OC II
fleurs unisexuelles. Quant à VElvasia, DC, où l'on n'en a constaté qu'une partie, il reste à la suite des Ochnacées, rattaché par une curieuse monstruosité des fleurs d'un Gomphia, que M. deSaint-Hilaire a décrites, et dans lesquelles le style était devenu de gynobasique terminal.
Deux autres genres, le Walkera, Schreb.
(Meesia, Gaertn. ) et VEnthemis, Jack., sont encore classés auprès des Ochnacées , quoique, par quelques uns de leurs caractères, ils ne s'associent pas entièrement avec ceux de cette famille. (Ad. J.)
OCIIODEUS (oXo'ç, qui porte; éSotç, dent), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides arénicoles, formé par Mégerle , et adopté par Dejean , Serviile, Latreille et Mulsant. Ce dernier auteur (Histoire naturelle des Lamellicornes de France, 4 842, p. 341 ) le comprend dans sa troisième famille, les Trogides. Le type, seule espèce du genre, VO. chrysomelinus (Melolontha) de Fabr., n'a été trouvé encore, et rarement, que dans le midi de la France et en Autriche. (C.)
OCHODONE. mam. — Syn. iïOgoton.
OCIIOPODILM, Pagel (inLinnœn, XII, 81). bot. ph. — Voy. jEschynomène, Linn.
OCIIRADENUS ( wXPa , ocre ; «$m , glande), bot. ph. — Genre de la famille des Résédacées, établi par Delile (Flor. œgypt., 15, t. 31). Arbrisseaux d'Egypte. Voy. résédacées.
*OCHRALEA («xpaA oç, de couleur d'ocre). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Galérucites, créé par nous, et adopté par Dejea n (Catalogue, 3e éd . , p. 399). Deux espèces seulement font partie de cegenre : lesO. flava(Galeruca) d'Ol., et vnelanophthalma Dej. La première est originaire des Indes orientales; on ignore la patrie de la seconde. (C.)
* OCHRANTHACÉES. Ochranthaceœ.
Krr.PH.— Le genre Ochranlhe, que M. Lindley l fait connaître, se rapproche par la plupart de ses caractères des Hypéricinées , dont il diffère par ses étamines définies au nombre de 5 , ses feuilles stipulées et dentées. L'auteur pense donc qu'il pourra devenir le type d'une famille particulière à laquelle il donnerait son nom ; mais auparavant il faudrait I
T. VIII
qu'il fût complètement connu, et ni son fruit ni sa graine, qui doivent fournir pour ta classification des documents si nécessaires, ïï9i \e sont nullement encore. (Ad. J.)
*OCHRANTHE («SXPa, ocre; lifioç, fleur).
bot. ph. — Genre type et unique de la famille des Ochranthacccs, établi par Lindley (in Bot. reg., 1819). Arbrisseaux de la Chine. Voy. ociiranthacées.
OCHRE. min. — Voy. ocre.
OCHROCARPUS , Dupetit - Thouars (Nov. gen. Madag., n. 50). bot. ph. — Syn. de Tovomita, Aubl.
OCIIROITE. min. — Syn. de Cérite.
OCIIROMA (w'xPwp.a, pâleur ). bot. th.
— Genre de la famille des Sterculiacées (tribu incertaine), établi par Swartz(m Act. Holm., 1792, p. 148, t. 6). Arbres des Antilles. Voy. sterculiacées.
*OCHROMYIA (w'xpa, jaunâtre; Pv~a, mouche), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par M. Macquart (Diptères, Suites à Buffon, t. II, p. 248), qui en décrit quatre espèces : Ochrom. jejuna, du Bengale et de la Nouvelle-Hollande; Ochrom. abdominalis , de Tîle de Timor; Ochrom. punctata , des Antilles; Ochrom. hyalipennis , de la Nouvelle Hollande. (L.)
OCHROSANTHUS , Don. (Syst., III, 724). bot. ph. — Voy. goodenia, Smith.
OCISROSIA (&>xp°ç» ocre), bot. ph. — Genre de la famille des Apocynées-Ophioxylées , établi par Jussieu (Gen., 145). Arbustes de Pile Bourbon et de la Nouvelle- Calédonie. Voy. APOCYNÉKS.
OCHROX1LUM, Schreb. (Gen.,n. 508).
bot. ph. — Voy. zanthoxylon, Kunlh.
OCI1TERA (oxôvjpoç, tuberculeux), ins.— Genrede l'ordre des Diptères brachocères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Latreille (Fam. nat.), et généralement adopté. M. Macquart (Dipt., Suites à Buff., t. II, p. 51 8) le caractérise ainsi: Corps nu; palpesélargis, saillants ; labre large, saillant; face proéminente, nue, à deux lignes élevées; front concave, nu; antennes couchées; yeux saillants; abdomen ovale, déprimé ; pieds antérieurs : hanches assez épaisses et allongées; cuisses très épaisses, épineuses en dessous ; jambes arquées, terminées par une pointe; premier article des
OGH
tarses postérieurs un peu renflé. Ailes à première cellule postérieure rétrécie à l'extrémité; deuxième nervure transversale o^îique.
Les Ochtera sont remarquables par le renflement des cuisses antérieures, qui forment, avec les jambes, desserres très fortes, J qui semblent indiquer des habitudes carnas- 1 sières. Il paraît cependant, d'après les ob- ; servations de M. Robineau-Desvoidy, que i ces Insectes se servent de ces organes pour recueillir sur les feuilles les petites gouttes d'eau qui s'y trouvent; pour cela, ils rapprochent les deux cuisses en forme de godet, et à portée de la trompe. Néanmoins, les petites épines dont les cuisses sont armées, la courbure des jambes et la pointe qui les* termine, et qui font des pieds antérieurs une sorte de pince, semblent assigner encore à ces organes une autre destination.
Ce genre renferme deux espèces : Ocht.
manlis Latr., Meig. (Ocht. manicata Phall., Tephritis id. Fab.), d'Europe, et Ocht. em-* pidiformis Say, du pays des Illinois.
Ces Insectes se trouvent sur les plantes aquatiques, au mois d'août et de septembre. (L.)
OCHTHEBÏUS ( oX0v> , rivage ; ffîow , je lis), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Palpicornes , proposé par Leach, et adopté par Dejean, Latreille, Stephens et Mulsant. Ce dernier auteur ( Histoire natur. des Coléopt. de France , Palpicornes , 1844, p. 51) a fait entrer ce genre dans le groupe de ses Géophiles, et dans la famille de ses Hélophoriens. Onze espèces habitent en France, et le nombre de celles de ce g. connues en Europe peut bien s'élever à une vingtaine. Nous citerons parmi les espèces : de notre pays les 0. marinus Pk., pygmœus i F., exsculptus, gibbosus, bicolor, foveolatus Gr., et marginipallens Lat. La seule espèce exotique connue est propre à l'Egypte. (C.) *OCHTHENOMUS (tyQ-n, rivage ; ve^o'ç, habitation), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides , tribu des Anthicides, formé par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 239) qui en mentionne 3 espèces, toutes originaires d'Espagne : les 0. punc^> talus, elongatus et anguslatus Dej. La dernière se trouve aussi en Dalmatie. (C.)
0CHTHEPHILUH1 , Stephens. ms. — Syn. de Cryptobium , Mann., Erichs. (C.)
OCR
*OCHTHIPHILA (oX6/j, montagne;.
y'doç, qui aime), ins. —Genre de Tordre des Diptères brachocères , famille des Athéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Piophilides, établi par Fallen et Meigen, et adopté par M. Macquart (Diptères, Suites àliuffon, t. II, p. 545). Ce dernier auteur en décrit sept espèces (Ocht. aridella Fall., juncorum Fall., polystigma Meig., elegans Meig., littorella Fall., flavipes Macq., nigripes Macq.), qui toutes habitent la France et l'Allemagne. (L.)
OCHTHOÎMLM (âxe<^y)Ç, tuberculeux).
bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères , tribu des Euclidiées, établi par De Candolle(Sysf., II, 423). Herbes de l'Egypte et de la Syrie. Voy. crucifères.
OCIMODOIV, Benth. (Labiat. , 3). bot.
ph. — Voy. ocimum, Linn., ou plutôt basilic
OCIMOIDÉES. Ocimoideœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Labiées (voy. ce mot), dont le principal genre est le Basilic.
(Ad. J.)
OCIMUM ou OCYMUM. bot. ph. — Nom scientifique du genre Basilic. Voy. ce mot.
OCKENIA et OCKIA, Dietr. bot. ph.
— Syn. d'Adenandra, Willd.
*0C!\0ÏHER1UM (ox»oS, paresse ; 6*ptov , bête sauvage ). mam. — M. Lund (Dansk. vid. selsk. afh.,lX, 1843) désigne sous cette dénomination un petit groupe d'Edentés fossiles. (E. D.)
OCOROME. mam. — Le Raton crabier porte vulgairement ce nom d'après d'Azara. Le même surnom est donné au Couguac par Buflbn. (E. D.)
OCOTEA. bot. ph. — Genre de la famille des Laurinées, tribu des Oréodaphnées , établi par Aublet (Guian., II, 780, t. 310). Arbres de l'Amérique tropicale. Voy. laurinées.
OCOTOCHTL. mam. — Nom donné pat Hernandez au Lynx bai. Voy. cuat.
OCRE, min. — Syn. de Bol. Voy. ce mot.
On donne vulgairement le nom de Terre de Sienne à un Ocre d'un assez beau jaune, qui provient des environs de Sienne, en Italie.
On nomme aussi :
Ocre de Bismuth, le Bismuth oxydé;
Ocre de Cuivre rouge, le Cuivre oxydulé terreux ;
OCT
Ocre de Fer rouge , le Fer oxydé rouge ccreux ;
Ocre martial bleu , le Fer phosphaté terreux ;
Ocre martial brun , le Fer hydraté terreux ;
Ocre de Nickel, le Nickel arséniaté;
Ocre de vitriol , le Fer sous-sulfaté terreux ;
Ocre d'Urane , l'Urane hydraté.
OCREALE. annél. — M. Oken, dans son Manuel d'histoire naturelle (1815) , a publié sous ce nom un genre d'Annélides de la famille des Serpules. (P. G.)
OCTADENIA, R. Brown (Msc). bot. ph.
— Syn. de Kœniga, R. Brown.
OCTAÉDRITE. min. — Werner nomme ainsi le Titane anatase. Voy. titane.
OCTANDRIE. Octandria (Ôxto> , huit; .àv/j'p, homme, étamine). bot. — Grande classe du système sexuel de Linné, comprenant toutes les plantes à fleurs hermaphrodites ayant huit étamines. Cette classe est subdivisée en quatre ordres , qui sont : 1° Octandric monogynie; 2" Octandrie digynie; 3° Octandrie trigynie ; 4° Octandrie tétragynie.
OCTARILLUM. bot. ph. —Genre de la famille des Santalacées?, établi par Loureiro ( Flor. cochinch., 113 ). Arbres de la Cochinchine.
*OCTAVIA(nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées-Guettardées , établi par De Candolle (Prodr. IV, 464). Arbrisseaux de laGuiane. Voy. rubiacées.
OCTOBLÉPHARÉES. Octoblephareœ .
bot. ph. — Nom d'une tribu de la grande famille des Mousses. Voy. ce mot.
*OCTOBLEPHARUM {h*xé, huit; Gu~ yapt'ç, cil), bot. cr. — Genre de Mousses- Bryacées, établi par Hedwig ( Musc, frond., III, 15, t. 6). Petites mousses blanchâtres, très répandues dans les régions tropicales et subtropicales du globe. Voy. mousses.
*OCTOBOTHRIUM (èxroî, huit; fforpiov, suçoir), helm. — Genre de Trématodes polycotilaires établi en 1827 par M. Leuckart , et que Ton a aussi nommé Octostoma et Octothilus.
On connaît plusieurs espèces de ce genre. Elles sont parasites des Poissons, et vivent sur leurs branchies. A part les huit fossettes
OCT
bivalves placées postérieurement, et qui leur ont valu leur nom , elles présentent deux ventouses orales, placées sur les côtés de la partie antérieure du corps. Ces animaux ont été successivement étudiés par Hermann, Leuckart, et MM. Kuhn et Dujardin. (P. G.)
OCTOCÈRES (ôxtc5, huit ; x£'p»ç, corne). moll. — Dénomination employée par M. de Blainville pour désigner une famille de Céphalopodes cryptodibranches comprenant le seul genre Poulpe ( Oclopus), et correspondant à la section des Octopodes de Leach.
(Duj.)
OCTODICERAS (oxtw, huit; &'xepaç, double corne), bot. cr. — Genre de la famille des Mousses-Bryacées, établi par Bridel {Mant., 186, t. I, fig. 7). Mousses vivaces croissant dans les eaux de sources des climats tempérés. Voy. mousses.
*OCTODON ( Jxtw , huit; Wovç, dent).
mam. — M. Bennett ( Proc. zool. soc. Lond.9 1 832 ) a créé sous ce nom un genre de Rongeurs ayant quelques rapports avec celui des Helamysy et se distinguant particulièrement par ses molaires au nombre de quatre de chaque côté, aux deux mâchoires.
Une seule espèce entre dans ce genre:
c'est VOctodon Cumingii Bennett {loco ci' tato), qui est en dessus d'un gris brun mêlé de noir, plus clair en dessous, et dont la queue est noirâtre. Cet animal a été trouvéà Valparaiso. (E. D.)
*OCTODON (èxroî, huit; Sîovç, dent).
bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées-Spermacocées, établi par Thonning [ex Schumach. in Ad. Soc. h. ». Hafn.y III, 94). Herbes de la Guinée. Voy. rubiacées.
*OCTODONTID4E. mam. — M. Waterhouse (Zool. vag. of H. M. S. B. . 1839) indique ainsi une petite famille de Rongeurs qui ne comprend que le genre Octodon. Voy. ce mot. (E. D.)
*OCTOGLOSSA (5xt^, huit; yA5«r<x«, langue). Ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermcs, tribu des Dasylites , établi par M. Guérin -Méneville {Revue zoolog., 1843, p. 194), et ainsi caractérisé par l'auteur: Mandibules unidentées; lèvre inférieure terminée par huit lobes allongés, pointus et ciliés. (C.)
OCTOGOMA, Klotzsch {in Linnœa, XII, 233). bot. ph. — Voy. simochilus, Benth.
OCT
OGU
*OCTOGONOTUS ( Ôxtw , ÛUU ; ywvÉa,
angle), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères deLatreille, famille des Cycliques, tribu des Alticites, créé par Drapiez (Annales des sciences physiques, t. VIII, p. 279, pi. 28, fig. 8), et adopté par Dejean ( Catalogue, 3e édit., pag. 407 ) et par Hope ( ColeoplcrisC s manual, t. III , 1840, p. 169). Douze espèces américaines rentrent dans ce genre ; nous citerons , comme en faisant partie : les 0. banoni Dr. , sericeus, leptocephalus , viridis et porculus Perly. Ces Insectes ont le corps épais, en carré long, et le dernier article des tarses postérieurs est renflé en boule. > (C.)
OCTOGYNIE. Octogynia (Sxtm, huit; yuvvî, femme, pistil.), bot. — Ordre du système sexuel de Linné, comprenant les plantes dont les fleurs ont huit pistils.
OCTOMEMA (Sxtw, huit; ^pôç, tige).
bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Pleurothallées , établi par R. Brown(t» Hort. Kew. , 2, V, 211).
Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. orchidées.
OCTOPIDES. Octopidœ. sioll. — Voy,
OCTOPODES.
OCTOPODES (bxz<S , huit; nouç, -nôSoc, pied), moll. — Une des sections ou grandes familles dans lesquelles Leach proposait de diviser les Céphalopodes d'après le nombre des bras. Férussac accepta cette dénomination d'Octopodes que M. de Blainville changea pour celle d'Octocères. M. Deshayes nomme aussi Octopodes une famille de Céphalopodes à deux branchies , comprenant les genres Poulpe , Ocythoé ou Argonaute , Elédon et Cirrhoteuthis. Ces genres diffèrent parce que les deux derniers n'ont qu'une seule rangée de ventouses sur leurs bras , tandis que les premiers en ont deux rangées ; M. A. d'Orbigny enfin nomme Octopodes la première tribu des Céphalopodes acétabulifères, comprenant la seule famille des Octopides formée des genres Octopus , Eledona, Philonexis et Argonauta. Voy,
CÉPHALOPODES. (DUJ.)
*OCTOPTERYX, Kaup. ois. — Syn. de Guira, Lesson, et Crotophaga, Vieill. Voy. ani. (Z. G.)
OCTOPUS. moll. — Nom scientifique du genre Poulpe. Voy. ce mot.
OCTOSPORA, Hedw. (Musc, frond.,
II, 4). bot. cr. — Synonyme de Peziza, Dillen.
OCTOSTEMON, DC. (Prodr., III, 172).
BOT. PH. Voy. TETRAZYGIA, Rich.
*OCTOSTOMA, Kuhn. helm. -- Syn.
tfOctobothrium, Leuck. (P. G.)
*OCTOTHILUS, Leuck. helm. — Syn.
tfOctobothrium, Leuck. (P. G.)
*OCTOTOMA ( hxxé , huit ; torf , section), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques , tribu des Cassidaires (Hispites), formé par De]ean (Catalogue, 3e éd., p. 390). Deux espèces sont rapportées à ce genre : les 0. plicatula(Hispa) et scabripennis Dej. ; la première est des États-Unis , la seconde du Mexique. (C.)
OCULÉES. Oculatœ. ins. — Tribu établie par Latreille (Fam. nat.) dans l'ordre des Hémiptères hétéroptères , famille des Géocorises, et dont les Insectes qui la composent sont caractérisés principalement par des yeux très gros. Cette tribu renferme trois genres nommés : Leptopus, Acanthia et Pelogonus. (L.)
OCULÏNA (oculus, œil ). polyp.— Genre dePolypiersIamellifères, établi par Lamarck aux dépens du grand genre Madrepora de Linné et de Pallas. Ce genre est caractérisé par la forme du Polypier pierreux, le plus souvent fixé, rameux , dendroïde; à rameaux lisses, épais, la plupart très courts, avec des étoiles ou cellules polypifères, les unes terminales, les autres latérales et superficielles.
Ce genre a été adopté par Lamouroux, par M. de Blainville et par M. Ehrenberg, qui y réunit quelques Caryophyllies rameux, dont M. de Blainville a fait des Dendrophyllies. Cependant les Oculines en général se distinguent, par leurs rameaux lisses, des Caryophyllies, dont les rameaux sont striés, et des Madrépores, dont la substance est poreuse et dont les cellules sont beaucoup plus rapprochées. L'espèce type, 0. vierge (0. virginea) a été nommée anciennement Corail blanc, quoiqu'elle diffère totalement, par sa structure et par ses étoiles, du Corail dont les Polypes occupent exclusivement une couche molle corticale. On trouve cette Oculine dans la Méditerranée et dans les mers équatoriales, où vivent également aussi dix ou douze autres espèces. On
OGY
OCY
en connaît plusieurs à l'état fossile dans les terrains secondaires et tertiaires. (Duj.)
*OCYALUS, Waterhouse. ois.— Syn. de Cacicus, Cuv.
*OCYDROMUS. ois. — Genre établi par Wagler, dans la famille des Rallidées, sur une espèce que Gmelin a nommée Rallus troglodytes. Voy. ralle. (Z. G.)
OCYDROMUS, Clairville. ins. — Syn.
de Lymnœum, Stephens. (C.)
*OCYDROMIA (<àxv;, vite; Jpo^aç, qui court), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachoceres , famille des Tanystornes, tribu des Hybotides, établi par Hoffmann. M. Macquart, qui adopte ce genre (Diptères, Suites à Buffon , t. I, p. 319 ), en cite 4 espèces (Ocydrom. ruficollis , scutellata, glabricula, nigripennis Meig. ) , qui habitent la France et l'Allemagne. (L.)
OCVMUM . bot, ph. — Voy. ocimum.
OC1PETES. arach.— Cette coupe générique, créée par Leach, a été formée sur des larves hexapodes, parasites , très différentes des adultes, et que nous croyons devoir rapporter au genre des Trombidium. Voy. ce mot. (H. L.)
OCYPÈTE. Ocypeles, Wagler. ois. —
Voy. THINOCHORE.
OCYPODE. Ocypoda ( ùxvç , vite; ttovç , o$oc, pied), crust. — Genre de l'ordre des Décapodes brachyures, famille des Catomé* topes , tribu des Ocypodiens , établi par Fabricius aux dépens des Cancer de Linné, et adopté par tous les carcinologisles. Chez les espèces qui composent ce genre, la carapace est rhomboïdale ou même presque carrée, et à peu près aussi large en avant qu'en arrière. Le front est beaucoup plus large que long, et il ne recouvre pas l'articulation des pédoncules oculaires. Les orbites sont 1res grandes, peu profondes et divisées en deux portions distinctes. La forme des yeux est remarquable; la cornée est ovalaire, très grande, et s'étend en dessous jusqu'à une très petite distance de la base du pédoncule; mais en général celui-ci se prolonge au-delà de son extrémité, de façon que les yeux se terminent par une espèce de corne, dont la longueur paraît augmenter avec rage. Les antennes internes sont de médiocre longueur ; quant aux externes, elles sont rudimentaircs. L'épistome est fort petit et présente à sa partie moyenne un
petit prolongement quadrilatère qui se soude au fruit. Le troisième article des pattes-mâchoires externes est quadrilatère, et beaucoup plus petit que le précédent ; enfin, il ne cache jamais l'espèce d'appendice formé par les trois articles suivants, et le palpe qui occupe le bord externe de ces membres est styliforme et dépourvu de filet terminal multi-articulé. Les pattes antérieures sont en général moins longues que les suivantes, et la main qui les termine est fortement comprimée, et très grande comparativement au bras. Les pattes suivantes sont également très comprimées, et elles augmentent de longueur jusqu'à la quatrième paire inclusivement. L'abdomen est beaucoup plus étroit à sa base que la partie postérieure du thorax , et dans les deux sexes il laisse à découvert une portion considérable des derniers segments de cette partie du corps. La branchie qui existe d'ordinaire sur l'antépénultième article des flancs, manque chez les Ocypodes ; les autres sont dirigées très obliquement en arrière, et la cavité branchiale s'élève de manière à laisser au-dessus d'elles un grand espace vide, que tapisse une membrane plus ou moins spongieuse. •
Les Ocypodes, comme leur nom l'indique, sont remarquables par la vélocité de leurs courses; les voyageurs assurent qu'un homme peut à peine les suivre. Ils se creusent des trous dans le sable des rivages, et demeurent renfermés dans leur terrier pendant toute la saison d'hiver.
On connaît sept ou huit espèces de ce genre qui habitent les parties chaudes des deux hémisphères.
L'Ocypode des sables, Ocypoda arenaria Catesby, peut être considéré comme le type de ce genre singulier. Cette espèce, qui est entièrement jaunâtre , et dont la longueur égale environ 4 centimètres, habite les côtes de l'Amérique septentrionale et des Antilles, et vit dans des trous profonds de 1 mètre à 1 mètre 1/2, qu'elle se creuse dans le sable, immédiatement au-dessus du niveau du ressac de la mer. C'est en général pendant la nuit qu'elle quitte ce terrier pour chercher sa nourriture, et lorsqu'on la poursuit elle court avec une grande vitesse, en élevant les pattes d'une manière menaçante. Vers la (in d'octobre , les Ocypodes aban-
OGY
OGY
donnent leur habitation près de la mer, et vont hiverner dans l'intérieur des terres; lorsqu'ils ont rencontré un lieu qui leur convient, ils y creusent un trou semblable à celui qu'ils viennent de quitter ; après y être entrés, ils en bouchent l'ouverture, de façon à ce qu'on ne puisse plus en distinguer de trace ; enfin, ils se retirent au fond de leurs terriers, et y restent dans un état d'inactivité pendant toute la durée de l'hiver. (H. L.)
*OCYPODIENS. Ocypodii. crust.— C'est une tribu de l'ordre des Décapodes brachyures, établi par M. Milne Edwards, et dont les espèces qui la composent ont toujours la carapace rhomboïdale ou trapézoïdale très élevée en avant et déprimée en arrière; le bord fronto-orbitaire en occupe toute la largeur, et le front, qui est lamelleux et qui se reploie en bas jusqu'à l'épistome, est extrêmement étroit; sa largeur n'égale pas le tiers de la longueur des yeux, ni la moitié de la largeur du cadre buccal , bien que celui-ci soit lui-même très étroit. Les yeux sont fort longs, et la cornée est, en général, très longue. L'article basilaire des antennes externes est ovalaire, assez gros, et placé verticalement dans l'angle intérieur de l'orbite; la tige mobile de ces appendices est extrêmement petite et cachée sous le front ; enfin les deux filets qui la terminent sont très courts, gros, et à peine annelés , disposition qui ne s'est rencontrée dans aucun des Crustacés dont nous avons déjà traité, si ce n'est celui du Doto (voy. ce mot). Les autres antennes sont rudimentaires , et situées, comme d'ordinaire, dans un hiatus de l'angle interne de l'orbite; leur premier article est moins grand que le second, et le troisième n'arrive pas jusqu'au niveau du bord antérieur de l'article basilaire de l'antenne interne. L'épistome se continue avec le bord inférieur de l'orbite, et le cadre buccal est relativement plus étroit en avant qu'en arrière. Enfin , les pattes-mâchoires externes ferment Complètement la bouche; le bord intérieur de leur portion Iamelleuse est droit; leur troisième article est très allongé, et leur quatrième article s'insère à l'angle externe du précédent. Le plastron sternal a la forme d'un trapézoïde dont la base serait dirigée en arrière; il est fortement courbé dans le
sens de sa longueur, et livre passage aux organes mâles à une distance considérable de son bord extérieur. Les pattes antérieures sont en général comprimées et de grandeur très inégale; les suivantes sont toujours très longues et ne présentent pas entre elles une très grande différence; l'article qui les termine est souvent déprimé, mais n'a jamais la forme d'une rame natatoire. Enfin l'abdomen, qui se compose ordinairement de sept articles distincts dans les deux sexes, est très étroit; en général, il ne recouvre pas plus du tiers de la largeur de la portion postérieure du plastron sternal du mâle, et chez la femelle même, il laisse presque toujours à découvert la partie de ce plastron qui avoisine la base de toutes les pattes. Il est même à noter que, dans la plupart des cas , même toujours , il n'existe , de chaque côté du thorax, que sept branchies dont cinq seulement couchées sur la voûte des flancs, et deux réduites à l'état de vestiges, et fixées aux pattes-mâchoires.
La plupart des Ocypodicns vivent presque toujours sur la plage et s'y creusent des terriers ; ils sont en général remarquables par la vitesse extrême avec laquelle ils courent. Ce petit groupe est très naturel , mais se lie d'une manière étroite aux genres Doto et Myctiris (voyez ce mot). Il ne se compose que de deux genres, désignés sous les noms û'Ocypoda et de Gelasimus. (H. L.)
OCYPODITES. Ocypodiles. crust.— Syn.
d'Ocypodiens. Voy. ce mot. (H. L.)
*OCYPOIUTES. Ocyporites. ins. — Groupe de Coléoptères pentamères , famille desBrachély très, établi par Laporte de Castelnau (Hist. natur. des An. art., 1. 1, p. 172), et qui a pour caractère : Palpes labiaux sécuriformes. L'auteur ne le compose que des deux genres Oxyporus et Aslrapœus. (C.)
*OCYPTAMUS. ins. —Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Brachystomes, tribu des Syrphites , établi par Serville et adopté par M. Macquart (Diptères , Suites à Buffon , t. I , p. 554), qui en décrit 2 espèces : Ocypt. funebris, du Brésil, et Ocypt. fascipennis, de Philadelphie. (L.)
OCYPTERA ((ixu;, léger; «Ttpov, aile).
ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Ocyptérées, établi par Latreille (Fam. nat.)f aux dépens des
OCY
OCY
Musca de Linné. M. Macquart assigne à ce genre les caractères suivants (Diptères, Suites à Buffon, t. II, p. 185) : Palpes très petits; épistome saillant; troisième article des antennes plus long que le second; première cellule postérieure fermée avant l'extrémité
'} de l'aile, et pédiculée au coude.
| Les Ocyptères doivent leur nom à la ra- I pidité de leur vol. Ces Insectes se fixent soul vent sur les fleurs, et se nourrissent des sucs
• qu'ils y recueillent ; on en trouve aussi quel-
• quefois sur les vitres des croisées.
I M. Léon Dufour a observé et décrit par- > faitement les larves d'une espèce d'Ocyptère (VOcypt. bicolor Oliv. ) , qui vit sur la Pentatoma grisea. Ces larves sont oblongues, glabres, ridées. Leur bouche présente deux mamelons portant chacun deux petits corps cylindriques et deux pièces cornées armées de crochets. Le corps se termine en un tube solide, au bout duquel s'ouvre un stigmate. Les larves passent à l'état de nymphes sans quitter leur demeure. Sous cette nouvelle forme, elles sont ovoïdes, sans segments distincts. Elles quittent les Insectes qui les ont nourries avant d'arriver à l'état ailé, et quelquefois sans leur causer la mort. Il est très probable que c'est sur les larves de leurs victimes que les Ocyptères déposent leurs œufs. Les espèces de ce genre sont au nombre de sept : Ocypt. bicolor Oliv. {Ocypt. coccinea Meig., Ocypt. pentatoma Rob.-Desv.), brassicaria Fab., piclipennis Macq., cylindrica Fab. (Parthenia id. Rob.-Desv.), Boscii {Parthenia id. Rob.-Desv.), pusilla Meig. (cydrica YaU.^Clairvillia pasilla Rob.-Desv.), reflexa (Besseria id. Rob.-Desv.). Elles habitent toutes la France et l'Allemagne; quelques unes même sont assez communes aux environs de Paris. (L.)
OCYPTERUS , Cuv. ois. — Syn. à'Artamus, Vieill. Voy. langrayen. (Z. G.)
*OCYPUS (wxuç, vite; wovç pied), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres, tribu des Staphyliniens , proposé par Kirby, et adopté par Erichson {Gênera et species Staphylinorum , 4 840, p. 403). Ce genre renferme 22 espèces, qui toutes sont originaires d'Europe; quelques unes cependant se trouvent dans l'Amérique septentrionale. Nous citerons comme en faisant partie les 0. olens, cyaneus, similis, brunnipes , picipennis P., tataricus
Pall. , pedator et mono Grav. La première, la plus grande du pays , se trouve dans les bois et dans les champs , où elle chasse nuit et jour les Insectes , dont elle fait une grande destruction; lorsqu'on l'inquiète, elle redresse toute la partie postérieure du corps, et répand par l'anus une liqueur d'un blanc de lait dont l'odeur est forte et désagréable. La larve de cette espèce a été observée et décrite par Heer et E. Blanchard. (C.)
OCYROÉ ( nom mythologique), acal. — Genre de Béroïdes, établi par Sander-Rang pour trois espèces de l'océan Atlantique et de la mer des Antilles. Ce genre est caractérisé par un corps gélatineux , transparent, vertical, cylindrique, pourvu supérieurement de deux lobes latéraux , musculomembraneux ., bifides, épais, larges, et de deux côles ciliées charnues , avecdeux autres côtes , ciliées sur les bords , entre les lobes. L'ouverture buccale est munie de quatre bras également ciliés. M. deBlainville regarde ce genre comme très voisin de la Callianire hexagone, quoique celle-ci ait des tentacules dont les Ocyroés sont privés. Ce dernier caractère devrait faire placer les Ocyroés dans la famille des Mnémiides d'Eschscholtz; toutefois il est bien vraisemblable qu'une étude plus complète de ces Béroïdes et des Callianirides aurait pour résultat la réunion des deux familles. M. Lesson admet le genre de Sander-Rang et en fait sa tribu des Ocyroés , la sixième de la famille des Réroïdes. Les Ocyroés, longues de 10 à 20 centimètres, sont presque entièrement diaphanes et très phosphorescentes. (Duj.)
OC1ROÉ ( nom mythologique), acal. — Genre de Méduses établi par Péron et Lesueur pour une espèce ( 0. lineolata) observée par eux sur les côtes de la Terre de With. Ce genre, qui fait partie de la section des Polystomes dans leur famille des Méduses gastriques , est caractérisé par l'absence de pédoncules et de tentacules, en même temps qu'il présente quatre bouches, quatre ovaires disposés en croix et quatre bras simples confondus à leur base.Lamarck le réunit au genre Cassiopée, Eschscholtz le réunit avec doute aux Rhizostomes, mais M. de Blainville le conserve en lui donnant les caractères suivants : « Le corps hémisphérique, festonné à sa circonférence, excavé en dessous ; l'excavation communiquantavec