I. VIII
On peut consulter au sujet de ce genre curieux un mémoire de M. Ad. Brongniart, intitulé : Observations sur les genres Cytinus et Nepenihes (Ann. des se. natur., Ve sér., I, p. 29-52), et surtout une Monographie de M. Korthals , dans le bel ouvrage intitulé : Verhandelingen over de naturlijke Geschiedenis der nederlandsche overzeesche Bezittingen (Botanique, Leyde, 1839-1842, p. 1- 44). Dans ces derniers temps, les recherches des botanistes ont fait connaître plusieurs espèces de Népenthès; M. Korthals en décrit neuf dans sa belle Monographie. Nous ne parlerons ici que de la plus connue d'entre elles.
Népenthès de l'Inde , Népenthès indica Lamk. ( N. distillatoria Linn. ). Cette espèce croît à Ceylan et dans l'Inde. Sa tige est droite, simple, épaisse; ses feuilles sont alternes , glabres , leur limbe inférieur est lancéolé , traversé par une forte nervure médiane et par 4-5 nervures latérales confluentes au sommet, croisées par d'autres nervures plus faibles qui se détachent de la côte médiane dans une direction oblique; l'ascidie est allongée, presque cylindrique, un peu rétrécie dans son milieu , couverte extérieurement , dans sa jeunesse, de poils roux, glabre à l'état adulte; sa surface est marquée d'un réseau de nervures longitudinales et transverses ; parmi les premières, trois sont beaucoup plus fortes que les autres; l'une, postérieure, se continue directement jusqu'au point d'attache de l'opercule ; les deux autres sont antérieures, rapprochées l'une de l'autre ; l'orifice de cette urne est resserré , bordé d'un anneau étroit, réfléchi vers l'intérieur, strié transversalement; l'opercule est presque arrondi, réticulé à sa face supérieure, couvert à l'inférieure de nombreuses petites fossettes noires. Ses fleurs forment une panicule terminale qui devient plus tard latérale. Oa cultive aujourd'hui cette espèce dans quelques serres , mais elle y est encore peu répandue, à cause de l'obligation de la maintenir constamment dans une atmosphère à la fois chaude et très humide.
Une autre espèce célèbre du même genre est le Népenthès de Madagascar, Népenthès M adag ascariensis Poiret. (P. D.)
NEPETA ou CHATA1RE. bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, tribu des
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Népétées, établi par Bentham (Labiat., 464), et dont les principaux caractères sont: Calice tubuleux, 13-15-nervié, 5-denté à l'ouverture. Corolle à tube aminci à la base, inclus ou saillant, nu intérieurement, à limbe bilabié: lèvre supérieure droite, échancrée ou biflde ; lèvre inférieure à trois divisions, celle du milieu la plus grande, tantôt entière , tantôt bifide. Étamines 4 , ascendantes , les inférieures plus 'courtes ; filets nus ; anthères biloculaires , souvent rapprochées par paire. Style à deux divisions .supportant chacune un stigmate. Akène sec, lisse, nu.
Les Nepeta croissent en abondance dans ïes régions tempérées de l'Europe et de l'Asie, dans les terrains humides et sablonneux, sur les rives des torrents qui longent les Alpes et les Pyrénéen. Elles sont nombreuses en espèces , qui dînèrent assez entre elles , soit par le port , soit par quelques particularités de leur organisation. De là la divsion de ce genre en plusieurs sections ou sousgenres ainsi nommés : Schizonepeta, Ben th.; Pycnonepeta, Ben th.; Stegionepeta, Benth.; Cataria, Benth.; M acronepela, Benth.; Glechoma, Linn. ; Orthonepeta, Benth. ; Oxyonepeia, Benth.
On connaît une trentaine d'espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons :
La Chataire commune, N. cataria, désignée vulgairement sous le nom d'Herbe aux Chats, à cause du plaisir que ces animaux éprouvent à se rouler dessus. On rencontre fréquemment cette espèce sur le bord des jardins; elle possède une odeur pénétrante et fétide, ce qui l'empêche d'être cultivée dans nos jardins.
La Chataire réticulée, N. reticulata.
C'est une des espèces les plus curieuses du genre. Elle forme un buisson, haut de 1 à 2 mètres. Ses tiges sont droites, rougeâtres sur leurs angles arrondis, parsemés de poils blancs, longs et rares, avec des feuilles d'un vert foncé, souvent tachetées de jaune-verdâtre, opposées et presque engainantes.
Pendant tout l'été, elle se couvre de longs épis terminaux chargés de fleurs d'un violet pâle ou d'un bleu purpurin foncé.
Elle se cultive en pleine terre, dans les terrains secs et chauds, et se multiplie de graines ou par la séparation de son pied au printemps. (M.)
NEPETEES. Nepeteœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Labiées. Voy. ce mot.
*i\EPHALIUS ( vvî, négation; ?**<îç .
clair). Ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins , créé par Newman [The Entomologist , 1841, p. 93), qui le rapporte à ses Thoracanthides. Cinq espèces du Brésil font partie de ce genre, les IV. amictus , sericeus, exulus, erassus et blandus. (C.)
*NEPHELAPHYLLUM (vfyAiw, nébu losité; yvïlov, feuille), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Pleurothallées, établi par Blume (Bijdr., 372, fig. 22 ). Herbes de Java. Voy. orchidées.
NÉPHÉLINE (vtftW, nébulosité), min.
— Espèce de l'ordre des Silicates alumimineux, cristallisant dans le système dihexaédrique ou hexagonal, fusible en verre bulleux, et soluble en gelée dans les acides. Son nom vient de la propriété qu'elle a de perdre sa transparence et de devenir nébuleuse quand on la met dans l'acide nitrique; cette substance est blanche, vitreuse et généralement translucide. Ses cristaux sont petits, et se présentent sous la forme de prismes hexagonaux, passante un di-hexaèdre de 86°. Dureté, 6 ; densité, 2,6. On la trouve disséminée dans les roches d'origine ignée, de la Somma , au Vésuve (variété nommée Sommité), des environs de Rome (Pseudo-Sommité), du Katzenbuckel dans l'Odenwald, etc. L'Eléolilhe, ou Pierre grasse des Allemands , n'est qu'une variété compacte de la même espèce , qu'on trouve dans la Syénite de Friederichsvarn en Norvège. Suivant M. Tamnau, la Gieseckite ne serait qu'une variété altérée deNéphéline.
LaNéphéline a une composition chimique fort simple. Elle est formée d'un atome d'Alumine , d'un atome de Soude et de quatre atomes de Silice, celle-ci étant représentée par SiO. On a cru que le minéral appelé Davyne et Cavolinite n'était qu'une Néphéline à base de Potasse ; mais on sait aujourd'hui qu'il contient une certaine quantité de carbonate de Chaux , et doit être rapporté à la Cancïnite , qui est un silico-carbonate.
(Del.)
*NEPÏÎELION (vecpAiov, petit nuage).
ins. — M. Pictet (Hist. nat. des Névroptères, Monogr. des Perlides, 1841) a indiqué-
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