fournissaient également d'autres sortes de Nards; telles sont la Valeriana celtica et aussi la Valeriana saliunca , qui donnaient le Nard celtique; la Valeriana phu, qui fournissait le Nardus agrestis de Tragus ; la Valeriana tuberosa , et , selon d'autres auteurs, la Valeriana asarifolia Dufresne, qui donnaient le Nard des montagnes. Des plantes de genres différents recevaient encore ce même nom ; comme la Lavandula spica, qu'on nommait Nard d'Italie ou faux Nard, nom que l'on appliquait également à YAllium victoriale; et YAsarum europœum ou Cabaret, qui recevait la dénomination de Nard sauvage, Nardus agrestis de Pline. (P. D.)

* NARDOA. rept. — Genre de Reptiles ophidiens de la famille des Pythonides , créé par M. Gray ( Synops. fam. Boidœ , Zool. vniscel. march. 1843), adopté par MM. Duméril et Bibron {Erp. générale, t. VI, 1846) et correspondant au groupe des Botrochilus de Fitzinger. Les Nardoa ont les narines latérales, ouvertes dans une seule plaque ; les yeux sont latéraux, à pupille vertico-elliptique ; des plaques suscéphaliques se remarquent depuis le bout du museau jusqu'au-delà de l'espace interorbitaire; au nombre de ces plaques il n'y a pas de préfrontales; des fossettes se voient à la lèvre inférieure seulement; les écailles sont lisses et les scutelles sous-caudales partagées en deux.

Deux espèces entrent dans ce genre :

1° Le Nardoa de Schlegel, Nardoa Schlegelii Gray , Dum. et Bibr. , Tortrix boa Schlegel. Elle a été découverte à la Nouvelle-Zélande par MM. Lesson et Garnot.

2° Le Nardoa de Gilbert, Nardoa Gilbertii. Ce Serpent habite l'Australie ( Port- Essington). (E- D-)

*NARDOPHYLLUM {Nardus, nard ; fâlov, feuille), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Mutisiacées, établi par Hooker et Arnott (in Compati. Bot. Mag., II, 44). Arbrisseaux du Chili. Voy. composées.

NARDOSMIA (Nardus, nard, ï«p», odeur), bot. ph. — Genre de la famille des

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