TÈTE
*OCCYTRACHELUS (àyx^oç, renflé; Tpa^?iÀo?, cou), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gona tocères , division des Cyclomides , créé par Schœnherr {Gênera et sp. Curculion. syn., t. VII, 1 p. 86). Le type, YO. aciculaticollis Schr. , est originaire de la Cafrerie, et fait partie de notre collection. (C.)
OCÉAN. Oceanus. crust. — M. Dehaan, dans la Faune japonaise , désigne sous ce nom un sous-genre de Crustacés, établi aux dépens des Portunus de Fabricius. L'espèce type de ce nouveau sous-genre est V Oceanus crucifer (Portunus crucifer Fab.) ; cette espèce fait actuellement partie du genre Thalamita. (H. L.)
OCÉAN, géol. — Voy. MER.
*OCÉANIDES. Oceanidœ. acal. — Famille de Méduses établie par Eschscholtz dans sa division des Discophores cryptocarpes , qui sont censés n'avoir ni ovaires visibles , ni points colorés oculiformes , quoique plusieurs d'entre elles en soient évidemment pourvues. Les Océanides ont une cavité stomacale peu considérable , terminée par un orifice buccal tubiforme ou par une sorte de trompe. De petits canaux partant de la cavité stomacale arrivent jusqu'au bord de l'ombrelle, qui est en forme de cloche , et beaucoup plus convexe que dans les autres familles. Eschscholtz
comprenait dans cette famille les sept genres Océanie, Callirhoé, Thaumantias , Tima, Cytaeis , Mélicerte et Phorcynie. Ce dernier genre seul est dépourvu de tentacules au bord de l'ombrelle ; le précédent (Mélicerte) en a au bord seulement, mais non dans l'intérieur de l'ombrelle; les cinq autres, ayant à la fois des tentacules au bord et sons l'ombrelle , se distinguent par le bord de la bouche muni de tentacules noueux chez les Cytaeis, et simplement lobé chez les Océanies qui ont les tentacules simples , ou muni de quatre longs bras chez les Callirhoés qui ont aussi les tentacules simples, tandis que les Thaumantias ont l'orifice buccal simple et les tentacules renflés en bulbe à la base; quant aux Timas, ils se distingueraient par leur ombrelle prolongée en cône par dessous. La plupart de ces Méduses sont de petite dimension ; les Cytaeis, les Thaumantias et beaucoup d'Océanies n'ont que 2 à 16 millimètres de largeur, et peuvent être considérés comme une phase du développement de certains Polypes hydraires, desSyncorynesetde- Campanulaires par exemple, comme les Cladonèmes , les Sthényos et beaucoup d'autres qui appartiennent aussi à la famille des Océanides , et qu'on a vus naître par gemmation sur des Polypes En outre de ces genres, il faut inscrire également, parmi les Océanides, les genres Conis et Circé, que M. Brandt a établis pour des Méduses observées par Mertens.
M. Lesson a compris différemment la distribution des Méduses , et son groupe des Océanides ou Méduses vraies ne correspond nullement à la famille établie par Eschscholtz. En effet, ce sont seulement des Méduses à bouche centrale et arrondie, sans prolongement proboscidiforme , ayant toujours le bord de l'ombrelle garni de tentacules. M. Lesson en fait trois tribus : 1° les Thalassanthées, comprenant les genres Pégasie, Fovéolie, Cunine, Égine et JSginopsis , qui sont des Équorides d'Eschscholtz; 2° les Équoridées, comprenant les genres Equorée et Polyxène, qui sont aussi des Équorides d'Eschscholtz ; 3o une troisième tribu, celle des Océanidées, se compose des genres Stomobrachiote, Mésonème, Océanie etPatère, dont un seul appartient à la famille des Océanides d'Eschscholtz. Les autres genres de
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celui-ci sont repartis par M. Lesson dans ses tribus des Marsupiales et des Nucléifères, et dans le groupe des Méduses agaricines ou proboscidées. (Diu.)
OCÉANIE. Oceania (nom mythologique).
acal. — Genre de Méduses établi parPéron et Lesueur dans la première section, celle des Monostomes, de leur division des Méduses gastriques. Leurs Océanies ont un pédoncule , des bras simples et des tentacules; elles ont quatre ovaires allongés , qui, de la base de l'estomac, descendent vers le rebord de l'ombrelle, en adhérant à sa face inférieure. Lamarck n'admit pas ce genre, et en confondit les espèces avec ses Dianées. Cuvier , de son côté, le réunit à sesCyanées; mais Eschscholtz l'a rétabli en le caractérisant autrement, et en le prenant pour type de sa famille des Océanides. Cet auteur lui assigne une ombrelle convexe en dessus, très concave en dessous, bordée de tentacules simples, nombreux, à chacun desquels se rendent intérieurement des canaux très étroits, simples, partant de l'estomac, qui est petit, et s'ouvre par une bouche en entonnoir allongé et pourvue de petits lobes au bord. Mais d'après ces caractères , Eschscholtz a été conduit à réunir aux vraies Océanies les Carybdées , et peut-être aussi quelques autres genres qu'on devra distinguer. Une espèce d'Océanie ( 0. Blumenbachii) phosphorescente, de la mer Noire, décrite, en 1834, par Rathke, a même été prise par M. Erandt pour type d'un nouveau genre Rathkia.
Beaucoup d'Océanies sont très petites et presque microscopiques; plusieurs sont en même temps phosphorescentes; les plus grandes espèces ont l'ombrelie large de 2 à 3 centimètres. (Duj.)
OCÉANIE. Oceanus. moll. — Genre proposé par Montfort pour une simple variété du Nautile flambe*.
*OCEANITES. ois. ] Genre établi par Keyserling et Blasius sur le Procellaria Wilsonii. Voy. pétrel. (Z. G.)
OCEANUS. crust. — Voy. océan.
OCEANUS. moll. — Voy. océanie.
OCELLARIA (ocellus, diminutif d'oculus, œil), polyp. — Genre de Polypiers fossiles imparfaitement connu, classé par Lamarck dans la section des Polypiers à réseau , et par Lamourouxdans la famille des Milléporées , mais paraissant plutôt appar-
tenir à la classe des Spongiaires. Lamarck les décrit comme des Polypiers pierreux, aplatis en membranes, diversement contournés, presque infundibuliformes , à superficie arénacée, ayant sur les deux faces des pores disposés en quinconce et dont le centre est élevé en un axe solide. M. Deslongchamps a reconnu que ces caractères attribués au Polypier appartiennent plutôt à la gangue qui s'est moulée dans ses trous ou oscules, et que le tissu des Ocellaires n'est point compacte, mais finement lacuneux, ce qui fait paraître comme étoilée la circonférence des trous. L'espèce type de ce genre ( 0. nuda) a été trouvée dans le terrain crétacé, au sommet du Mont- Perdu ; une autre ( 0. inclusa) se trouve en Artois dans un terrain de même âge : elle est comme renfermée dans un étui siliceux. (Duj.)
OCELLE. Ocellus. zool. — On donne ce nom à de petites taches arrondies dont le centre est d'une autre couleur que la circonférence, ce qui leur donne quelque ressemblance avec la prunelle de l'œil Latreille donne aussi ce nom aux yeux des Insectes.
Voy. INSECTES.
OCELLULARIA, Mcyer (Flecht., 327).
bot cr. — Syn. de Trypethelium, Spreng.
OCELOT, mam. — Espèce du genre Chat. Voy. ce mot. (E. D.)
OCHANOPAPPUS, EndI. {Gen. plant., p. 472, n. 2868). bot. ph. — Voy. tricholepis, DC.
*OCIIETOPHILA (âX£Toç, ruisseau; yOoç, qui aime), bot. ph.- — Genre de la famille des Rhamnées, tribu des Collétiées , établi par Pœppig (Msc. ). Arbrisseaux des Andes du Chili. Voy. rhamnées.
*0CIIET0RHÏCIIUS, Meyen. ois. — Synonyme d' Upucerthia , D'Orb. et Lafr.
Voy. ce mot. (Z. G.)
OCHUVA. ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes , tribu des Ptiniores, formé par Ziégler, et adopté par Hope ( Coleoplerist's manual, t. III, 1840, pag. 147) et par Dejean (Catalogue, t. III, pag. 129). Cinq espèces rentrent dans ce genre : 0. sanguinicollis Ziégl., Guér., Hederœ Gr., Carpini Hst., exarata et vestita Dej. Les deux premières se trouvent aux environs de Paris , la troisième est d'Allemagne, ïa quatrième des États Unis, et la cinquième de l'île Maurice.
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Le type cité par les auteurs anglais est le O'ioceris ptinoides de Marsham. (G.)
*OCIILADIUS (ôxWc'aç , qui fléchit les genoux), ins.— Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères , division des Apostasimérides-Cryptorhynchides, créé par Schœnherr ( Dispositio nielhodica , p. 317; Gen. et sp. Curculion. syn., t. IV, p. 696; VIII, p. 2, 121). 15 espèces sont rapportées à ce genre: 14 sont propres à l'Afrique australe, et une est originaire d'Arabie; cette dernière, type du genre, est VO. salicorniœ d'Olivier. Schœnherr a établi, dans ce genre, deux divisions, caractérisées par un corselet subconique ou subglobuleux. Dans la première rentre VO. pertusus, et dans la seconde VO. sulcipes de l'auteur. (C.)
OCI1NA (o'xvyj , nom du Poirier chez les Grecs), bot. ph. — Genre de la famille des Ochnacées proprement dites, établi par Schreber {Gen., n. 354), et dont les principaux caractères sont : Calice coloré, à 5 folioles imbriquées, décidues. Corolle à 5- 10 pétales hypogynes, un peu plus grands que le calice, oblongs, étalés. Étamines nombreuses, plus courtes que les pétales ; filets filiformes; anthères introrses, 2-loculaires. Ovaire très déprimé, à 3, 5 ou 10 divisions formant autant de loges uni-ovulées; style simple inférieurement, inséré au disque et divisé à son sommet en 5 ou 10 lanières stigmatifères. Baies 5-10, ou moins nombreuses par avortement de quelques unes, quelquefois solitaires, portées sur le disque qui s'est accru , uniloculaires et monospermes.
Les Ochna sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, décidues, simples, dentées en scie ou , rarement, très entières, munies à leur base de deux stipules, à fleurs bleues, disposées en grappes, et fixées sur des pédoncules articulés au milieu ou un peu au-dessus de la base.
Ce genre comprend onze espèces , dont quatre croissent dans l'Inde, trois au cap de Bonne-Espérance et à Sierra-Leone, deux à Madagascar, une à l'île Maurice, et une en Arabie. (J.)
OCHNACÉES. Ochnaceœ. bot. ph.— Famille de plantes dicotylédonées, polypétales, hypogynes , ainsi caractérisée : Calice composé de cinq folioles, souvent colorées, tou-
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jours imbriquées dans la préfloraison. Pétales plus longs, en nombre égal, rarement double et alternant alors par paires. Étamines en nombre double des pétales ou multiple plus élevé, toutes fertiles, à anthères dressées, et dont les deux loges s'ouvrent par une fente longitudinale , souvent incomplète et fermée en bas, quelquefois réduite à un port apicilaire. Pistil composé d'ovaires en nombre égal aux pétales, verticillés sur un disque saillant au milieu duquel s'élève un style unique et commun, simple ou divisé en autant de stigmates à son sommet, qui prend en conséquence le nom de gynobase; dans chaque ovaire, un ovule ascendant de la base de la loge. Ils deviennent autant de drupes ou de carpelles bacciformes , chacun rempli par une graine à test membraneux , sous lequel se trouve immédiatement l'embryon droit, à cotylédons épais et charnus, à radicule très courte et infère. Les espèces sont des arbres ou arbrisseaux des régions tropicales tant de l'ancien que du nouveau continent. Leurs feuilles sont alternes, simples, très entières ou dentées, le plus ordinairement coriaces et luisantes, et striées par des nervures parallèles et rapprochées , munies à la base de leur court pétiole de stipules libres et caduques, ou soudées en une seule axillaire et persistante; leurs fleurs jaunes, disposées en grappes ou en corymbes, plus rarement solitaires , portées chacune sur un pédicelle articulé à la base ou au milieu. Leur suc aqueux est, en général , très amer et quelquefois employé comme tel. Les caractères, tels que nous les avons tracés, s'appliquent aux Ochnacées proprement dites, c'est-àdire aux genres Gomphia, Schreb. (Jabotapita, Plum. — Ouratea, Aubl. — Correia , Vellos. — Philomeda, Norh. — Cittorhyncus, W.) et Ochna y Schreb. (Diporidium , Pet. -Th.). On admet généralement une autre tribu , celle des Castélées , distincte par le nombre quaternaire des parties, le style terminal et non gynobasique, et par suite les ovules suspendus au lieu de monter, enfin par la présence d'un périsperme autour de l'embryon dont les cotylédons se compriment alors en lames foliacées. Par tous ces caractères, leCasfeZa,Turp., nous paraît devoir se rapprocher bien plus des Zanthoxylées , auxquelles il s'associe de plus par ses
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