‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 149 sur 192 · NEE · texte numérisé non relu

NEE

NÉF

Ce genre se compose des espèces suivantes: N. major Linn. {abbreviatus F., salicis Muls.), ulmi Chv. (major Muls.), populi Buttner, Amcricanus et melanopterus Dej.

Les deux premières se trouvent aux environs de Paris , l'une sur le Saule et l'autre sur l'Orme; la troisième dans le nord de l'Europe, sur le Peuplier et le Bouleau, la quatrième aux États-Unis , et la cinquième au Brésil. Ces Insectes se distinguent par des élytres très courtes, par des antennes épaisses , égalant à peine en longueur les deux tiers du corps, et dont le troisième article est notablement moins long que le cinquième. (C.)

NECYDALIS. ins. — Ce nom , donné à un genre de Coléoptères hétéromères , famille des Sténélytres , tribu des OEdémérites, créé par Fabiïcius (Systemœ Entomologie/, , p. 209), a été abandonné et remplacé par celui d'OEdemera d'Olivier. Ce genre est composé d'espèces à élytres rétrécies vers l'extrémité, et dont les mâles offrent des cuisses excessivement renflées.

Geofl'roy et quelques auteurs ont aussi employé ce nom pour désigner des Coléoptères, qui rentrent actuellement dans les genres Telephorus et Malthinus. (C.)

NE:EA. bot. pu. — Genre de la famille des Nyctaginées, établi par Ruiz et Pavon (Prodr., 52, t. 9). Arbres ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale, principalement des forêts du Pérou. Voy. nyctaginées.

*j\ED\TS, Stephens. ins. — Synonyme de Ceuthorhynchus , ou plutôt division établie aux dépens de ce genre. (C.)

*NEEDHAMIA (nom propre), helm.? — Genre proposé par M. Carus, pour de prétendus Helminthes, qui ne sont autre chose que les tubes spermatiques ou spermatophores des Seiches et des autres Céphalopodes. (Duj.)

NEEDHAMIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Épacridées , établi par R. Brown (Prodr., 549). Petits arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande. Voy. épaciudées. — Scopol. (Introduct., n. 1426), syn. de Tephrosia, Pers. — Cassin. (in Dict. se. nat., XXXIV, 355), syn. de Narvalina, Cass.

IVEESIA (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Sterculiacées , établi par Blume (Flor. Jav. Prœfat., VIII; N. A. N.

C, 75, t. 6). Arbres de Java. Voy. sterco-

LIACKES.

NEFFLEA , Benth. (Scrophularin. ind., 16). bot. pu. — Voy. celsia, Linn.

NÈFLE, bot. fh.— Fruit du Néflier. Voy.

ce mot.

NÉFLIER. Mespilus. bot. ph. — Genre de la famille des Pomacées, de l'icosandrie pentagynie dans le système de Linné. Les genres qui constituent aujourd'hui la famille des Pomacées, démembrée du grand groupe des Rosacées, n'en formaient que quatre pour Linné , savoir : les Cratœgus , Tourn. , rangés dans l'icosandrie digynie , comme ayant un pistil binaire ou deux styles etdeux graines dans un fruit charnu, presque arrondi, ombiliqué; les Sorbus, Tourn. , classés dans l'icosandrie triandrie, à cause de leur pistil ternaire et de leurs trois graines renfermées dans un fruit charnu-mou, ombiliqué ; les Mespilus, Tourn., et les Pyrus, Tourn., l'un et l'autre de l'icosandrie pentandrie, à cause de leur pistil quinaire , ou de leurs cinq styles, et dont le premier se distinguait particulièrement par son fruit presque perforé à l'ombilic , fermé par la connivence des lobes du calice persistant et renfermant cinq graines osseuses ou cinq petits noyaux. D'après une note de son Gênera, Linné regardait les Cratœgus, Sorbus et Mespilus , comme extrêmement voisins , et se distinguant presque uniquement entre eux par le nombre de leurs styles ( Ex dictis palet valde affmia esse gênera : Cratœgum, Sorbum et Mespilum, ut aut solo numéro fœminarum , aut vix ulla sufficienti nota distingui possint) . Outre ces quatre genres, Tournefort en avait admis, avant Linné, deux autres : les Malus et Cydonia, que le botaniste suédois réunit aux Pyrus, mais que A.-L. de Jussieu rétablit dans son Gênera. En 1793, Medikus (Geschichle der Botan.

unzerer Zeiten) divisa ces six genres en onze , dont les caractères ne parurent pas suffisants à la majorité des botanistes, mais qui furent admis par Mœnch. D'un autre côté, Smith, ne regardant pas plus comme stables les caractères adoptés par Medikus que ceux puisés par Linné dans le nombre des styles, confondit toutes ces coupes génériques en deux seulement : les Pyrus, caractérisés par leur endocarpe mince ou cartilagineux, et les Mespilus, distingués par leur

Page 1