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Natte de Jonc, une Telline;
Natte sans taches, le Tellina gari, etc.
NATTERER. ois.— Espèce du genre Engoulevent. Voy. ce mot. (E. D.)
*NATYA. rept.— M. Gray (Syn. Brit.
Mus. , 1840) indique sous ce nom un nouveau groupe de Geckoniens. (E. D.)
NAUCHEA, Descourt, (m Annal. Soc.
Linn. Paris, IV, 7, t. 1). bot. ph. — Syn. de Cliloria , Linn.
NAUCLEA. bot. ph. — Voy. nauclée.
NAUCLEARIA, DC. bot. — Voy. nau-
CLEA.
NAUCLÉE. Nauclea. bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Rubiacées, sousordre des Cinchonacées, de la Pentandrie monogynie dans le système sexuel de Linné. Il se compose d'arbres ou d'arbrisseaux grimpants qui habitent tous les contrées! intertropicales; dont les feuilles simples , coriaces, opposées ou verticillées, sont accompagnées de stipules interpétiolaires.
Leurs fleurs, réunies en capitules globuleux , axillaires ou terminaux , sont portées sur un réceptacle commun globuleux , et entremêlées de bractéoles. Elles présentent les caractères suivants: Calice à tube adhérent, oblong , à limbe supère, court, tronqué ou 5-parti. Corolle en entonnoir, à tube grêle; à limbe 5-fide; 5 étamines insérées à la gorge de la corolle; ovaire adhérent, à 2 loges pauci- ou mulli-ovulées, surmonté d'un style filiforme, saillant, que termine un stigmate renflé, indivis. A ces fleurs succèdent des capsules distinctes ou soudées entre elles, à 2 loges qui se séparent à la maturité sous la forme de deux coques suspendues au sommet d'un axe filiforme.
Tel qu'il est limité par les caractères précédents, ce genre comprend non seulement les Nauclées proprement dites , mais encore les Uncaria, Schreb. , arbrisseaux grimpants chez lesquels les pédoncules stériles et ceux des inflorescences passées durcissent en épines axillaires, fortement crochues; et les Adina, Salisb. , sous-arbrisseaux de Chine , inermes, distingués par leur calice à limbe 5-parti, persistant; les uns et les autres n'en forment plus que de simples sections. Le genre tout entier , ainsi circonscrit, est divisé par M. Endlicher en 5 sous-genres , qui portent les noms
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de Plant anocarpum, Nauclearia, Pentacoryna, Uncaria et Adina. C'est parmi les Uncaria que se trouve l'espèce la plus intéressante du genre, la seule dont nous nous proposions de nous occuper ici.
1 . Nauclée gambir , Nauclea gambir Hunter {Uncaria gambir Roxb., DC). Cette espèce croît spontanément à Pulo-Pinang , à Sumatra , à Malacca , etc. C'est un arbrisseau grimpant, dont les branches sont cylindriques , dont les feuilles sont ovaleslancéolées , aiguës au sommet , lisses à leurs deux faces, munies d'un court pétiole, accompagnées de stipules ovales; de l'aisselle de ces feuilles partent des pédoncules solitaires, opposés, qui portent des bractéoles vers le milieu de leur longueur , et dont les inférieurs , qui sont stériles , se changent en épines très crochues. C'est de cette plante que les Malais obtiennent une des substances qui portent dans le commerce le nom de gomme-kino ; celle-ci est connue particulièrement sous le nom de Gutta-gambeer ou gambir. Au sujet de la préparation de cette substance et de ses usages, nous reproduirons les principaux passages d'un mémoire spécial de Hunter {Observations on Nauclea gambir , etc. , Transact. of the Linn. soc. ofLondon, vol. IX, 1808, pag. 218-224 , tab. 22).
« Une question qui a occupé les naturalistes et les auteurs d'ouvrages sur la matière médicale, consiste à savoir si les petites tablettes ou trochisques connus sous le nom de Gutta gambeev , sont une préparation obtenue du Mimosa catechu ou d'une autre plante. Mes observations peuvent servira résoudre cette question.
» C'est avec les feuilles du Nauclea gambir qu'on prépare cette substance par deux procédés différents. Le premier consiste à faire bouillir les feuilles détachées des branches dans un grand pot , pendant une heure et demie, en ajoutant du liquide à mesure qu'il se vaporise, jusqu'à ce que la matière épaississe en consistance de sirop. On l'enlève alors dedessus le feu, et, en refroidissant, elle se soïidiûe. On la partage ensuite en petits carrés, qu'on fait sécher au soleil, en les retournant fréquemment. Le Gambeer préparé d'après ce procédé est brun ; mais on en porte de quelques points des côtes de la Malaisie et de Sumatra , qui
forme de petits pains ronds, presque parfaitement blancs. D'après le docteur Campbell , de Bencoolen , on l'obtient par un second procédé, qui consiste à couper en petits fragments les feuilles et les jeunes branches , et à les faire infuser dans l'eau pendant quelques heures; il se dépose de la sorte une matière qu'on fait sécher au soleil , et qu'on façonne dans de petits moules arrondis.
» La première sensation que le Gambeer produit sur l'organe du goût, est celle d'amertume et d'astringence. Mais il laisse ensuite un arrière-goût douceâtre très persistant... On nous a assuré qu'il agit efficacement dans les angines, contre les aphthes, ainsi que dans les cas de diarrhée et de dyssenterie. On fait infuser cette matière dans l'eau , à laquelle elle donne la couleur d'une infusion de thé. Les Malais la mêlent à de la chaux, et l'appliquent à l'extérieur snr les coupures , brûlures, etc. Mais l'usage le plue fréquent qu'on en fait dans les Indes consiste à la mâcher en la mêlant avec des feuilles de Bétel, de la même manière que pour le Cachou. On choisit pour cela sa qualité la plus belle et la plus blanche; celui de couleur rouge , ayant un goût fort et âpre, est exporté en Chine et à Batavia, où on l'emploie pour le tannage et pour la teinture... Il paraît qu'il est très propre au premier de ces usages, mes expériences m'ayant montré qu'il est plus riche en tannin que le Cachou.
» Les principaux lieux de fabrication de cette substance sont : Malacca , Siak et Rhio, où l'on emploie le plus généralement le procédé par ëbullition.
»Pour la culture de la plante on préfère les terres rouges et riches. Elle donneles produits les plus abondants lorsque les pluies sont fréquentes ; mais elle ne réussit pas dans les lieux qui peuvent être inondés. Pour ce motif, les flancs d'un cote? \ sont plus convenables que tout autre lieu. On propage ce végétal par graines, qui lèvent après trois mois; le jeune plant croît rapidement; lorsqu'il a 9 pouces de long, on le plante à demeure en espaçant les pieds de 8 à 9 pieds. Un an après la plantation, ils donnent une première récolte; une plus abondante a lieu à dix-huit mois ; et après deux ans , les arbustes ont atteint tout leur développe-
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ment, et ils donnent alors les produits les plus abondants. »
2. Une autre esp. de ce g. , le Nauclea africana Wild., est employée au Sénégal d'après M. Leprieur, en décoction et en bains le traitement des fièvres. (P. D.)
*NAUCLÈRE. Nauclerus (vaOxlyjpoç, marin), poiss. — Genre de l'ordre des Aeantboptérygiens, famille des Scombéroïdes, établi par MM. G. Cuvier et Valenciennes (Hist. des Poiss., tom. IX, pag. 247). Les Poissons compris dans ce genre ont une dentition semblable à celle des Sérioles, c'est-à-dire des dents en carde ou en velours ras aux mâchoires et aux palatins, lis offrent de plus , comme caractère distinctif, une épine qui sort du sommet de l'angle obtus formé par les deux bords du préopercule; cette épine est accompagnée le plus souvent de deux autres plus petites, placées de chaque côté de celle-ci. Le manque de carène aux côtés de la queue les éloigne aussi suffisamment des Pilotes, avec lesquels les Nauclères avaient été confondus.
Les Nauclères sont de petits Poissons qui ne vivent qu'en haute mer. On en connaît 6 espèces , parmi lesquelles nous citerons principalement le Nauclère comprimé, Naucl. compressus Guv. et Val. (loc. cit.). Le corps de ce poisson est couvert de très petites écailles. Il est argenté , brillant , un peu plombé sur le dos, et traversé par sept bandes bleues noirâtres, qui descendent du dos et s'effacent sur le bas des flancs. Les nageoires sont jaunâtres, excepté les ventrales qui sont presque entièrement noires, et les pectorales qui n'ont aucune tache et sont d'une couleur pâle.
La taille de ce Poisson n'atteint ordinairement que 3 centimètres. (M.)
*NAUCLEI\US (vavxÀ/ipoç, qui gouverne), ois. — M. Vigors (Zool. journ., n. 7, 1825) indique sous ce nomune subdivision du genre Faucon. Voy. ce mot. (E. D.)
ÎVAUCORE. Naucoris ( vaûç, navire; Xoptç, punaise ). ins. — Genre d'Hémiptères , de la section des Hétéroptères , famille des Hydrocorises , tribu des Népides, créé par Geoffroy ( Hist. abrégée des Ins., 1762 ), et adopté par tous les entomologistes. Les Naucoris sont caractérisés d'une manière générale par leur corps acuminé en avant; par leurs tarses antérieurs munis de deux petits
crochets, et par leur labre grand, triangulaire, recouvrant la base du bec.
Plusieurs entomologistes, et particulièrement Degéer et M. Léon Dufour, ont étudié avec soin les mœurs et l'anatomie de plusieurs espèces de ce genre. D'après Degéer, l'espèce type du groupe , le Naucoris cimicoides, nage avec beaucoup de vitesse, et il sort souvent de l'eau, pendant la nuit, pour voler dans la campagne, et aller à la recherche d'une nouvelle mare. Cet Insecte est très vorace , et se nourrit de toute sorte de petits animaux aquatiques qu'il attrape à la nage; il attaque avec beaucoup de courage tous les Insectes qu'il rencontre, et c'est un de ceux qui font le plus de carnage dans les eaux, soit à l'état de larve, soit à celui d'insecte parfait.
Suivant M. Léon Dufour, le canal digestif du Naucoris maculata a une longueur triple de celle de tout le corps de l'animal. L'armure copulatrice du mâle du Naucoris cimicoides se compose : 1° de deux pièces latérales falciformes, obtuses, velues, coriaces, mobiles sur leur base; 2° d'une plaque intermédiaire en forme de losange , coriace , velue, paraissant commencer au dernier segment dorsal de l'abdomen et à l'armure copulatrice; 3° enfin , d'une espèce de dard corné, mobile, dont la pointe, dirigée en arrière, est en lancette acérée, et qui paraît être un étui spécial de la verge. Les œufs du N. cimicoides sontoblongs, cylindriques, un peu courbés, blanchâtres, très lisses, obliquement tronqués à leur bout antérieur. Cette troncature est circonscrite par un filet sursaillant , ce qui lui donne une certaine ressemblance avec l'ouverture de ces petites coquilles terrestres appelées pupes. Les œufs d'une autre espèce {N. maculata) sont ovales-obtus, nullement tronqués ; et la texture de leur coque, examinée à une forte lentille du microscope , paraît réticulée, avec des mailles arrondies, traversées de raies ou lignes parallèles, tandis que la coque des œufs de la N. cimicoides, soumise aux mêmes verres amplifiants, n'offre aucun aspect de réticulation. C'est vers la fin d'avril que les femelles pondent leurs œufs.
Trois espèces entrent dans ce genre :
Naucoris cimicoides Linné , Fabr. C'est l'espèce type : elle est d'un jaune verdâtre/ sur tout le corps, avec quelques points bruns
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sur ia tête et le prothorax ; les ailes sont blanches, transparentes; la partie membraneuse des élytres est presque aussi grande que la partie coriace; les pattes et les antennes sont de la couleur du corps. Se trouve très communément dans les marais des environs de Paris.
Naucoris maculata L. Duf. Midi de la France.
Naucoris Pœyi Guérin (Icon. Règ.anim.
Cuv., Ins., pi. 57, fig. 5). Mexique. (E. D.)
*NAUCORIDA, Leach, etNAUCOIUŒ, Hallen. ins. — Ces deux noms ont été appliqués à une petite famille d'Hémiptères hétéroptères comprenant plusieurs genres dont le principal est celui des Naucores. Voy.ce mot. (E. D.)
*NAUCORIDES. Naucorides. ins. — Groupe d'Hémiptères Hétéroptères hydrocolises , de la famille des Pedirapli, indiqué par MM. Amyot et Serville (Hémiptères, Suites à Buffon de Roret), qui leur donnent pour caractères quatre articles aux antennes et le corps large, ovalaire. Les genres Belostonia , Zoitha , Naucoris , Sphœodema et Diplonychus (voy. ces mots) entrent dans cette division. (E. D.)
NAUCORIS. ins. — Voy. naucore.
NAUCRATES. poiss. — Voy. pilote.
* KAULTINUS. rept. — Groupe de Geckoniens (Voy. ce mot), d'après M. Gray (Syn. Brit. Mus. , 1840). (E. D.)
NAUMBURGIA (nom propre), bot. ph.
— Genre de la famille des Primulacées- Primulées , établi par Mœnch (Meth. suppl., 23). Herbes des contrées marécageuses de l'Europe. Voy. primulacées.
*NAUPACTUS ( nom d'une ville d'Étolie). ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères , division des Brachydérides , formé par Mégerle et adopté par Dejean et Schœnherr (Gen. et sp. Curculion. synon., t. V, p. l). Ce dernier auteur cite et décrit cent quarante espèces de ce genre, qui toutes sont originaires d'Amérique. Un grand nombre de cette partie du globe figurent comme inédites dans nos collections. Nous citerons, comme se rapportant à ce genre, les suivantes: N. longimanus, decorus, rivulosus de F., xanthographus , aulacus , leucospilus,roborosus, durius, bipes,pithecius, décrites sous le nom générique de Leptocerus
(nom qui a dû être rejeté comme ayant été employé antérieurement), senex, Winttiemi, granicollis et temperans Schr. Ces Insectes se trouvent abondamment sur des feuilles de végétaux; ils sont reconnaissables par le renflement des cuisses, la dentelure des tibias antérieurs, et par la ténuité des antennes. (C.)
* NAUPHOETA ( voûîç , navire ; 9otraita , je fréquente), ins. — M. Burmeister (Handb. der entom., II , 1838 ) a créé sous ce nom un genre d'Orthoptères , de la famille des Blattariens , et il y comprend 4 espèces : 3 nouvelles , et 1 provenant de Manille , et indiquée par M. Klug sous la dénomination de N. grisea. (E. D.)
N AU PLIES, Cass. (in Dict. se. nat., XXXIV, 272). bot. ph. — Gyn. û'Asteriscus, Mœnch.
*NAUPRIDIA. ins. —Genre de l'ordre des Lœmodipodes, que M. Milne Edwards range dans sa famiile des Caprelliens ou Lœmodipodes filiformes. Cette coupe générique ne nous est connue que par le peu de mots que Latreille en a dits. Voici les caractères que ce naturaliste lui assigne : Cinq paires de pieds dans une série continue; ceux des deuxième, troisième et quatrième paires portent à leur base une vésicule. L'espèce qui a servi à l'établissement de cette coupe générique habite nos côtes, et n'a pas encore été décrite. (H. L.)
NAUTELLIPSITES. moll. — Genre de Céphalopodes, fossiles proposé par Parkinson pour quelques espèces d'Ellipsolites de Sowerby qui seraient censées avoir les cloisons simples et le siphon comme les Nautiles, tandis que les vraies Ellipsolites ont les cloisons découpées comme les Ammonites. (Duj.)
NAUT1LACÉS. Nautilacea. moll. — Famille établie par Lamarck parmi les Céphalopodes, pour les espèces dont la coquille discoïde, à spire centrale, est divisée en loges courtes qui ne s'étendent pas du centre à la circonférence. Cette famille, ainsi définie , comprenait , avec les genres Discorbe , Sidérolite, Polystomelle, Vorticiale et Nummulite, qui sont des Rhizopodes ou Foraminifères , le seul genre Nautile appartenant à la classe des Céphalopodes ; mais il convient de rapprocher de ce dernier genre tous ceux qui ont également une coquille cloisonnée à loges simples avec un si-
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phon ventral ou central, et la dernière loge assez grande pour contenir l'animal. On peut alors , comme Ta fait M. Deshayes, former une nouvelle famille des Nautilacés comprenant les sept genres Orlhocerasy Gomphocerasy Carnpulites, Phragmoceras , Lituites , Clymenia et Nautilus. Le dernier seul est représenté par des espèces vivantes et fossiles. Tous les autres sont exclusivement fossiles, comme les différents genres de la famille des Ammonées, et c'est par induction seulement qu'on peut supposer que tous ces animaux étaient munis de quatre branchies comme les Nautiles vivants. (Duj.)
NAUTILE. JVauMus (vauTt)oç, navigateur).
moll. — GenredeCéphalopodesà quatre branchies ou tetrabrancb.es, et à coquille cloisonnée ayant les cloisons simples, enroulée en spirale dans un même pian, et dont les tours de spire sont contigus , le dernier enveloppant les autres; un siphon médian traverse toutes les cloisons; l'animal diffèred'ailleurs de tous les Céphalopodes à deux branchies par ses tentacules très nombreux, contenus dans des gaines charnues d'où, ils sortent plus ou moins, et garnis de lamelles au côté interne. Ces tentacules, qui peuvent aussi être considérés comme formant huit groupes analogues aux huit bras des Poulpes , embrassent la tête, et sont eux-mêmes entourés par une sorte d'enveloppe charnue prolongée supérieurement en manière de capuchon , pour protéger l'animal quand ii se contracte dans la dernière loge de la coquille destinée à le contenir tout entier. La tête porte deux gros yeux très saillants; la bouche est armée de mandibules en bec de perroquet , comme celle des Seiches et des Poulpes; mais ici, au lieu d'être totalement cornées, les mandibules ont une partie calcaire , qui , pour les espèces fossiles, a pu se conserver, et qu'on connaît sous le nom de Pihyncholite. Le cœur, au lieu d'être divisé comme chez les autres Céphalopodes, est formé d'un ventricule et d'une seule oreillette, et contenudansunpéricarde assez grand constituant en partie la cloison qui sépare de l'abdomen la cavité branchiale. Le Nautile est placé dans sa coquille de telle sorte que l'entonnoir ou le côté ventral correspond, au côté extérieur de la coquille , à ce qu'on nomme le côté dorsal dans un Planorbe et même dans une Spirule ; par conséquent,
dans les Ammonites et les autres coquilles fossilles de Céphalopodes , ce qu'on appelle le dos de la coquille doit, par analogie, être nommé le côté ventral. Deux grands faisceaux musculaires partant de la tête viennent se fixer latéralement dans la dernière loge de la coquille, où ils produisent des impressions musculaires. La coquille est d'ailleurs, comme chez tous les Mollusques, sécrétée par les diverses régions du manteau. La partie interne produit la nacre , qui tapisse toutes les loges et qui constitue les cloisons; le bord épaissi du manteau sécrète une portion plus épaisse du têt formée de lames divergentes; et enûn son bord libre sécrète aussi une couche extérieure fort mince non nacrée , à laquelle appartiennent les larges taches rouges , irrégulières , qui ont fait donner à la coquille le nom de Nautile flambé. On conçoit que pour tous les petits objets d'arts qu'on a fabriqués avec cette coquille , il a sufû de dissoudre les couches externes pour faire paraître la nacre en dehors.
Le nom de Nautile avait plus particulièrement désigné l'Argonaute chez les anciens. Breyne, le premier, l'appliqua aux coquilles dont nous traitons ici, et qu'il caractérisait assez bien. Linné adopta d'abord le genre de Breyne, et donna le nom d'Argonaute au Nautile des anciens. Bruguière adopta aussi ce genre, mais il y comprit toutes les coquilles cloisonnées à cloisons simples traversées par un siphon. Cuvier enfin rétablit le genre Nautile tel qu'il doit être conservé ; mais on ne connaissait alors l'animal luimême que d'après les observations incomplètes de Rumph. C'est en 1832 seulement que M. Owen eut l'occasion de faire de ce Mollusque une anatomie , que M. Valenciennes , un peu plus tard, vérifia et rendit presque complète par de nouvelles recherches. C'est alors que l'on a pu être fixé définitivement sur l'organisation de cet animal, et sur ses rapports avec le reste des Mollusques de sa classe.
On connaît seulement 2 espèces vivantes de Nautiles : l'une, plus commune (N. pompilius), le Nautile flambé, habite l'océan des grandes Indes et des Moluques: il atteint un diamètre de 2 décimètres; il est porté par les courants en si grande quantité sur les côtes des îles Nicobar, à une certaine épo-
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que de l'année, que les habitants fument ou boucanent sa chair, et en font des provisions pour le reste de l'année. L'autre espèce , le Nautile ombiliqué, est un peu plus petit et beaucoup plus rare : il se distingue par un large ombilic, qui laisse voir, de chaque côté, tous les tours de sa spire; il se trouve également dans la mer des Indes. On avait supposé que ces deux espèces se trouvent à l'état fossile ; mais ce sont des espèces toutes différentes qu'on trouve en grand nombre fossiles dans presque tous les terrains marins des divers étages de l'écorce du globe.
(Duj.) J\TAUTIL!TE. moll. — Dénomination anciennement employée pour désigner les Nautiles fossiles.
*JMUTILOeORYSTES(vavTi%ç, navigateur ; Corystes, g. de Crustacés), crust. — Ce genre, qui appartient à l'ordredes Décapodes brachyures,aétéétabliparM.MilneEdwards aux dépens des Corystesde Latreille, et ce savant le range danssa familledesOxystomeset danssa tribu des Corystiens. Latreille a placé dans le genre Corystes un Crustacé rapporté du cap de Bonne Espérance par Delalande, qui ressemble en effet aux Corystes parla forme générale, mais qui néanmoins s'en distingue par un caractère important, car les pattes de la cinquième paire sont terminées par un article aplati, en forme de nageoire, absolument comme chez les Portuniens; aussi M. Milne Edwards a-t-il cru devoir le séparer génériquement et le désigner sous le nom de Nautilocorystes. La carapace de cette nouvelle coupe générique ne présente rien de remarquable. Le front est large et à peine saillant. Les antennes sont renfermées comme chez les Corystes. Les pattes-mâchoires externes ont aussi à peu près la même forme; mais leur troisième article, un peu moins long que le deuxième, donne insertion par son sommet à l'article suivant. Les pattes antérieures sont courtes et arrondies; celles des quatre paires suivantes sont très comprimées et terminées par un tarse lamelleux et plus ou moins lancéolé; enfin celui des pattes postérieures est très large. La seule espèce connue de cette singulière coupe générique est la Nautilocoryste ocellaire, Nautilocorystes ocellatus Edw. ( Hist. nat. des Crust., t. ï, p. 149). Cette espèce, dont les mœurs nous sont inconnues, a été ren-
contrée sur les côtes du cap de Bonne-Espérance. (H. L.)
*I\AUTILOGRAPSUS (vauxOos, navigateur; Grapsus, g. de Crustacés), crust. — Genre de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Catométopes, tribu desGrapsoïdiens, établi par M. Milne Edwards aux dépens des Cancer de Linné et des Grapsus de Latreille ( voy. ces mots). Cette petite coupe générique ne diffère que très peu de celle des Grapsus, mais établit le passage entre ces derniers Crustacés et les Trapézies. Ici la carapace, au lieu d'être notablement plus large que longue et presque plate, comme chez les Grapses, est plus longue que large , et bombée en dessus. Les régions ne sont pas distinctes. Le front est avancé, lamelleux et simplement incliné.
Les bords latéraux sont courbes et longs. Le bord interne du deuxième article des pattesmâchoires est presque droit, et le troisième article est plus large mêmequechezle Grapse madré, mais à peu près de même forme.
Enfin les pattes sont beaucoup plus courtes que chez les Grapses, et les verges du mâle traversent une simple échancrure du bord du plastron sternal. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, qui se voit dans presque tous les parages, et se rencontre en haute mer, souvent flottant sur les Fucus natanSy ou sur les grands animaux marins. Le Nautilograpse minime, Nautilograpsus minimus Fabr., est le type de cette coupe générique; nous avons aussi rencontré ce Crustacé sur les côtes des possessions françaises du nord de l'Afrique, particulièrement dans laradedeBone. (H. L.)
*NAUTlLOlDÉE$.Nauliloideœ.TOKAu\x.
—Première famille de l'ordre des HélicostèguesdeM. A. d'Orbigny. Elle comprend les RhizopodesouForaminifères dont la coquille est libre, régulière, avec ses deux faces semblables; la spire est régulièrement enroulée dans un même plan. Cette famille comprend onze genres , répartis dans deux divisions principales, savoir : les genres Cristellaria, Flabellina, Robulina , Nonionina, Nummulina, Operculina et Vertcbralina , qui, suivant l'auteur, ont une seule ouverture et le test vitreux, translucide; et en second lieu les genres Polystomella, Peneroplis, Orbiculina et Alveolina, qui ont plusieurs ouvertures. (Duj.)
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NAUTILOFHORES. Naulilophora. moll.
— Famille proposée par Gray pour les mêmes genres à peu près qui constituaient l'ancienne famille des Nautilacées de Lamarck. (Duj.)
NAUTILUS. moll. — Voy. nautile.
NAVENBURGIA. bot. ph. — Syn. de Broiera, Cavan.
NAVET, moll. — Nom vulgaire de plusieurs espèces de coquilles : les Conus miles, Turbin ella râpa et T. napus.
On a encore nommé :
Navet de la Chine, la Turbinella râpa;
Navet a longue queue , le Murex canaliculatus.
NAVET, bot. ph. — Espèce du genre Chou. Brassiea napus. Voy. ce mot.
NAVETTE, bot. ph. — Espèce du genre Chou, Brassiea prœcox. Voy. chou.
NAVETTE, moll. — Genre établi par Monlfort aux dépens des Ovules, mais dont il ne peut être séparé.
NAVETTE (Huile de).chim.— Voy. huile.
*NAVIA, Bork. (Disp. plant., 151). bot.
cr. — Syn. d'Orthotrichum, Hedw.
*NAVIA. bot. ph. — Genre de la famille des Broméliacées, établi par Martius(m Schult. fil. Sysl., II, 4, XV, 1195). Herbes du Brésil tropical. Voy. broméliacées.
NAVIAT. ois. — Nom vulgaire des Foulques et des Mouettes.
NAVICELLE. Navicella (dim. de navis, navire), moll.— Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches de la famille des Néritacés. La coquille est elliptique ou oblongueconvexe, avec lesommet abaissé jusqu'au bord ; le bord gauche correspondant à la columelle est aplati, tranchant, étroit, presque en demi-cloison et sans dents. L'opercule est calcaire, mince, aplati, quadrangulaire, avec une dent subulée latérale : il est caché entre le pied et la masse des viscères. Le pied est large, soudé à la masse viscérale par son extrémité; la tète est très large, terminée par une sorte de voile charnu auriculé surmontant la bouche, et porte deux grands tentacules subulés non rétractiles, à la base desquels se trouvent deux courts tentacules ou pédoncules terminés parlesyeux.Legcnrc Navicelle fut créé d'abord par Lamarck sous le nom de Nacelle, et placé par cet auteur à côté des Néritines. Mais Cuvier, tout en adoptant ce genre , le rangea avec les Crépidules et les Calyptrées. Cependant, aujour-
d'hui, il ne reste plus aucun doute sur ses véritables rapports, et leur analogie avec les Néritines est surtout confirmée si l'on observe des coquilles jeunes, car on voit alors que le sommet forme presque un tour de spire et s'incline à droite. Et d'ailleurs , en étudiant une collection complète de Néritines , on reconnaît qu'il existe de nombreux passages entre les deux genres. L'espèce type, la Nav. elliptique , Nav. clliplica, est longue de 2 à 3 centimètres, brun-verdâtre , presque noire comme les Néritines. Elle vit dans les rivières de l'Inde et des îles de la mer des Indes. (Duj.)
NAVICULE. Navicula(navicula, barque).
infus.? algues? — Genre d'êtres vivants microscopiques, habitant les eaux douces ou marines , doués de mouvements spontanés, et, d'après cela, classés parmi les Infusoires, quoique se rapportant bien plutôt aux végétaux inférieurs. Les plus grandes espèces n'ont guères que deux ou trois dixièmes de millimètre de longueur sur une largeur cinq à six fois moindre ; les plus petites n'ont pas un cinquantième de millimètre. Elles ont la forme d'un coffret oblong à quatre faces, dont deux opposées, presque planes, et les deux autres convexes ou diversement infléchies; quelques unes n'ont qu'une seule face convexe, et paraissent avoir été primitivement soudées par la face plane opposée. Il s'ensuit que la plupart , vues de côté, ont une forme rectangulaire, allongée ou presque linéaire, et que vues en dessus elles ont la forme d'une petite barque () ou d'une navette de tisserand ; quelques unes sont renflées seulement au milieu, ou bien présentent un renflement à chaque extrémité. La plupart ont leur axe rectiligne ; mais il en est aussi dont l'axe est courbé en arc de cercle ou infléchi en forme de §. L'enveloppe externe est un test siliceux, transparent, dur et cassant, souvent strié ou sillonné en long ou en travers , ou même dans les deux directions à la fois, et présentant l'aspect d'une ciselure très délicate. L'intérieur est occupé par une substance mucilagineuse, limpide, dans laquelle se trouvent une ou plusieurs masses arrondies ou irrégulières d'une substance brune ou verte, comparable à la chlorophylle des végétaux, et contenant également des grains ou globules , comm«
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de la fécule ou de l'huile. On n'a pu jusqu'à présent, avec le secours des meilleurs microscopes, découvrir aucun organe interne ou externe chez les Navicules ; et c'est par une simpleillusion d'optique qu'on a été conduit à leur attribuer des orifices symétriquement placés , là où le test plus épais réfracte plus fortement la lumière. C'est également par erreur qu'on a supposé que le test peut s'ouvrir spontanément là où il présente des fentes longitudinales, parce que, après la mort , ou en brisant les Navicules , on a vu leur test se séparer, suivant sa longueur, en deux ou quatre pièces opposées. Cependant les Navicules, quoique paraissant dépourvues d'organes, ont la faculté de se mouvoir spontanément: on les voit quelquefois demeurer longtemps en repos; mais souvent aussi elles s'avancent, d'un mouvement uniforme , dans le sens de leur axe , puis elles reviennent, comme une navette, en suivant le même chemin, à moins qu'elles ne se soient heurtées contre quelque obstacle qui a changé leur direction; et elles recommencent indéfiniment ce mouvement automatique sans qu'on y puisse voir la moindre trace d'un instinct si simple qu'il soit, au lieu que les vrais Infusoires savent coordonner leurs mouvements à leurs besoins de respiration ou de manducation. M. Ehrenberg, de Berlin , a supposé, en dernier lieu , que l'organe du mouvement est une sorte de sole ou de semelle charnue , comme le pied des Mollusques gastéropodes. Ce même naturaliste leur avait attribué d'abord des pieds ou prolongements variables , comme ceux des Arcelles et des Amibes ; d'un autre côté, M. Valentin , professeur à Berne, a prétendu avoir observé de chaque côté du test des Navicules une rangée de cils vibratiles, susceptibles de se mouvoir dans un sens ou dans l'autre. Il explique, d'après cela , le mouvement des Navicules ou leur 'J/at de repos , en supposant que, dans ce dernier cas , les deux rangées se meuvent en sens inverse, tandis qu'à l'instant du mouvement elles s'agitent dans le même sens. Mais , nous le répétons encore , personne n'a pu vérifier l'une ou l'autre de ces observations , qui dès lors ne sont affirmées chacune que par un seul témoin. Les Navicules se développent quelquefois en quantité prodigieuse dans les eaux sta-
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gnantes, et forment sur le limon une couche bien reconnaissable à sa couleur ordinairement brune; c'est ce qu'on voit surtout dans les bassins de certains ports de mer. Les tests siliceux de ces innombrables générations de Navicules restent sans altération après la décomposition de la matière vivante, et s'accumulent au fond des eaux de manière à former des couches d'une épaisseur considérable; c'est ainsi que se sont formées pendant les périodes antédiluviennes des amas qu'on a décrits faussement comme formés par des Infusoires fossiles, et dont plusieurs sont connus sous le nom de Tripoli et de Farine fossile. On conçoit, en effet, que ces carapaces, comme on a voulu dire, ces tests siliceux, sont ainsi réduits en petits fragments anguleux , larges de quelques millièmes ou de quelques centièmes de millimètre , capables d'user la surface des métaux d'une dureté moyenne.
Les Navicules n'ont été vues que depuis l'introduction du microscope dans l'étude de l'histoire naturelle; c'est O.-F. Millier qui le premier en décrivit imparfaitement deux espèces qu'il rangeait parmi les Infusoires, dans son genre Vibrion, avec d'autres Bacillariées, avec desNématoïdeset de vrais Infusoires. M. Bory de Saint-Vincent établit plus tard le genre Navicule dans la famille des Bacillariées qui fait partie de son règne Psychodiaire intermédiaire entre lesanimaux et les végétaux ; cet auteur les définit: « Des êtres microscopiques , très simples, amincis aux deux extrémités en forme de navette de tisserand , comprimés au moins d'un côté, nageant par balancement dans leur état d'isolement, quoique souvent vivant réunis en nombre infini et comme en société. » Il ajoutait que ces êtres, durant la première partie de leur existence, c'est-à-dire pendant leur végétation , sont fixés à la manière des Vorticelles par un prolongement ou pédoncule très diaphane, qui s'est d'abord développé comme un filament byssoïde jusqu'à ce que l'extrémité se renfle pour devenir une Navicule. Il confondait ainsi les Navicules proprement dites avec celles dont on fait depuis le genre Cocconema. M. Gaillon , de son côté, ayant observé des Navicules logées dans des filaments confervoides rameux dont depuis lors on a fait les genres Naunema,
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