NUR
les nomma Nummulites, en les distinguant des Orbulites ou Orbitolites, polypiers, que, d'après leur forme, on avait confondus avec elles ; mais , en outre , il voulut en séparer aussi , sous le nom de Lenticulites , les espèces qui en diffèrent par la présence d'une ouverture visible. Plus récemment M. A.
d'Orbigny, en établissant sa classe des Foraminifères, réunit sous le nom de Nummuîines les Nummulites et les Lenticulites de Lamarck, et sépara sous le nom d'Assiline les espèces qui ont les tours de spire apparents à un certain âge. La Nummulite lisse (IV. lœvigata Lk. ), très commune à l'état fossile , est large de 6 à 16 millimètres.
(Dm.) NUMMULÏTE. moll.? foramin. — Voy.
NUMMULINE.
NUMMULUS. moll.— Dénomination employée autrefois pour désigner une espèce de Granie (C. nummulus) fossile de Suède , qu'on nommait aussi vulgairement Monnaie de Brattenbourg. (Duj.)
NUNDINA, Dejean. ms. — Synonyme de Rhyzobius, Slephens. (G.)
NUIVNEZHARIA, Ruiz et Pav. ( Prodr., 147, t. 31). bot. ph. — Syn. de Chamœdorea, Willd.
NUNNEZÏA, Willd. ( Sp. , IV , 1154).
bot. ph. — Syn. de Chamœdorea, Willd.
NUPHAR. Nuphar. bot. ph. — Genre dt plantes de la famille des Nymphéacées , de la polyandrie monogynie dans le système de Linné. Les espèces qui le forment étaient comprises parmi les Nénuphars ou Nymphœa de Tournefortet de Linné; elles en ont été séparées par Smith. Ce sont des plantes herbacées qui croissent naturellement dans les -eaux douces stagnantes ou faiblement cou- Tantes de lEurope, de l'Asie et de l'Amérique septentrionale ; de leur rhizome épais et horizontal, qui s'enracine dans la vase, partent des pétioles et des pédoncules de longueur proportionnée à la profondeur de l'eau ; leurs feuilles sont en cœur ou sagittées; leurs fleurs toujours jaunes se distinguent de celles des Nénuphars par les caractères suivants : Calice à 5-6 sépales libres, colorés, persistants; corolle à 10-18 pétales plus courts que le calice , nectarifères à leur face dorsale; ovaire supère par rapport au calice, multiloculaire, multiovulé, surmontéd'ungrandstigmatepelté, rayonné.
Le fruit est presque globuleux, rétréci à la base où l'on remarque les cicatrices laissées par la chute des pétales et des étamites , couronné par le stigmate persistant; ses loges renferment, plongées dans la pulpe qui les remplit , des graines nombreuses à tégument charnu , séparable. Nous nous bornerons à signaler en peu de mots l'espèce type de ce genre.
1. Nuphar jaune, Nuphar lutea Smitb (Nymphœa lutea Lin.). Cette belle plante abonde dans les étangs, les ruisseaux et les rivières peu rapides de presque toute la France. Ses feuilles sont grandes et nagent, pour la plupart, à la surface de l'eau; leur lame est ovale, en cœur à sa base, à lobes peu divergents, lisse et épaisse; elle est portée sur un long pétiole triangulaire. Sa fleur, d'un beau jaune, se soutient un peu au-dessus de la surface de l'eau; elle a une odeur decitron ; les cinq sépales deson calice sont grands , presque arrondis, jaunâtres; ses pétales, beaucoup plus courts que les sépales , sont comme lustrés à leur face externe ; le stigmate, entière son bord et marqué de 16-20 rayons , est profondément ombiliqué à son centre. (P. D.)
*]\URA. arach. — C'est un genre de Tordre des Acariens, qui a été établi dans l'Isis par M. Heyden, mais dont les caractères n'ont jamais été publiés. (H. L.)
*.\URIE. Nuria. poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , famille des Cyprinoïdes, établi par MM. G. Cuvier et Valenciennes ( Hist. des Poiss. , t. XVI , 238) et dont les caractères essentiels sont : Dorsale reculée sur l'arrière du corps à la manière des Brochets ; pas de rayons épineux ; deux barbillons non maxillaires, mais labiaux; c'est-à-dire que de chaque côté, à l'angle de la bouche, il y a deux tentacules ; lèvres minces.
Ce genre est composé de deux espèces (Nur. thermoicos et thermopylos Cuv. et Val. ), qui viennent de Ceylan, où elles vivent dans une source d'eau chaude. Leur taille n'excède pas 5 centimètres.
NURSIA. crust. — Le docteur Leach a établi sous ce nom un genre de Crustacés qui n'est connu que par la courte description qu'en ont donnée ce naturaliste et Desmarest. 11 appartient à l'ordre des Décapodes brachyures et est rangé par M. Milne Ed-
NUT
NUT
wards dans la famille des Oxystomes et dans la tribu des Leucosiens. Les Crustacés qui le composent paraissent avoir beaucoup d'analogie avec les Ebalies (Voy. ce mot), auxquelles ils ressemblent par la forme générale de la carapace et par la conformation des pattes antérieures , mais dont ils se distinguent par le palpe ou tige externe de leurs pattes-mâchoires externes, qui est dilatée en dehors , caractère qui les rapproche des PhyIires(Foi/. ce mot). La carapace est un peuavancéeen forme de rostre, étales bords postérieurs échancrés. Enfin les pieds de la première paire sont rugueux, avec les pièces fortement infléchies. Leach n'a fait connaître qu'une seule espèce de Nursie; M Ruppell rapporte à ce genre une seconde espèce, de manière que ce genre habite la mer des Indes ainsi que la mer Rouge. La Nursie de Hardweck , Nursia Hardweclcii Leach, peut être considérée comme le type de ce genre remarquable ; cette espèce a été trouvée dans la mer des Indes. (H. L.)
NUSAR. moll. — Nom donné par Adanson à une coquille bivalve, que l'on nomme aujourd'hui , d'après Linné , Donax denticulata. (Duj.)
*NUSSIÉRITE (nom de Heu), min. — Substance jaune ou verdâtre, qui a les plus grands rapports avec la Pyromorphite , et qui vient de la mine la Nussière , près de Beaujeu , dans le département du Rhône.
Elle contient plus de 12 pour cent de chaux. (Del.)
NUTRITION. Nutritio (nutrire , nourrir) (1). physiol. — L'entretien de la vie exige le concours de certaines substances appelées aliments ; ces substances , après avoir subi dans l'appareil digestif (voy. intestins), les modifications qui les rendent propres au rôle qu'elles sont appelées à remplir, servent à augmenter la masse de l'individu, à remplacer les matériaux déjà employés , à maintenir dans un juste équilibre les pertes et les réparations, à produire de la force ; en un mot , elles servent à la Nutrition.
(i) Bien que les végétaux se nourrissent , cependant l'absence du tube digestif, et la nature de leurs éléments, composés toujours binaires et inorganiques , établissant , sous ce rapport, entre eux et les animaux une différence des plus tranchées, nous ne considérerons ici la nutrition que chez les derniers, renvoyant le lecteur à l'article végétaux, pour la nutrition dans le règne végétal.
L'ingestion des aliments est donc une condition indispensable de la vie , et il en est encore une autre non moins importante, qui se lie étroitement à la première, c'est l'absorption non interrompue de l'oxygène atmosphérique par les poumons {voy. respiration).
Les substances alimentaires , avons-nous dit, subissent dans l'appareil digestif certaines modifications qui les rendent propres au rôle qu'elles sont appelées à remplir dans l'économie; ces modifications s'accomplissent, et sous l'influence d'actions mécaniques , telles que la mastication et la sorte de broiement exercée sur les substances alimentaires par les contractions musculaires du canal digestif, et sous l'influence d'actions chimiques déterminées par des liquides capables de diviser , de dissoudre ces mêmes substances; ce sont: la salive, le suc gastrique, la bile, le suc pancréatique, et le smc intestinal, dont la composition sera examinée avec les développements en rapport avec leur importance à l'article