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endocarpe dur et osseux. Ceux-ci comprenaient les Cratœgus de Linné, tandis que dans les premiers rentraient les Sorbus du botaniste suédois. Plus tard, M. Lindley, ayant fait des Pomacées l'objet d'un travail '■ spécial (Observ. on the natural group of Plants called Pomaceœ, Trans. of the Linn. Soc, vol. XIII, p. 88-106, tab. 8, 9, 10, 11), rétablit non seulement les Cratœgus de Linné, mais encore les Amélanchiers et les Cotoneasler de Medikus, et compléta cette division des Mespilus, en établissant le genre Eriobotrya (voy. amélancuier, cotoneaster, eriobotuya). Enfin, à ces subdivisions génériques des Mespilus de Smith, il ajouta encore (Botan. Régis., n° 1956) le nouveau genre Heweromeles pour des espèces de Néfliers de l'Amérique méridionale, décrites par Ruiz et Pavon.
Après ces divisions successives, dont nous avons cru indispensable de présenter l'histoire, le genre Néflier, Mespilus, Lindl. , se trouve composé d'arbres de petite taille, indigènes des parties moyennes et septentrionales de l'Europe , épineuses à l'état sauvage , perdant leurs épines par la culture; leurs feuilles sont alternes, simples, dentées , stipulées; leurs fleurs sont grandes , presque solitaires, accompagnées de bractées persistantes, et présentent les caractères suivants : Calice à tube turbiné , adhérent à l'ovaire, à limbe divisé profondément en 5 lobes foliacés; corolle à 5 pétales presque orbiculaires, insérés sur un grand disque nectarifère, à la gorge du calice , de même que les étamines, qui sont nombreuses ; ovaire adhérent, à 5 loges biovulées; 5 styles distincts, glabres. Le fruit est une pomme à osselets, couronnée par le calice persistant, marquée en dessus d'une large aréole nue, a 5 loges monospermes , formées par l'endocarpe osseux.
L'espèce-lype de ce genre est le Néflier d'Allemagne , Mespilus germanica Linn. ! C'est un grand arbrisseau ou un arbre de taille peu élevée, dont le tronc tortu émet ! des branches nombreuses, armées, dans ; l'état sauvage , d'épines qu'elles perdent par l'effet de la culture; ses feuilles sont lancéolées, vertes en dessus, cotonneuses en dessous , légèrement dentées sur leurs bords, portées sur un pétiole court. Ses fleurs sont légèrement rosées, grandes, solitaires, tcr-
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minales; son fruit est connu sous le nom de Nèfle; la culture a fait varier sa grosseur, sa forme même et sa précocité. Avant sa parfaite maturité, il a une saveur très âpre; mais lorsque, après l'avoir cueilli, on le laisse quelque temps sur de la paille, il mûrit, perd son âpreté, et devient bon à manger. Parmi les variétés cultivées du Néflier, les plus intéressantes sont celle à gros fruit, que l'on connaît aussi sous le nom de Néflier de Noltingham; celle à fruit oblong, et celle à fruit sans noyaux. Celleci est très remarquable par l'avortement des loges de son péricarpe et de ses graines. On en cultive aussi une variété à fruit précoce. Le fruit du Néflier est légèrement astringent; on le recommande comme avantageux dans les diarrhées; ses feuilles sont regardées aussi comme astringentes, et leur décoction est réputée d'un effet avantageux contre les aphthes et contre les inflammations de la gorge. La culture de cette espèce est des plus faciles; en effet, elle s'accommode de toutes les terres , pourvu qu'elles ne soient pas très humides, et de toutes les expositions ; il est même bon de ne pas la tailler pour ne pas diminuer ses produits. On la multiplie de marcottes ou par la greffe sur diverses Pomacées, plutôt que par graines, à cause du long espace de temps (deux ans) , que celles-ci mettent à germer. (P. D.)
NÈGRE, mam. — Un Sajou, un Tamarin et un Cercopithèque portent le surnom de Nègre. (E. D.)
NEGRETIA, Ruiz et Pav. (Prodr., 86, t. 21). bot. ph. — Synonyme de Mucuna , Adans.
NEGUNDIUM, Rafln. bot. ph.— Syn. de Negundo, Mœnch.
NEGENDO. bot. ph. — Genre de la famille des Acérinées, établi par Mœnch (Method., 331). Arbres de l'Amérique boréale. Voy. acérinées.
IVEÏDES (nom mythologique), ms. — Genre d'Hémiptères , de la section des Hétéroptères , tribu des Géocorises, famille des Lygéens , créé par Latreille (Gcncra Crusl. et Ins., 1807 ) et correspondant au genre Berylus de Fabricius. Les Neidcs , caractérisés par les antennes coudées et renflées à leur extrémité , par le corps allongé , les pieds longs et les ocelles très rapprochés l'un de
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l'autre, sont assez voisins des Alydes, Leptocorises et Lygées.
Ces Insectes , d'assez petite taille, vivent sur les plantes, tant à l'état parfait qu'à celui de larves. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces , parmi lesquelles nous n'indiquerons que :
Le Neides tipularia Latr. (Cimex tipularius Linné) , qui est gris avec quelques points noirs sur les élytres , et dont les pattes, également grises, ont la partie renflée des cuisses postérieures noirâtre. Cette espèce se trouve dans toute l'Europe et n'est pas rare auprès de Paris vers le mois de mai. (E. D.)
NEIGE, météor. — Voy, pluie, à l'article MÉTÉOROLOGIE.
NEILLIA. bot. ph. — Genre delà famille des Saxifragacées, établi par Don {Prodr., 228). Arbrisseaux du Népaul. Voy. saxifragacées.
*IMEIS (nom mythologique), acal. — Genre d'Acalèphes Béroïdes , établi par M. Lesson pour une espèce trouvée dans le golfe du Port-Jackson, et caractérisé par la forme du corps aminci en forme de coin , obeordiforme en haut et largement ouvert en bas, ayant huit rangées de cils, dont deux , intermédiaires sur chaque face , se soudent à leur extrémité, et deux autres latérales contournent les bords qui sont épais et sans ailes. Ce genre, que M. de Blainville réunit aux Idyes , forme seul, pour M. Lesson, la tribu des Néis, la cinquième de ses Ciliobranches. La seule espèce décrite, la N. bourse de mer (IV. cordigera), a le corps mollasse, blanc hyalin, sillonné de linéoles entre-croisées, jaune mordoré et jaune clair; les cils sont très irisés. (Duj.)
1VEITHÉE (nom mythologique), moll.
— Genre proposé par M. Drouet pour quelques espèces de Peignes, telles que les P. œquicostatus et versicostatus de Lamarck , qui ont de petites dents sériales sur le bord cardinal, mais qui ont d'ailleurs les caractères essentiels du genre Pecten, dont ils ne peuvent être séparés, au lieu d'être rapprochés des Nucules et Trigonies. (Duj.)
*IYEJA. bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Astéroïdées, établi par Don (m Sweet. FI. Gard., II, n. 78) et dont les principaux caractères sont : Capitule multiflore, hétérogame; fleurs de rayon 1-3-sériées, li-
gulées, femelles; celles du disque tuhuleuses, hermaphrodites. Involucre hémisphérique, à écaillesimbriquécs, linéairessubulées, disposées sur trois rangs. Réceptacle plan. Anthères sessiles. Akène linéaire-oblong, comprimé, villeux. Aigrette double; l'extérieure courte, paléacée; l'intérieure plus longue, velue, scabre.
Les Neja sont des sous-arbrisseaux couverts de poils longs, épars, à feuilles éparses, linéaires, mucronées, très entières ; à rameaux foliacés ou nus au sommet, monocéphales. Involucres hirsutes ; corolles fauves.
Les espèces de ce genre ont été réparties par De Candolle en trois sections {Prodr. , V, 325) qu'il nomme : Podoneja: Ligules à plusieurs rangs; corolles velues; capitules longuement pédoncules. Phijlloneja: Ligules à plusieurs rangs; corolles glabres ; capitules sessiles. Monogyria : Ligules sur une seule rangée; corolles glabres; capitules solitaires au sommet des rameaux.
Toutes ces plantes habitentprincipalement le Mexique et le Brésil. (J.)
NELIT RIS. bot. fil— Genre de la famille des Myrtacées -Myrtées, établi par Gœrtner (I, 134, t. 27). Arbrisseaux des Moluques.
Voy. MYRTACÉES.
NÉLOCIRE. crust. — Syn. à' Eurydice.
Voy. ce mot. (H. L.)
*NELOMYS (vvjHç, cruel; jaOç, rat).
mam. — Genre de Rongeurs de la division des Rats, assez voisin du genre Echimys, créé par M. Jourdan (Ann. se. nat., lrcsér., t. VIII, 1837), et ayant pour principaux caractères : Oreilles arrondies, peu développées ; une queue velue; des tarses courts; des membres trapus, et une foçme assez lourde; ayant quatre molaires à racines et à couronne composée , de chaque côté de l'une et de l'autre mâchoire ; cinq doigts à chaque pied, les pouces entièrement courts.
Le type est le Nelomys Blainvillii Jourdan {loc. cit.), qui est de la grandeur du Cochon d'Inde, dont le pelage est fauve en dessus, blanchâtre en dessous, qui a une queue noirâtre, et dont plusieurs poils de la croupe sont épineux. On croit qu'il se creuse des galeries.
Cet animal habite l'Inde orientale.
M. Jourdan {kl. ) joint à cet animal , pour former son genre Nelomys, une espèce placée anciennement dans le groupe des
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Echimys {E. huppe), et plus récemment Fr. Cuvier (Ann. se. nat., lrc sér., t. X, 1839) a fait connaître une nouvelle espèce du groupe qui nous occupe. (E. D.)
NELSONIA (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Acanthacées, tribu des Nelsoniées, établi par R.Brown (Prodr., 480). Herbes de l'Asie et de la Nouvelle- Hollande. Voy. ACANTHACÉES.
* NELSONIÉES. Nelsonieœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Acantbacées. Voy. ce mot.
NÉLUMBIACÉES. Nelumbiaceœ. bot.
PII. — Voy. NÉLUMBONÉES.
NÉLUMBO. Nelumbium, Juss. bot. ph.
— Genre de plantes qui forme à lui seul la petite famille des Néiumbonées , de la Polyandrie polygynie dans le système de Linné. Il avait été proposé d'abord parTournefort; plus tard Linné le réunit à tort aux Nymphœa, mais il en fut séparé par A.-L. de Jussieu. Salisbury a proposé de changer son nom en celui de Cyamus que Théophraste donnait à la principale espèce du genre ( Voy. Salisbury, Ann. of botany de Kœnig, II, pag. 69-76 ) ; mais les botanistes n'ont pas adopté celte dénomination. Ce genre se compose de magniûques plantes herbacées, d'une conformation générale très ressemblante à celle des Nymphaeacées, qui croissent dans les eaux douces des parties chaudes de l'Asie et de l'Amérique septentrionale; elles ont un rhizome épais, rampant, duquel partent des pétioles et des pédoncules assez longs pour élever les feuilles et les fleurs au-dessus de la surface de l'eau ; les feuilles ont une grande lame peltée, orbiculaire, concave ; les fleurs sont très grandes, blanches, roses ou jaunes, et présentent les caractères suivants : Calice à 4 sépales libres, tombants; corolle à pétales nombreux, oblongs, étalés, disposés sur plusieurs rangs ; étamines nombreuses , à filament filiforme, prolongé au-dessus de l'anthère en un petit appendice; pistils nombreux, logés dans les alvéoles d'un réceptacle fortement dilaté en un corps en forme de cône renversé; chacun d'eux se compose d'un ovaire libre, à une seule loge contenant un ou deux ovules suspendus, surmonté d'un style court que termine un stigmate pelté. A ces pistils succèdent autant de petites noix 1-spermcs, logées également dans les alvéo-
les du réceptacle qui s'est beaucoup accru. Nous nous arrêterons sur deux espèces de ce genre :
1 . Nélumbo brillant, Nelumbium speciosum Wild. (Nymphœa nelumbo Lin., var. a, Cyamus Myslicus Salisb.). Cette magnifique plante, l'une des plus belles du règne végétal , croît spontanément dans les lacs et dans les eaux peu courantes des parties chaudes de l'Asie. De son rhizome rampant , horizontal , formé d'une substance charnue et blanche , partent à la fois les racines et les longs pétioles de ses feuilles, que de petits tubercules aigus et un peu recourbés rendent rudes au toucher; la lame de ces feuilles a 4-6 décimètres de diamètre; elle est fixée au pétiole exactement par son centre, où se trouve une tache blanchâtre; elle est orbiculaire, glabre à ses deux surfaces, la supérieure étant revêtue d'un velouté très fin, formé de papilles , grâce à la présence duquel l'eau glisse sur elle sans la mouiller le moins du monde ; il en est de deux sortes : les unes sont flottantes, étendues en nappes, de manière que l'eau agitée vient passer par dessus, les autres sont creusées en belles coupes d'environ un décimètre de profondeur, un peu ondulées sur les bords. Ses fleurs figurent parmi les plus belles et les plus grandes du règne végétal ; leur diamètre égale jusqu'à 3 décimètres ; leur couleur est blanche ou rose; elles ressemblent à de grandes fleurs de Magnolias; elles ont une odeur d'Anis ; elles sont portées sur de longs pédoncules qui les élèvent au-dessus de la surface de l'eau; leur corolle a plus de 15 pétales, dont 10 sont extérieurs, ovales et concaves, dont les autres sont intérieurs, plus petits et inégaux entre eux. Ses fruits sont ovoïdes-globuleux, à peu près de la grosseur d'une Noisette. Cette belle espèce croît naturellement dans les Indes , à la Cochinchine, à la Chine, etc., et de plus elle y est cultivée à cause de la vénération qu'ont pour elle les habitants de ces contrées, qui en font leur plante sacrée et qui la considèrent comme le symbole de la fertilité; ils représentent leurs divinités placées sur une de ses feuilles. Elle existait autrefois abondamment en Egypte, où elle avait été très probablement apportée de l'Inde, et où elle jouait un rôle important comme plante alimentaire. C'était le Faba œgypliaca des an-
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ciens, le Lys du Nil ressemblant aux Roses d'Hérodote, et l'un des Lotus du Nil. Mais elle a totalement disparu de cette contrée; en effet, son rhizome tendre doit être constamment plongé dans l'eau : aussi il est probable, d'après M. Delile, que sa disparition est due à ce qu'elle n'a pu se prêter sur les bords du Nil aux variations de la sécheresse et des inondations ; que, de plus, le courant du Nil et la profondeur des canaux ont contribué aussi autant que toute autre cause à son dépérissement, puisqu'on ne la voit prospérer que dans les eaux peu profondes et tranquilles ou peu courantes. Les anciens Egyptiens trouvaient dans ses rhizomes et ses graines un aliment sain et assez abondant; ils faisaient du pain avec des graines qui, fraîches, ont un goût agréable d'àmande. Dioscoride rapporte qu'ils propageaient la plante cri en jetant les graines dans l'eau après les avoir enveloppées de limon pour leur faire gagner le fond.
Dans ces derniers temps , on a essayé en Europe ia culture du Nclumbium speriosum comme plante d'ornement : à cet égard , les essais les plus suivis ont été faits àMontpeller, par M. Raffeneau-Delile, qui en a obtenu des résultats très satisfaisants. Favorisé par la douceur du climat méditerranéen , le savant directeur du jardin de Montpellier a pu réunir dans cet établissement une magnifique collection , encore unique en Europe , de diverses variétés et espèces de Nelurnbium. Placées dans de grands bassins de bois , ces plantes se développent à merveille et fleurissent annuellement. Les seules précautions à prendre pour obtenir ce résultat consistent à mettre ces bassins dans des lieux bien aérés et un peu abrités contre la trop grande ardeur du soleil , qui a pour effet de griller les feuilles. L'hiver, il suffit de les renfermer dans une serre tempérée, que l'on chauffe seulement pendant les plus fortes gelées, et où la température reste ainsi toujours au-dessus de 0° (voy. pour les détails, R. Delile, Acclimatation du Nelurnbium speciosum ou Nelumbo de l'Inde dans le midi de la France, Bull, de la Soc. d'agric. du département de l'Hérault, août 1835). Aujourd'hui, dans les parties de l'Asie, où le Nelumbo existe à l'état spontané et cultivé , on mange ses graines , ou bien l'on en prépare des pâtes et des gâteaux qui ont
même quelques usages médicinaux. On emploie aussi sa racine comme diurétique et adoucissante; enfin l'on considère ses pétales comme astringents, et on les emploie de la même manière qu'on le fait en Europe pour les pétales des Roses rouges.
2. Nelumbo jaune, Nelurnbium luleum Wild. (Cyamus flavicomus Salisb. , Nymphœa nelumbo Linn., var. b.). Cette espèce croît naturellement dans l'Amérique septentrionale , dans la Floride , la Caroline , etc. Elle ressemble beaucoup à la précédente; mais elle s'en distingue par ses fleurs constamment jaunes , un peu moins grandes; et par les filets de ses étamines prolongés au-delà des anthères en un appendice linéaire , et non en massue , comme chez le N. speciosum. Quoique spontanée en diverses parties des États-Unis, les essais qu'on y a faits pour la multiplier par la culture ont été fréquemment infructueux , de sorte que Barton dit qu'elle paraît réussir seulement dans les lieux où elle croît spontanément, ce qu'il explique en disant qu'il lui faut probablement une sorte de vase argileuse, tenace et bleue, qui forme le fond des rnares et des étangs où elle prospère, et dans laquelle ses racines s'enfoncent jusqu'à plusieurs pieds de profondenr. En Amérique on mange ses graines; mais elle n'y est pas assez abondante pour pouvoir être considérée comme tant soit peu importante sous ce rapport.
C'est sur les pieds de Nelumbo cultivés au jardin de Montpellier que M. Delile a fait quelques observations, dont voici en peu de mots les résultats. Il a vu que, lorsque l'eau séjourne un peu sur le centre de la feuille, il y a fréquemment émission naturelle d'air, par les bulles, à travers cette eau, et il a reconnu que cet air, qui sort seulement de la tache centrale blanche, où se trouvent beaucoup de stomates, y arrive du reste de la face supérieure de la même feuille. A minuit, les feuilles qui avaient exhalé de l'air pendant le jour n'en donnaient plus ; à six heures du matin , comme le soleil ne donnait pas encore sur elles, elles n'étaient point exhalantes; elles le redevenaient pendant le reste de la journée. Cependant il s'est trouvé quelquefois des feuilles qui absorbaient et exhalaient dans tous les temps et à toutes les heures. Quel-
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quefois on voyait sortir de l'air aune partie des feuilles autre que leur centre, et dans laquelle on ne découvrait au microscope ni stomates ni ouvertures d'aucune sorte. L'air exhalé par les feuilles de Nelumbium n'a pas semblé différer de l'air atmosphérique, 'fil m'est demeuré démontré, dit M. Delile, » que chaque feuille de la plante est pourvue » d'un système respiratoire complet , pour » lequel le velouté possède la faculté absor- » bante, et les stomates celle seulement » exhalante , ce qui est sans exemple pour » touteautre plante que celle-ci, la seule qui » ait pu se prêter aux expériences qui déci- » dent si manifestement l'aspiration et l'exha- » lation. » (Voy. à ce sujet deux notes de M. Delile et deux de M. Dutrochet, Annal, des se. nat., 2esér.,décemb. 1841). (P.D.) NÉLUMBONÉES. Nelumboneœ. bot. ph.
— Petite famille établie aux dépens des Nymphaeacécs, et dont les caractères sont les mêmes que ceux du genre Néiumbo, le seul qu'elle renferme. Voy. nélikibo.
"NEMACONIA, Know. et West. (Flor.
cap., 127). bot. pu. — Synon, de Portera , Lindl.
*J\ESIAPALPUS ( v7l;,a, fil; palpus, palpe). Ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tipuliciens , tribu des Phalénoïdes, Macq. , établi par M. Macquart ( Hist. nat,. des Canaries, par Webb et Berthelot) aux dépens des Psychodes. L'espèce type et unique, N. flavus , est commune aux îles Canaries. (L.)
NERÏASPORA. bot. ca. — Voy. n.ema-
SPOUA.
LWASTOME. aiucun. — Synonyme de Phalangium. Voy. ce mot. (H. L.)
*NEMATANTIIUS (v^«, filament; &- 005, fleur), bot. ph.— Genre de la famille des Gesnéracées, tribu des Épisiciées, établi par Schrader (in Gollinger gel. Anzeig., 1821, I, p. 719). Arbrisseaux du Brésil. Voy. gesnéracées.
NÉMATE. Nemalus (v^a, fil), ins. — Genre d'Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Porte-Scies, tribu des Tenthrédimens, établi par Jurinc aux dépens des Teulhredo de Fabricius, et adopté par Saint-Fargeau (Monographie des Tenthrédines), ainsi que par tous les entomologistes. Les Némates sont caractérisés par leurs antennes de neuf articles simples dans les deux
sexes, longues et sétacées; parleurs mandibules échancrées; leur cellule radiale très grande; leurs quatre cellules cubitales, dont la première, petite, presque ronde ; la seconde, grande, recevant les deux nervures récurrentes ; la troisième, moindre et carrée, et la quatrième atteignantle haut de l'aile, etc.
Les métamorphoses des Insectes de ce groupe et leur genre de vie ont occupé un grand nombre de naturalistes; citons, parmi les anciens, Swammerdam, Réaumur, Linné, Degéer, et, parmi les modernes, Panzer, Dahlbom, Saint Fargeau, et MM. Ratzeburg et Léon Dufour. Ce dernier particulièrement a adressé (28 octobre 1846) à la Société entomologique de France une notice importante sur les métamorphoses des Némates, et contenant l'histoire complète d'une nouvelle espèce de ce genre, \e Nemalus Degceri; précédemment il avait déjà fait connaître une autre espèce, le N. ribis; mais ces travaux n'étant pas encore publiés, nous ne croyons pas pouvoir en parler ici.
Les larves des Némates, désignées comme celles des autres Tenthrédines sous le nom de fausses chenilles, ont constamment vingt pattes, dont six écailleuseset quatorze membraneuses. Ces larves vivent sur différentes plantes dont elles rongent les feuilles. Leurs métamorphoses s'opèrent de différentes manières : les unes entrent dans la terre et s'y filent des coques pour se changer en nymphes; les autres forment des excroissances avec les feuilles, des espèces de galles dans lesquelles elles subissent toutes leurs transformations.
Toutes les espèces de ce genre appartiennent à l'Europe. Lepelletier deSaint-Fargeau (Monographie des Tenthrédines) en décrit trente-huit; mais aujourd'hui on en connaît un plus grand nombre. Nous n'en citerons qu'une seule :
Le Nemate du saule , Nemalus salie is Jurine, Oliv., Fabr., Lepell., etc., qui est long de 5 lignes ; jaune, avec la tête et le corselet noirs en dessus; les ailes avec leur point noir; les pattes jaunes. Les larves de ces Insectes vivent sur le Saule; elles ont près de 1 pouce de long ; elles sont d'un vert céladon, avec de grandes taches jaunes et des points noirs sur les côtés. Elles ont souvent le derrière courbé en arc, de sorte qu'il repose sur le plat de la feuille, tandis qu«
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quelques pattes membraneuses etécailleuses sont accrochées à son bord. Ceslarves entrent en terre au mois d'août et s'y filent des coques d'un brun obscur presque noir.
Les métamorphoses des Nematus capreœ, papillosus, septentrionalis, ribis, Degeeri, etc., sont également connues. (E. D.)
NÉMATE. min. — Nom donné par Haiiy à une roche fibreuse que l'on rapporte assez généralement à l'Obsidienne. Voy. ce mot.
NEMATOCERA. ins. — Syn. iïHexatoma. Voy. ce mot.
NÉHÏATOCÈRES. ins. — Syn. de Filicornes. Voy. ce mot.
NEMATODES (vn,aaTw^Ç) filamenteux).
ix5. — Genre de Coléoptères pentnmères , famille des Sternoxes , tribu des Élatérides, créé par Latreille {Annales de la Soc. eut. de France, 1. 111, p. 125). Les types sont : les Eucnemis buprestoides Rossi ( alticollis Rondani), fdum F. , et meliculosus Dej. Le 1er est originaire d'Italie, le 2e d'Autriche, et le 3e des États-Unis. Ces 3 espèces rentrent dans le genre Hypocœlus d'Eschschollz, adopté par Dcjean.
Les Nématodes de Dejean, que cet auteur attribue à tort à Latreille (Catalogue, 3e éd., p. 96), sont les N. procerulus Mann, (pygmœusDej.), flavescens Dej., et semi-vitiatus Harris : les deux premiers se trouvent en Suède et en France, et le dernier est des États-Unis. (C.)
*J\EMATOGONEM, Desmaz. (in Nouv.
Ann. se. nat., II, 69, t. II, f. 1). bot. cr. — Syn. de Sporotrichum , Lnk.
NÉMATOÏDES. Nematoides (v%.a, fil; «T^or, forme), helm. — Rudolphi a donné en 1808, dans son Histoire naturelle des Entozoaires, la dénomination de Nématoïdes à l'une des grandes catégories de Vers intestinaux , celle à laquelle appartiennent les Ascarides, les Strongles, les Filaires et beaucoup d'autres ayant le corps filiforme ou fusiforme, allongé. Quelques genres d'animaux qui vivent dans les eaux de la mer, dans les eaux douces ou même dans la terre humide ont aussi l'organisation des Nématoïdes , et ont été classés parmi eux par les helminthologistes modernes. C'est aussi à ce groupe qu'appartiennentlesAnguillules ou Vibrions de la colle et du vinaigre, qu'on a laissés si longtemps parmi les Infusoires.
Quoique l'on connaisse un grand nombre
de Nématoïdes, on n'a pas encore établi la caractéristique et la classification de ce groupe d'une manière déGnitive. Tous les genresque leurs caractères extérieurs tendent à faire placer parmi les Nématoïdes ne paraissent pas avoir la même organisation intérieure, et, tandis que celle des premiers serait très élevée, celle des derniers serait, au contraire, fort simple : les Ascarides, les Strongles, etc., seraient dans le premier cas; les Gordius, Trichius, etc., dans le second. C'est un sujet que nous traiterons en détail à l'article vers de ce Dictionnaire ; aussi nous contenterons-nous d'indiquer ici, d'après M. Dujardin, les diverses familles qui constituent la classe des Nématoïdes :
Trichosomiens, Filariens, Strongyliens, Ascaridiens, Énopliens, Sclérostomiens,Dacnidiens. Plus un certain nombre de genres mal connus ou d'une organisation supposée inférieure :
Stelmie, Léorhynque, Prionoderme, Chiracanthe, Gnathoslome , Lécanocéphale , Ancyracanthe, Hétérochele, Stéphanure, Hystrichis, liedruris , Crossophore, Odontobie, Tropisure, Trichine; et enfin les Gordiacés, comprenant les genres Mermis et Dragonneau. (P. G.)
* NEMATOPHORA ( v^ua , fil ; yopoç , qui porte), ois. — Subdivision du genre Huppe (voy. ce mot), d'après M. G.-R. Gray (Gen. of Birds., 1840). (E. D.)
*NEMATOPHORA (v~ua, fil; VoPSç, qui porte), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes , tribu des Lampyrides, formé par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 113), avec une espèce du Brésil, le N. macrocera de l'auteur. (C.)
NEMATOPLATA , Bor. (in Dict. class., 1 , 593 , XI , 499). infus. — Syn. de Fragu laria, Lby.
NÉMATOPODES (vTîua, v/^octoî , fil;
ttoûç, ttocÎoç, pied), moll.? crust.? — Dénomination donnée par M. de Blainville à la première classe de ses Malentozoaires correspondant aux Cirrhipodes. Voy. ce motet
MOLLUSQUES. (DUJ.)
*WEMATOPODIES (v%«, fil ; wovç, «o- &,; , pied), ins. — M. Gravenhorst (Ichn. Europ. 1829 ) a indiqué sous ce nom un genre d'Hyménoptères de la section des Térébrans, de la famille des Ichneumoniens. (E. D.)
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•NEMATOPTERA, Burm. ins. — Syn.
âeNemoptera, Latr. (E. D.)
NEMATOPUS(v%.«, fil; *ov5| pied).
ins. — Genre d'Hémiptères de la section des Hétéroptères , famille des Lygéens , tribu des Coréites, créé par Latreille (Fam. nat. 1825) et adopté par tous les entomologistes. Les Nematopus , caractérisés par leur tête courte, arrondie; leurs pattes postérieures très longues; leurs cuisses renflées, garnies d'épines, ainsi que les jambes , ne comprennent qu'un petit nombre d'espèces.
MM.Amyot etServille(/7emipfères des Suites à Bu ffon-Roret) n'en signalent que trois: deux de Cayenne, les N. indus Linné et nervosus Gasteln., et une de la Chine, le N. rneleagris Fabr. (E. D.)
*NEMATORA, Fée (Melh. Lichen., 43 , t. II, f. 4). bot. cr. — Voy. strigula, Fr.
NEMATOSPERMUM , L.-C. Richard [in Act. soc. h. n. Par., I, 105). bot. ph.
— Syn. de Lacistema, Swartz.
*NEMATOSTIGMA, Dietr. (Syst. Willd.
n., 228). bot. ph. — Syn. deLiberlia, Spreng.
NÉMATOURES ou SÉTICAUDES. ins.
— Nom donné par M. Duméril à une famille d'Insectes aptères, qui correspond à l'ordre des Thysanoures de Latreille.
NEMATTUX, Fr. (Msc). bot. cr. — Syn. de Myxonema , Fr.
*NEMATURA (v^.a, fil; ovpa, queue).
ois. — Nom donné par M. Fischer à un groupe de Tétraonidées. Voy. ce mot.
NEMATUS. ins. — Voy. némate.
NEMAUCHENES. bot. pu. — Genre de la famille des Composées, tribu des Cichoracées, établi par Cassini (in Dict. se. nat., XXXIV, 362). Herbes des contrées orientales. Voy. COMPOSÉES.
NÉMAZOAIRES ( v~*«, fil ; Ç£ov , animal), alg.? — Classe d'êtres ambigus proposée d'abord sous le nom de Némazoones par M. Gaillon, puis nommée Némazoaires , et enfin Ncmalophyles par M. de Blainville , qui les regarde définitivement comme des végétaux. M. Gaillon, qui comprend dans cette classe les Bacillariées ou Naviculées , beaucoup d'Infusoires verts et une foule de vraies Algues, supposait que des animalcules simples, libres et bien vivants , jouissent de la faculté de s'agglutiner par une matière exsudée de leur corps, de manière
à former des filaments simples ou ramifiés présentant l'aspect de végétaux. (Duj.)
*NEMEDRA. bot. ph. —Genre de la famille des Méliacées, tribu des Trichiliées, établi par Jussieu ( in Mem. Mus. , XIX , 223, t. 14 , f. 8). Arbrisseaux originaires de la Nouvelle-Hollande tropicale. Voy. méliacées.
*NEMEORIUS(v^oç, bois; e?o$,vie). ins.
— Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes, tribu des Érycinides, établi par Stephens. La seule espèce connue est le Nemeobius lucina (Papilio lucina Linn., Argynnis lucina God., le Faune à taches blanches Engr.), qui habite la France boréale et australe.
*NEMEOPHILA (v/Fo?, bois; y^oç, qui aime), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, tribu des Chélonides, établi par Stephens aux dépens des Chélonées. M. Boisduval, qui adopte ce genre (Gênera et index methodicus Lepidopt. europ.) entité deux espèces, N. russula et Plantaginis, qui habitent l'Europe.
NÉMERTE. Nemertes (nom mythologique), iielm. — Genre fort curieux d'Helminthes marins dont nous avons plusieurs espèces sur nos côtes. Ces animaux , qui arrivent souvent à une longueur de plusieurs mètres, ont la forme de rubans fort étroits, mais ils sont susceptibles de se raccourcir considérablement. On leur a successivement donné les noms de Nemertes (Oken), Borlasia (G. Cuvier), Linaria (Sowerby) et Lineus (Davies). M. de Blainville les a pris pour type de sa famille des Térétulariés , et M. Ehrenberg de celle qu'il appelle Nemertina. On connaît aussi des espèces exotiques de ce genre, et MM. Quoy et Gaimard en ont représenté plusieurs dans le Voyage de V Astrolabe. Plusieurs naturalistes, depuis Borlase, se sont occupés de l'organisation des Nemertes, et, tout récemment, M. de Quatrefages a publié, dans Y Iconographie du règne animal, une planche très soignée dans laquelle il représente les principaux caractères anatomiques et physiologiques de ces animaux. Nous en parlerons à l'article vers. (P. G.)
NEMERTESIA. polyp. — Dénomination proposée par Lamouroux pour le genre de Sertulariens que Lamarck a nommé Antennulaire, et que M. Ehrenberg laisse dans son grand genre Serlularia, comme section du sous-genre Sporadopyxis. Les Antennulaires ou Ncmcrtcsies ont les polypes verti-
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cillés autour d'une tige simple ou peu divisée, Ostuleuse, cornée. (Duj.)
*NEMERTINA. helm. — Famille dont le type est le genre Nemerles. Elle a été ainsi dénommée par M. Ehrenberg, et répond en grande partie à celle desTérétularié&de M. de Blainvilie. Elle comprend les genres Tubulan, Cérébralule, Polie, Borlasie ou Nernerte, Notogymnus, Bonellie et Lobilabre. Ces animaux appartiennent à la classe des Turbillacées. (P. G.)
NEMESIA. bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Hémiméridées , de la Didynamie angiospermie dans le système sexuel de Linné. Il a été établi par Ventenat ( Malmais. , t. 41 ) aux dépens de quelques espèces d' Antirrhinum, et présente pour caractères principaux : Calice à 5 folioles. Corolle hypogyne , à tube court, à limbe bilabié : lèvre supérieure 4-îobée, garnie d'un éperon à la base ; lèvre inférieure entière ou échanerée; deux gibbosités à la gorge. Étamines 4, insérées à la gorge de la corolle, didynames ; anthères uniloculaires * souvent soudées deux à deux. Ovaire a 2 loges multi-ovulées. Style simple; stigmate capité. Le fruit est une capsule comprimé, à 2 loges contenant un grand nombre de graines.
Les Nemesia sont des herbes annuelles , rarement vivaces ou suffrutescentes, à feuilles opposées, dentées ou incisées ; à fleurs axillait es et solitaires, ou disposées en grappes terminales.
L'espèce type, Nemesia fœtens Vent. (loc. cit. ), est un arbuste indigène du cap de Bonne-Espérance. Ses fleurs, d'un gris blanchâtre veiné de pourpre, sont marquées dans l'intérieur d'une tache jaune-orangé.
Les autres espèces de ce genre sont les Antirrhinum macrocarpum , bicorne et longicorne. (J.)
*]\ÉMÉSIS. Nemesis (nom mythologique).
crust. — Genre de l'ordredes Siphonostomes, de la tribu des Dichélesliens, établi par Polydore Roux, et généralement adopté. Ce genre se rapproche beaucoup de celui des Dichélestiens, mais ressemble un peu à certains Crustacés Isopodes par la forme générale du corps. La têteestépaisse, obtuse, ovalaire; le thorax se compose de quatre articles quadrilatères, à peu près de même grandeur que la tête, et semblables entre eux; enfin l'abdomen
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est très petit, conique, annelé et terminé par deux petits appendices lamelleux. Les antennes sont assez longues, sétacées, multiarticulées, et pourvues d'un article basilaire assez grand. Immédiatement en arrière de ces organes, on aperçoit une autre paire d'appendices qui ressemblent à de pe tites cornes, et qui paraissent être les analogues des pattes-mâchoires antérieures de* Caligiens. Les pattes-mâchoires de la seconde paire, situées de chaque côté d'i.a suçoir gros et court, sont grêles et petites; mais celles de la dernière paire sont plus dé' veloppées et subehéliforrnes. Les pattes sont au nombre de quatre paires , dont deux fixées au premier article thoracique, et les suivantes aux deux anneaux suivants ; celles de la première paire sont petites, grêles et simples, tandis que les autres sont composées d'une pièce basilaire très grande, mais libre sur la ligne médiane, et de deux petites rames terminales. Le dernier anneau thoracique présente de chaque côté, à son bord postérieur , un tubercule arrondi auprès duquel naissent des lobes oviferes qui sont extrêmement longs. On ne connaît encore que deux espèces qui vivent parasites sur ceux de nos Poissons cartilagineux de la Méditerranée. La Némésis lamne, Nemesis Lamna Roux, peut être considérée comme le type de ce genre. C'est sur les branchies du Lamna cormibicus que l'on rencontre constamment la Némésis lamne, qui vit en société au nombre de vingt-cinq à quarante individus.
La seconde espèce est la Némésis des Requins , Nemesis Carchariarum Roux. C'est particulièrement sur les branchies du Squale renard, Carcharias vulpes, que l'on trouve cette Némésis. (H. L.)
NEMESTRINA. mam. — Nom scientifique du Maimon. Voy. macaque. (E. D.)
NEMESTRINA ( nom mythologique ).
ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Anthraciens, tribu des Némestrinides , Macq., établi par Lalreille ( Gen. , t. V, p. 307 ), et caractérisé de la manière suivante par M. Macquart (Diptères, Suites à Buffon-Roret) : Tête déprimée. Palpes saillants. Antennes distantes , courtes. Yeux nus. Écusson à rebord peu marqué. Pelotes des tarses ordinairement petites. Ailes de largeur médiocre, plus ou
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moins réticulées dans les deuxième et troisième cellules sous-marginales, les première et deuxième postérieures; quelquefois non réticulées; point de cellule fausse.
M. Macquart (loc. cit. et Dipt.exot.) décrit huit espèces de ce genre, assez communes dans l'Egypte et au cap de Bonne-Espérance. Nous citerons principalement la Nemestrina reticulala, ainsi décrite : Longueur, 8 lign. Corps noir, revêtu de poils gris ; thorax ayant une ligne dorsale et une tache oblique de chaque côté, grises; ailes enfumées , ayant leur extrémité hyaline; pattes roussàtres , avec les cuisses noires ; abdomen ayant chaque segment bordé de poils gris.
Les mœurs de ces Insectes sont les mêmes que celles des Anthraciens. (L.)
*N£M£STRINIDES. Nemeslrinidœ . ras.
— Tribu de la famille des Anthraciens, dans l'ordre des Diptères, établie par M. Macquart (Dipt. , Suites à Buffon ), qui lui donne les caractères suivants : Corps large. Tête ordinairement de la largeur du thorax. Trompe allongée, menue, dirigée en avant ou en dessous. Front et face ordinairement larges, séparés par un sillon transversal. Antennes courtes, distantes, insérées près du bord intérieur des yeux. Trois ocelles, dont les latéraux sont insérés au bord intérieur et postérieur des yeux. Écusson à rebords. Pieds presque nus; trois pelotes aux tarses. Cuillerons petits, velus. Ailes ordinairement réticulées vers l'extrémité; deux ou trois cellules sous-marginales, ordinairement cinq postérieures.
Quatre genres composent cette tribu ; ce sont : Mœgistorhynchus, Macq. ; Nemestrina, Latr. ; Fallenia , Meig. ; et Hirmonevra, Meig. Voy. l'article anthraciens, pour les détails relatifs aux mœurs de ces Insectes.
*I\'EMIA, Berg. (Flor. cap. , 160). bot. ph. — Syn. de Manulea, Linn.
*ï\EMICOELUS (v/fxoç, bois; xorto» , creuser), ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Xylophages , tribu des Cucusites, formé par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 340) avec deux espèces: les N. marginipcnnis et hemipterus de Fauteur. La première se trouve aux États-Unis et la deuxième est de patrie inconnue. (C.)
* NEAIORIA (*«i*9«» bois; Sc'oç, vie), ras.
— Genre d'Orthoptères de la famille des
t. vnr.
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Gryllides, créé par M. Audinet-Serville {Orthoptères des Suites à Buffon de Roret) aux dépens des Grillons (voy. ce mot). Les principaux caractères des Nemobia sont : Tarses de trois articles, le deuxième comprimé, peu visible; palpes maxillaires longs, à dernier article un peu tronqué obliquement au bout; ovicapte droit, presque aussi long que l'abdomen ; yeux grands , arrondis , peu saillants, etc.
Ces Insectes semblent se réunir entre eux , tandis que les Grillons vivent plus solitaires ; les femelles déposent leurs œufs dans la terre. Ils sautillent partout à la surface du sol , et ne se cachent pas, au moins dans des terriers.
Deux espèces entrent dans ce groupe :
Gryllus sylvestris Bosc. (Act. Soc. dliist. nat. , I, pi. 10, fig. 4). Corps noirâtre avec quelques poils jaunâtres. Se trouve très communément dans presque toute l'Europe ; habite surtout les lieux ombragés; on le voit souvent sous les feuilles.
Et le Nemobia lineolata Brullé (Hist. nat. des Ins., IX, pi 18, f. 9), des Pyrénées et de Saint-Sever. (E. D.)
NEMOCEPHALUS (v/fxw, partager; %t- <p«H, tête), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Curculionides orthocères , division des Brenthides, établi par Latreille (Familles naturelles, p. 390) , et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 266), qui en énumère 15 espèces ; 14 appartiennent à l'Amérique , et une est originaire d'Asie (îles Philippines). Nous citerons comme en faisant partie les Br. monilis , suturalis F., lœvis Gr., et sanguinicollis Dej. Schœnherr fait entrer une partie de ces Insectes parmi ses Brenlhus, mais il a placé le dernier dans son genre Teramocerus. MM. Imhoff et Labram ( Sing. gen. curculion . , 2e fas.) en font le type d'un nouveau genre qu'ils nomment Ischnomerus. (C.)
NÉMOCÈRES. Nemocera. ras. — Latreille a créé sous ce nom une grande famille d'Insectes de l'ordre des Diptères, et comprenant particulièrement les deux grands genres Culex et Tipula de Linné. Depuis , les Némocères sont devenues, pour M. Maequart et pour la plupart des entomologistes, l'une des deux grandes divisions primaires des Diptères.
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Les Némocères ont pour caractères : Corps ordinairement menu et allongé; tête petite. Trompe tantôt longue, menue, et renfermant un suçoir de six soies; tantôt courte et épaisse, à suçoir de deux soies. Palpes de quatre ou cinq articles. Antennes filiformes ou sétacées , souvent de la longueur au moins de la tête et du thorax réunis, de six articles au moins. Abdomen étroit; thorax grand et élevé. Pieds longs et grêles. Ailes allongées et souvent étroites; cellules basi- Jaires allongées.
Les larves, toujours allongées et semblables à des Vers, ont une tête écailleuse , de figure constante, et dont la bouche offre des parties analogues aux mâchoires et aux lèvres. Elles changent toujours de peau pour se transformer en nymphes, et ces dernières, tantôt nues, tantôt renfermées dans des coques que les larves ont construites, se rapprochent , par leur figure , de l'insecte parfait , en présentant les organes extérieurs , et achèvent leurs métamorphoses à la manière ordinaire : elles ont souvent, près de la tête ou sur le thorax, deux organes respiratoires en forme de tubes ou d'oreillettes.
Les Némocères habitent ordinairement les lieux humides; les petits surtout se rassemblent dans les airs en essaims nombreux s s'y balancent, et forment en volant des sortes de danses. Dans l'accouplement ils sont placés bout à bout, et volent ainsi : ils pondent leurs œufs, soit dans la terre, soit dans J'eau.
Voy. l'article diptères, pour les divisions établies par M. Macquart dans le groupe des Némocères. (E. D.)
NÉMOGLOSSATES. ins. — Latreille (Règ. anim.) avait donné ce nom à une division d'Hyménoptères , qui correspond au genre Apis de Kirby, ou à sa tribu des Apiaires. Voy. ce mot. (E D.)
KEMOGNATHA ( ve>o , partager ; yv«- 0oç, mâchoire), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides, tribu des Vésicants, créé par Latreille ( Règne animal de Cuvier, t. V, p. 69), et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 249 ), qui en énumère 17 espèces ; 10 sont originaires d'Amérique, 6 d'Afrique , et une seule appartient à l'Europe : celle-ci , type du genre, est la N. chrysomelina Fab.; elle varie beaucoup pour la couleur. Les Zonitis
vittata , viridipennis , hœmorrhoidalis et rostrata (4 -notata Dej.) Fab., et 5 ou 6 autres espèces qui ont été décrites, et que Dejean n'a pas connues, doivent être considérées comme se rapportant à ce genre. Les larves de ces Insectes , comme la plupart de celles de cette tribu, doivent être parasites d'Hyménoptères.
M. Guérin-Méneville a établi, avec la N. rostrata, son genre Leptopalpus. (C.)
*NEMOICUS, Stephens. ins. — Syn. de Phyllobius, Schcenherr. (C.)
NÉMOPANTFIE. Nemopanthes. bot. ph.
— Genre de plantes de la famille des Ilicinées , de la Dicecie pentandrie dans le système de Linné, établi par Rafinesque pour Yllex canadensis , et décrit d'une manière plus précise par DeCandolle (Première notice sur les plantes rares du jardin de Genève, 8, t. 3). Il est caractérisé par des fleurs dioïques ou polygames , formées d'un calice très petit, réduit à l'état d'un très petit anneau entier à son bord ; d'une corolle à 5 pétales allongés-linéaires , réfléchis , entièrement libres et distincts les uns des autres à leur base; de 5 étamines alternes aux pétales, à anthères introrses, 2- loculaires; d'un ovaire sessile, à 3-4 loges, renfermant chacune un seul ovule suspendu au haut de leur angle central, que surmontent 3-4 stigmates sessiles. Le fruit est une baie presque globuleuse, à 3-4 loges.
La seule espèce de ce genre est le Némopanthe du Canada, Nemopanthes Canadensis, petit arbrisseau rameux , à feuilles alternes, oblongues , très entières , très glabres , coriaces , à court pétiole. Ses fleurs sont petites , d'un blanc verdâtre , solitaires sur des pédoncules axillaires, filiformes, plus courts que les feuilles. Ses baies sont rouges. Cette espèce croît dans les montagnes du Canada, près du lac Champlain , et vers le sud des États-Unis jusqu'en Caroline. Elle passe en pleine terre dans les parties moyennes de l'Europe. (P. D.)
NEMOPHILA ( vUoç, , bois ; « O.oç , qui aime), bot. ph. — Genre de la famille des Hydrophyllées, établi par Barton (Flor. bor. amer., 61). Herbes de l'Amérique boréale.
Voy. HYDROPHYLLÉES.
*NEMOPHORA (.Vx, fil; yépoç, qui porte), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Tinéides , créé
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par Hubner aux dépens des Adela ( Dup. , Catal. des Lépid. d'Europe). On en connaît six espèces , qui habitent la France et l'Allemagne. (L.)
*J\EMOPODA(v9îfxa, filament; nri^iti- Soç , pied ). ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Musciens , tribu des Muscides, établi par M. Robineau- Desvoidy et adopté par M. Macquart {Diptères, Suites à Buffon). Ce dernier en décrit 9 espèces, qui toutes habitent la France et l'Allemagne.
L'espèce type , N. cylindrica ( N. puiris Rob.-Desv., Sepsis cylindrica Meig., Sepsis nitida Fall., Cal&bata cylindrica Fab.), est très commune en France.
NEMOPTERA ( v^P.a, fil ; wt*'pov, aire). ins. — Genre de Névroptères de la section des Filicornes , famille des Planipennes, tribu des Panorpates, créé par Latreille (Gen. Crust. et Ins.) aux dépens des Panorpa de Linné , adopté par tous les entomologistes, et dont M. Burmeister (Handbuch der Entomologie) a changé le nom en celui de Nematoptera. D'après M. Rambur (Névropt. des Suites à Buffon de Roret), les Nemoptera ont pour caractères : Antennes presque filiformes ; bouche prolongée en museau; pas d'ocelles; palpes labiaux plus longs que les maxillaires, ceux-ci plus courts que les mâchoires, qui sont droites, ciliées, obtuses à l'extrémité ; tarses de cinq articles, le premier et le dernier assez longs, les autres très courts; ergots très courts ou insensibles, les tibias postérieurs n'en ayant qu'une paire; onglets grands.
Olivier, le premier, avait observé plusieurs espèces de ce groupe dans le Levant; depuis on en a découvert quelques unes en Egypte, en Algérie et en Espagne, et on en compte neuf d'après M. Rambur. Ces Injectes, d'après les observations d'Olivier, Dnt le vol lent ; ils agitent péniblement leurs ailes, à de petites distances, de sorte qu'on peut les saisir avec la plus grande facilité; ils sont très multipliés, et leur existence semble fort courte.
M. Rambur {loc. cit.) répartit les neuf espèces comprises dans ce genre en trois groupes particuliers ou sous-genres, de la manière suivante :
1° Nemoptera, Auct. Bouche assez fortement avancée en bec ; ailes supérieures
ayant des bandes en zigzag , et un très grand nombre de traits ou de points noirs ou bruns. Type : Panorpa Coa Lin., des îles de l'Archipel.
2° Halter, Ramb. Bouche assez fortement avancée en bec ; ailes en grande partie transparentes , les inférieures plus ou moins dilatées. Type : N. albaOYiv., de Bagdad.
3° Brachystoma , Ramb. Bouche à peine avancée en bec. Espèce unique : N. Olivieri Ramb., d'Egypte.
NEMOPTERIX. ins. — Syn. de Nemoptera (voy. ce mot), suivant Leach. (E. D.)
*NEMOR.EA. ins.— Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Musciens, tribu des Muscides , sous-tribu des Tachinaires, établi par M. Macquart ( Diptères, Suites à Buffon), qui le caractérise ainsi : Corps large. Palpes un peu saillants. Face ordinairement nue ; épistomepeu ou point saillant. Antennes presque couchées , n'atteignant pas l'épistome.Yeux velus. Abdomen ovale. Première cellule postérieure, atteignant le bord un peu avant l'extrémité de l'aile.
Ce genre renferme 20 espèces , dont la plupart habitent la France et l'Allemagne, dans les bois et les prairies, sur les fleurs en ombelles. Nous citerons principalement les N. viridulans (Erigone id. Rob.-Desv.) et le N. sylvatica, toutes communes aux environs de Paris; la première, en juin et août, sur les fleurs de Vlleraclœum spondylum , et la seconde, au printemps, dans les bois. (L.)
* NEMORÏIEDUS. mam. — Voy. njïmo-
HEDUS.
* NEMORICOLA ( nemus , bois ; colo , j'habite), ois. — M. Hodgson ( J. An. Soc. Beng., 1831) donne ce nom aune division des Scolopax. Voy. ce mot. (E. D.)
NEMOSIA (V£>ç, de bois), ois. — Nom donné par Vieillot ( Anal, ornith., 1816 ) à une division du genre des Moineaux.
NEMOSOMA ( véu.w , partager ; (rwp.« , corps), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xylophages, tribu des Bostrichiens , formé par Desmarest et adopté par Latreille (Gênera Crust. et Jns., III, p. 12; 1, XI, 4), et par Dejean (Catalogue, 3eédit., p. 338). Ce dernier auteur en mentionne quatre espèces, qui sont : JV. elongatum L. (fasciatum Pz.), cylindricum9 concolor Dej. , et guianensis Lac. Les deux premières sont originaires d'Europe, et les
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deux dernières d'Amérique (États-Unis). Le N. elongatum se trouve quelquefois aux environs de Paris, il vit dans l'intérieur du bois du Hêtre et de l'Orme.
Ce genre parait avoisiner certains Trogosites ; Erichson le place à la suite de ses Nitidulaires, à côté des Ips. Ses caractères sont: Antennes en massue , perfoliées , guère plus longues que la tête; tête presque aussi longue que le corselet; corps linéaire. (C.)
NEMOTELUS (v^a, fil; tAoç, fin).
Ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocéres, famille des Notacanthes, tribu des Stratiomydes, établi par Geoffroy et généralement adopté. M. Macquart (Diptères, Suites à Buffon; Dipt. exot.) en décrit 9 espèces, dont 6 indigènes et 3 exotiques. L'espèce type , Nemotelus pantherinus Macq.
{Musca pantherina Linn. , Nemotelus uliginosus Latr. , Nemotelus marginatus Fab. ), est assez commune en France. (L.)
*NEMOTOIS. ins.— Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Tinéides, établi par Hubner (Dup., Calai, des Lépid. d'Europe) aux dépens des Adela.On en connaît 9 espèces, dont la plupart habitent la France et l'Allemagne. (L.)
*J\EMOTRICHUS(vt>.w, partager; ept'ç, cheveu), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, famiile des Curculionides orthocères, division des Anthribides , formé par Dejean (Catalogue, 3e édit. , p. 256) avec une espèce de Cayenne , le N. indistinctus de M. Buquet. Ce genre a été adopté et publié depuis par MM. Labram et Imhoff (Singulorum gen. Curcul., fasc. 4). (C.)
NÉMOURE. Nemoura (v%K, fil; ovpx', queue), ins. — Genre de Névroptères de la famille des Planipennes, tribu des Perliens, créé par Latreille (Précis des caractères des Ins., 1797) aux dépens des Phryganea de Linné, et des Perla Geoffroy, ou Semblis Fabricius, et adopté par tous les entomologistes. Les Nemoura, dont le nom a été changé en celui de Nematura Burmeister et Rambur, ont pour caractères généraux, suivant M.Pictet : Palpes maxillaires et labiaux courts, filiformes, le dernier article ovoïde, arrondi et d'un diamètre au moins égal à celui qui le précède; soies caudales nulles ou rudimentaires.
Les Némoures ont la tête plus petite, plus
ronde et moins aplatie que les Perles; leurs antennes sont longues et fortes; leurs mandibules grosses, presque aussi larges que longues, et terminées par trois à six dents courtes; leur labre est moins large et moins linéaire que celui des Perles; leurs mâchoires, assez fortes et dures, sont terminées par des dents ou par des soies très raides, recouvertes en dehors d'une galette qui les dépasse souvent; leur lèvre inférieure est large et partagée à son extrémité en quatre lanières , dont les deux médianes sont parfois réunies. D'une taille un peu plus forte que les Perles, plus grêles et plus délicates qu'elles, leurs ailes ont une tendance à s'enrouler ; leur couleur générale est un gris plus ou moins fuligineux ou brunâtre; celle du corps est noire, mêlée parfois de jaune ou de brun.
Ces Insectes se trouvent dans les endroits humides et les bois ombragés; ils ne paraissent qu'au printemps ou au commencement de l'été, et il est rare d'en voir en automne. Leurs larves vivent dans l'eau , marchent sur les pierres ou se tiennent attachées aux herbes aquatiques ; quelques unes n'ont pas d'organes respiratoires externes, et d'autres au contraire en présentent. La forme de ces larves se rapproche de celle des Perles; elles ont comme elles deux soies caudales , mais ces organes restent attachés à la dépouille de la nymphe.
Plusieurs auteurs se sont occupés de ce genre, et nous citerons particulièrement Latreille et MM. Burmeister, Rambur et Pictet (Hist. nat. gén. et part, des Ins. Névroptères, monogr. des Perlides, 1841). Ce dernier auteur en a réparti les espèces en 3 groupes , qu'il nomme et caractérise de la manière suivante :
I. Tœniopterix, Pictet. Articles des tarses égaux; abdomen terminé par des soies longitudinales tri-articulées.
Six espèces, toutes européennes, entrent dans ce groupe ; la principale est le Nemoura nebulosa Latr., Oliv., Pictet (Semblis nebulosa Fabr.), type du genre. Elle est très commune aux environs de Paris, et parfois, en été, on la voit en abondance sur les quais de cette ville.
II. Leuctra, Stephens. Deuxième article des tarses très court; pas de soies du tout ;
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nervures du parastigma ne formant pas d'X, ailes allongées et en cylindre.
Sept espèces, dont six d'Europe et une d'Amérique. Type : N. cylindrica Deg.
III. Nemoura, Auct. Deuxième article des tarses très court ; pas de soies du tout ; nervures du parastigma formant un X ; ailes médiocres, aplaties.
Huit espèces, toutes européennes. Type : N. variegata 01 iv. (E. D.)
NEMOZOMA. ms. — Voy. nemosoma.
IVEMS. mam. — Buffon a donné ce nom à une espèce de Mangouste , qui n'est pas le Nems des Arabes : ce dernier est Flchneumon. Voy. l'article mangouste. (E. D.)
*NEMURA(v9îfAa, fil; 0ÛP«, queue). ins.^ M. Hodgson (in GrayZool. mise, 1846) indique sous ce nom une subdivision des Fauvettes. Voy. sylvie. (E. D.)
NENAX, Gœrtn. (I, 165, t. 32). bot.
ph. — Syn. d'Ambraria, Gruse, et de Cliffortia , Linn.
*NENGETUS. ois.— M. Swainson {Zool.
Joum.y 1837) donne ce nom à un petit groupe d'Oiseaux qui rentre dans le genre des Moucherolles. Voy. ce mot. (E. D.)
NÉNUPHAR. Nymphœa. bot. ph. — Genre de la famille des Nymphéacées , à laquelle il donne son nom, de la Polyandrie monogynie dans le système de Linné. Tel que nous le considérons ici avec les botanistes modernes, il ne comprend plus que ce qui reste du genre établi sous le même nom par Linné, après qu'on en a retranché d'un côté les Nelumbium, devenus le type de la famille des Nélumbonées (voy. ce mot) , et de l'autre les Nuphar , Smith , ou Nymphéas à fleurs jaunes ( voy. nuphar). Limité de la sorte , il se compose de plantes herbacées aquatiques, remarquables par leur beauté, qui croissent dans le» eaux stagnantes ou faiblement courantes des parties tempérées et subtropicales du globe, surtout dans l'hémisphère septentrional; un petit nombre se trouvent entre les tropiques. Ces plantes ont un rhizome charnu , quelquefois volumineux, qui rampe au fond de l'eau sur la vase, où il s'enracine; de lui partent des pétioles et des pédoncules d'un tissu très lacuneux, d'une longueur assez considérable pour élever les feuilles jusqu'à la surface de l'eau, sur laquelle elles nagent et les fleurs au-dessus. Leurs feuilles
sont grandes, planes, en cœur ou bilobées à leur base, parfois peltées, entières ou sinuées-dentées, glabres ou pubescentes en dessous, pourvues de stomates seulement à leur face supérieure , la seule qui soit en contact avec l'air. Leurs fleurs sont grandes et brillantes, blanches, bleues, roses ou rouges , mais jamais jaunes; elles présentent les caractères suivants: Galice à 4-5 sépales libres, tombants , colorés intérieurement ; corolle à 16-28 pétales sur plusieurs rangs, libres, et dont les intérieurs passent peu à peu à la forme des étamines : celles-ci sont nombreuses, sur plusieurs rangs, libres, à filet pétaloïde; ovaire multiloculaire , à ovules nombreux portés sur les cloisons , surmonté d'un stigmate sessile , pelté , rayonné , marqué au centre d'une sorte de glande saillante arrondie. Le fruit est charnu , rempli de pulpe dans laquelle sont plongées les graines, multiloculaire , couronné par le stigmate persistant. Les espèces de ce beau genre se répartissent en trois sous-genres, pour chacun desquels nous aurons à citer un exemple digne de fixer l'attention.
a. Cyanea, DG. Filet prolongé au-dessus de l'anthère , ce qui rapproche ces plantes des Nelumbium, desquels elles se distinguent, au reste, très nettement par l'organisation de leur fruit; fleurs bleues ou bleuâtres ; feuilles peltées, très entières ou dentées-sinuées. Plantes d'Afrique : une seule de l'Asie tropicale.
1. Nénuphar bleu, Nymphœa cœruleaSdivigny. Cette belle espèce croît dans les rivières et les canaux de la Basse-Egypte. Son rhizome, de couleur noirâtre, est pyriforme ; les pétioles qui en partent sont cylindriques, lisses. Ses feuilles nageantes sont presque orbiculaires, un peu ovales, obtuses et entières au sommet, un peu sinueuses vers leur base , qui est profondément échancrée en cœur et forme deux lobes ou oreillettes acuminées ; elles sont glabres à leurs deux faces, rougeâtres à l'inférieure. Ses fleurs, d'un beau bleu , sont portées sur de longs pédoncules cylindriques qui les élèvent audessus de l'eau : elle diffère très peu du N. scutifoliaDC, qui croît au sud de l'Afrique. Cette plante était sacrée pour les anciens Égyptiens, qui en peignaient et sculptaient la figure sur tous leurs monuments et parmi
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leurs hiéroglyphes. On la trouve même représentée parmi les hiéroglyphes de Philœ et cTEdfoû , à l'extrémité méridionale de l'Egypte, où il paraît qu'elle croissait autrefois, et d'où elle a disparu depuis longtemps. Généralement des faisceaux de feuilles et de fleurs de ce Lotus bleu étaient représentés parmi les offrandes aux dieux figurées sur les tableaux hiéroglyphiques ; il servait aussi à faire des couronnes ; enfin ses racines et sa graine lui donnaient une utilité directe comme espèce alimentaire. Aujourd'hui le Nénuphar bleu n'est guère plus recherché par les habitants de la Basse-Egypte que pour la beauté de ses fleurs. La conservation de cette espèce n'est nullement compromise par les alternatives de sécheresse et d'humidité ; son rhizome persiste sans périr pendant une année entière après que l'eau a disparu du sol où il végétait ; ramené même à la surface lorsqu'on laboure les champs, et foulé aux pieds , il ne périt pas, et recommence à végéter aussitôt que l'inondation vient de nouveau convertir pour quelque temps ces champs en étangs. La beauté du Nénuphar bleu lui donnerait une place des plus distinguées dans nos collections de plantes vivantes ; mais sa culture présente quelques difficultés par suite desquelles il est encore peu répandu.
b. Lotos, DC. Filets non prolongés audessus de l'anthère; fleurs blanches, roses ou rouges; feuilles peltées, le plus souvent à dents aiguës ou pubescentes en dessous. Espèces de l'Inde et de l'Afrique , une seule de l'Europe orientale , une autre des Antilles.
Nénuphar lotus, Nymphœa lotus Lin. Cette espèce croît encore spontanément dans la Basse-Egypte, dans le Nil près de Rosette et kde Damiette, ainsi que dans les canaux des ^rizières. Son rhizome ressemble à un tubercule de volume médiocre, revêtu d'une écorce brunâtre , coriace et marqué de cicatrices; les pétioles qui en partent sont cylindriques, d'une longueur proportionnée à la hauteur de l'eau et qui atteint de la sorte jusqu'à 1M,7 ; ils supportent une lame nageante, plane, orbiculaire, peltée, profondément fendue à sa base en deux grands lobes ou oreillettes , rapprochées l'une de l'autre , garnie sur les bords de dents de scie séparées par des sinus arron-
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dis, glabre supérieurement, pubescente inférieurement et marquée d'un réseau de nervures. Ses fleurs sont grandes et blanches; leur calice, verdâtre extérieurement, est un peu rosé sur les bords. Le Nénuphar Lotus était l'une des plantes les plus célèbres dans l'ancienne Egypte; elle était consacrée à Isis, et ses fruits mêlés à des épis de blé étaient le symbole de cette déesse et l'emblème de l'abondance. Aussi en trouve-t-on la figure sur un grand nombre de médailles égyptiennes. C'était le Lotus blanc ou le Lotus à graine de Pavot d'Hérodote. Ainsi que l'espèce précédente, et plus qu'elle encore , ce Nénuphar figurait parmi les plantes alimentaires de cette contrée alors si peuplée. On mangeait son rhizome, dont la consistance et le goût rappellent ceux de la Châtaigne ; ses graines petites et arrondies , mais nombreuses dans chaque fruit, et qu'Hérodote compare à celles du millet, servaient à faire du pain. D'après Théophraste, on les retirait de l'intérieur des péricarpes en mettant les fruits en tas, les laissant pourrir et lavant ensuite le tout; par là on les isolait de la pulpe dans laquelle elles sont plongées. Les Égyptiens modernes comptent encore le Nénuphar Lotus parmi leurs plantes alimentaires ; mais ils préfèrent à son rhizome celui du Nénuphar bleu. On trouve l'un et l'autre sur leurs marchés.
c. Castalia, DC. Filets non prolongés au-dessus de l'anthère ; fleurs blanches; feuilles en cœur, non peltées, très entières, glabres. Espèces des parties tempérées de l'hémisphère septentrional.
3. Nénuphar blanc , Nymphœa alba Linn., vulgairement Lys des étangs, quelquefois aussi Nénuphar officinal. Cette plante, l'une des plus belles de nos climats, croît dans les fossés pleins d'eau, les lacs et les eaux faiblement courantes d'une grande partie de l'Europe. Son rhizome, long et épais , horizontal , est charnu , brunâtre à sa surface ; ses feuilles nageantes sont grandes, arrondies, en cœur à leur base, très entières, glabres et lisses ; ses grandes fleurs blanches s'élèvent au-dessus de la surface de l'eau. Leur stigmate est marqué de seize rayons. Le rhizome du Nénuphar blanc a été employé très longtemns en grande quantité, à cause des pro-