‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 166 sur 192 · NOD · texte numérisé non relu

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b;is<eaux,quelquefoissur les plantes basses, mais toujours renfermées entre des feuilles liées entre elles par des filets de soie. Leurs chrysalides, assez courtes, cylindrico coniques , sont renfermées soit entre les feuilles, soit dans un tissu léger, ou une coque molle, arrondie, à la surface de la terre.

Les genres placés dans cette tribu par Duponchel sont ceux des Cymatophora , Cleoceris et Tethea. (E. D.)

*NOCTUO-PHALÉNIDES. ms.— Tribu de Lépidoptères , de la grande division des Nocturnes , créée par M. Boisduval (Index met. Lep.) et assez considérablement modifiée d'abord par M. Guénée, puis par Duponchel qui lui assigne pour caractères : Antennes tantôt simples ou subpectinées dans les deux sexes, tantôt ciliées dans les mâles seulement; palpes de forme variée dépassant le front; corselet lisse et arrondi; abdomen également lisse , excepté dans le genre Erastria; ailes supérieures larges.

On ne connaît qu'un petit nombre de Chenilles decette tribu ; lesunesontseize pattes et se nourrissent de plantes basses, tandis quelesautresn'enontque quatorze et vivent sur les arbrisseaux. Leur manière de se transformer diffère également.

Duponchel place dans cette division les genres Phytometra, Oratocellis, Hœmerosia et Erastria. (E. D.)

NOCTURNES, ms. — Grande division établie par Latreille dans l'ordre des Lépidoptères. Voy. ce mot.

NOCTURNES, ois. — Tribu établie par quelques ornithologistes, entre autres par G. Cuvier et Vieillot , de la famille des Rapaces , comprenant tous les Oiseaux qui chassent et veillent la nuit. Dans les méthodes modernes, on a substitué à ce nom celui de Strigidées.

*NODA (nodus , nœud), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Colaspides, des Chrysomélines de Latr., formé par nous et adopté par Dejean ( Catalogue, 3e édit. , p. 434), qui en énumère 30 espèces américaines. Les types sont : les Noda luteicvrnis F. , tristis 01., et humeralis Latr. (Colaspis). La première espèce est indigène des Antilles, la deuxième des États-Unis , et la troisième de la Nouvelle- Grenade. (C.)

NODDI. ois. — Division générique établie par G. Cuvier sur la Sterna flotida de Linné. Voy. sterne. (Z. G.)

*NODICORNES (nodus, nœud; cornu, corne ). ins. — Race d'Hémiptères hétéroptères créée par MM. Amyot et Serville, et comprenant les Coréides et les Rhopalides. Voy. ces mots. (E. D.)

*NODOPYGUS. mvriap.— C'est un genre de la famille des Lucidées qui a été établi par M. Brandt dans les Bulletins de l'académie de Saint-Pétersbourg , et qui n'a pas été adopté par M. Newportdans sa nouvelle classification des Myriapodes. (H. L.)

NODOSARIA ( nodus, nœud ). moll. ?, foramïn. — Genre de Foraminifères ou Rhizopodes , faisant partie de la famille des Équilatéralidées, la première de l'ordre des Stichostègues de M. Aie. d'Orbigny, et caractérisés par leur coquille libre, régulière, équilatérale, formée de loges arrondies, superposées bout à bout sur un seul axe droit et séparées par des étranglements, et ayant une seule ouverture centrale, ronde à l'extrémité d'un prolongement. Ce genre fut créé par Lamarck pour de petites coquilles qu'il avait d'abord confondues avec les Orthocères et qu'il classait parmi les Céphalopodes. LesNodosaires offrent quelques unes des plus grandes coquilles parmi les Rhizopodes; la N. radicule, N. radicula, qui se trouve dans la mer Adriatique est longue de quatre millimètres. (Duj.)

NODULARIA. bot. cr. — Link ( in Schrad. Journ., 1809, p. 9), syn. de Lemanea, Bory. — Genre d'Algues Confervacées, établi par Mertens (ex Agardh syst.y

XXV). Voy. CONFERVACÉES.

NODULARIA. polyp.?, alg.? — Dénomination employée d'abord par Imperati pour désigner des espèces de Corallines , toutes noueuses, et depuis lors reprise par Oken pour un genre comprenant à la fois des Tubulaires et diverses Algues calcifères qui doivent cesser d'être rangées dans le règne animal. (Duj.)

*NODUS (vw<îoç, édenté). mam. — Genre de Cétacés d'après M. Wagler ( Sysl. des Amphib., 1830). (E. D.)

NOEGGERATHIA (nom propre), bot.

foss. — Genre de Palmiers fossiles, établi par Sertnberg ( Tent. II, t. 20 ) et décrit ainsi par M. Ad. Brongniart (Prodr., 121):

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Feuilles pétiolées , pinnées; folioles obovales, presque cunéiformes, appliquées contre les parties latérales du pétiole , dentées vers leur extrémité, à nervures fines et diver- , gentes. La seule espèce connue , nommée par Thunberg Nœg. foliosa, a été trouvée dans les terrains houillers.

NOGAGUS. crust. — Genre de l'ordre des Siphonostomes, établi et rangé par M. Milne Edwards dans sa famille des Peltocéphales et dans sa tribu des Caligiens. Ce genre , obscurément caractérisé par le docteur Leach et par les auteurs qui Font copié, correspond au genre Ptérggopode de Latreille et au genre Dinemetura de M. Burmeister. Il est caractérisé principalement par la structure des pattes postérieures , lesquelles, au lieu d'être simples et subambulatoires comme cbez les Caliges, sontbiraméeset natatoires comme celles des paires précédentes. D'autres particularités le distinguent aussi des Caliges proprement dits, et des Trébies; ainsi le bouclier céphalique est beaucoup moins développé et les pièces frontales plus petites et plus libres. Le thorax se compose de quatre grands articles bien distincts ; et le premier de ces articles , correspondant au second anneau thoracique , lé premier anneau étant toujours confondu avec la tête, présente de chaquecôté un petit prolongement lamelleux. Enfin, les deux petites lames natatoires qui terminent l'abdomen sont un peu plus développées que chez la plupart des Caligiens. Les trois es^ pèces qui composent cette coupe générique habitent les mers d'Afrique. Le Nogagus de Latreille , Nogagus Lalreillei Leach {Dict. des Se. nat.f tom. 14, p. 536), peut être considéré comme le type de ce genre remarquable; cette espèce a été rencontrée sur la côte d'Afrique. (H. L.)

*NOGRUS, Eschschollz, Dejean. ins. — Syn. de Eunectes, Erichson, Aube. (C.)

NOISETIER. Corylus. (jwpvioç, coudrier), bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Cupulifères , de la Monœcie polyandrie, dans le système de Linné. Il se compose d'un petit nombre d'espèces ligneuses , dont les dimensions varient depuis celles d'arbrisseaux peu élevés jusqu'à celles d'arbres de taille moyenne; ces espèces croissent dans les parties tempérées de l'Europe et de l'Amérique septentrionale ; on en a dé-

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couvert récemment dans le nord de l'Inde. Leurs feuilles simples, alternes , se montrent après les fleurs; celles-ci sont monoïques. Les mâles forment des chatons cylindriques à bractées écailleuses imbriquées sur toutes les faces. Chacune d'elles en particulier présente deux écailles symétriques, soudées par leur base entre elles et à la bractée à la face supérieure de laquelle elles sont placées; le long de la suture de ces deux écailles s'attachent 8 étamines , généralement en deux rangées, à filets simples, très courts, à anthères ovales, uniloculaires, terminées par des soies. Les fleurs femelles, groupées en petit nombre, sont entourées d'un involucre 1-2-flore, à 2-5 folioles petites, déchirées, velues', soudées entre elles par leur base; elles présentent : un périanthe à limbe supère, très petit, denticulé , velu ; un pistil à ovaire adhérent , biloculaire, dont chaque loge renferme un ovule unique, anatrope, suspendu au haut de la cloison , à 2 stigmates allongés, filiformes. Le fruit est une nucule embrassée par l'involucre très accru et devenu foliacé, tubuleux à sa base, plus ou moins déchiré vers son bord.

L'histoire botanique des Noisetiers cultivés pour leur fruit présente quelque divergence dans les divers auteurs; en effet, les botanistes français, et, en Angleterre, Loudon, etç^, les considèrent comme formant une seule espèce, le Corylus avellana, tandis que les auteurs allemands , à l'exemple deWilldenow, en font deux espèces distinctes, savoir: les Corylus avellana et tuhulosa. Nous croyons devoir suivre cette dernière manière de voir, et présenter séparément l'histoire botanique de ces deux espèces, que l'on pourrait peut-être considérer, sans inconvénient, comme deux sousespèces, sauf à réunir ensuite en un seul paragraphe les détails qui se rapportent a leur culture, leurs usages , etc.

1. Noisetier avelinier, Corylus avellana, Lin., vulgairement Noisetier, Coudrier. C'est un grand arbrisseau commun dans les taillis et les haies de presque toute l'Europe, à tiges droites, rameuses, revêtues d'une écorce brunâtre inférieurement, grisâtre sur les rameaux, parsemée de lenticelles qui produisent l'effet de petites taches , pubescente sur les jeunes pousses. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, presque arrondies, le plus

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souvent en cœur à leur base, acuminées au sommet, doublementdentées, marquées, sur chacune de leurs moitiés, de nervures et de plis parallèles entre eux et obliques sur la côte médiane, pubescentes, à pétiole veluglanduleux, accompagnées de stipules oblon- ,gues-obtuses. Ses chatons mâles naissent par irois ou quatre ensemble; ils atteignent en moyenne près d'un décimètre de longueur; leurs écailles sont obovales-cunéiformes. Le fruit, vulgairement connu sous les noms de Noisette, d'Aveline, varie beaucoup de grosseur et de forme ; généralement il est ovoïde, souvent anguleux, un peu comprimé par les côtés , couvert dans sa partie supérieure d'un léger duvet satiné et roussâtre, embrassé dans un involucre campanule de même longueur que lui ou un peu plus long , mais toujours ouvert et étalé à son bord qui est denté ou déchiré. Le tégument de sa graine est jaunâtre ou blanchâtre , mais non rouge. On distingue plusieurs variétés de cette espèce, parmi lesquelles nous ne signalerons que les principales.

On donne le nom de C. A. sylvestrîs au type sauvage ou Coudrier des bois, qui croît spontanément dans les haies et les taillis. Il se distingue par son fruitde saveur agréable, mais petit et peu abondant, dont on ne tire aucun parti. C'est lui qui a donné naissance à nos variétés cultivées auxquelles les horticulteurs appliquent plus spécialement le nom d'Avelinier. Celles-ci sont caractérisées par un fruit plus gros et plus plein , de forme et de dimensions variables, d'où sont venues aux plus connues d'entre elles les noms de C. A. ovata, maxima, striata, tennis, ou à péricarpe mince, etc. L'une de ces variétés les plus remarquables est celle que l'on cultive en Angleterre sous le nom de C. A. barcelonensis, et quia été importée dans ce pays de Barcelone dans le xvne siècle. Son fruit est court, oYoïde, un peu comprimé, à péricarpe ou à coque épaisse, très forte , dure et bien remplie. Aces variétés cultivées pour leur fruit il faut en joindre quelques unes que la couleur ou la forme de leurs feuilles et de leur involucre fait admettre parmi les arbrisseaux d'ornement, telles que : le C. A. crispa, ou crépu, dont l'involucre est comme frisé ; le C. A. laciniata ou heterovhylla, à feuilles laciniées de diverses manières , le C. A. purpurea ou Noisetier pour-

pre, à feuilles rouge foncé ou pourpre , etc.

2. Noisetier franc, Cory lus tubulosa Willd. Cette espèce que nous admettons ici comme distincte de la précédente et qui, tout au moins, devrait être regardée comme une sous-espèce bien caractérisée , si l'on réunissait les deux, diffère de l'Avelinier par une taille plus haute , par des feuilles plus grandes, plus lisses, surtout par un involucre fructifère beaucoup plus long, qui dépasse fortement le fruit, se prolonge en tube resserré vers son orifice , incisé-denté à son bord. Le fruit lui-même est de forme plus allongée que le précédent. Il présente deux variétés bien caractérisées : l'une à tégument séminal rouge , l'autre à tégument séminal blanchâtre; le péricarpe lui-même participe à cette coloration, car dans la première il est violet foncé , tandis que dans la seconde il est blanc ou tire sur le jaune. L'amande de ces graines est toujours de qualité supérieure à celle des Avelines.

Nous réunirons maintenant les deux espèces précédentes sous le seul nom vulgaire de Noisetier, sous lequel on les confond habituellement dans le vulgaire.

La tige du Noisetier n'acquiert pas d'assez fortes proportions pour que son bois puisse servir à des travaux de menuiserie , encore moins de charpente; mais la flexibilité qui distingue ce bois, particulièrement celui des branches, permet d'en faire divers ouvrages rustiques, etc., à la confection desquels il est éminemment propre. Il est tendre, pliant, d'un blanc rougeâtre; d'un grain serré, uni, peu susceptible de poli. Carbonisé, il donne un charbon léger, très bon pour la fabrication de la poudre. Mais le principal avantage que l'on tire de cet arbre consiste dans l'emploi de ses fruits. Déjà il était cultivé abondamment comme arbre fruitier en Italie, du temps des Romains , particulièrement aux environs d'Avellino, dans le royaume de Naples; c'est même de là que lui est venu le nom d'Avellana. Aujourd'hui sa culture est encore très étendue en Italie, ainsi qu'en Espagne, dans le midi de la France, et en Angleterre dans le comté de Kent; elle est moins importante dans les autres parties de l'Europe. C'est particulièrement de l'Espagne que le commerce retire une grande quantité de ces fruits ; les principales expéditions ont lieu à

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