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Composées-Astéroïdées , établi par Cassini (inDict. se. nat., XXXIV, 186). Herbes vivaces de l'Europe , de l'Asie et de l'Amérique. Voy. COMPOSÉES.
* NARDOSTACIIYS ( Nardus , nard , cra^uç, épi), bot. ph. — Genre de la famille des Valérianées , établi par De Candolle (Mém. valérian., 4, t. 42 ; Prodr. , IV, C24). Herbes du Népaul. Voy. valérianées.
NARDUS. bot. ph. — Voy. nard.
NAREL. moll. — Nom donné par Adanson à une coquille d'Afrique, que Lamarck a nommée Marginella faba. (Duj.)
NAREGAMIA. bot. ph. — Genre de la famille des Méliacées, établi par Wight et Arnott (Prodr., I, 116). Arbrisseaux de l'Inde. Voy. méliacées.
IVARICA. ois. — Espèce du genre Couroucou. Voy. ce mot. (E. D.)
JVARICA. mam. — L'un des noms latins que porte le Nasique. Voy. ce mot.
(E. D.) NARINES, zool. — Voy. nez.
NARTHECHJM( vâp0»£, boîte), bot. ph.
— Genre de lafamille des Joncacées, établi par Mœrhing ( Ephemerid. N.C., 1742, p. 389 , t. V , f. 1 , E , B , t. 535). Herbes vivaces de l'Europe et de l'Amérique boréale. Voy. joncacées. — Ger. (Galtopr., 142). Voy. tofieldia, Huds.
NARVAL. Monodon (povoç, seul ; o<?ovç, o'vtoç, dent), mam. — Genre de Cétacés appartenant à la famille des DelphiniensdeM. Is. Geoffroy, qui leur assigne pour caractères : point de dents coniques, mais une ou deux grandes défenses dirigées parallèlement au corps, et partant de la mâchoire supérieure. Les Narvals ressemblent aux Marsouins par la forme de leur corps et par leur tête sphérique, mais, ainsi que le Béluga, ils manquent de nageoire dorsale. Ce qui les distingue principalement des autres Dauphins, ce sont leurs défenses qui atteignent jusqu'à huit ou dix pieds de longueur. Il est fort rare que toutes deux se développent en même temps ; le plus ordinairement l'une d'elles reste rudimentaire et cachée dans l'alvéole , et c'est la défense gauche qui, le plus souvent, s'allonge et se termine en pointe émoussée. Elle est le plus communément sillonnée en spirale; cependant on en trouve assez frdauemment, dans
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les cabinets des curieux, quisontentièrement lisses. Ont-elles été travaillées par l'art du tourneur, ou appartiennent-elles à une espèce encore inconnue ? C'est ce qu'il n'est pas possible de décider dans l'état actuel de la science. Si la seconde défense ne se développe pas, c'est, selon G. Cuvier, parce que sa cavité intérieure est trop promptement remplie par la matière de l'ivoire, et que son noyau gélatineux se trouve ainsi oblitéré.
Ces animaux habitent les mers polaires , où ils vivent en troupes plus ou moins nombreuses, surtout autour du Groenland et du Spitzberg. Les Norvégiens et les Danois , qui les ont observés les premiers, en rapportèrent un assez grand nombre de défenses , qu'ils mettaient dans le commerce sous le nom de corne de Licorne, et qu'ils vendaient un prix exorbitant, à cause des merveilleuses vertus médicales que la crédulité publique leur attribuait. Ce n'est guère que dans le xvne siècle que l'on est revenu de cette erreur, que les dents de Narval ont passé de l'officine des pharmacies dans le cabinet des naturalistes , et que l'on a eu des notions un peu justes sur l'animal qui les produit.
A quoi peut servir au Narval cette arme terrible en apparence ? Cette question a été résolue d'une manière qui , selon moi , manque tout-à-fait de vraisemblance. On a dit que le Narval s'en servait pour attaquer la Baleine, et la tuer en la lui enfonçant dans le ventre. On va même jusqu'à donner des descriptions, du reste fort pittoresques, de ces prétendus combats , dont il n'a jamais existé un témoin oculaire méritant quelque crédit. Voyons si la chose offre quelque vraisemblance. La Baleine se nourrit de Mollusques nus, de Vers et de petits Poissons, qu'elle poursuit à la surface des eaux ou à une certaine profondeur, et que l'énormité de sa gueule lui permet d'englober et d'avaler en masses considérables. Le Narval vit de Crustacés et de Mollusques à coquilles, qu'il pêche au fond de la mer, sur le sable où ils marchent et contre les rochers où ils s'attachent. Sa bouche , fort petite, ne lui permet pas, non seulement de saisir de gros animaux, mais même de les mordre. Il ne peut donc pas y avoir entre lui et la Baleine le moindre sujet de dispute, puisqu'ils n'ont jamais la même
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proie à chasser , et qu'ils ne peuvent pas se servir de nourriture l'un à l'autre. Je ne comprends pas pourquoi un animal en attaquerait un autre sans aucun autre but que celui de se battre, ce qui ne s'est jamais vu dans la nature. Il faut donc reléguer ce récit de voyageur dans la catégorie des contes, tels que ceux de l'Hippopotame luttant avec le Crocodile, du Rhinocéros avec l'Éléphant, etc. Il n'est pas plus vrai que le Narval se nourrissede cadavres, quoique son nom islandais de Narwhal signifie, dit-on, Baleine des cadavres. On n'a jamais trouvé dans l'estomac de ceux qui ont été ouverts que des débris de coquillages et de Crustacés, qu'ils brisent avec leurs gencives dures et presque cornées. D'ailleurs, ce Cétacé doit être d'autant moins Carnivore, que tout son système dentaire se borne à ses deux défenses, et, ainsi que nous l'avons avancé, le plus ordinairement à une. On a dit encore qu'il lui arrive parfois de prendre un vaisseau pour une Baleine et d'enfoncer si profondément sa défense dans le bordage , qu'il ne peut plus l'en retirer, et qu'il resterait pris s'il ne parvenait à la briser pour s'échapper. Ceci me paraît tout aussi hasardé que le conte précédent. Il peut arriver cependant que cet animal, effrayé et cherchant à fuir avec vitesse, se heurte par hasard contre un vaisseau et y laisse un fragment de sa dent, mais ceci n'est qu'un accident et non une habitude. Lorsque l'on prend ce Cétacé, on remarque que sa dent est le plus souvent enveloppée dans une sorte de fourreau calcaire, formé par des coquillages et des ordures qui s'y attachent, eique la pointe seule est émoussée. De ce fait , je conclus que sa dent n'est point une arme, mais simplement un instrument dont il se sert pour détacher des rochers et du fond rocailleux de la mer les Huîtres et autres Mollusques à coquille dont il se nourrit
Lacépède, induit en erreur par de mauj vaises descriptions et par des gravures plus mauvaises encore , avait établi trois espèces de Narval , savoir : les Narwalus vulgaris , Narwalus microcephalus et Narwalus andersonianus. Aujourd'hui, que l'histoire de ce singulier animal est un peu mieux connue, on sait qu'il n'en existe qu'une , qui est :
Le Narval, Monodon narvalus (1), —
(i) Le nom donné par Linné à cet aninv.] , Monodon mo-
Monodon monoccros Linn. , Fr. Cuv. ; le Narval, Narwal et Narhwal des peuples du Nord; YUnicornu marinum de Wormius ; YEinhorn , ou Licorne de mer ; l' Eenhiorning , d'Eggède. Cet animal atteindrait, si l'on s'en rapportait à Lacépède, jusqu'à soixante pieds de longueur ; selon G. Cuvier , il n'en aurait au plus que quinze ou seize. Je crois que ces deux auteurs exagèrent également, mais en sens contraire. En effet, tous les auteurs qui en ont parlé pour l'avoir vu disent que son corps est à peu près deux fois aussi long que sa défense; or, comme on n'a jamais vu de dents qui dépassent dix pieds, et que celles de cette longueur sont assez communes, il en résulterait que cet animal atteindrait vingt pieds. D'ailleurs, Martins, qui, dans son voyage au Spitzberg , recueillit beaucoup de renseignements sur le Narval, estime sa longueur de cinq à six mètres, et parmi tous ceux qui ont été vus par des naturalistes , pas un ne dépassait cette taille. Ce fait a été confirmé par Flemming (Mém. de la soc. Vernerienne, I, p. 131), et par Scoresby ( Account of the arctic région , t. I, p. 486). Sa plus grande épaisseur, qui se trouve derrière les nageoires pectorales , n'a pas plus de trois pieds en diamètre; à partir de là, le corps va toujours en diminuant et se réduit à neuf pouces de diamètre à la base de la nageoire caudale. Celle-ci est fort longueettrès large; mais les pectorales sont fort petites : elles ont de onze à treize pouces de longueur et de cinq à sept de largeur. La peau du dos forme une très légère saillie qui ressemble assez au premier rudiment d'une nageoire dorsale. La bouche, peu grande, a sa mâchoire inférieure un peu plus courte que la supérieure. L'œil est très petit, à pupille noire et iris d'un brun châtain. L'orifice de l'oreille, placé à six ou huit pouces de l'œil, est exlêmement petit. L'évent, légèrement saillant, simple, en croissant, est placé verticalement au-dessus de l'œil. La langue est arrondie et attachée à la mâchoire. La peau est nue , lisse , brillante , et recouvre une épaisse couche de lard. Dans
noceros , ne peut se traduire que par dent unique, corne unique; il est vicieux, car c'est une erreur ou un pléonasme. J'ai cru devoir remplacer Monoccros par Narvalus; en islandais, Nar veut dire cadavre ; Whal, Baleine : Baleine qni vit de cadavres.
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la jeunesse, les parties supérieures du corps sont d'un gris noirâtre, marquetées de taches plus noires, très nombreuses et souvent confondues; les flancs, marqués de taches moins nombreuses , sont blancs , ainsi que le dessous du corps. Dans la vieillesse, les parties supérieures du corps sont d'un blanc jaunâtre, et les taches plus prononcées. Les nageoires sont grises , bordées de noir.
Le Narval vit en troupes quelquefois assez nombreuses; ses mouvements sont pleins de vivacité, et il nage avec une incroyable vitesse. « Nous vîmes ce jour-là, dit Scoresby, un grand nombre de Narvals qui nageaient près de nous en bandes de quinze ou vingt; la plus grande partie étaient des animaux mâles et avaient de longues défenses; ils étaient très gais, élevant leurs défenses au-dessus de l'eau, et les faisant croiser comme pour faire des armes. Pendant leurs jeux, ils faisaient entendre un bruit tout-à-fait extraordinaire, et qui ressemblait au glou-ylou que fait l'eau dans la gorge; et il est probable que ce n'était pas autre chose, car le bruit ne se faisait entendre que lorsqu'en étendant leurs défenses , ils avaient la bouche hors de l'eau; la plupart, suivant le vaisseau, semblaient attirés par un motif de curiosité ; comme l'eau était transparente, on put parfaitement les voir descendre presque à la quille et jouer avec le gouvernail. Au bout de quelque temps ils s'éloignèrent pour respirer. »
Scoresby dit encore , dans un autre passage intéressant: « Mon père m'envoya le contenu de l'estomac d'un Narval tué à quelques lieues de nous, et qui me parut extraordinaire; il consistait en quelques poissons à demi digérés, avec d'autres dont il ne restait que les arêtes. Outre les becs et autres débris de Sèches, qui semblent constituer le fond général de sa nourriture, il y avait une partie de l'épine d'un Pleuronecte, probablement un petit Turbot; des fragments de l'épine d'un Gade , espèce de Morue; la colonne vertébrale d'une Raie, avec une autre Raie du même genre, évidemment la Raie bâtis, presque entière; cette dernière avait deux pieds trois pouces (anglais) de longueur, et un pied huit pouces de largeur; elle comprenait les os de la
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tête, du dos et de la queue, les nageoires latérales, les yeux, et une partie considérable de la substance musculaire. 11 paraît remarquable que le Narval , animal dépourvu de dents , ayant une petite bouche , des lèvres non flexibles , et une langue qui ne semble pas pouvoir sortir de la bouche , soit capable de saisir et d'avaler un si grand poisson , dont la largeur est trois fois aussi grande que sa propre bouche. Gomme l'animal dans lequel ces restes extraordinaires furent trouvés était un mâle avec une défense de sept pieds, je pense que cette arme a été employée à prendre le poisson dont il avait fait précédemment sa proie. II semble probable que la Raie avait été percée avec la défense et tuée avant d'être dévorée; autrement il est difficile d'imaginer comment le Narval a pu la saisir, ou comment ce poisson de quelque activité a pu se laisser prendre et avaler par un animal à lèvres lisses, sans dents pour le saisir, et sans aucun moyen pour le retenir. »
Les Islandais ne mangent pas la chair du Narval , par superstition et parce qu'ils croient qu'il se nourrit de cadavres , comme le nom qu'ils lui ont imposé l'indique. Il n'en est pas de même des Groenlandais et autres habitants du Nord, qui la regardent comme excellente. On prétend que son huile est préférable à celle de la Baleine. (Boitard.)
NAUVALINA. bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées, établi par Cassini (in Dict. se. nat. , XXX, VIII , 17; L1X, 320). Arbrisseaux de Saint-Domingue. Voy. COMPOSÉES.
NARVHALUS. mam. — Nom appliqué par Lacépède {Cétacés, p. 906) au genre des Narvals. Voy. ce mot. (E. D.)
*NARYCIA. ins. — M. Stephens ( IIlustr. Brlt. ent., 1836) donne le nom de Narycia à un petit groupe de Névroptères de la famille des Phryganiens. Voy. le mot piirygane. (E. D.)
*NAR\C!US (nom mythologique), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu desScarabéides mélitophiles, créé par M. H. Dupont (Mag. zool., 1835, pi. 128), et adopté par Westwood, Burmeister et Schaurn dans leurs publications. Ce dernier auteur donne le IV. opalus comme mâle , et le N. olivaceus Dup. comme femelle d'une même espèce
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recueillie aux environs de Madras (Indes orientales). (C.)
*NASALIS (nasus, nez), mam. — Etienne Geoffroy Saint-Hilaire ( Ann. Mus. , XIX , 1812) a donné ce nom à un groupe de Singes catarrhiniens, dont le Nasique (voy. ce mot) est le type. (E. D.)
IVASARNAK.. mam. — L'un des synonymes du Delphinus tursio. Voy. dauphin.
*JVASCIO (nom mythologique), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes , tribu des Buprestides, établi par MM. Laporte de Castelnau et Gory (Histoire naturelle et iconographique des Insectes coléoptères, t. I, p. 1, pi. 1, fig. 4). L'espèce type et la seule qui soit rapportée à ce genre, le N. velusta des auteurs, est de la Nouvelle- Hollande. (C.)
NASEAUX, mam. — Nom donné à l'ouverture des narines des grands Mammifères herbivores. (E. D.)
NASELLA, Trin. (in Nov. act. Petropol., VI, l, p. 72, excl. sp.). eot. ph. — Voy. stipa , Linné.
IVASEUS. poiss. — Voy. nason.
3VASICA. mam. — Voy. nasique.
*NASICA. ois. — Groupe d'Oiseaux de la famille des Certhidées (Grimpereaux), indiqué par M. Lesson {Traité d'ornithologie , 1831). (E. D.)
NASICAN. ois. — Espèce du genre Picucule. Voy. ce mot. (E. D.)
NASICORNE. ins.— Nom donné à VOryctes nasicomis de F. La larve et l'insecte parfait se trouvent en Europe dans le tan des couches à melon. (C.)
NASICORNE. rept. — Une Tortue de mer (voy. ce mot) a été désignée sous ce nom par M. Bosc. (E. D.)
NASICORNES. mam. — Voy. nasicornia.
NASICORNIA. mam. — Famille de Pachydermes, composée des trois genres Antilope , Chèvre et Bœuf, et créée par Illiger (Prodr. syst. Mam. et Avium, 1811). (E. D.)
NASICUS. mam. — Nom latin du genre Nasique. Voy. ce mot.
NASIQUE. Nasalis (nasus, nez), mam. — Et. Geoffroy Saint-Hilaire (Ann. Mus., XIX, 1812) a séparé le Nasique ou Kahan des Guenons avec lesquelles il avait été confondu, et il en a fait un genre distinct de Singes catarrhiniens, sous la dénomination latine de Nasalis. Ce groupe , adopté par plusieurs
zoologistes, a été par quelques autres réuni à celui des Semnopithèques (voy. ce mot). Les caractères génériques des Nasiques sont les suivants: Museau court; front saillant, mais peu élevé ; angle facial de 50 degrés ; nez saillant , démesurément allongé , et d'une longueur plus qu'humaine; oreilles petites et rondes ; corps trapu ; des abajoues ; les mains antérieures avec quatre doigts longs et le pouce court, finissant où commence l'indicateur ; les mains postérieures fort larges , avec des doigts épais , principalement celui du pouce ; deux fortes callosités sur les fesses ; queue plus longue que le corps.
Une seule espèce entre dans ce genre ; c'est le Nasique Daubenton (Mém. de l'Acad. des sciences, 1781), Guenon a long nez Buffon ( Hist. nat., gén. et part. , suppl. , t. VII , pi. 11 et 12), Kahan Audebert ( fam. 4 , sect. 2, fig. 1), Nasalis larvatus Et. Geoff. (loco citalo), Simia narica Schreb. (fig. 10, 6, 10, c), Cercopithecus larvatus Vurmb. (Mém. de Batavia), Simia nasalis Shaw.
( I , p. 55 ) , etc. Ce Singe a plus d'un mètre de haut ; il est roux avec la queue blanchâtre ainsi qu'une tache sur la croupe. Le trait le plus caractéristique de cette espèce est un nez long de quatre pouces, divisé en deux lobes dans sa moitié inférieure, très élargie par un sillon qui règne dessus ; les narines sont percées en dessous ; mais leur contour postérieur n'est point adossé à la moustache, qui en est séparée par une portion du plan inférieur du nez ; l'animal peut seulement élargir et renfler ses narines , mais non mouvoir le nez en totalité;>les os de la face n'offrent aucune particularité dans cette région. Le visage et les oreilles sont de couleur tannée ; le front et le sommet de la tête roux foncé ; une barbe d'un roux clair se remarque au menton, et se recourbe en haut ; la poitrine et le ventre sont légèrement teints de gris, avec une ligne transversale plus claire sur les mamelles ; les bras sont d'un roux vif, avec une diagonale jaune pâle; les avant-bras, les jambes et les quatre mains sont d'un gris jaunâtre.
Le Nasique vit en troupes plus ou moins considérables dans les vastes forêts de Bornéo et de la Cochinchine. On ne connaît pas bien encore leurs mœurs; espérons que MM. Hambran et Jacquinot, qui ont ob-
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serve ces animaux dans la dernière expédition autour du Monde de l'amiral Dumont d'Urville, publieront quelques détails scientifiques à ce sujet. (E. D.)
NASIQUE. rept. — Nom d'une espèce du genre Couleuvre. Voy. ce mot. (E. D.)
*NASITERNA (nasus, nez; ternus, triple), ois. — Groupe de Perroquets {voy. ce mot) suivant M. Wagler (Monogr. Psittac, 1832). (E. D.)
NASMYTHIA, Huds. {FI. scot.). bot.
ph. — Voy. eriocaulon , Gronov.
*NASO, Kirby et Stephens. ins. — Syn.
de Gymnaetron, Sch. (C.)
NASON. Naseus. poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Theuties , établi par Commerson , et adopté par MM. Guvier etValenciennes (Hist. des Poiss., t. X , p. 257). Les Poissons de ce genre ont beaucoup de rapports avec les Acanthures , tant par les détails des formes extérieures que par leur anatornie; mais leur queue armée de boucliers garnis de lames fixes et tranchantes au lieu d'épines ou de lancettes mobiles, leurs dents coniques, pointues et sans dentelures , les distinguent aisément des genres voisins. Les trois rayons mous qui garnissent leurs ventrales constituent aussi un caractère remarquable qui les distingue de tous les Acanthoptérygiens.
MM. Guvier et Valenciennes (loc. cit.) décrivent 12 espèces ou variétés de Nasons ; la principale est le Nason licornet , Naseus fronticornis Commers. ( Monoceros minor Willug., Mon. fleui Bloch). Ce Poisson, long de 40 centimètres , a le corps ovale-comprimé, la caudale très mince , et terminée à ses angles par des cornes ou filets. Il est couvert d'écaillés très petites , très serrées ; vers la queue, ses écailles sont plus grandes que sur le reste du corps. Sa teinte générale est le gris cendré; la dorsale et l'anale ont un liseré bleuâtre, rayé de jaune ; la queue est également jaunâtre.
Le Nason licornet abonde à l'île de France; on l'y voit par troupes de 200 et même de 400 individus ; mais la chair de ce poisson est peu estimée, et, suivant MM. Ehrenberg et Dussurnier, sert seulement à la nourriture des noirs qui en font d'immenses salaisons. (M.)
NASSA. moll. — Voy. NASSE.
NASSAUIUS. moll. — Voy. nassieb.
NASSAUVIA. bot. ph. — Voy. nassavia.
NASSAUVIACÉES. Nassauviaceœ. bot.
ph. — Tribu de la famille des Composées , subdivisée en plusieurs sections, nommées: Polyachyridées , Nassaviées et Trixidées.
Voy. COMPOSÉES.
NASSAVIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Nassauviacées, établi par Commerson {in Jussieu Gêner. , 197 ). Herbes vivaces , rameuses, des parties froides de l'Amérique australe. Voy. COMPOSÉES.
NASSAVIA ( Flor. Flumin., III, t. 155, 156). bot. ph. —Syn. de Schmidelia, Linn.
NASSE. Nassa ( forme de la coquille ). moll. — Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches , de la famille des Purpurifères , c'est-à-dire pourvus d'une trompe, et ayant la coquille échancrée pour le passage d'un siphon mobile. Le pied de l'animal est large, mince, ordinairement plus long que la coquille, arrondi en avant, où il se prolonge latéralement en une courte oreillette de chaque côté , bifurqué en arrière ou terminé par deux courts tentacules. La tête est très large, aplatie, et porte deux longs tentacules coniques, à la base desquels sont les yeux sur un renflement externe. L'opercule est corné, mince, toujours trop petit pour fermer l'ouverture, et dentelé sur les bords. La coquille est ovale, plus ou moins renflée ou allongée , avec l'ouverture ovale-oblongue , profondément échancrée.
La columelle est souvent recouverte par une épaisse callosité qui forme le bord gauche.
Le genre Nasse, tel que nous le décrivons d'après M. Deshayes , comprend plus des trois quarts du genre Buccin , tel que l'admettait Lamarck en dernier lieu ; il se distingue des vrais Buccins non seulement par la callosité du bord gauche qui n'est pas toujours aussi prononcée, mais encore par la forme de l'animal. Les Buccins, en effet, ont le pied étroit, allongé en avant; la tête petite, étroite; les tentacules cylindracés, obtus au sommet, et les yeux portés par de petits pédicules à la base externe des tentacules; l'opercule d'ailleurs diffère aussi par sa grandeur et par l'absence des dentelures marginales. D'après ces différences, on doit regarder comme des Nasses non seulement les Buccins de la deuxième section de Lamarck qui ont la columelle calleuse, tels
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que le B. casquillon (N. arcularia), les B. thersites , gibbosulum , pullus , marginulatum, etc. , mais aussi beaucoup de ceux de la première section, tels que le B. reliculatum , si commun sur nos côtes.
Le nom de Nasse avait d'abord été donné par Klein à quelques coquilles, d'après leur aspect rappelant un peu la forme de la Nasse d'osier des pêcheurs; mais ce fut Lamarck qui, dans ses premiers ouvrages de zoologie, institua un genre Nasse pour des coquilles toutes différentes de celles de Klein, et qu'il plaça à côté des Pourpres dans le voisinage des Buccins. Toutefois, après avoir plusieurs fois changé la place de ce genre en l'éloignant davantage de ces dernières coquilles, il finit par le confondre avec elles et par en faire une simple section du genre Buccin, dans son Histoire des animaux sans vertèbres. Cuvier admettait un grand genre Buccin subdivisé en plusieurs sous-genres dont les Nasses font partie; il rangea cellesci d'abord entre les Pourpres et les Harpes eten les séparantencoredes vrais Buccins par les Tonnes et les Éburnes ; mais, dans sa dernière édition, il les plaça immédiatement après les Buccins, auxquels, dit-il, elles ressemblent par la conformation de l'animal, tout en en différant par la callosité de la columelle. Férussac, au contraire, admit le genre Nasse, et le plaça même dans une autre famille que les Buccins. M. de Blainville, de son côté, n'en faisait qu'une simple section du genre Buccin. M. Deshayes lui-même considérait le genre Nasse comme tout-à-fait artificiel ; mais, d'après les observations qu'il a eu plus récemment l'occasion de faire sur les animaux vivants de la Méditerranée, il a admis ce genre en le circonscrivant et en le caractérisant comme nous l'avons dit plus haut. Les Nasses sont des Mollusques très répandus dans toutes les mers; leurs coquilles, toujours de petite taille, n'excèdent guère une longueur de 3 centimètres, et quelques unes ont moins de 12 millimètres. On en trouve beaucoup aussi à l'état fossile, particulièrement dans les terrains tertiaires.
(Dm.) IVASSIER. moll. — Dénomination impropre pour désigner l'animal du g. Nasse. NASSOVIA , Pers. ( Encheir. , II , 499). bot. ph. — Syn. de Nassavia, Commers.
NASTURCE. Naslurlium (de nasus for-
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tus, d'après Pline, parce que le goût piquant de l'espèce la plus connue fait froncer, dit-il, les ailes du nez), bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Crucifères, sousordre des Pleurorhizées; dans le système de Linné, il est difficile de déterminer s'il appartient à la Tétradynamie siliqueuse ou siliculeuse, à cause des variations de longueur de son fruit chez les diverses espèces qui le composent. Les plantes qu'il comprend étaient des Sisymbres pour Linné et les botanistes linnéens ; elles ont été isolées par M. Rob. Brown, par DeCandolle et les botanistes modernes, surtout en raison des principes de la division établie parmi les Crucifères par le célèbre botaniste de Genève, la radicule des vrais Sisyrribrium étant appliquée sur le dos des cotylédons , ce qui les classe parmi les Notorhizées, tandis que celle des Naslurlium est située à côié de leur ligne de jonction , caractère qui les range parmi les Pleurorhizées. Les Nasturces sont des plantes herbacées, annuelles, bisannuelles ou vivaces , qui croissent dans les eaux douces , et qui , comme la plupart des plantes aquatiques , sont dispersées sur presque toute la surface du globe. Leur tige est rameuse, et s'enracine souvent à sa base ; leurs feuilles sont alternes, de forme yiriable , souvent pinnatiséquées , munies d'un pétiole qui se dilate plus ou moins en oreillettes à sa base. Leurs fleurs sont blanches ou jaunes, réunies en grappes, et présentent les caractères suivants : Calice à 4 sépales étalés, égaux à leur base ; corolle à 4 pétales entiers; 6 étamines tétradynames, à filet entier; pistil à stigmate en tête, presque bilobé. Le fruit qui leur succède est une silique raccourcie au point de mériter le nom de silicule; à 2 valves sans nervures ou avec une nervure médiane, concaves , non carénées, renfermant plusieurs graines suspendues, disposées sur quatre rangs irréguliers, dont l'embryon a ses cotylédons accombants. Les Naslurlium décrits dans le Prodromus (t. I, p. 137 ) sont au nombre de 27; depuis la publication de cet ouvrage, Walpers a pu en relever 21 nouvelles. Ces espèces se divisent en trois sous-genres, dont les deux premiers ont été admis comme genres distincts et séparés par quelques botanistes , dont le dernier a été proposé avec doute par De Candolle.
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a. Cardaminum, Mœnch. Silique courte, cyïindracée, subdéclinée; 4 glandes hypogynes; pétales blancs, plus grands que le calice; graines réticulées-rugueuses. C'est à cette section qu'appartient l'espèce la plus importante de tout le genre.
1. Nasturce officinal, Naslurtium officinale Rob. Br., vulgairement Cresson, Cresson de fontaine. Cette espèce croît abondamment dans les ruisseaux et les sources de presque toutes les contrées du globe. C'est à elle qu'a été donné d'abord le nom de Naslurtium, que Linné lui a conservé comme spécifique en la rangeant parmi les Sisymbrium (S. naslurtium Lin. ), et qui est devenu en dernier lieu celui du genre tout entier. Elle est vivace; sa tige, longue de 23 décimètres, est couchée à sa partie inférieure qui s'enracine aux nœuds ; elle se redresse supérieurement; ses feuilles sont pinnatiséquées , à segments presque arrondis, ou ovales, ou oblongs , entiers ou un peu sinueux, le terminal plus grand, un peu en cœur à sa base. Ses fleurs sont blanches, petites. Sa silique est courte, un peu arquée, à peu près de la longueur du pédicelle. Le Cresson de fontaine est une des plantes les plus intéressantes de la famille des Crucifères, à cause de ses propriétés médicinales et de la consommation considérable qui s'en fait, et qui est telle qu'à Paris, par exemple, îes environs en sont presque dépeuplés. On sait, en effet , qu'à l'état jeune il fournit une salade très recherchée, et ce seul usage en absorbe de très grandes quantités. En second lieu, ses propriétés éminemment dépuratives et anti-scorbutiques lui donnent de l'importance en médecine : aussi entret-il dans plusieurs préparations anti-scorbutiques. De plus , on recommande depuis longtemps son emploi pour diverses maladies des voies urinaires; on lui attribue encore une action assez avantageuse dans les maladies de poitrine , et la croyance populaire en fait, sous ce rapport, un médicament des plus salutaires. Pour tous ces usages médicinaux on emploie la plante fraîche, car on a reconnu que la dessiccation et la cuisson annihilent son action. Dans cet état, sa saveur est piquante, avec un léger mélange d'amertume et quelque peu d'âcreté. Autrefois on en faisait la base de nombreuses préparations, dont la plupart ont été
abandonnées. La plante spontanée ne suffisant pas à la consommation qui s'en fait journellement, on la multiplie fréquemment en la semant le long des eaux courantes, ou même on en fait l'objet d'une culture spéciale dans des baquets à moitié remplis d'eau qu'on renouvelle de temps en temps, et dans lesquels on sème la graine ou l'on plante des fragments de la b*ase rampante des tiges. On obtient par ces deux procédés des cressonnières d'un bon rapport.
b. Brachyolobos , Alli. Pétales jaunes; glandes de la fleur petites; silique raccourcie, cylindroïde ou ellipsoïde. Parmi celles, de nos espèces indigènes qui appartiennent à ce sous-genre, nous nous bornerons à quelques mots sur la suivante.
2. Nasturce amphibie, Naslurtium amphibium R. Brown (Sisymbrium amphibium Lin.), vulgairement Raifort d'eau. Cette espèce croît au bord des fossés et des cours d'eau , dans les eaux stagnantes, et même dans des lieux d'où l'eau disparaît pendant l'été. Elle est vivace. Sa tige, rameuse, s'élève quelquefois jusqu'à 1 mètre de hauteur, et le plus souvent reste couchée à sa partie inférieure de manière à prendre racine aux nœuds; ses feuilles sont oblongues-lancéolées , ordinairement embrassantes à leur base , tantôt entières, tantôt dentées en scie, tantôt enfin pinnatifides, au moins les inférieures. Les pétales de ses fleurs sont plus longs que le calice. Ses siliques sont ellipsoïdes. Les variations de forme des feuilles dans cette espèce en font distinguer deux variétés : l'une à feuilles indivises, l'autre à feuilles inférieures plus ou moins profondément pinnatifides. Au printemps , on mange quelquefois les jeunes feuilles de cette espèce en guise de Cresson. Quelques médecins ont de plus tiré parti de ses graines , qu'ils ont dit agir comme vermifuges.
A ce même sous-genre appartiennent encore trois espèces indigènes, dont deux surtout se trouvent communément le long des eaux douces de toute la France; ce sont les Naslurtium sylvestre R. Br. , N. palustre DC, et le N. pyrenaicum R. Br.
c. Clandestinaria, DC. Ce sous-genre a été proposé avec doute par De Candolle , pour quelques plantes de l'Inde et de l'Amérique méridionale que distinguent leurs pétales nuls ou très petits, blancs, et leurs silique?
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allongées, cylindriques, dressées. D'après ce botaniste, les unes rentreraient probablement dans les Sisymbrium, les autres parmi les Arabis. (P. D.)
NASTURTIOLUM , Gray (Brit. Plant., II, 692). bot. ph. — Syn. d' Hulchinsia, R. Br. — DC. (Syst., II, 522). Voy. senebiera , Poir.
NASTURTIUM. bot. ph. — Voy. nas-
TERCE.
*WIASTLS(va<rToç, épais), ins.— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Otiorhynchides, créé par Schœnherr (Gênera etspecies Curculion. synon., t. Vil, 1, p. 405). Deux espèces sont rapportées à ce genre, les N. Goryi Parr., Schr., et humatus Gr., Schr. L'une et l'autre proviennent du Caucase. (C.)
1VASTUS (vatjxoç, épais), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Festucacées, établi par Jussieu (Gen., 34). Graraens de l'île Bourbon. Voy. graminées.
NASUA (nasus, nez), mam. — Nom latin du genre Coali (voy. ce mot), appliqué par Storr (Prodr. met. Anim. , 1780). (E. D.)
* NAS UT A (nasutus, qui a un grand nez), mam. — Illiger (Prodr. syst. Mam. et Avium, 1811) donne ce nom à une famille de Mammifères , comprenant le seul genre Tapir. Voy. ce mot. (E. D.)
*IVATALIS (nom mythologique), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Malacodermes, tribu des Clairones, établi par Laporte (Revue en t. de Silberman , tom. 4, pag. 41 ) et adopté par Spinola ( Essai monographique sur les Clériles, 1844, p. 198). Les trois espèces suivantes appartiennent à ce genre : Opilus porcatus F., cribricollis H.-T).,Laplacei Lap. Les deux premières sont originaires de la Nouvelle-Hollande; la troisième est du Chili. (C.)
* NATALUS. mam. — Groupe de Chéiroptères, désigné par M. Gray (Ann. of.
PMI., XXVI, 4825). (E. D.)
* MATANTES, Schinz. (Europ. faun., 1840). ois. — Syn. de Palmipèdes, G. Cuvier. Voy. ce mot. (E. D.)
NATANTIA. mam. — Ordre de Mammifères créé par Illiger (Prodr. syst. Mam. et Avium, 1811), et correspondant à celui plus généralement connu sous la dénomination de Cétacés. Voy. ce mot. (E. D.)
NATATORES. ois.— Division des Oiseaux
indiquée par Illiger (Pr. syst. Av. et Mamm., 1811) et correspondant à peu près au groupe des Nageurs de Vieillot. Voy. ce mot. (E. D.)
*NATIIALIS. ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes , tribu des Piérides , établi par M. Boisduval (Sp. gén. des Lépid., I, 589). La seule espèce connue est le Nalhalis Joie Boisd., du Mexique. (L.)
NATICE. Natica. moll.— Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches , sans siphon au manteau , et par conséquent sans échancrure à la base de l'ouverture , mais pourvus d'une trompe, et se nourrissant de proie vivante. Ce genre, et les Sigarets, qui ont les mêmes caractères, constituent la famille des Naticoïdes, les seuls Pectinibranches sans siphon qui soient exclusivement zoophages. Le pied des Natices est mince et extrêmement dilaté ; il égale au moins quatre à cinq fois la longueur de la coquille, dans laquelle il ne peut rentrer que difûcilement; il forme d'ailleurs un bourrelet charnu circulaire dans lequel la coquille est presque entièrement cachée. L'opercule corné ou pierreux est porté par le pied , et se trouve également caché par la disposition de l'animal dans l'état d'extension. Le manteau se replie sur la partie antérieure de la coquille ; entre ce repli du manteau et le pied , s'avance la tête, courte, très large, et terminée par deux lèvres, entre lesquelles sort la trompe, qui est rétractile. La coquille est presque globuleuse, ombiliquée ; l'ouverture est entière, en demi-cercle; le bord gauche oblique, et non denté comme celui des Nérites, est recouvert par une callosité qui modifie l'ombilic et quelquefois le cache en partie. Le bord droit est tranchant, toujours lisse à l'intérieur. Les espèces vivantes de Natices, toutes marines, sont nombreuses et remarquables par le poli , et souvent aussi par la coloration de leur surface : les plus grandes sont larges de plus de 8 centimètres, les plus petites n'ont que 2 centimètres de largeur. On en connaît aussi beaucoup de fossiles dans les terrains tertiaires; plusieurs même se trouvent à la fois encore vivantes dans les mers d'Europe , et fossiles dans les étages supérieurs de ces terrains tertiaires.
Adanson le premier désigna ces coquilles par le nom de Natice ; mais longtemps auparavant, Lister avait déjà groupé assez exactement les espèces qu'il connaissait.
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Linné les laissa parmi les Nérites , comme formant une section particulière. Bruguière et Lamarck adoptèrent au contraire le genre Natice , et ce dernier naturaliste les plaça dans sa famille des Néritacées. Cuvier, imitant Linné, en fit un sous-genre des Nérites, en les distinguant par la grandeur de leur pied, par la coquille ombiliquée, et par l'opercule corné et non pierreux, ce qui, pourtant, n'est pas général. M. de Blainville, en conservant le genre Natice, le laissa avec les Nérites dans sa famille des Hémicyclostomes , qui répond aux Néritacées de Lamarck. M. Deshayes, qui avait aussi d'abord conservé ce genre dans les mêmes rapports, a été amené, par de nouvelles observations, à le séparer des Nérites, et à le placer, avec les Sigarets, dans une famille à part comme nous l'indiquons. (Duj.)
*NATICGIDES. Naticoides. moll. — Famille de Gastéropodes pectinibranches sans siphon ou manteau et par conséquent sans échancrure à la base de l'ouverture, mais pourvus d'une trompe , et se nourrissant de proie vivante. Cette famille comprend les deux genres Natice et Sigaret, qui diffèrent par les dimensions de l'ouverture de la coquille , mais qui, l'un et l'autre , sont remarquables par la grandeur du pied. (Duj.)
N ATRID1UM, DC. {Prodr., II, 158).
bot. ph. — Voy. ononis, Linn.
NATRIX. rept. — Espèce de Couleuvre, Coîuber nalrix , qui est devenue pour Laurenti {Synopsis Reptilium, 1768) le type d'un petit groupe particulier. Voy. le mot couleuvre. (E. D.)
NATRIX, DC. (Prodr., Il , 158). bot.
ph. — Voy. ononis, Linn.
NATROCHALCITE.min.— Syn. de Gay- Lussile. Voy. carbonates et soude.
NATROLITHE. min. —Syn. de Mésotype. Voy. ce mot.
NATRON. min. — Sous- carbonate de joude hydratée. Voy. carbonates et soude.
*NATSIATUM. bot. ph.— Genre delà famille des Phytocrénées , établi par Ilamilton (Msc). Arbrisseaux de l'Asie tropicale. Voy. phytocrénées.
NATTE, moll. — Ce nom a été donné, dans le commerce, à plusieurs espèces de coquilles. Ainsi l'on a appelé :
Natte d'Italie, les Conus lesseïïalus et Utleratus ; T. viii.