DUJARDIN
MATIN, mam. — Race de Chien domestique. Voy. chien. (E. D.)
MATISIA. bot. ph. — Genre de la famille des Sterculiacées-Hélictérées , établi par HumboldtetBonpland(P/an£. œquinoct., 1, 10, t. II, III). Arbres du Pérou. Voy. ster-
CULIACÉES.
MÂTKEIXA, Pers. bot. ph. — Syn. de Zoysia , Willd.
MATRICAIRE. Matricaria (nom tiré des usages de cette plante en médecine), bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Composées-Sénécionidées, de la syngénésie polygamie superflue dans le système sexuel de Linné. Il se compose de 14 ou 15 espèces herbacées, annuelles, qui croissent pour la plupart en Europe, dont les feuilles multipartites sont divisées en lobes linéaires sétacés. Leurs capitules de fleurs sont portés sur des rameaux uniflores, dont l'ensemble constitue un faux corymbe ; dans chacun d'eux , les fleurs du disque sont jaunes et celles du rayon blanches; les premières sont hermaphrodites, tubuleuses , terminées par 4 ou 5 dents; les dernières sont femelles, ligulécs, rangées en une série. L'involucre est composé d'écaillés presque égales entre elles, imbriquées, disposées en un petit nombre de séries; le réceptable est nu, très développé, conique. Les fruits ou achaines qui succèdent à ces fleurs sont uniformes dans tout le capitule, surmontés d'Un grand disque épigyne, le plus souvent dépourvus d'aigrette, plus rarement en présentant une en forme de couronne. Parmi les espèces de ce genre, il en est deux sur lesquelles nous dirons quelques mots.
MAT
MAT
1. Matricaire camomille, Matricaria chamomilla Lin. C'est une plante assez commune en Europe , dans les champs , le long des chemins, etc.; elle est glabre dans toutes ses parties. Sa tige est diffuse, rameuse, haute de 4 ou 5 décimètres, souvent rougeâtre; ses feuilles sont bipinnatipartites , et leurs lobes sont linéaires, très étroits et presque sétacés , entiers ou partagés à leur tour. Ses capitules, solitaires à l'extrémité de rameaux ou pédoncules nus, sont larges de 3 centimètres ; leur involucre est peu concave, formé d'écaillés oblongues, blanchâtres sur leurs bords; les fleurs de leur rayon sont trois fois plus longues que l'involucre. Les acharnes sont tétragones, surmontés d'une aigrette courte , en forme de couronne entière à son bord. Cette plante a une odeur douce , aromatique , qui la distingue de certaines autres espèces auxquelles elle ressemble beaucoup , mais dont les unes sont inodores , comme la suivante , dont les autres ont une odeur désagréable , comme k Camomille puante. Elle est d'une amertume très prononcée, mais plus faible que celle de Y Anthémis nobilis Lin. , à laquelle elle ressemble beaucoup par ses propriétés médicinales , en place de laquelle on l'employait même fréquemment autrefois.
Aujourd'hui, au contraire, c'est à celleci qu'on donne ordinairement la préférence.
2. Matricaire inodore, Matricaria inodora Lin. (Pyrethrum inodorum Smith).
Nous ne mentionnons ici cette plante que pour la faire distinguer de la précédente à laquelle elle ressemble beaucoup, et avec laquelle il est très facile de la confondre. Elle croît dans les mêmes localités qu'elle; elle ne s'en distingue guère que par les lobes de ses feuilles presque toujours bi-ou tripartis, par les écailles de son involucre bordées d'une membrane scarieuse, par sesachaines à 3 ou 4 angles à couronne entière, portant au sommet deux glandes, et finissant souvent par se percer de deux pores; de plus, cette plante est presque entièrement inodore. (P. d.)
*MATTJIEWSÏA (nom propre), bot. pu.
— Genre de la famille des Crucifères-Camé- Jinées, établi par Hooker {Bot.MiscelL, III, 140, t. 96). Sous-arbrisseaux du Chili. Voy.
CTIUCIFÈRES.
MATTÏIÏOLE. MaLlhîola (Matthiule, botaniste italien du xvie siècle), bot. pu. — Genre de plantes de la famille des Crucifères , sous-ordre des Pleurorhizées , de la tétradynamie siliqueuse dans le système sexuel de Linné, qui a été établi par M. Rob. Brown pour des espèces précédemment comprises dans les Cheiranthus. 11 se compose d'environ 30 espèces de la région méditerranéenne, pour la plupart herbacées , quelques unes sous-frutescentes qui se font remarquer par leur couleur blanchâtre provenant des poils cotonneux, étoiles, dont elles sont couvertes, et quelquefois par des glandes pédicellées; leurs feuilles sont entières ou sinuées; leurs fleurs sont blanches ou de diverses nuances de rouge, réunies en grappes terminales ; elles présentent l'organisation suivante : calice à 4 sépales dressés, dont les 2 latéraux sont renflés à leur base; pétales onguiculés, à limbe étalé, ovale ou oblong ; filets des longues étamines dilatés en bosse à leur base; stigmate épais, bilobé. Le fruit qui succède à ces fleurs est une silique bivalve , cylindrique ou comprimée , allongée, surmontée par les lobes du stigmate connivents , épaissis à leur côté dorsal ou développés en pointes : il renferme plusieurs graines rangées en une seule série , le plus souvent bordées d'une membrane.
Parmi les espèces de ce genre, il en est deux dont la culture a tiré un excellent parti, et qui figurent parmi les plantes d'ornement les plus vulgaires et aussi les plus belles. Nous nous arrêterons sur elles quelques instants.
1 . Matthiole blancuatre , Matthiola incana Rob. Brown (Cheiranthus incanus Lin.). Cette espèce est connue dans les jardins sous les noms vulgaires de Giroflée grosse espèce, Giroflée des jardins , Violier ; elle croît sur les bords de la mer dans le midi de l'Europe. Elle est vivace. Sa tige est dure et sous-frutescente à sa base, droite, rameuse, haute de 5 ou 6 décimètres, et quelquefois davantage dans les individus cultivés ; ses feuilles sont lancéolées-allongées, entières, molles, couvertes d'un duvet court qui leur donne une teinte blanchâtre, d'où est venu le nom de l'espèce ; elles deviennent plus ou moins sinueuses dans les jardins; les pétales de ses fleurs sont entiers; ses siliques sont à peu près cylindriques, comme tronquées