‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 148 sur 192 · NEB · texte numérisé non relu

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lobes da manteau presque entièrement désunis et sans siphons , comme les autres Dimyaires du groupe des Mytilacés, mais qui se distinguent par leur pied très grand, comprimé; par leurs palpes lancéolés, et par leurs grandes branchies, dans l'intérieur desquelles les œufs sont reçus et les embryons sedéveloppent même jusqu'à un certain point. Ce sont toutes des coquilles d'eau douce revêtues d'un épiderme brunâtre, ou noires en dehors et nacrées à l'intérieur; elles diffèrent entre elles par leur charnière , avec ou sans dents irrégulières; par leur manteau réuni en arrière chez les Iridines seulement, et par l'adhérence de la coquille chez les Éthéries seules, tandis que toutes les autres sont libres et rampent sur le sable ou la vase au moyen de leur pied charnu. Lamarck avait établi d'abord cette famille pour les seuls genres Mulette et Ànodonte; plus tard il y fit entrer aussi le genre Kyrie, qui doit aujourd'hui se confondre avec les Unios, et, de plus, le genre Iridine; mais en même temps il créa un genre Cas-talie, qu'il plaçait auprès des Trigonies, et qui cependant doit se fondre également dans le genre Unio. Cuvier laissait les Anodontes et les Mulettes dans sa grande famille desMytilacées, qui contient en même temps les Cardites et les Crassatelles.

Les coquilles des Nayades sont fréquemment rongées vers le sommet des crochets, et cela s'observe particulièrement dans les eaux peu chargées de sels calcaires, parce que les Mollusques gastéropodes, fiuviatiles, pulmonés, empruntent ainsi le carbonate de chaux qui leur est nécessaire à des animaux que leur mode de respiration met plus à même d'extraire les sels contenus dans une très grande masse d'eau. (Duj.),

NAYAS. bot. ph. — Voy. naïade.

IVAZIA, Adans. bot. ph. — Syn. de Lappago, Schreb.

NEBALIA. crust. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Phyllopodes et à la famille des Apusiens, a été établi par Leach aux dépens des Cancer des anciens auteurs. Les Nébalies sont de petits Crustacés très curieux qui, à raison de leurs yeux pédoncules et de leur carapace, se rapprochent des Podophthalmes {voy. ce mot), mais qui ne possèdent pas de branchies proprement* dites, et respirent à l'aide de

membres thoraciques devenus membraneux et foliacés. Elles semblent, à plusieurs égards, établir le passage entre les Mysis et les Apus. Le principal caractère de ce genre singulier est que les pattes branchiales sont au nombre de huit paires, et suivies par quatre paires de pattes natatoires non branchiales. La carapace est presque bivalve. M. Thompson, à qui l'on doit des observations très intéressantes sur le développement de divers Crustacés, pense que les Nebalia sont de jeunes Cirrhipèdes; mais il nous paraît indubitable que cela n'est pas, et que cette opinion, jetée au hasard, n'est fondée que sur quelques ressemblances de forme extérieure. La seule espèce connue est la Nébalie de Geoffroy, Nebalia Geoffroyi Edw. (Hist. nalur. des Crust., t. III, p. 355, pi. 35, fig. 1). Cette espèce est remarquable par quatre paires de grandes pattes natatoires bifides , suivies de deux paires d'appendices styliformes rudimentaires, fixées aux six anneaux qui précèdent la pénultième. Elle est d'une taille très petite, a pour patrie les côtes de Bretagne. (H. L.)

*NEBALIS, Lap. de Castel. ins.— Syn.

de Carterus , Sch. (C.)

N'EBELIA, Sweet. (Hort. britann., 116).

bot. ph. — Syn. de Berardia, Brongn.

NEBRÎA (veffpc'ç, peau de faon), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu des Simplicipèdes de Dejean, des Grandipalpes ou Abdominaux de Latreille, créé par Latreille (Gen. Crust. et Insect., 2), et adopté par Dejean (Species général des Coléoptères). Soixante-dix espèces rentrent dans ce genre et sont dispersées en Europe, en Asie et dans les contrées septentrionales de l'Amérique et de l'Afrique.

Nous citerons comme en faisant partie les N. arenaria, sabulosa, lateralis, picicornis, nilidula , brevicollis de Fab., nivalis Pk., Hediuigii Pz., caslanea et anguslicollis de Bon. Ces Insectes se trouvent sur les points les plus élevés du globe, elles deux dernières espèces sont comprises dans le genre Alpœus de Bonelli que Dejean n'a pas adopté, et qui cependant se distingue des Nébria par un corps aptère, plus oblong. Les Alpœus habitent les plus hautes montagnes de notre hémisphère. (C.)

*NÉBRIITES. Nebriites. ins. — Groupe de Coléoptères pentamères, de la famille des

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Carabiques, de la tribu des Grandipalpes de Latreille, ou des Simplicipèdes de Dejean , établi par Laporte de Castelnau ( Hist. nat. des An. articulés, t. I, p. 147 ), et qui a pour caractères : Mandibules sans dents notables; menton muni d'une dent bifide au milieu de l'échancrure; labre entier; corps peu épais, le plus souvent ailé; languette s'élevanten pointe dans son milieu. Genres : Leistus, Pteroloma, Nebria, Melrius , Elaphrus , Pelophila , Blethisa , Notiophilus et Omovhron.

Les Nébriites fréquentent les lieux humides et aquatiques. Les tarses antérieurs sont toujours dilatés dans les mâles ; les palpes extérieurs sont un peu dilatés à leur extrémité, avec le dernier article en forme de cône renversé et allongé; les jambes antérieures d'un grand nombre ont une courte ëchancrure au côté interne, ou l'un des éperons inséré plus haut que l'autre; ils sont agiles et souvent métalliques. (C.)

*NEBRIS (v£ÇptV, peau de faon), poiss.— Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Sciénoïdes, établi par MM. Cuvier et Valenciennes {Hist. des Poiss., t. V, p. 149). Les Poissons de ce genre sont des Sciénoïdes à deux dorsales, à dents en velours, à profil droit ou à peu près; à museau court et à mâchoire inférieure montante, dont le préopercule a le limbe membraneux et simplement strié, et dont les nageoires sont toutes plus ou moins écailleuses.

On n'en connaît encore qu'une espèce, le Nebris microps Cuv. et Val. (loc. cit.), qui qui a été envoyée de Surinam au Musée de Berlin. Le corps de ce Poisson est entièrement argenté, et long de 25 centim. (M.)

NECKEHA (nom propre), bot. en. — Genre de Mousses de la tribu des Bryacées, établi par Hedwig (Bvoylog., II, 226, t. 9), et dont les principaux caractères sont : Coiffe cuculliforme; sporange latéral; opercule conique, souvent acuminé. Péristome double; l'extérieur a seize dents lancéolées, linéaires, dressées; l'intérieur a autant de cils filiformes, dressés, alternes aux dents du péristome extérieur.

Les Neckera sont des Mousses vivaces, rayonnantes, croissant dans les régions chaudes et tempérées du globe.

Les espèces de ce genre ont été réparties en trois sections nommées : Neckera, Rœhl.

( FI. germ. , III , 83 ) : feuilles imbriquées ; pédoncule droit, allongé. Cyrtopus , Brid. (Bryolog., II, 235) : feuilles imbriquées; pédoncule courbé en arc, court; Distichia, Brid. (loc. cit.): feuilles distiques; coiffe souvent velue. (J.)

NECKERIA, Gmel.( Syst., I, 16). bot.

ph. — Syn. de Pollichia, Soland. — Scopol. (Introduct., n. 1436) , syn. de Corydalist DG.

NECROBIA (vexoo'ç, mort; 6105, vie).

ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes, tribu des Clairones, créé par Latreille {Hist. natur. , Gen. Crust. et Ins., t. I, p. 274 ) , et adopté par Spinola ( Essai monographique sur les Clérites, 1844, t. II, p. 98). L'auteur y comprend les 6 espèces suivantes : N. rufipes, ruficollis F. , violaceus Lat. , 01. , tibialis Spin. , defunctorum Wahl (carbonarius Dej. ) et bicolor Lap. (thoracicus Dej.). Les trois premières se retrouvent sur tous les points du globe; la quatrième est originaire de l'Afrique méridionale, et les deux dernières appartiennent exclusivement à l'Espagne.

On devra sans doute rapporter à ce genre les Coryneles ruficornis St., pusillus , geniculatus Kl., et amethystinus Step. (C.)

*NECUOBOfiA (vexpo'ç, mort; Sêpoc, qui dévore ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Clavicornes, tribu des Silphales, substitué par Hope (The Coleopterist's manual, 3e partie, 1840, pag. 150, 151) au g. Necrophila de Kirby (Faunabor. Am. , p. 102 ), Latreille ayant établi antérieurement une coupe générique sous le nom de Necrophilus. Les espèces rapportées aux Necrobora sont les suivantes : N. Americana Lin., terminata, affinis et Canadensis Kirb. Toutes sont originaires de l'Amérique septentrionale. (C.)

NECRODES (yexpw&jç, mort), ins. — Genre deColéoptères pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Silphales, créé pa( Wilkin, et adopté par Latreille (llàg. anim, de Cuvier, t. IV, p. 498) et parDcjean (Catalogue, 3eédit.,p. 1 32). Le dernier en men< tionne 9 espèces : 4 sont propres à l'Amérique , 2 à l'Europe , 2 à l'Asie ( Java ) , et 1 est indigène de l'Australie. Les espèces types de ce genre sont les Silpha Surina* rnensis, Ultoralis, indicaY., osculans Vigors, et lacrymosa Schiebcr. Avec la dernière,

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M. Hope a établi depuis son g. Stomophila.

L'un des sexes des Necrodes a les cuisses postérieures excessivement renflées. (C.)

NÉCROPHAGES. Necrophagi. ins. — Dixième famille de l'ordre des Coléoptères pentamères , formée par Latreille ( Gênera Crustaceorum et Inseclorum, t. II, p. 1-33), et ainsi caractérisée : Mandibules allongées, déprimées, arquées étroitement ou crochues à l'extrémité, leur angle externe prolongea la base. Elle se compose des Silphales, des Nitidulaires , des Scaphidiles et des Dermestins , et correspond entièrement à la famille des Clavicornes des derniers ouvrages de l'auteur. (C.)

*NECROPHAGUS, Leach. ins. — Syn.

de Necrophorus. (C.)

* NECROPIIILA , Kirby. ins. —Synonyme de Necrobora, Hope. (C.)

*NECROPHILUS(vExpo'ç, mort; yfoSf qui aime), ins. — Genre de Coléoptères penmèrcs , famille des Clavicornes , tribu des Silphales, créé par Latreille (llèg. anim. de Cuvier, t. IV, p. 500), et adopté par Dejean (Catalogue, 3eédit., p. 132). Ce genre comprend les 4 espèces suivantes: N. sublerraneus Illiger (Silpha), hydrophiloides Eschs. , picipes Mot., et glaber Ghl. La lre habite la Styrie, la 2e Sitka, la 3e la Daourie, et la 4e la Suède. (C.)

* NECROPHILUS ( vexpo; , cadavre ; <pî- ).o:, qui aime), ins. — Genre de Névroptères de la famille des Hémérobiens , créé par M. Roux (Ânn. se. nat., XXVIII, 1833).

Voy. l'article hémérode. (E. D.)

* NECROPHLOEOPHAGUS (vexpo'ç, mort ; «pXotoç, peau ; aôiyta, je mange), myriap. — C'est un genre de la famille des Géophilidées qui a été établi par M. Newport , dans les Proc. zool. Soc. Cette nouvelle coupe générique ne figure pas dans la nouvelle classification de ce savant. (H. L.)

NECROPHORUS (vexpo'ç, mort; 90'poç, qui porte), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Silphales, établi par Fabricius (Syslema cnlomologiœ, p. 71), et généralement adopté depuis. Dejean (Catalogue, 3e éd. , p. 131) en mentionne 25 espèces : 11 sont originaires d'Europe , 1 1 d'Amérique et 3 d'Asie ; mais plus de 20 espèces, d'Asie ou du nord de l'Amérique , ont été décrites depuis.

Nous citerons comme faisant partie de ce

genre les JV. germanicus , vespillo Linn. ( Silpha ) , humator, grandis , mediatus , marginatus et mortuorum F. On les divise en espèces à tibias droits ou arqués; avec ces dernières M. Hope a formé son genre Cyrtoscelis.

Les Necrophorus sont ainsi caractérisés:

Mandibules entières, sans dentelures ; antennes plus longues que la tête, de onze articles, terminées en une massue ronde et perfoliée; tarses antérieurs larges, garnis de houppes; élytres coupées droit à leur extrémité.

Ces Insectes , nommés porte-morts ou enterreurs, ont l'odorat des plus subtils; ils parcourent les espaces d'un vol rapide , pour saisir, sous le vent, la trace de quelques Taupes , Souris, Crapauds ou Reptiles morts récemment. Aussitôt qu'ils ont fait une découverte, ils se mettent à fouir la terre sous ces petits animaux, jusqu'à ce qu'ils les aient fait disparaître et qu'ils soient complètement enterrés , ce qui exige au moins 24 heures d'un travail assidu. Ils se repaissent ensuite de leurs cadavres , et y déposent des œufs qui se développent promptement en larves; celles-ci sont d'un blanc grisâtre et longues; leur corps est composé de douze anneaux, garnis antérieurement, à leur partie supérieure, d'une petite plaque écailleuse d'un brun ferrugineux; les plaques des derniers anneaux sont munies de petites pointes élevées; leur tête est dure, brune, écailleuse, garnie de mandidules fortes et tranchantes; elles ont six pattes écailleuses, très courtes, attachées aux trois premiers anneaux du corps. Quand ces larves ont acquis tout leur accroissement , elles s'enfoncent à près de 300 millimètres en terre, et se construisent une loge ovale, qu'elles enduisent d'une matière gluante : environ trois ou quatre semaines après éclôt l'insecte parfait. Le corps de ces Coléoptères est souvent couvert en dessous d'un grand nombre û'Acarus; il exhale une forte odeur analogue à celle du musc. C.)

*NECROSCIA (vexpoç, mort; extâ, ombre), ins. — Genre d'Orthoptères, de la division des Spectres , créé par M. Audinet- Serville (Orthoptères des Suites à Buffon de Roret). Ce groupe, très voisin de celui des Phasmes, s'en distingue par ses formes plus

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sveltes, plus grêles dans toutes leurs proportions ; par les cuisses antérieures non échancrées à la base; par le thorax allongé, un peu dilaté à sa partie postérieure, et offrant trois carènes.

Sept espèces, toutes de Java, entrent dans le genre Necroscia. Nous citerons comme type la N. fumata Serv. (loco citato) , qui est entièrement d'un gris verdâtre avec les ailes enfumées. (E. D.)

NECTAÏRE et NECTAR, bot. — Les fleurs d'un grand nombre de plantes renferment des liquides sucrés ou mielleux, que les Insectes, et particulièrement les Abeilles , recherchent avec avidité ; ces liquides ont reçu de Linné le nom de Nectar. Leur existence dans la fleur se manifeste généralement vers l'époque de la fécondation, le plus souvent peu après que les étamines ont lancé leur pollen , quelquefois avant cette époque ; elle cesse après que le grand phénomène de la fécondation s'est accompli. Ces relations de coexistence avec le plus grand phénomène de la vie des plantes, ont porté plusieurs physiologistes à Yoir dans le Nectar une matière essentielle, directement ou indirectement, à la reproduction des plantes. Ainsi, dès les premières années du siècle dernier, Pontedera avait pensé que sa disparition, quelque temps après l'épanouissement des fleurs, tenait à ce qu'il entrait dans les ovules destinés à se développer en graines ; plus récemment, divers observateurs ont pensé qu'il sert à la nutrition de ces mêmes ovules. Conrad Gesner, convaincu que le concours des Insectes est nécessaire pour la fécondation chez beaucoup de plantes, admettait que le Nectar, en les attirant, avait une influence indirecte mais essentielle sur la reproduction végétale. Enfin, d'autres botanistes ont refusé d'admettre que le Nectar contribuât directement ni indirectement à la viviûcation et au développement des ovules végétaux, et ils n'ont vu en lui que le produit d'une sécrétion ou tout au plus d'une excrétion. Cette dernière manière de voir est même aujourd'hui celle qui réunit le plus grand nombre de partisans.

Quoi qu'il en soit des fonctions du Nectar, l'observation la plus superficielle suffit pour prouver que toutes les parties de la fleur ne concourent pas également à sa pro •

duction, mais qu'elle est due constamment à des organes ou à des portions d'organes distincts de tous les autres par leur forme, par leur aspect, surtout par leur organisation. Ce sont ces organes producteurs du Nectar qui ont été désignés par Linné sous la dénomination générale de Nectaires. Ce père de la Botanique moderne définit succinctement les Nectaires : les parties de la fleur productrices des sucs mielleux (Nectarium pars mellifera flori propria ) , et il appela sur eux l'attention des botanistes, qui les avaient trop négligés. Mais lui-même , oubliant sa propre définition, ne tarda pas à étendre le nom de Nectaire à des organes qui n'étaient le siège d'aucune sécrétion mielleuse , et à l'appliquer à tous les organes qu'on nomme souvent organes accessoires de la fleur, et même à desimpies prolongements et appendices des organes floraux. De là il distingua des Nectaires calicinaux , corollins, staminaux, pistillaires et réceptaculaires. Pour lui, les éperons des Linaires, des Capucines, etc., considérés dans leur ensemble, la coronule des Silènes, des Lychnides, la couronne des Narcisses, etc., furent des Nectaires, tout aussi bien qu'une foule d'organes essentiellement producteurs de Nectar.

Adanson (Fam. des plantes , t. I, p. 202 et 308) essaya d'amener plus de précision dans l'étude des Nectaires , et il distingua les appendices de la corolle, auxquels il réserva le nom de Nectaires, d'avec les parties florales auxquelles il donna le nom de disque ; il définit trop vaguement celui-ci une espèce de réceptacle des diverses parties de la fleur ; ce fut sur les modifications du disque qu'il basa son soixante-quatrième système. Le nom proposé par lui est resté dans la science, et les botanistes modernes l'emploient, en général, concurremment avec celui de Nectaire.

Dans ces derniers temps, les Nectaires ont fixé l'attention de plusieurs observateurs, et ils ont fourni le sujet de travaux d'une grande importance ; tels sont particulièrement les suivants: Soyer-Willemet , Mcm. sur le Nectaire ( Mcm. de la Soc. Linnéenne de Paris, vol. V ) ; M. F. Dunal , Considérai, sur la nat. et les rapports de quelques uns des organ. de la fleur, in-4% 1829; J.-G. Kurr, Untersuchungen iiber

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die Ikdeulung der Nekiarien, in-8°, Stuttgart , 1833; L. Bravais, Examen organographique des Nectaires ( Ann. des se. natur., 2e sér., septembre 1842, t. XVIII, p. 152-184). De plus, les nombreux auteurs de traités de botanique en ont fait l'objet de chapitres plus ou moins étendus, et cependant l'histoire de ces parties de la fleur est encore mêlée de beaucoup de confusion, quant aux faits et à la synonymie. Essayons de nous reconnaître au milieu de ces difficultés.

Pour éviter une confusion fâcheuse, il est d'abord nécessaire de préciser exactement à quelles parties de la fleur s'appliquerait rigoureusement la dénomination générale de Nectaires. Or, prenant ce mot dans sa signification la plus large, il nous semble qu'on peut l'appliquer à tous les organes glanduleux sécréteurs du Nectar, et à tous ceux, plus ou moins rudirnentaires, émanés du réceptacle de la fleur, autres que le calice, la corolle, l'androcée et le pistil. Si l'on part de cette idée, on commencera par élaguer les appendices corollins qui ne sont le siège d'aucune sécrétion mielleuse, comme par exemple la coronule des Caryophyllées, ainsi que les bosses, les éperons, toutes les fois qu'ils ne présenteront rien de glanduleux ni de nectarifère; d'un autre côté, lorsque l'un de ces appendices sera tapissé en tout ou en partie d'une lame glanduleuse , cette lame sera seule considérée comme Nectaire; par exemple, dans l'éperon calicinal de la capucine. En second lieu, pour mettre plus de précision dans le langage , on pourrait réserver le nom de Nectaire pour les parties d'importance secondaire, purementglanduleuses et nectarifères, qui n'entrent pour rien dans la symétrie florale, et qui ne peuvent être considérées somme formant dans la fleur des verticilles distincts, tandis qu'on appliquerait rigoureusement le nom de disque à ces organes plus ou moins rudirnentaires qui se trouvent presque toujours placés entre l'androcée et le pistil , et qui constituent dans la fleur un ou deux verticilles complets ou incomplets, mais se rattachant au réceptacle de la fleur, et occupant dans le plan général de la fleur une place aussi distincte que celle des quatre grands verticilles normaux, et constituant de vrais organes appendiculaires aussi bien

que ceux-ci. Pour citer des exemples , la lame glanduleuse qui double les fossettes des Fritillaires et l'éperon de la Capucine devraient être regardés comme un Nectaire proprement dit, tandis que la couronne à 5 lobes qui embrasse la base de l'ovaire chez \cCobœa, la petite cupule qui entoure, soit la moitié inférieure de ce même organe chez les Almeida, Ticorea, soit cet organe à peu près tout entier chez la Pivoine moutan, seraient appelées du nom de disque. Au reste, il est facile de reconnaître que, relativement au disque, nous ne faisons que reproduire les idées si bien développées par M. Aug. Saint-Hilaire dans sa Morphologie; seulement nous ferons observer que nous donnons un peu plus d'extension à notre idée du disque que ne le fait ce savant botaniste , puisque nous disons qu'il est presque toujours situé entre l'androcée et le pistil. Il nous semble, en effet, qu'on ne peut regarder que comme un disque l'anneau jaunâtre, crénelé, situé entre le calice et la corolle, que M. L. Bravais a signalé, chez le Chironia decussata, sous le nom de Nectaire hypopétale, ainsi que la plupart de ceux que le même observateur a signalés entre la corolle et les étamines, et qu'il a nommés Nectaires hypostémones.

L'étude des disques est beaucoup plus importante que celle des Nectaires proprement dits; ne pouvant décrire ici les formes variées sous lesquelles ils se présentent, nous renverrons aux ouvrages généraux et élémentaires, où l'on en trouvera décrites avec soin les principales modifications.

Ces organes , Nectaires et Disques, existent chez un très grand nombre de plantes ; ils ont été déjà signalés dans plus de la moitié des familles connues , et il est probable qu'on les trouvera chez un plus grand nombre encore, à mesure que les observations exactes se multiplieront. Leur considération est très importante pour la connaissance de plusieurs familles , quoique leur présence et leur absence ne soient soumises à aucune règle invariable , et qu'on les voie assez souvent manquer chez certains genres d'une famille où leur existence est générale, et même dans certaines espèces seulement d'un genre ( Polygala ). Dans beaucoup de cas on voit les disques former des verticilles réguliers; mais ailleurs aussi

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ils se montrent sous la forme d'un demiverticille ou d'une seule écaille impaire ; cependant , dans ce dernier cas , nous croyons que l'irrégularité provient souvent de l'accroissement de l'ovaire qui a pu refouler ces organes d'un seul côté; c'est ainsi que nous avons vu le disque du Lalhrœa clandestin a entourer toute la base de l'ovaire avant de prendre, chez la fleur adulte, l'apparence d'une simple écaille impaire .marquée de cinq petits festons à son bord.

Dans l'étude et la description des disques il est important de les distinguer soigneusement des organes avortés, particulièrement des étamines avortées ou déformées.

C'est faute d'avoir fait cette distinction importante que Turpin a émis l'idée erronée que le disque n'était autre chose que des étamines transformées, idée qu'il a voulu consacrer en donnant à cette partie le nom de Phycosteme. On conçoit dès lors que cette dénomination n'ait pas été adoptée.

En terminant cet article, que le défaut d'espace nous oblige à abréger beaucoup , nous ferons observer que M. Dunal a donné aux Nectaires, et au disque en particulier, le nom de Torus , qu'on emploie toujours pour désigner le réceptacle de la fleur ; l'emploi de ce mot , dans ce sens , s'il eût été adopté, aurait pu amener une confusion qui serait devenue fâcheuse pour la science.

NECTAI\DRA , Berg. (Flor. cap., 131, excl. sp.). bot. ph. — Syn. de Thymelina, Hoffmans. — Roxb. (Flor. ind., II, 425), syn. de Linosloma, Wall.

NECTANDRÉES. Nectandreœ. bot. ph.

— Tribu de la famille des Laurinées. Voy. ce mot.

*I\ECTANEBUS. ins. —Genre d'Hyménoptères de la section des Porte-Aiguillons , famille des Crabroniens , créé par M. Spinola (Ann. soc. Enl. de Fr.y tom. VII, lre série, 1838 ) et placé auprès des genres Philanthus et Cerceris. Ce groupe ne comprend que deux espèces trouvées en Egypte par M. Fischer et que M. Spinola nomme Nectanebus Fischcri et luilerisnicus. (E. D.)

*AECTARIBOTHRILM, Ledebour. (FI. ait., II, 36). bot. pb. — Syn. de Lloydia, Saiisb.

NECTARINIA. ois. — Groupe d'Oiseaux rentrant dans la famille des Grimnerenus ,

comprenant les genres Guit-Guit, Souimanga, etc., créé par III iger (Prodr. syst. Mam. et Av., 1811), et indiqué par d'autres auteurs sous la dénomination de Nectarinidœ. (E. D.)

* NECTAROSGORDUM. bot. ph. — Genre de la famille des Liliacées, établi par Lindley (in Bot. Reg., t. 1913). Herbes de la Sicile.

*NECTICUS, Hope. ins. — Syn. d'Agabus , Leach , Erichson , Aube. (C.)

♦NECTOHIA. mam. — Voy. neotoma.

NECTOPODES. moll. — Famille établie par M. de Blainville dans son ordre des Nucléobranches, et comprenant les genres Carinaire et Firole, c'est-à-dire répondant à l'ordre des Hétéropodes , que caractérise une seule nageoire abdominale représentant le pied des Gastéropodes. (Duj.)

NECTOPODES. ins. — Voy. rkmifèdes.

NECTOUXIA , DC. (Syst., 11,149). bot.

ph. — Syn. de Morellia, DC.

NECTRIS, Schreb. (Gen., n. 610). bot.

ph. — Syn. de Cabomba, Aubl.

*]\ECTRIS (vyjxTp:;, qui nage), ois. — Forster (Euch., Hist. nat., 1788) indique ainsi un groupe de Goélands. Voy. l'article mouette. (E. D.)

*I\ECTURUS (vvixtoç, nageant; ovpd, queue), rept. — Selon M. Agassiz (Nomencl. zoologicus), Rafînesque a appliqué ce nom au groupe des Protées. Voy. ce mot. (E. D.)

NÉCÏDAL1DES. Necydalides. ins. — Tribu de Coléoptères subpeniamères, famille des Longicornes, établie par Latreille (Familles naturelles, p. 401 ), et qui a pour caractères: Yeux réniformes, entourant presque totalement la base des antennes. Tète verticale ; palpes à demi-article plus gros, subcylindrique , ovoïde, tronqué.

Elytres plus courtes que l'abdomen ou atténuées linéairement en arrière, ailes étendues le long du corps ou simplement plissées vers l'extrémité. Genres: Stenopterus, Sangalis, Neeydalis, Molorchus. (C.)

NECYDAL1S (vexv£aAo;, nom employé par Aristote pour désigner la chrysalide du Bombyx qui produit la soie ). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, famille des Longicornes , tribu des Cérambycins, créé par Linné (Syslema nalurœ, p. 641 ), et adopté par Mulsant (Hist. nat. des Longicornes de France, 183.9, p. 110).

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