IV ER
tingue sous ce nom une famille de ses Annélides Néréidées (ou Néréidées) , dont les genres assez nombreux ont pour caractères communs : Branchies, lorsqu'elles sont distinctes, et cirrhes supérieurs, existant à tous les pieds sans interruption ; deux mâchoires seulement ou point de mâchoires.
Les Néréides de M. Savigny sont partagées en trois sections :
1° Néréides ly couennes. Des mâchoires; antennes courtes, de deux articles; point d'antenne impaire.
Genres: Lycoris, Nephthys.
2° Néréides glycériennes. Point de mâchoires ; antennes courtes, de deux articles ■ point d'antenne impaire.
Genres: Aricie, Glycère , Ophélie, Hésione, Myriane, Phyllodoce.
3° Néréides syllienncs. Point de mâchoires ; antennes longues, composées de beaucoup d'articles ; une antenne impaire.
Genre : Syllis. (P. G.)
NÉRÉIDES, annél. — Famille qui comprend les Néréides et les genres voisins dans le système de M. de Blainville (Dict. se. nat., t. LVII; p. 464). Elle est partagée en quatre groupes :
1° Zygocères ou Néréiphylles, Néréimyres et Néréides.
2° Azygocères ou Néréisylles , Néréidices et Néréidontes.
3° Microcères ou Ophélies „ Aonies et Aglaures.
4° Acères ou Hésione, Aricie, Nephthys et Glycères. (P. G.)
NEREIDICE. annél. —Genre établi par M. de Blainville (Dict. se. nat. , t. LVII, p. 474 ) et répondant à celui des Lysidices de M. Savigny. (P. G.)
NÉRÉIDIENS. annél. — M. Milne Edwards (Litt. de la France, t. II, p. 175) donne ce nom à une famille des Annélides sétigères errantes , qui répond en partie aux Néréides de M. Savigny et aux Néréidées de M. de Blainville. Voici les caractères qu'il assigne à ce groupe :
Mâchoires tantôt nulles, tantôt au nombre de deux ou quatre ( mais dans ce dernier cas n'étant jamais articulées par paires); trompe très grande et dépassant de beaucoup la tête, qui est bien distincte et pourvue d'antennes presque toujours assez développées; pieds similaires, et n'étant ja-
mais alternativement pourvus de certains appendices (tels que cirrhes, élytres ou branchies); branchies nulles ou peu développées, et sous la forme de petites languettes, de mamelons ou de lobules charnus; point d'élytres ; en général des cirrhei tentaculaires.
Les genres de cette famille sont les suivants : Néréide , Lysidice, Syllis, Hésione, Alciope, Myriane, Phyllodoce, Nephthys, Go~ niade et Glycère. Les trois derniers forment une seconde tribu, sous la dénomination de Néréidiens non tentacules; tous les précédents rentrent dans la première tribu, celle des Néréidiens tentacules. (P. G.)
NEREIDONTA {Nereis, Néréide; hSovç, dent), annél. — M. de Blainville {Dict. se. nat., t. LVII, p. 475) a distingué par ce nom générique une partie des Eunices de G. Cuvier ( Néréides azygocères, Blainville), qui répond aux genres que M. Savigny avait nommés Leodice et Marphyse, et comprend comme troisième sousgenre les Néréitubes de M. de Blainville lui - même. Quelques auteurs ont laissé plus particulièrement aux Néréidontes le nom d'Eunices. Les espèces de ce groupe sont actuellement assez nombreuses , et plusieurs d'entre elles sont remarquables par leur grande taille. On en connaît des individus qui n'ont pas moins de 2 mètres de longueur. Nos mers possèdent aussi des espèces de ce genre, et il en est dont la taille, quoique moins grande que celle que nous venons d'indiquer, dépasse néanmoins celle de nos autres Annélides sétigères.
M. de Blainville caractérise ainsi ses Néréidontes : Corps très long, un peu déprimé, myriamère ; tête distincte, formée de trois anneaux seulement: un labial, un oral et un nuchal , le second beaucoup plus long que les deux autres; deux yeux; bouche en forme de fente transversale, donnant issue à une masse buccale semi-exsertile, contenant quatre dents longitudinales calcaires , dont les inférieures réunies en une sorte de mâchoire inférieure. Tentacules grands , filiformes, quelquefois comme articulés, au nombre de cinq, un médian et deux paires latérales, insérés à la racine du segment labial. Pieds uniramés et composés d'un faisceau de soies simples, de deux cirrhes. Le cirrhe branchial, d'abord simple, et
NER
NER
ensuite flabellé, ou pectine d'un seul côté.
(P. G.) NEREILEPA. annél. — Sous-genre de Néréidiens établi par M. de Blainville (Dict. se. nat., t. LVII, p. 469) pour des espèces du genre Néréide qui ont le cirrhe supérieur et l'inférieur pourvus d'un lobe squamiforme. Telles sont les Nereis lobulata et folliculata. Voy. néréides. (P. G.)
NEREIPHYLLÏS (Nereis , néréide ; <?<>!- >ov, feuille), annél. — M. de Blainville {Dict. se. nat., t. LVII, p. 465) réunit sous ce nom générique les genres Phyllodoce, Eulalie, Étéone et Lépidie {voy. ces mots), et leur assigne pour caractères communs :
Corps linéaire déprimé, à anneaux très nombreux. Tête comme formée de deux parties; une seule paire d'yeux. Bouche à l'extrémité d'un ou deux anneaux proboscidiformes, et entourée à son orifice d'un rang de papilles sans dents. Tentacu.es au nombre de quatre en deux paires, à peu près égaux et coniques; cirrhes tentaculaires au nombre de huit en quatre paires ; pieds uni • rames, composés d'un seul rang de soies déliées et d'un seul acicule entre deux cirrhes foliacés, dont le supérieur est beaucoup plus grand que l'inférieur. (P. G.)
NEREIS. annél. — Voy. néréide.
NÉRÉISCOLÉES. annél. — Famille d'Annélides à soies, établie par M. de Blainville (Dict. se. nat. , t. LVII, p. 425), et comprenant les genres Lombrinère, Cirrhinère, Cirrhatule, Nainère, OEnone , Scolétome , Scololèpe , Scolople. (P. G.)
NEREIS1LLIS (Nereis et Syllis, genres d'Annélides). annél. — Genre du groupe des Eunices, établi par M. de Blainville (Dict. se. nat., t. LVII, p. 472), et qui comprend les Syllis, Amytiset Polynicede M. Savigny.
M. de Blainville assigne pour caractères aux Nereisyllis : Corps linéaire , subcylindrique, myriamère. Tête arrondie, portant deux paires d'yeux; bouche à l'extrémité de deux anneaux proboscidiformes, sans dents. Tentacules au nombre de cinq, deux antérieurs sus-labiaux, très gros, coniques, obtus et rapprochés à la base; trois frontaux, presque égaux, obtus et cylindriques. Une ou plusieurs paires de cirrhes tentaculaires; pieds uniramés et composés d'un seul faisceau de soies simples, avec un acicule de deux cirrhes, dont le supérieur est toujours beau-
coup plus long que l'inférieur, et de deux longs styles caudaux. (P. G.)
NEREITEfiE. annél. — Sous -genre de Néréidontes, établi par M. de Blainville pour le "Nereis tubicola de Muller , qui manque de cirrhes tentaculaires nuchaux, et dont les branchies sont fort simples.
NERFS, zool. — Voy. système nerveux.
NERIAS. ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes, famille des Nymphaliens , tribu des Héliconites , établi par M. Boisduval aux dépens des Heliconius, et dont Y Heliconius susanna est le type. Cette espèce se trouve au Brésil. (L.)
NERIJA,Roxb. (Flor. Ind.edit. Walh., II, 444). — bot. ph. — Syn. iïElœodendron, Jacq.
NERINE. annél. — Genre d'Annélides néréidiformes voisin des Spios, proposé par M.Johnston(Ma#. ofnat. hist., t. II). (P. G.)
NERINE, Herb. (App., 18). bot. ph. — Foy. amaryllis , Lin.
NÉRINÉE. Ncrinœa ( nom mythologique), moll. — Genre de Mollusques gastéropodes Pectinibranches , intermédiaire entre les pyramidelles , les Turritelles et les Cérithes, ou peut-être même devant être confondu avec l'un d'eux. II a été établi par M. Defrance d'après des coquilles fossiles , turriculées , très allongées, probablement canaliculées à la base, et présentant de très grands plis à la columelle et à la face interne des tours de spire. Le nombre de ces plis sur la columelle est de trois, dont le premier et le dernier sont les plus grands , celui du milieu pouvant même disparaître entièrement. Le bord droit en présente deux seulement, mais ces plis sont quelquefois contournés et diversement repliés sur eux-mêmes de manière à former des gouttières longitudinales. C'est dans le calcaire oolitique et dans des terrains secondaires plus anciens que se trouvent les Nérinées, dont il ne reste quelquefois que le moule intérieur. Ces coquilles, empâtées dans des calcaires compactes et susceptibles de poli, montrent bien leur singulière structure quand elles sont sciées longitudinalement. Leur longueur dépasse ordinairement 10 à 15 centimètres. (Duj.)
KÉRK)!V. Nerium (de vnptov, le nom grec de l'espèce la plus connue), bot. pu. — Genre
NER
tfKR
da plantes de la famille des Apocynées, de la Pentandrie monogynie dans le système de Linné. Établi d'abord par Toumefort, il avait été adopté par Linné et l'universalité des botanistes, qui, successivement, y avaient introduit des plantes assez diverses d'organisation pour en faire un groupe hétérogène. Aussi a-t-il été réduit, dans ces derniers temps, à des limites plus restreintes et plus précises. Ainsi M. Rob. Brown a établi le genre Wrightia sur les Nerium antidysentericum Linn. et Zeylanicum Linn. ; Rœmer et Schulteson fait leur genre Adenium sur le N. obesum Forsk. ; d'un autre côté, d'autres espèces, décrites comme des Nerium, ont dû être portées parmi les Strophanthus et les Tabernœmontana ; il en est même qu'un examen plus approfondi a montré appartenir à des genres plus éloignés , comme des Apocynum. Restreint dans ses nouvelles limites, le genre Nerium se compose d'un petit nombre d'arbustes de l'ancien continent, dépourvus, ou à peu près, de suc laiteux; leurs feuilles, le plus souvent ticillées par trois , quelquefois opposées ou verquaternées, sont raides, lancéolées, très entières, marquées en dessous de nervures nombreuses ; leurs fleurs , grandes et brillantes , forment des cymes terminales, et présentent les caractères suivants : Galice divisé profondément en 5 lobes lancéolés , glanduleux intérieurement à leur base; corolle 5-fide, à estivation contournée à droite, portant à la gorge une couronne de 5 lamelles plus ou moins laciniées à leur bord; 5 étamines insérées au milieu du tube, dont les anthères portent chacune, à leur base , deux appendices en forme de queues , et se prolongent à leur sommet en longue soie velue contournée en spirale : elles adhèrent par le milieu au stigmate; deux ovaires obtus, presque adhérents entre eux, multiovulés, surmontés au sommet d'un style filiforme dilaté à son extrémité qu'entoure une membrane réfléchie. A ces fleurs succèdent deux follicules droits, qui se séparent un peu l'un de l'autre à leur maturité, et s'ouvrent alors par leur ligne ventrale : ils renferment de nombreuses graines oblongues, à aigrette courte. Deux espèces de ce genre sont extrêmement répandues dans les jardins , dont elles forment l'un des principaux ornements. Leur distinction et leur histoire présentent
de grandes difficultés à cause des nombreuses variétés obtenues par les horticulteurs, dans lesquelles s'effacent souvent les seuls caractères qui séparent leurs types. Nous suivrons M. Alph. De Candolle (Prodromus , t. VIII , p. 419), afin d'éviter la confusion qui règne à leur égard dans plusieurs ouvrages.
1 . Nérion Laurier-Rose , Nerium oleander Linn. Ce bel arbrisseau croît le long des ruisseaux et des torrents, dans presque tous les pays qui longent la Méditerranée. Il est cultivé fréquemment en pleine terrera une exposition abritée, dans nos départements méridionaux ; ses tiges rameuses donnent de nombreux rejets et viennent généralement en touffes ; ses feuilles, opposées ou ternées, sont aiguës à leurs deux extrémités ; les appendices de la corolle présentent à leurs bords trois ou quatre dents inégales, lancéolées, acuminées ; la soie qui termine les étamines est velue, près de deux fois plus longue que l'anthère, linéaire-spatulée, et dépasse à peine la gorge ; dans les individus spontanés, les lobes du calice sont étalés au sommet; le stigmate est déprimé, bifide. Les fleurs de cette espèce sont inodores; elles varient de couleur , du pourpre au rose et au blanc. De là les variétés désignées par les horticulteurs sous les noms de Lauriers- Roses pourpre, à fleurs blanches, carné, etc. Le Laurier-Rose le plus communément cultivé est à fleurs doubles; or, dans cet état, la couronne des fleurs disparaît , et comme elle fournit le principal caractère distinctif des deux espèces cultivées, il en résulte beaucoup de difficultés pour démêler à quel type doivent être ramenées les diverses variétés que l'on possède et que la culture multiplie tous les jours.
2. Nérion odorant, Nerium odorum Soland. Celui ci croît le long des ruisseaux, dans les parties septentrionales et supérieures de l'Inde, par exemple dans le Népaul ; il est fréquemment cultivé dans les jardins. Il est moins haut que le précédent; ses feuilles, de même configuration générale , sont ordinairement plus étroites et plus espacées ; ses rameaux sont le plus souvent anguleux; ses fleurs sont constamment odorantes, de couleur rosée, carnée, blanche ou jaune-pâle. Les lobes de leurs calice sont droits ; leur couronne est formée
NER
de cinq pièces placées devant les lobes de la corolle, divisées à leur bord en 4-7 longues découpures linéaires , presque égales entre elles ; les soies qui terminent leurs étamines, sont , comme dans le précédent, pileuses , linéaires , deux fois plus longues que les anthères, mais elles dépassent notablement la gorge de la corolle. Cette espèce est le Laurier-Rose indien de plusieurs horticulteurs ; c'est aussi à elle que se rapporte le Nerium grandiflorum Desf. ; quelques unes de ses variétés ont été désignées et nommées comme des espèces distinctes par certains auteurs. La plupart de ces variétés cultivées sont à fleurs doubles.
La culture des Nérions n'exige pas de très grands soins dans nos climats. L'été on doit les placer à une exposition chaude, sans quoi ils fleurissent mal ou pas du tout. Même , pour obtenir les fleurs des diverses variétés du Nérion odorant, il faut mettre les pieds en serre au printemps , jusqu'au moment où la fleur se montre; alors on les place en plein air. Pendant l'été, ces .plantes demandent des arrosements fréquents, et c'est même uniquement grâce à l'abondance des arrosements qu'on arrive à Paris à obtenir ces magnifiques pieds qui décorent la porte de certaines boutiques. L'hiver on les met en orangerie en leur donnant de l'air et de la lumière, et les arrosant très peu. On les multiplie facilement de graines, de marcottes, de boutures ou par rejetons.
Les propriétés médicinales des deux espèces qui nous ont occupé sont très analogues, mais elles ont été mieux étudiées chez le Nérion Laurier-Rose. Cette plante est acre, très active et même dangereuse. On lui attribue plusieurs cas d'empoisonnements; cependant sa décoction et son infusion dans l'huile peuvent être utiles dans quelques maladies de la peau, et elles sont , en effet , employées quelquefois à cet usage. Cette plante est même parfois devenue la base de préparations qui ont été prises à l'intérieur; néanmoins, divers faits, et surtout les expériences de M. Orfila, ont montré qu'il fallait se défier beaucoup d'un médicament si actif , et qu'il serait même prudent de l'abandonner tout-à-fait. Ainsi, la poudre d'écorce et de bois de Laurier • Rose sert de mort-aux-rats dans les en-
T. VIII
NER
virons de Nice. Ainsi encore, M. Orfila a vu l'extrait de cette plante appliqué par incision sur le tissu cellulaire d'un gros chien, à la dose de 1 gros 50 grains, le faire périr en 28 minutes; dans une autre expérience, il a suffi d'injecter 1 gros du même extrait dans les veines d'un gros chien pour le voir périr en 4 minutes; enfin , 2 gros de cette même substance , ingérés dans l'estomac d'un autre chien, ont déterminé l'empoisonnement et la mort en 22 minutes.
Les Nérions doivent donc être rangés parmi les poisons narcotico-âcres. (P. D.)
*NERISSUS (vyjpéç, humide), ms. — Genre de Coléoptères subpentamères, tetramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Colaspides (Chrysomélines de Lat.), formé par Dejean ( Catalogue , 3e édit. , pag. 438) avec deux espèces de l'Afrique méridionale, les N. clythroides et strigatus de l'auteur. (C.)
HERITA, moll. — Voy. nérite.
NÉRITACÉES. Neritacœa. moll.-— Famille de Mollusques gastéropodes peclinibranches sans siphon , caractérisée par la forme semi-circulaire de l'ouverture dont le bord gaucheest aminci en manière de demicloison. Cette famille avait été établie par Lamarck, qui y comprenait les quatre genres Nalice, Navicelle, Néritine et Nérite ; mais le g. Natice, en raison de l'organisation si différente des animaux, a dû devenir le type d'une famille particulière, les Naticoïdes {Voy. ce mot), et les trois autres, réduits à deux par la réunion des Nérites et des Néritines, ont formé une famille bien plus nettement circonscrite. Voy. MOLLUSQUES. (DUJ.)
HÉRITE ( nom mythologique), moll. — Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches , ayant un pied large, court, tronqué et plus épais en avant, et deux tentacules pointus, à la base desquels les yeux sont portés en dehors sur un mamelon ou un pédoncule court.
La tête est large, peu saillante et munie d'un large voile labial. La coquille est semiglobuleuse, aplatie en dessus et non ombiliquée ; l'ouverture est semi-circulaire, et le bord gauche est droit, plus ou moins aminci en demi-cloison. L'opercule est calcaire, presque spiral , avec le sommet marginal. Quelques espèces, exclusivement marines, ont la coquille plus épaisse , le bord gauche
NER