‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 167 sur 192 · CG · texte numérisé non relu

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Tarragone ; c'est donc à tort qu'on leur donne habituellement le nom de Noisettes de Barcelone. Ce fruit renferme en abondance une huile qu'on en extrait assez souvent, et dont la qualité est peu inférieure à celle de l'huile d'amandes douces; l'extraction s'en fait vers le commencement ou dans le milieu de l'hiver; plus tôt elle est encore peu abondante, plus tard elle est sujette à rancir.

On multiplie le Noisetier de semis et de rejetons; celles de ses variétés que l'on désire conserver se propagent par marcottes, et celle à feuilles rouges en particulier par greffe. La plantation se fait, sous le climat de Paris , le long d'un mur; les pieds sont espacés de plusieurs mètres. Douze ou quinze ans après la plantation, les pieds ont acquis une hauteur d'environ 4 mètres, et ils ne s'élèvent pas au-delà. Alors , la vigueur de leur végétation commençant à diminuer sensiblement, on les coupe au pied pour les rajeunir ; les nouvelles pousses se développent avec rapidité et rétablissent bientôt la Noisetterie. En renouvelant cette opération chaque dix ou douze ans, on peut entretenir la plantation pendant environ 100 ans à un degré de vigueur tel qu'elle donne constamment de bons produits.

Outre les deux espèces de Noisetiers qui viennent de nous occuper, il en est quelques autres que l'on cultive fréquemment pour l'ornement des jardins et des parcs, et dont les principales nous arrêteront quelques instants.

3. Noisetier du Levant, Lorylus eo- Zurna Linn. Celui-ci forme un bel arbre de forme pyramidale, qui atteint 15 et 20 mètres de hauteur. Son écorce est blanchâtre et s'enlève par plaques ; ses branches s'étalent horizontalement ; ses feuilles sont I grandes, arrondies-ovales, en cœur à leur /base, à découpures et dents aiguës, luisantes à leurs deux faces, plus anguleuses et plus douces au toucher que celles des précédents. j Son fruit est petit, arrondi, enveloppé par un involucre charnu, épais, très luisant, qui porte extérieurement quelques points glanduleux, partagé en divisions longues , courbes , rapprochées et déchirées ellesmêmes. Le péricarpe de ce fruit est dur et épais; l'amande de ceux cultivés dans nos climats a peu de saveur; elle doit cependant

être plus savoureuse dans l'Orient, où ces Noisettes sont, dit-on, recherchées. Cette espèce a été portée de Constantinople dans le xvne siècle ; elle fut d'abord envoyée à Clusius, qui, trompé sans doute par des renseignements inexacts, lui donna le nom de Pumilus. Sa culture est très facile ; elle résiste très bien aux froids auxquels l'expose le climat du nord de la France et de l'Angleterre. On la multiplie aisément par graines, par marcottes et par greffes; le moyen de propagation le plus employé est la greffe sur le Noisetier Avelinier. Les proportions arborescentes de cette espèce permettent d'utiliser son bois pour des ouvrages plus importants que pour celui des deux précédents. Dans l'Orient on en fait, assuret-on , de très bons mâts de chaloupes.

4. Noisetier d'Amérique, Corylus americana, Walt. Cette espèce, qui habite l'Amérique septentrionale, du Canada jusqu'à la Floride, est l'une des plus petites du genre ; elle forme un arbuste très touffu et arrondi» qui atteint rarement deux mètres de hauteur : ses feuilles sont en cœur large ; dans nos climats elles tombent au moins un mois avant celles des autres espèces. Son fruit est petit, ovoïde, comprimé ou quelquefois à 3 angles; il est renfermé dans un involucre prolongé au-delà de lui en un limbe plissé, large et inégalement découpé ; sa surface extérieure porte beaucoup de poils glanduleux à l'extrémité. Ce fruit est plus petit que celui de nos espèces; on le vend communément sur les marchés des États- Unis ; son amande est un peu sèche, mais elle a un goût fin pour lequel beaucoup de personnes la recherchent. L'espèce se multiplie comme les précédentes.

Enfin nous nous bornerons à nommer une autre petite espèce de l'Amérique septentrionale, le Noisetier cornu, Corylus rostrata, Ait., le plus petit du genre, dont le fruit, très peit, occupe le fond d'un involucre prolongé en un long tube. Celui-ci est plus difficile à cultiver que les quatre espèces précédentes ; il demande la terre de bruyère. (P. D.)

NOISETTE, moll. — Nom vulgaire d'une espèce du genre Bulimc.

NOISETTE, bot. pu. — Fruit du Noisetier. Voy. ce mot.

NOISETTIA. bot. th. — Genre de la fa-

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