‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 184 sur 192 · CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

CRUCIFÈRES

*ODONTELLA (diminutif d'ô^ovç, o'vtoç, dent), bot. cr. — Genre de la famille des Algues Diatomacées , établi par Agardh {Consp. 56), et dont la principale espèce est le Diatoma auritum Lyngb.

t. viii.

ODONTHALIA, Lyngb. ( 9, t. 3). bot.

cr. — Syn. de Rhodomela, Agardh.

ODONTIA, Pers. (Disp., 30, t. 4, fig. 6, 7). bot. cr. — Syn. à'Erinaceus, Mich.

* *ODONTIA (àcîovToç, denté), ras.— Genre de Tordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Pyralides , établi par Duponchel (Catal, méth. des Lépidopt. d'Europe, p. 205 ) , qui n'y rapporte qu'une seule espèce , Od. dentalis, qu'on trouve en Europe dans les mois de juin et d'août. Sa chenille vit dans les tiges de la Vipérine, d'où elle ne sort que pour se changer en chrysalide entre les feuilles de cette plante. (L.)

*ODONTIONOPA (àJovToç, denté ; uovç, pied), ras. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Colaspides, formé par nous et adopté par Dejean ( Catalogue, 3e édit., p. 432). Cinq espèces appartiennent à ce genre : les 0. rufipes F., dentipes Wied., viridula , proxima Er. , et diffinis Dej. Les deux premières sont de TAfrique australe, les deux suivantes de la Nouvelle- Hollande, et la dernière est originaire du Sénégal. (C.)

ODONTITES (Wovç, dent), bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Rhinanthées, établi par Haller (Helv., 304). Herbes originaires de l'Europe centrale. Voy. scrophularinées.

*ODONTOBIUS (à&nîç, dent; ftfe , Je vis), helm. — M. Roussel de Vauzème, qui a été médecin d'un navire baleinier, a fait, pendant son séjour à bord de ce bâtiment, des recherches intéressantes d'histoire naturelle. Le Ver auquel il a donné le nom d'Odontobins Ceti, a été découvert par lui dans l'enduit muqueux des fanons de la Baleine. Il en a donné la description dans la deuxième série des Annales des sciences naturelles , en 1834. Ce Ver, qui n'est encore connu que d'une manière incomplète , a la forme des Nématoïdes : il est blanc, long de 5 à 6 millimètres, et enroulé postérieurement; sa bouche est ronde , et entourée de plusieurs aiguillons cornés. (P. G.)

*0D0NT0CARFIIA (Wovç, dent; xapyvj, paille), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Vernoniacées, établi par De Candolle ( Prodr., V, 71 ). Herbes du Chili. Voy. composées.

*0D01\T0CARUS (Wovto;, denté; x«-

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pwç , noyau ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu des Scaritides, établi parSolier (Ann. de la Soc. entom. de France, t. III , p. 662) dans une révision du genre Ditomus, Bon., Dej. L'auteur l'a formé avec les D. cephaîotes Dej., et robustus Parr. Le premier est originaire de Barbarie et des environs de Tanger, et le second de la Grèce. (C.)

*OW)NTOCERA (àWoç, denté; wépoç, antenne), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambyeins, créé par Serville (Annales de la Soc. entomol. de Fr., 1833, t. II, p. 546). L'auteur rapporte à ce genre trois espèces : les 0. vitrea, cylindrica Serv., et gracilis Kl. La première est originaire de Cayenne , et les deux autres proviennent du Brésil. Serville propose d'appliquer aux espèces pouvant rentrer dans la deuxième division le nom (TAcyphoderes. (C.)

*ODOi\TOCERA. (o<Wç, dent; xePa5, antenne), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Athéricères , tribu des Muscides, sous- tribu des Hétéromyzides, établi par M. Macquart (Diptères , Suites à Buffon , t. II, p. 614), qui en décrit 5 espèces (Odont. deniicornis, aculicornis, confinis, affinis , spinicornis ), assez communes , au mois de juin , dans les bois de la France et de l'Allemagne. (L.)

*ODON'IOCERUS (*<Wo'ç, denté ; *£«$, antenne), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes , tribu des Lycusites, décrit sommairement par M. Guérin Méne\i\\e (Voyage de la Coquille, Zoologie, p. 72), et ainsi caractérisé : Tête n'étant pas prolongée en bec ; antennes seulement pectinées dans les mâles. (C.)

*ODOJ\TGCIIElEA ( o<Wo; , denté ; Xsî>oç, lèvre), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Cicindéietes , tribu des Cicindélides , créé par Laporte (Revue ent. de Silber., t. Il, p. 34), et formé avec les espèces de la première division du genre Cicindela de Dejean. Ce genre est aujourd'hui généralement adopté. Il renferme environ 40 espèces, qui toutes appartiennent a l'Amérique équinoxiale. Elles fréquentent les boi>, et se tiennent sur les feuilles des arbres où elles chassent aux insectes. Nous citerons comme en faisant partie: les Cic.

bipunclala 01., Cay ennensis , chrysis F., quadrina Chv. , ventralis et distigma Dej. Ces deux dernières rentrent dans la deuxième division qui a été établie dans ce nouveau genre. (C.)

*ODONTOCNEMUS , Zoubkofl. ins. — Synonyme ou division du genre Deracan- Ihus de Schœnherr. (C.)

ODOftTOCORYNUS ( à<Wo'ç , denté; xopuvvj , massue), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des Apostasimérides baridides, établi par Schœnherr ( Gênera et species Curculion. syn., t. VIII, I, p. 271 ). L'espèce type et unique du genre , VO. areperusSvhr., est originaire du Mexique. (C.)

*ODONTODERES(&£ovtôç, denté; StP-n, cou), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , famille des Tubifères, des Eupodes de Latreille , tribu des Cryptocéphalides, formé par nous et adopté par Dejean ( Catalogue, 3e édit., p. 444 ). Le type, VO. Auslralis Dej. (sexvittatus Chev.),estoriginaire de la Nouvelle- Hollande. (C.)

GDGNTOGLOSSUM (ècîovç, o'vto;, dent; y/waera, langue), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Vandées, établi par H.-B. Kunth (in Humb. et Bonpl. Nov. gen. et sp., I, 351, t. 85). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. orchidées.

ODONTOGNATHE.Odontognalhus(h$ot>;, o'vtoç, dent; yvàQoç, mâchoire), poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, famille des Clupéoïdes, et caractérisé principalement par des os maxillaires dentelés, terminés en longues pointes mobiles , qui peuvent faire presque un demi-cercle, et porter alors leurs pointes en avant comme des cornes. On n'en connaît qu'une seule espèce : Odont. aiguillonné, Od. mucronalus Lacép., qui vit dans leau salée sur les côtes de la Guiane. Ce poisson n'atteint guère que 16 centimètres de longueur; presque tout son corps présente le vif éclat de l'argent. (M.)

ODONTOGNATHIA , DC. (Prodr., VI,

610). BOT, PH. — - Voy. CENTROPHYLLUM,

Neck.

*ODONTOGNATHUS ( °<WoÇ, denté ; yva9o;, mâchoire), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille <ies Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages,

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établi par Laporte de Castelnau ( Histoire naturelle des Anim. art., t. II, p. 137) avec la Mel. unicolor de F., espèce du Brésil, caractérisée par des mandibules bidentées à l'extrémité, épaisses, larges, et armées extérieurement de deux fortes dents ; son chaperon est relevé en pointe et légèrement bifide. (C.)

ODONTOLITHE. ins. — Nom donné à la Turquoise osseuse. Voy. turquoise.

ODONTOLOMA ( è<W; , o'wo: , dent; >«/*«, frange ). bot. ph. — Genre de la fa mille des Composées, tribu des Vernoniacées, établi par H.-B. Kunth ( in Humb. et, Bonpl. Nov. gen. et spec, IV, 43, t. 319). Arbustes de la vallée de Caracas (Amer, mérid.). Voy. composées.

*ODONTOLOPHUS (bSov^, ovro?, dent ; iocpcç, aigrette), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Cynarées, établi par De Candolle ( Prodr., VI , 579) aux dépens du grand genre Centaurée, L'espèce principale est la Centaursa trinervia Steph.

*ODONTOMACHUS ( hSovro^-nç , qui combat avec les dents), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des Érirhi rides , créé par Schœnherr (Gênera et sp. Curculion. synonym. , t. 7,2, p. 271).

Deux espèces seulement font partie de ce genre: les 0. veslitus et hypocrita Schr. ; elles sont originaires du Port-Natal (Afrique méridionale), (C.)

ODOIMTOMACHUS (voy. l'article précédent), ins. — Genre de Tordre des Hyménoptères, de la tribu des Formiciens, de la famille des Formicides, groupe des Ponérites, établi par Latreille, et caractérisé principalement par une tête en carré très long, très écbancrée en arrière. M. LepelletierdeSaint- Fargeau (Hymen., Suites à Buff.) en décrit trois espèces : Odont. chelifer ( Formica chelifera Latr. ), hœmatodes (For. hœmatoda Linn., maxillosa Dej., Myrmecia hœmatoda Fab.), et unispinosus (For. unispinosa Latr., Myrmecia id. Fabr.), qui habitent l'Amérique méridionale, (L.)

*ODONTOMERUS , Kirby. ins. — Syn.

de Chrysobothris, Eschscholtz.

*ODONTOMUS ( bSovzêç , denté; 3p.; , épaule), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Slernoxes, tribu des J

Buprestides , créé par Kirby ( Fauna bo~ reali americana, p. 156) avec deux espèces de l'Amérique septentrionale : les 0. trinervia et proxima de Fauteur. Ce genre paraît avoir beaucoup de rapport avec les Chrysobothris d'Eschscholtz , s'il n'est pas toutefois identique. (C.)

ODONTOMYIA (5<?ou'ç? évroç , dent; fAvîbe , mouche) ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Notacanthes, tribu des Stratiomydes, établi par Latreille et généralement adopté. M. Macquart (Diptères, Suites à Buffon , t. I , p. 245) le caractérise ainsi : Trompe menue; troisième article des palpes peu renflé. Épistome souvent saillant; un sillon transversal près de la cavité buccale. Troisième article des antennes presque fusiforme, à cinq divisions , sans style. Ordinairement quatre cellules postérieures aux ailes.

Ce genre comprend 28 espèces , dont 12 habitent la France et l'Allemagne , et 16 sont exotiques. Nous citerons parmi celles de notre pays VOdontomyia viridula Macq. (Stratiomys viridula Fab.), espèce très commune. Elle a 3 lignes de longueur, le corps noir, avec la tête, le thorax et le dessus entièrement revêtus de poils serrés , d'un vert grisâtre doré; les ailes hyalines; les pattes jaunes ; l'abdomen de cette couleur, avec une très large bande noire s'élargissant postérieurement.

On trouve fréquemment aussi, aux environs de Paris , les Odontom. furcata Latr. , ligrina Fab., et hydroleon Linn. (L.)

*ODONTONYX , Stephens. ins. — Syn.

d'Olisthopus, Dejean. (C.)

*ODONTONYX (tfovroç, denté ; ow?, ongle), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes , tribu des Dasylites , établi par M. Guérin-Méneville ( Revue zoologique, 1843, p. 194 ), et ainsi caractérisé : Mandibules bidentées ; lèvre inférieure terminée par quatre lobes pointus et ciliés; tarses simples, à crochets dentelés. (C)

ODONTOPETALUM , DC. ( Prodr. , lt 608). bot. ph. — Voy. monsonia, Linn.

ODONTOPÈTRES. zool.— Syn. de Glossopètres.

ODONTOPnORUS, Vicill. ois. — Genre de la famille des Perdrix. Voy. ce mot.

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* ODONTOPLEURA (hSovs, dent ; *>tvPa', flanc), crust. — M. Ernmrieh, dans Leonhard und Dr Broun, Neu. Jahrb. , établit sous ce nom un nouveau genre de Trilobites , dont l'espèce type est VOdontopleura bispinosa.

*ODONTOPLEURES. Odontopleuridœ.

crust. — M. Emmrich, dans Leonhard und Dr Bronn , Neu. Jahrb. , donne ce nom à une famille de l'ordre des Trilobites , qui renferme les genres Odontopleura, Cryptolithus, Harpes, Olenus , Remopleurides et AgnosLus. (H. L.)

OD0NTOPTERA ( âcîous , dent; *tc>ov, aile), bot. ph. — Genre de la famille des Composées , tribu des Cynarées , établi par Cassini ( in Dict. se. nal. , XXV, 270 ; XXIX, 456 ; XXXV, 396 ) , et rapporté généralement au genre Arctotis de Gaertner.

La principale espèce de ce genre est VArclotis sulphurea Gœrtn.

ODONTOPTERIS , Berhn. bot. cr. — Syn. de Lygodium, Swartz.

ODONTOPTERIS ( è&uç , o'vtoç , dent ; it-ïipic, fougère), bot. foss.— -Genre de Fougères fossiles, établi par M. Ad. Brongniart (Prodr., 60) qui le décrit ainsi : Fronde bipinnée; pinnules adhérentes au rachis par leur base, qui n'est nullement rétrécie ; nervures simples ou dichotomes , toutes égales, naissant du rachis; point de nervure moyenne distincte.

M. Ad. Brongniart cite cinq espèces de ce genre ( Odont. crenulata, Brardii, minor, obtusa , Schlotheimii ) , qui appartiennent toutes aux terrains houillers. (J.)

*ODONTOPUS, Say. ins. —Syn. de Prionomerus, Schœnherr. (C.)

*OBONTOPUS ( hSovxSç , denté; woûç, pied), ins, — Genre de Coléoptères hétéroraères , famille des Mélasomes , tribu des Ténébrionites , établi par Silbermann (jRevue Enl. de Silb. , t. I, p. 1 , 3 , 4 , 5 ) , et adopté par Hope {Coleopterisl's manual, 3, 1840, p. 126). L'auteur comprend trois j espèces dans ce genre : les 0. chalybeus i Linn., Fab. ( speciosus Dej. ) , cupreus F., s {violaceus Silb.), costatus Silb., (splendidus Dej. ). Ces Insectes se trouvent aussi bien sur la côte de Guinée qu'au Sénégal. Dejean (Catalogue, 3e édit. ) a fait des deux premières espèces son genre Pezodontus, et de la troisième, celui Iphicerus. (C.)

*ODONTOPUS (Wov'ç, o'vroç, dent; 7rovç, pied), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, section des Géocovises , groupe des Pyrrhocorides, établi par al. Laporte de Castelnau (Am. et Serv., Hémiptères , Suites à Buffon ) aux dépens des Pyrrhocores. Ce genre ne renferme que 2 espèces : Od. sexpunctatus , du Sénégal ; et Od. sanguinolens, du Bengale. (L.)

ODONTORAMPHES. Odontoramphi. ois.

— Nom donné par M. Duméril à une famille de l'ordre des Passereaux, et qui comprend les genres Calao, Momot et Pbytotome.

*0D0NT0RI1INA (WovtSç, denté; pt'v, nez), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides mélitophiles , créé par Burmeis ter ( Handbuch der Entomologie), et adopté par Schaum ( Annal, de la Soc. ent. de Fr., 2e sér., t. III, 1845, p. 45). Deux espèces sont comprises dans ce genre; les 0. hispida 01., et pubescens F. Leur patrie est le cap de Bonne-Espérance. (C.)

*ODONTORHINUS (è<Woç, denté; ^v, nez), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Cléonides, créé par Schœnherr (Gênera et species Curcul. syn., t. 6 , 2, 237). Ce genre ne renferme qu'une espèce de Perse , VO. insperatus Schr. (C.)

ODONTORHYNQUES. Odonlorhynchi ,.

Dumér. et Mœhr. ois. — Syn. de Dentirostres.

*ODONTOSCELIS, Curtis, Guérin. ins.

— Syn. de Promecoderus, Dejean. (C.) *0D0ïMT0SCELÏ$ (SIovtoç, denté , tm~

Ifç, jambe), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu des Féroniens, créé par Waterhouse ( Magazine of natural history New séries, 1840, p. 354). Ce genre renferme sept espèces de l'extrémité de l'Amérique méridionale, savoir: C. tentyrioides , Darwinsii , Curtisii, striatus, substrialus Waterh., cyaneus Br., et Desmareslii Guér. Ces Insectes ont aussi reçu les noms génériques de Cnemacanthus par MM. Audouin et Brullé, et de Cnemalobus par M. Guérin. (C.)

*ODONTOSCELIS (Ô<WÇ, Jvtoç, dent; cxzï'iq, cuisse ). ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères , de la tribu des Scutellériens, groupe des Scutellérites, éta-

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bli par M. Laporte deCastelnau, et dont les principaux caractères sont : Antennes courtes , insérées à la partie inférieure de la tête ; le troisième article plus court que le deuxième. Corps presque orbiculaire. Jambes épineuses.

Les espèces de ce genre, assez nombreuses, proviennent, pour la plupart, du Nouveau-Monde. Nous citerons , comme espèce type, YOdontoscelis scarabœoides Burm. (Cimex id. Linn., Tetyra id. Fabr., Thyreocoris id. Halm.). Ce petit Insecte, qui se fait remarquer par ses couleurs assez brillantes, est commun aux environs de Paris, où il vit sur les fleurs. (L.)

*ODONTOSTÏLIS , Blum. (FI. jav.t Prœf., p. VIII). bot. ph. — Syn. de Bolbophyllum, Dupetit-Thouars.

*ODOi\TOTA (Wovtoto'ç , denté), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Eupodes , tribu des Cassidaires hispites , formé par nous^ et adopté par Dejean ( Catalogue , 3e édit., p. 388), qui en mentionne 41 espèces, toutes originaires d'Amérique. Nous citerons comme en faisant partie : les 0. humeralis , sanguinicollis , ruficollis , dentata F. , bicolor, nigrita, scapularis, notata, scutellaris 01. (Hispa), et dyctioptera Pty. Kirby a donné à ces Insectes le nom générique (VAnoplisles. (C.)

*ODONTOTARSUS (Mrig, o'vtoç, dent; faoao's > tarse), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, section des Géocorises , groupe des Pachycorides , établi par M. Laportë de Castelnau , qui n'y rapporte que 2 espèces: Od. grammicus Linn. (Cimex id. Linn. , C. purpureo-lineatus Ross. , Tetyra grammica Fabr. , Bellocoris purpureo-lineatus Habn , Pachycoris grammicus Burm.) ; et Od. caudatus Kl. {Pachycoris id. KL, Bellocoris id. H. Schœff., Od. producta Spix ). Elles habitent toutes deux l'Europe méridionale et l'Afrique septentrionale. (L.)

*ODOI\TOTIIRIPS (SJoiîç, o'vtoç;, dent; Thrips, nom de genre), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères homoptères, famille des Térébrans, établi par MM. Amyot et Serville aux dépens des Thrips. Voy. ce mot. (L.)

*ODONTOTRlCHUM(o^ouç,ovToç,dent; 0pî£, Tpfx°Çi poil), bot. ph. — Genre de la famille des Composées ( tribu incertaine ) ,

établi par Zuccarini (Plant, nov., fasc, i. 311). Herbes du Mexique.

*ODONTRIA (âJows, dent; rpla, trois ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages , créé par A. White (Tr. zool. Jour, of the Voy. Erebus and Terror, 1846, p. 10 , pi. 2 , fig. 5), avec trois espèces de la Nouvelle-Zélande; les 0.

striata , xanthosticta , et cinnamomea de l'auteur. (C.)

*OBOPETA. ARACH—Genre d'Arachnides qui a été établi par M. Heyden dans le journal VIsis, mais dont les caractères n'ont jamais été publiés; du reste, c'est, nous croyons, au genre des Trombidium qu'il faut rapporter cette nouvelle coupe générique» Voy. trombidium. (H. L.)

ODORAT, physiol. —Nom donné au sens destiné à la perception des odeurs. Voy. nez.

ODORBRION, Gesn. ois. — Syn. de Rossignol. Voy, SYLVIE.

ODOSTEMON , Rafin. (in Americ.

Monthl. magaz.,, 1819, p. 192). bot. ph. — Syn. de Mahonia, Nutt.

ODYNÈRE. Odynerus ( hSvwoSç , désagréable), ins. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Euméniens, famille des Euménides, groupe des Odynérites, établi par Latreille aux dépens des Vespa. Les principaux caractères de ce genre sont : Corps ovalaire; mâchoires et lèvres courtes; palpes maxillaires et labiaux composés de quatre articles, presque glabres; thorax ovalaire ; ailes ayant une cellule radiale et trois cellules cubitales; pattes de moyenne longueur ; abdomen coni - ovalaire, avec le second segment plus large que le premier.

Les espèces de ce genre sont très nombreuses, et la plupart se trouvent en Europe. Ce sont des Insectes de taille moyenne, noirs, avec quelques taches et bandes jaunes. Réaumur, Wesmaël , Audouin, MM. Léon Dufour et Schuckard ont publié, sur ces Insectes, des observations pleines d'intérêt. Nous allons , d'après M. Blanchard ( Hisl. des Insectes, édit. Firmin Didot), donner quelques détails sur les mœurs très intéressantes de plusieurs espèces de ce genre.

1. Odynère a pattes épineuses, Odynerus spinipes (Vespa spinipes Linn., §-fasciala Fab. , Guêpe solitaire de Réaumur). 11 est

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noir, avec les palpes, le labre, les mandibules, l'extrémité du chaperon , une petite tache derrière chaque antenne et une autre derrière chaque œil , les huit premiers articles des antennes, le prothorax et les paraptères, jaunes, ainsi que les pattes. Celles-ci ont, en outre, des bandes et une tache sur les jambes de couleur noire ; chaque anneau de l'abdomen est bordé de jaune.

Cet Odynère se trouve en France et dans une grande partie de l'Europe. Il pratique dans le sable ou dans les murailles un trou profond de quelques pouces , à l'ouverture duquel il élève un tuyau d'abord droit, ensuite recourbé, et composé d'une pâte terreuse en gros filets contournés. Après ce travail, il entasse dans la cellule intérieure huit à douze petites larves vertes et apodes, toutes du même âge ; il les pose par lits les unes au-dessus des autres, et après avoir pondu un œuf près de cette provision , il bouche le trou et détruit l'échafaudage qu'il a construit. Cette observation faite depui longtemps par Réaumur a été complétée par Audouin, qui a reconnu que chaque ouverture ne correspond pas seulement à un seul tube, comme Réaumur semblait le croire, mais qu'un trou servait ordinairement d'orifice à deux ou trois tubes , et qu'alors il y a économie de temps et de peine pour l'Insecte , puisque , après avoir approvisionné ses œufs, il n'a plus qu'une seule ouverture à fermer pour plusieurs larves. Audouin , ayant examiné quelques uns de ces Odynères au moment où ils approvisonnaient leurs nids, les vit aller chercher, dans un champ de luzerne voisin , de petites larves vertes parvenues à leur plus haut degré d'accroissement. Il recueillit plusieurs de ces larves, dont quelques unes se métamorphosaient en nymphes. Peu de jours après, il vit éclore l'Insecte parfait, c'était le Phytonome variable ( Phytonomus variabilis ) , petit Insecte de la famille des Curculionides. L'Odynère ayant filé son cocon dans sa cellule, le 26 juin, ne se transforma en nymphe que le 21 mai de l'année suivante, et demeura encore dans cet état durant quatorze jours avant de se métamorphoser en Insecte parfait.

2. Odynère de Réaumur, Odynerus Reaumurii L. Duf. Corps noir dans les deux sexes, ayant, dans le mâle, les parties de la

bouche, la face, un pointentre les antennes, la partie inférieure de celles-ci, une bande transversale sur le prolhorax, une ligne sur l'écusson, un point à l'insertion des ailes, et les paraptères, jaunes; les pattes ayant la base des cuisses noire, leur extrémité j.iune ainsi que les jambes, les tarses roux; l'abdomen ayant cinq bandes transversales jaunes; les antennes sont enroulées à leur extrémité.

La femelle diffère du mâle par les antennes renflées à l'extrémité, n'ayant de jaune que la partie inférieure de son premier segment, et par l'abdomen qui n'a que quatre bandes.

Voici quelques uns des détails rapportés par M. Léon Dufour (Ann. des se. nat. , t. XI , janvier 1839 ) à l'égard de cet Insecte :

« Depuis plusieurs années, j'avais remarqué aux environs de Saint-Sever, dans le département des Landes, des terrasses argileuses dont le revers méridional était tout criblé de trous d'Odynères. Chaque printemps , j'allais par un beau soleil payer un tribu d'admiration aux habiles ouvriers de ces habitations souterraines et de ces tuyaux extérieurs de terre guillochée si parfaitement semblables à ceux décrits par Réaumur. Pendant le cours du mois de mai 1 838, j'ai voulu poursuivre mes recherches comparatives : j'ai isolé le domicile de TOdynère; j'ai soumis à l'examen le plus attentif, le plus scrupuleux, et la larve, et les provisions de bouche, et les manœuvres de la vigilante mère; j'ai surpris, saisi celle-ci, tenant entre ses mandibules , sans la blesser, une petite chenille verte; j'ai trouvé dans chaque conduit ou dans chaque nid une larve approvisionnée d'une brochée de dix à douze de ces chenilles vivantes, toutes vertes avec un liséré longitudinal de chaque côté. A l'exemple de Réaumur, j'ai été curieux d'élever moi même des larves d'Odynères sous mes yeux. J'en ai placé de très jeunes, isolément, dans des tubes de verre; je leur ai donné à chacune une douzaine de chenilles prises dans les nids de la terrasse. J'assistais quotidiennement à leurs repas ; je les voyais manger avec voracité, grandir à vue d'oeil. Au bout de deux semaines, elles avaient acquis tout leur développement comme larves ; elles demeuraient alors près-

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que immobiles au-dessus du tas des dépouilles de leurs victimes, occupées a revêtir de soie leur domaine, »

L'œuf, dont n'a pas parlé Réaumur, et que M. Léon Dufour a trouvé dans les nids les plus récents, est oblong, cylindrique, obtus; et d'un jaune assez vif.

3. Odynère rubicole , Odynerus rubicola L. Duf. Cette espèce paraît très voisine des deux précédentes; elle en diffère principalernent par les cuisses intermédiaires du mâle dépourvues d'épines; par le chaperon ayant une ligne arquée , jaune dans la femelle; le thorax présente à sa partie antérieure une bande transversale , un point humerai et deux points sur l'écusson jaunes ainsi que les paraptères; les ailes sont enfumées à leur extrémité; les pattes ont l'extrémité des cuisses, les jambes et les tarses jaunes ; l'abdomen offre six bandes transversales, linéaires, dans le mâle, cinq seulement dans la femelle.

Les mœurs de cette espèce diffèrent un peu de celles des précédentes. Cet Odynère choisit, pour construire son nid, une tige sèche lie ronce; il ne prend jamais celle qui est perpendiculaire au sol , et dont Textiémité est dirigée en ligne droite vers le ciel, mais celle qui est horizontale ou inclinée vers la terre, assez grosse et assez dure pour supporter les coques qu'elle est destinée à recevoir. L'Insecte la creuse d'abord à la profondeur de quelques pouces, en enlevant successivement la moelle qui la remplit; il va chercher ensuite des matériaux pour construire à l'intérieur des coques, au nombre de deux, trois, quatre ou cinq; quelquefois ce nombre s'élève jusqu'à dix, toutes placées a environ deux lignes de distance les unes des autres. Ces loges, formées par une terre bien pétrie, mêlée à des grains de sable et à quelques fragments de moelle de ronce, sont de couleur brune ou d'un gris sale, ayant 6 à 7 ligues de long sur 3 de largeur , et placées à la file les unes des autres; dans l'intervalle qui existe entre Chacune d'elles, on trouve de la moelle enlas-ee. Lorsque les larves ont atteint tonte leur croissance, elles sécrètent une malien; soyeuse blanchâtre, dont elles garnissent les parois internes de leurs coques. La partie supérieure de celles-ci , qui correspond à la tête de la larve ou de la nymphe , est tron-

quée et fermée par un diaphragme fait d'une étoffe soyeuse, analogue à celle qui garnit les parois internes. Ce diaphragme ou couvercle, tendu fortement et débordé par un prolongement du tube terreux, est surtout remarquable en ce qu'il est composé de deux tuniques séparées par une couche de moelle de ronce très serrée.

Le femelle de cette espèce approvisionne son nid comme les espèces précédentes; la larve acquiert tout son développement lorsqu'elle a consommé toutes ses provisions. C'est à ce moment qu'elle tapisse sa coque et construit son couvercle pour s'enfermer hermétiquement. Ces larves ne mettent pas plus d'une douzaine de jours pour acquérir toute leur croissance; mais ensuite elles restent dans un état complet d'engourdissement pendant dix à onze mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin d'avril ou au commencement de mai de l'année qui a suivi la ponte des œufs, époque à laquelle on trouve des nymphes qui éclosent à la fin de mai ou au commencement de juin.

M. Léon Dufour a mentionné un fait bien digne de remarque, c'est la manière dont s'effectue la sortie des Insectes parfaits, qui doivent tous quitter leur retraite par l'extrémité supérieure de la tige. Les coques sont toutes placées les unes au-dessus des autres: si un Insecte parfait d'une des loges inférieures venait à éclore le premier, il détruirait, tous les autres sur son passage; mais il en est autrement : c'est l'Insecte renfermé dans la coque placée près de l'extrémité de la tige, c'est à-dire dans la dernière construite, qui doit sortir le premier, et frayer le chemin au second , qui en fera autant pour le troisième, et ainsi de suite jusqu'au dernier.

Telles sont les espèces les plus curieuses du genre Odynère; il en existe encore beaucoup d'autres, mais dont les habitudes différent fort peu de celles des espèces dont nous venons de faire l'histoire (Odyn. cognatus, oitilofie, crassieornis, parietum, etc.).

Les Odynères «>nt pour ennemis quelques espèces de Diptères, qui viennent déposer leurs œufs dans leurs nids construits si laborieusement, et dont les larves vivent aux dépens des provisions amassées par les Odynères. Dans ce cas, les larves de ces derniers viennent ainsi à périr de faim. (L.)

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*ODYNERITES. Odynerites. ins. -Groupe de la famille des Euménides, de la tribu des Eurnéniens, dans Tordre des Hyménoptères, et dont les principaux caractères sont : Lèvre ayant quatre points glanduleux à l'extrémité, et trilobée, avec le lobe du milieu plus grand et biGde. Abdomen à peine pédicule.

Les genres compris dans ce groupe sont ceux des Odynères et des Ptérochiles. Voy. ces mots. (L.)

*OECATCTIIUS (oîxoç, demeure; âv&oç, fleur), ins. — Genre de Tordre des Orthoptères, tribu des Grylliens, famille des Gryllides, établi par Audinct-Serville {Orthoptères , Suites à Buffon) aux dépens des Gryllus. On en connaît trois espèces : OEcant. pellucens ( Gryllus id. Scop. , Gr. italiens Oliv. , Acheta italica Fab. ), d'Italie et du midi de la France; OEcant. niveus (Gryllus niveus Deg. , Oliv.), de l'Amérique septentrionale ; et OEcant. rufescens , de Bombay. (L.)

*OECEOCLADES(oixfov, petite demeure; xWo; , rameau), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi par Lindley (in Bot. reg., n. 1522; Orchid., 235). Herbes des Indes, de l'Amérique et de l'Afrique tropicale. Voy. orchidées.

*OECHMEA , Juss. ( in Jeaume St-Hil.

exposit. fam., I, 103). bot. ph. — Syn. (TJEchmea , Ruiz et Pav.

*0EC1STES (oc'xtaryîç , qui bâtit), infus., syst. — Genre proposé par M. Ehrenberg pour un Systolide ou Rotateur (OEc. hyalinus), long de sept à huit dixièmes de millimètres, et qui nous paraît devoir être réuni au genre Ptygura, dont il diffère par une enveloppe gélatineuse, particulière, en forme de tube pour chaque individu , et par la présence de deux points rouges pris pour des yeux. Le corps est campanule, oblong, porté par un pédicule plus ou moins épais, et terminé par un limbe cilié, arrondi. (Duj.)

*OECISTINA. infus. , syst.— Famille de Systolides ou Rotateurs, établie par M. Ehrenberg dans la section des Holotroques de sa division des Monotroques, c'est-à-dire ayant le limbe cilié ou organe rotatoire simple et entier. Les CEcistina sont les Holotroques cuirassés ou plutôt enveloppés, tandis que les Ichthydina sont les Holotroques nus : mais cette différence nous paraît

peu importante, car l'enveloppe est simplement une sécrétion gélatineuse amorphe , qui n'est pas toujours aperçue quand elle n'est pas souillée de matières terreuses. Cette famille contient les deux genres : OEcisles et Conochilus , qui diffèrent parce que le dernier présente des individus réunis en amas globuleux dans une enveloppe ou sécrétion commune , tandis que les OEcistes sont isolés chacun dans une enveloppe particulière. (Duj.)

GECODOMA(ocxo<?op}, construction), ins.

— Genre de Tordre des Hyménoptères, de la tribu desFormiciens, delà famille des Formicides, groupe des Myrmicites, établi par Latreille aux dépens des Attes, dont il se distingue par des palpes très courts. On en connaît deux espèces : OEcod. cephalotes Latr. ( Atta id. Fab., Formica id. Linn., For. grossa Oliv., For. migratoriaDe].),el OEcod. hystrix Latr. (Formica id. Latr., Fab.), qui habitent l'Amérique méridionale. (L.)

OECOPHORA ( olxovépoç , qui porte une demeure ). ins. — Genre de Tordre des Lépidoptères nocturnes, tribu desTinéides, établi par Latreille, aux dépens des Tinea de Fabricius. Duponchel (Catal. rnéth. desLcp. d'Eur., p. 366) assigne à ce genre les caractères suivants : Antennes filiformes dans les deux sexes, de la longueur du corps. Palpes inférieurs seuls visibles, très grêles, généralement courts, écartés de la tête et subuliformes. Trompe nulle ou rudimentaire , tête lisse. Ailes supérieures en forme d'ellipse très allongée , avec une longue frange à l'extrémité du bord interne; ailes inférieures très étroites, cultriformes, et entourées d'une longue frange.

Les OEcophora sont de très petits Lépidoptères ornés de couleurs agréables et souvent très brillantes ; leurs chenilles sont encore peu connues. Elles se nourrissent de végétaux; les unes attaquent les feuilles entières , les autres seulement le parenchyme; quelques unes même pénètrent dans les graines des céréales, et en mangent toute la substance farineuse, sans même toucher à Técorce. Elles font, de cette manière, des ravages considérables dans les champs de blé et d'orge. Les chenilles qui vivent sur les arbres filent leur coque entre les gerçures des écorces; les autres les placenta terre, dans la mousse.

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Ce genre est très nombreux en espèces.

Duponchel (loc. cit.) en cite 36 , répandues dans toute l'Europe. Nous citerons, comme type, Y OEcophora olivîella La tr. (Tineaid. i Fabr.): elle a les ailes supérieures d'un noir doré , avec une tache jaune à la base et au milieu; derrière cette bande est une petite raie argentée. Les antennes ont un anneau blanc près de leur extrémité. Cette espèce est assez commune aux environs de Paris.

Les OEcophora multiplient considérablement; c'est ce qui rend encore plus nombreux les dégâts que ces Insectes occasionnent, dans plusieurs contrées de la France, dans les champs d'orge et de blé. (L.)

*OEDA (otcîoç, gonflement), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères homoptères, tribu des Membraciens, groupe des Combophorides , établi par MM. Amyot et Serville (Hémiptères, Suites à Buffon, p. 546) aux dépens des Membracis. On n'en connaît qu'une espèce, OEda in fia la (Membracis inflala Fabr., Smilia inflata Burin.), du Brésil. (L.)

OEDALEA (oTdV, enflé), ins. — Genre de Tordre des Diptères brachocères, famille des Tanystomes, tribu des llybotides, établi par Meigen, adopté par Latreille (Fam. nat.) et par M. Macquart (Diptères, Suites à Buffon t t. 1, p. 321). Ce dernier auteur en décrit 2 espèces (OEdal. tibialis et hybolina), qui habitent les contrées septentrionales de l'Europe. (L.)

*QEDANCAEA (oî<îoç, enflure; àyxâln, bras), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, section des Géocorises, groupe des Rh y parochrom ides, établi par MM. Amyot et Serville (Hémiptères, Suites à Buffon, 1. 1, p. 258), et qui ne renferme qu'une seule espèce, C Ed. dorsilinea, de l'Amérique septentrionale. (L.)

*OEDECNEMA (oTcîo;, renflement; xvop.vj , cuisse), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille «les Longicornes, tribu des Lepturètes, formé par Dejean (Catalogue, 3e édition, pag. 381 ) aux dépens des Leplura. L'espèce type, la Leplura dubia F. (russica Hst.), est propre à la Sibérie. (C.)

OEDÉLITE. min. — Syn. de Mésotype.

Voy. ce mot.

OEDEMAGENA ( oT«îoç , tumeur; yév<x , naissance), ins. — Genre de Diptères de

T. VIII

la famille des Athéricères, tribu des OEstrides , formé par Clarck aux dépens des CEstrus de Linné, adopté par tous les entomologistes, et ayant pour caractères : Une ouverture buccale linéaire, élargie supérieurement ; trompe nulle ; deux palpes rapprochés , de deux articles; crochets et pelotes des tarses grands; première cellule postérieure des ailes entr'ouverte à l'extrémité, et nervure de la discoïdale presque perpendiculaire à sa base.

On ne connaît qu'une espèce de ce genre : YCEdemagena Tarandi Clarck (OEstrus Tarandi Linn.), qui est long d'environ 7 lignes, noir, avec la tête , le corselet et la base de l'abdomen garnis de poils jaunes; les ailes sont un peu brunâtres.

Les larves de ces Insectes vivent sur le dos des Rennes, et produisent des tumeurs dans la peau de ces animaux. Ces larves font périr beaucoup de Rennes de deux et trois ans , et la peau des plus vieux est souvent si criblée des piqûres de ces Diptères, que l'on a cru que ces animaux étaient sujets à la petite-vérole. Les OEdémagènes sont communs en Laponie. (E. D.)

OEDEMERA (o?£oç, renflement; pvjpog, cuisse), ins. — Genre de Coléoptères hétéremères, famille des Sténélytres, tribu des OEdérnérites, créé par Olivier (Enl.om., 1. 111, n° 179). Dejean, qui a adopté ce genre, en énumère 19 espèces : 16 sont propres à l'Europe, 2 a l'Amérique, et I estd'Asie. Nous citerons comme en faisant partie : les OE. Podagrariœ, flavescens, cœrulea, vircscer.s (Nccydaliset Cantharis) Lin., marginala, barbara, clavipes (Necydalis et Dryops) F. Chez l'un des sexes, les cuisses postérieures sont excessivement renflées , et elles sont simples dans l'autre. Stephens a appliqué à ces Insectes les noms génériques iï()ncomera pour quelques uns, et û'Ischuomera pour d'autres. (C.)

*ŒDÉMÉR!ENS. OEdernerii. ins.— Sous ce nom, Laporte deCastelnau (Histoire naturelle des Animaux articulés , t. 2, p. 250) a formé une quatrième tribu de Coléoptères hétéromères , dans la famille des Sténélytres de Latreille. L'auteur l'a caractérisée ainsi : Crochets des tarses non dentelés. Antennes très longues, filiformes, insérées à nu. Mandibules bifides. Tête généralement avancée en un petit museau. Corps allongé,

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étroit. Yeux élevés. Corselet long. Insectes nions, se trouvant sur les fleurs. Genres: Calopus , Sparedrus , Palœstra , Dytilus , OEdemera et Nothus. (C.)

OEDÉMÉRITES. OEdemerites. ins. — Quatrième tribu de Coléoptères hétéromères, famille des Sténély très, établie par Lalreille \Règne animal de Cuvier , t. V, p. 46), et i}ui a pour caractères: Antennes insérées à 'Du, près des yeux ; mandibules bifides à l'extrémité ; tarses à pénultième article bilobé; palpes maxillaires, terminés par un article plus grand, en forme de triangle renversé ; cuisses postérieures très renflées; crochets des tarses refendus; corps allongé, étroit, linéaire; tête et corselet plus étroits que l'abdomen; antennes plus longues que ces parties (en scie dans les Calopus), filiformes, sétacées, composées d'articles presque cylindriques ou longs; tête plus ou moins prolongée, en forme de museau, un peu rétrécie en arrière, yeux plus élevés que dans les autres tribus de la famille; corselet au moins aussi long que large, presque carré ou cylindrique, un peu rétréci en arrière; élytres amincies postérieurement en manière d'alêne et souvent flexibles.

Cette tribu comprend les genres suivants : OEdemera, Nothus, Calopus, Sparedrus et Dytilus.

Les Nothus, bien que rentrant dans cette tribu par l'ensemble de leurs caractères, présentent quelques modifications extérieures qui les rapprochent de la tribu des Serropalpides.

Ces Insectes ont des rapports avec les Telephorus et les Zonitis. Ils se trouvent sur les fleurs et sur les arbres.

Leurs métamorphoses sont inconnues ; mais on doit supposer que leurs larves se développent dans l'intérieur des végétaux.

Leur anatomie a offert à Léon Dufour deux vaisseaux salivaires très simples , flexueux et flottants, et une panse formée d'un jabot latéral , muni d'un cou ou pédicelle. Ce sont les seuls Insectes chez lesquels on ait observé cette organisation toute particulière. (C.)

*OEDENIA , Strielland. ois. — Syn. de Oidemia, Flem.

CEDERA, Linn. ( Gen. , n. 1325 ). bot. fh. —Syn. VOEderia, DC.

GEDERIA ( oîïoç , renflement; Êptov, poil ). bot. pu. — Genre de la famille des Composées , tribu des Sénécionidécs , établi par De Candolle (Prodr., VI, 1), et dont les principaux caractères sont : Capitule hétérogame , pauciflore; fleurs du rayon ligulées, allongées; celles du disque tubuleuses, hermaphrodites. Involucre paucisérié , à squames membraneuses. Réceptacle étroit à paillettes scarieuses. Corolle du disque 5-denté. Anthères sessiles. Stigmates fixés au disque. Akène dépourvu d'ailes, anguleux-cylindracé, glabre ; aigrette courte, membraneuse.

Les OEderia sont des arbrisseaux originaires du Cap, à feuilles opposées, ou, rarement, disposées trois par trois en forme de spirale , imbriquées , très entières ; à fleurs bleues , disposées en glomérules terminaux entourés de feuilles florales bractéiforrnes.

Les espèces de ce genre ont été réparties par De Candolle {loc. cit.) en deux sections, qu'il nomme : a. Euœderia : Capitules sessiles entre les bractées; ligules 5-8, les extérieures allongées ; aigrettes du disque et du rayon très courtes et conformes ; b. Eriopoda ; Capitules fixés entre les bractées sur un court pédoncule; ligules très courtes ; aigrette du rayon très courte ou nulle , celle du disque membraneuse, dentée au sommet, plus longue que le tube de la corolle. (J.)

*OEDICIHRUS (oTcîo;, enflure; XetP , main), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres, tribu des Pinophiliniens, créé par Erichson ( Gênera et species Staphylinorum , p. 684 ) , et ainsi caractérisé par l'auteur : Palpes maxillaires à quatrième article sécuriforme. Abdomen non marginé. Tarses ayant les quatre premiers articles dilatés et renflés. Le type, seule espèce aujourd'hui connue, VOE. pe~ derinus Er., est propre à la Sicile. (C.)

GEDICNÈME. OEdicnemus (oTJoç, enflure; xvyj'pj , jambe ). ois. — Genre de la famille des Charadridées, dans l'ordre des Échassiers. Il a pour caractères : un bec plus long que la tête, droit, fort, un peu déprimé à la base, comprimé vers le bout; à arête de la mandibule supérieure élevée; les narines placées au milieu du bec, longitudinalement fendues jusqu'à la partie cornée de celui-ci, ouvertes par devant et percées de part en part; des pieds longs,

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grêles; trois doigts dirigés en avant, réunis par une membrane jusqu'à la seconde articulation: une queue fortement étagée; des ailes médiocres et aiguës.

Les OEdicnèmes offrent, au premier aspect, tant d'analogie avec les Outardes, que quelques naturalistes ont été portés à les considérer comme des oiseaux du même genre. Ainsi Belon , le patriarche de l'ornithologie en France, et Latham, dont les ouvrages ont fait autorité, ne les ont pas séparés génériquement. Le seul OEdicnème que possède l'Europe, Belon l'a appelé Oustardeau (petite Outarde), et Latham lui a donné le nom plus scientiûque de Olis œdicnemus. Linné a placé les OEdicnèmes parmi les Pluviers, ce qu'ont également fait beaucoup d'autres méthodistes et Buffon ; mais ce dernier a fait observer que si ces Oiseaux tiennent aux Pluviers par plusieurs caractères communs, ils s'en éloignent assez par quelques autres pour qu'on puisse les isoler. De cette opinion de Buffon à 1rs séparer génériquement, comme on l'a fait plus tard, le pas n'était pas grand. Aujourd'hui les OEdicnèmes sont généralement considérés comme des Oiseaux distincts des Outardes et des Pluviers, et forment, pour quelques auteurs, la transition naturelle des uns aux autres. C'est à M. Temminck qu'est due la création du genre OEdicnemus; cependant nous devons dire que bien avant M. Temminck, Aldrovande {Av., t. II, p.- 98) et Ray {Synops. av. , p. 105) avaient nommé la seule espèce alors connue OEdicnemus Belonii.

Les habitudes naturelles des espèces étrangères que renferme la division des OEdicnèmes sont loin d'être parfaitement connues; aussi nous bornerons-nous à faire ici l'histoire particulière de celle que l'on rencontre en Europe.

* Cette espèce (OEdicnemus crepitans), que l'on trouve au printemps et à l'automne dans plusieurs départements de la France, etsurquelques points pendant toutel'année, , se plaît sur les plateaux des collines, dans les terrains arides, pierreux et sablonneux. C'est en raison de cette habitude qu'en Beauce et dans quelques autres provinces, un terrain sec, maigre, peu fertile en un mot, est appelé terre à Courlis; l'OEdicnèrne criard n'étant connu, dans ces loca-

lités, que sous le nom de Courlis de terre. D'un naturel craintif et même farouche, les OEdicnèmes restent en repos et dans une immobilité presque complète tant que le soleil est sur l'horizon. Une lumière trop vive les fatigue, et, quoi qu'on en ait dit, leurs mœurs sont plutôt nocturnes que diurnes. Si, durant le jour, ils jouissent de la faculté devoir, cette faculté cependant paraît alors ne pas être dans toute son intensité; car les individus que l'on conserve en volière donnent fréquemment tête baissée contre tous les obstacles qu'ils rencontrent sur leur chemin, et n'ont souvent pas l'instinct de vaincre ces obstacles, soit en les franchissant, soit en se détournant. Pendant la nuit, au contraire, ils sont d'une grande activité. Aussitôt que le crépuscule du soir commence, ils se mettent en mouvement. Alors ils se répandent de tous les côtés en volant rapidement et en poussant des cris forts et retentissants. Ces cris, que l'on peut exprimer par les syllabes, turlui , turlui (donton a fait le nom Courlis, Curlui, qu'on leur a donné), ressemblent, entendus de loin, à des sons produits par une flûte tierce. Si, pendant le jour, on trouble leur repos, ils prennent leur volée en rasant la terre, et vont s'arrêter non loin du lieu qu'ils ont abandonné, sur un terrain qui leur soit connu : lorsqu'on les poursuit trop vivement , ils quittent les dunes sablonneuses , les collines arides pour se jeter dans les bois. Leur marche est très agile, et ils courent sur la pelouse et dans les champs aussi vite qu'un chien, ce qui leur a valu , dans quelques pays, le nom dMrpenteurs. Après avoir bien couru, ils s'arrêtent tout court, tiennent leur tête et leur corps immobiles , et se blottissent contra terre à côté d'une pierre ou d'une touffe d'herbe.

Les OEdicnèmes ne sont pas sédentaire* dans les localités où ils se sont reproduits. Après les pontes et lorsque l'éducation des jeunes est achevée , ils émigrent. Le départ a lieu en compagnie et se fait sous la direction d'un chef dont toute la bande paraît suivre la voix.

Leur nourriture consiste en Insectes de toutes sortes, en Scarabées, petits Colimaçons, Lézards, et même en petits Mammifères.

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Le mode de nidification chez l'espèce dont nous parlons, et même chez tous les OEdicnèmes en général, est simple. La femelle dépose sur la terre nue ou dans le sable, deux œufs, rarement trois, d'un fond jaunâtre, avec des taches plus ou moins nombreuses noirâtres et d'un brun olive. Les œufs, par leur forme et par leurs couleurs, ont beaucoup plus d'analogie avec ceux des Outardes qu'avec ceux des Pluviers. La durée de l'incubation est de trente jours environ. Le mâle partage avec la femelle le soin de l'éducation des jeunes. Les petits quittent le nid dès leur naissance, courent et prennent eux-mêmes la nourriture que la mère leur indique. Ils ne sont alors couverts que d'un duvet épais d'un gris roussâtre. Ce n'est que fort tard qu'ils acquièrent la faculté de voler.

En outre, les jeunes OEdicnèmes se distinguent des adultes par l'excessive dilatation du haut du tarse et de l'articulation tibio-tarsienne. Cette forme du tarse, qui est propre aux jeunes de l'année de presque tous les Échassiers , est particulièrement remarquable chez l'espèce dont il s'agit. C'est en raison de cette forme que Belon avait donné à cet Oiseau le nom d'OEdicnemus , nom qui signifie jambe enflée.

La chair de l'OEdicnème criard n'est pas très agréable au goût; pourtant on la mange, surtout lorsqu'elle provient d'un individu jeune.

La mue n'a lieu, chez ces Oiseaux, qu'une fois l'an; les sexes diffèrent peu entre eux , et les jeunes ne se parent des couleurs permanentes qu'après plusieurs années. Leur bec et leurs pieds sont aussi longtemps avant d'avoir acquis tout leur développement.

Les OEdicnèmes sont des Oiseaux propres à l'ancien continent et à l'Australie.

Eu égard à quelques différences que présentent entre elles les espèces relativement à la forme du bec , on a tenté d'établir pour elles plusieurs divisions. M. Lesson , dans son Traité d'Ornithologie, en a proposé trois, qui nous paraissent devoir être adoptées. L'une d'elles, au reste, avait depuis fort longtemps été créée par Illiger dans son Prod. syst. mammal. et aviu*® , sous le nom de Burhinus. Nous distinguerons donc les OEdicnèmes en :

OEdicnèmes proprement dits {OEdicnemus, Temm.).

Bec médiocre, plus court que la tête, peu élevé et presque rond.

C'est à cette section qu'appartient I'OEdicnème criard, OEdic. crepilansTemm. (Buff., pi. enl.y 919, sous le nom de Courlis dé terre), type du g. OEdicnemus. Cette espèce a toutes les parties supérieures d'un roussâtre cendré, avec une tache longitudinale noirâtre sur le milieu de chaque plume; l'espace entre l'œil et le bec, la gorge, le ventre, les cuisses et une bande sur l'aile d'un blanc pur; le cou et la poitrine colorés de roussâtre et parsemés de raies longitudinales brunes; le bec à sa base, l'iris et les pieds d'un jaune pur.

L'OEdicnème criard est très abondant dans le midi de la France, en Italie, en Sardaigne, dans l'Archipel et en Turquie. On le trouve aussi, mais en moins grand nombre, dans les parties orientales de l'Europe; on le dit seulement de passage en Allemagne et en Hollande.

L'OEdicnème aux longs pieds , OEdic. longipes Geolî. St-Hil. (Vieil!., Gai. des Ois., pi. 228). Sommet de la tête, occiput, nuque et dessus du cou d'un gris cendré clair, varié de petites lignes rembrunies; côtés du cou et dos bruns, avecquelques taches blanches ; devant du cou, poitrine e*t abdomen d'un blanc pur tacheté de noir. — Habite la Nouvelle- Hollande.

L'OEdicnème Tachard, OEdic. maculosus G. Cuv. , OEdic. capensis Lichst. (Cat.t n. 715; Temm., pi. col., 292). D'un brun roussâtre taché longitudinalement de brun noirâtre en dessus; moustaches, menton et gorge d'un blanc pur; parties inférieures d'un blanc roussâtre strié de noir. — Habite les plaines arides de l'Afrique.

L'OEdicnème vocifère ,. OEdic. vocifer Lherminier {Magas. de zool., cl. II, n° 84).

Burhinus {Burhinus, Illiger).

Bec épais, fort, plus long que la tête, très comprimé sur les côtés, renflé en dessus et en dessous, tronqué à la pointe.

L'OEdicnème a gros bec, OEdic. magnirostris Shaw. (Temm., pi. col., 387 ). Dessus de la tête et un trait à l'angle du bec noirs ; sourcils et gorge d'un blanc pur, cou

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gris vermiculé ; rémiges et rectrices noires; pieds verts. Habite la Nouvelle-Hollande, la terre des Papous.

Esacus (Esacus, Lesson ; Carvanaca , Hodgson).

Bec très comprimé sur les côtés, obtus à sa pointe et recourbé en haut, de façon que sa face supérieure est concave et sa face inférieure convexe.

L'OEdicnème a bec recourbé , OEâic. recurviroslrisGax., Swains. (Temrn., pi. col., 387 ). Dessus du corps gris-blanc; parties inférieures, front, sourcils, trait sur la joue, blancs ; occiput , joues et trait à l'angle du bec, noirs ; tarses verts. — Habite l'Inde.

M. Lesson pense que c'est à cette division que doit probablement se rapporter le Charadrius crassirostris de Spix. (Z. G.)

*0EDICNÉ1MNÉES. OEdicneminœ. ois. — Sous-farnille de l'ordre des Eehassiers, établie par G.-R. Gray, dans son List of the gênera , pour les genres OEdicnemus , Esacus et Burhinus. Voy. oedicnème.

*0EDIC0R1PHUS (ûî&co, je renfle; xopvcpyj, vertex). rept. — Genre établi par Wagler pour le Dasilicus vitlatus , que la plupart des erpétologistes laissent dans le genre Basilic. (P. G.)

ŒDIONYCIHS(c?(?oç, renflement; fa%t ongle), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille , famille des Cycliques , tribu des Alticites , créé par Latreille ( Règne animal de Cuvier, t. V , p. 1 54 ) aux dépens des deux premières familles du genre Allica d'Illiger. Dejean, qui a adopté ce genre ( Catalogue, 3* édit., p. 408), en éuumère 117 espèces, qui toutes sont originaires d'Amérique; ce nombre est bien plus élevé, mais d'un autre côté il devra être réduit, attendu que plusieurs accouplements nous ont offert des différences de coloration très considérables entre des individus mâles et des femelles , qui ont été désignés comme espèces. Le corps de ces Insectes est ovalaire ; leurs étuis sont un peu aplatis , et le dernier article des tarses postérieurs est renflé en boule. Nous citerons comme faisant partie du genre les espèces suivantes : OE. petaurisla , miniata , bicolor , fasciata , discoidea, \0-guttata, oculata, sellata, thoracica, con-

cinna, quercata, obsidia, lateralis F.,dimidiata, abdominalis, 11 -punctata et umbratica 01., etc., etc. (C.)

*GEDIPACI-INE , Link (Hort. Berol., I, 51). rot. ph. — Syn. d'Eriochloa, Kunth.

OEOÏPE. OEdipus. mam. — Espèce particulière du genre Ouistiti ( voy. ce mot), dont M. Lesson ( Nouveau tableau du règne anim., Mamm., 1842) a fait un sous-genre distinct, ne contenant qu'une seule espèce, qui porte le nom à'OEdipus tili Lesson (loc.cit.). (E. D.)

OEDIPODE. OEdipoda (oÎ?g?} renflement; ttoS;, pied), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères, tribu des Acridiens, famille des Acridides, établi par Latreille, et dont la plupart des espèces rentrent dans les genres Acridium, Oliv. , Brull., Dej. ; et Gryllus , Linn., Eab., Charp. Ces Insectes présentent les caractères suivants : Pattes de forme et de grandeur ordinaires; les quatre premières jambes plus ou moins épineuses en dessous ; les postérieures munies en dessus de deux rangées d'épines. Tête verticale; trois ocelles, celui du milieu plus ou moins distinct. Antennes filiformes, longues, multiarticulées. Prothorax de grandeur moyenne, avec une carène médiane. Prosternum mutique; poitrine large. Abdomen allongé, un peu comprimé , terminé , dans les femelles, par quatre pièces pointues à l'extrémité. Yeux assez grands, souvent ovalaires. Palpes filiformes. El y très ordinairement plus longues que l'abdomen; ailes de la même longueur que les élytres.

Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, et paraissent dispersées sur toute la snrfaee du globe. M. Audinet-Serville (Orthoptères , Suites à Buffon) en décrit 29. Les plus communes en France, surtout aux environs de Paris , sont les OEdipode ensanglantée, OEdip. grossa (Acridium grossum Oliv. , Lato. , Acr. rubripes Deg. , Criquet ensanglanté Geoff. , Gryllus grossns Linn. , Gr. germanicus Stoll., Saul. , etc.), qui se trouve quelquefois en immense quantité dans les prairies basses et humides; et OEdipode bimouchetée , OEdip. biguttula (Acridium bigullulum Oliv. , Deg. , Latr., Gryllus bigullulus Linn., etc.), qu'on rencontre abondamment, a la fin de l'été et en automne, dans les herbes, les gazons, les prairies.

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Ces Insectes ont tout-à-fait les mœurs des Acridiens, et exercent de grands ravages dans les pays qu'ils habitent. (L.)

*OEDIPODES(0Tcîoç, renflement; «ouç, pied). Ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille , famille des Cycliques, tribu des Alticites, établi par IIliger (Magazine sur Insectenkunde, 1807), et adopté par Dejean (Catalogue , 3e édit., p. 408), qui en énumère quatre espèces : les OE. iuberculatus , inœqualis , nubilus et hirtellus Dejean. Les trois premières sont originaires du Brésil, et la quatrième est indigène des États-Unis. Le corps de ces Insectes est petit , pubescent ; leurs tarses sont grêles, mais le dernier article est renflé en boule. (C.)

*OEDÏPODIUM ( oTcJoç , grosseur ; ™0ç , pied), bot. cr. — Genre de la famille des Mousses bryacées, établi par Schwaegrichen (SuppL, II, 15, t. 105) pour de petites Mousses annuelles, gazonnantes, trouvées dans les montagnes de la Bretagne.

OEDMANNIA , Thunb. ( Act. Holm. , 1809, p. 281, t. 4). bot. ph. — Syn. de Rafnia, Thunb.

OEDOGOIMIUM, Link {in Hort. phys., 5). bot. cr. — Syn. de Conferva, Ag.

*OEDOSOMA ( oî&s, renflement; «xS^ec, corps). Ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, section des Géocorises , groupe des Pentatomides , établi par MM. Amyot et Serville (Hémiptères, Suites à Buffon, t. I, p. 128) aux dépens des Pentatoma. L'espèce type et unique est VOEdos. acroleucum (Pentatoma id. Pert., Cimex acroleucus Burm.), de Cayei ie. (L.)

*QEDERA (oî<îoç, renflement; ovpd, queue), rept. — Genre de Reptiles sauriens établi par M. Gray dans la famille des Geckos. (P. G.)

*OEGITIÎALES. OEgithali. ois. — Famille établie par Vieillot , dans l'ordre des Passereaux , pour des espèces qui ont un bec court, emplumé à la base ou cilié sur les angles, à pointe épaisse, ou grêle, quelquefois échancrée. Elle renferme , pour Vieillot, les genres Mésange, Mégistine, Tyranneau, Pardalote et Manakin. M. Lesson, dans son Traité d'ornithologie, a créé, sous le nom de Mésanges, une famille qui correspond à celle des OEgithales, mais de laquelle sont exclus les genres Manakin ,

Mégistine et Tyranneau, et dont font partie les Pitpits (Dauris, Cuv.). (Z. G.)

*OEGOLIE!\S. OEgolii. ois. — Famille établie par Vieillot, dans l'ordre des Râpa ces (Accipiires), pour les Oiseaux de proie nocturnes, (Z. G.)

*OEGOTHELES, Vigors et Horsfield . ois.

syn. de Caprimulgus. V. engoulevent. (Z.G.)

"OEIDEA. crust. — Ce nom désigne, dans la Faune du Japon , un nouveau genre de Crustacés établi par M. Dehaan. Cette coupe générique, qui appartient à la famille des Décapodes brachyures et qui vient se placer tout près des Corystes , a pour type VOEidea 20-spinosa Dehaan (Faune jap.9 tabl. 2, fig. 5). (H. L.)

OEIL. Oculus. anat. et physiol. — L'OEil est, chez tous les animaux doués de la vue, l'organe indispensable de la vision ; et c'està tort que l'on a attribué à la peau cette faculté. En effet, la lumièreagit, soit physiquement, soit chimiquement, sur tous les corps de la nature, et par conséquent sur les membranes et les téguments de tous les animaux; elle les frappe, elle les stimule à sa manière, elle en modifie les propriétés , elle en change quelquefois les caractères; mais cette faculté de recevoir l'image de la forme et l'image des couleurs, de reproduire, dans un point extrêmement circonscrit de l'organisme, le monde extérieur en miniature, l'OEil seul en possède l'admirable privilège.

Cet organe consiste essentiellement en une expansion nerveuse spéciale, organisée pour être impressionnée par l'image de l'objet et par un appareil dont la double destination est de laisser pénétrer jusqu'à cette expansion nerveuse les rayons lumineux, et de les empêcher de se réfléchir et de passer au-delà. Une expansion nerveuse, qui s'appelle rétine dans la plupart des cas , une cornée transparente et une choroïde; voilà les trois parties constituantes de tout OEil, sans lesquelles l'OEil ne saurait être, ni la vision s'exécuter. Il se joint à ces trois pièces de l'appareil oculaire une quatrième pièce, destinée à soutenir l'expansion nerveuse quand elle se fait sous forme de rétine, c'est une sclérotique.

Réduit à sa plus simple expression chez les animaux inférieurs, l'organe de la vision se montre de plus en plus complexe à nie-

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sure que l'on s'élève davantage dans l'échelle zoologique. Ainsi l'on est sûr de rencontrer d'abord les trois parties constituantes que nous venons d'indiquer; puis on voit s'y joindre la quatrième; puis apparaissent d'autres parties propres à faire converger les rayons lumineux , c'est-à-dire un cristallin, d'abord extérieur, puis intérieur; puis un corps vitré, puis d'autres parties •destinées à mieux protéger l'OEil , à le mouvoir, à en lubrifier la surface, à le soustraire à la lumière, selon la volonté de l'animal; à en modifier la sphéricité pour l'adapter aux distances, etc.

Sans parler ici de l'organisation de l'appareil visuel chez les Infusoires, si bien décrit par Ehrenberg, contentons-nous de mentionner celui des autres classes.

Où l'OEil est le plus simple , c'est incontestablement chez les Insectes ; mais pour le trouver, il faut décomposer les yeux composés et à nombreuses facettes de ces animaux; on trouve alors une expansion du nerf optique qui s'étend, sous forme de rayon, jusqu'à la surface de l'OEil , et s'y termine par une pyramide dont le sommet est au nerf et la base à la cornée , pyramide qui tient lieu de corps vitré, et est entourée de pigment; quant à la cornée , qui fait l'office de cristallin et de conjonctive, elle n'est qu'une modification de la peau endurcie. Ici point de rétine, point de sclérotique. Rudimentaire chez la plupart des Mollusques, l'OEil est composé, chez ceux qui sont pourvus de cet organe, de parties essentielles et d'enveloppes : les premières sont une sclérotique amincie et transparente au milieu , une membrane vasculaire à pigmentum et une membrane nerveuse; les autres sont des moyens de perfectionnement dioptrique ou accessoires et relatifs à la protection de l'organe et à sa mobilité. D'ailleurs, tantôt l'OEil est sessile et se meut sans déplacement ou reste immobile, tantôt il est placé à l'extrémité d'un appendice qui le fait jouir d'une véritable locomotion.

Si nous arrivons aux Poissons, nous y trouvons presque au complet l'appareil entier des vertébrés supérieurs : une rétine et une choroïde , puis une cornée devenue transparente dans la partie centrale de l'axe de l'OEil , et au-devant de laquelle passe la peau amincie , véritable conjonctive ; un

cristallin très volumineux et presque sphérique, des muscles pour mouvoir le globe oculaire; mais très peu d'humeur vitrée et d'humeur aqueuse, point de paupière proprement dite et point d'appareil lacrymal.

Ces dernières parties se trouvent chez les Reptiles; mais on n'y rencontre pas encore de procès ciliaires,ou ils n'y sont que rudimentaires , comme chez quelques Poissons, et l'iris est très peu mobile.

C'est chez les Oiseaux et les Mammifères que l'OEil offre son plus complet développement; si, sous certains rapports , celui des premiers l'emporte sur celui des seconds, sa mobilité plus grande chez ceux-ci ; la disparition de tous les tissus osseux, l'oblitération partielle des membranes vasculaires, et le développement des organes lacrymaux, donnent la supériorité à celui des Mammifères; et ce qui assure à celui de l'Homme la prééminence sur tous ceux des autres êtres, c'est le grand développement proportionnel de la rétine.

Nous allons d'abord décrire en détail l'organisation de l'OEil chez l'Homme; puis nous comparerons à cet appareil visuel celui des différents animaux; après quoi nous exposerons le mécanisme de la partie physique de la vision.

De l'OEil chez V Homme.

L'OEil de l'Homme se compose : 1° de parties principales; 2° de parties accessoires. Les premières forment le globe oculaire, les secondes protègent ce globe; ce sont les tectamina oculi de Haller.

1° Parties principales de VOEU.

Le Globe oculaire est situé dans la cavité orbitaire ; il est d'un volume peu considérable eu égard à la capacité de celleci ; sa forme est celle d'un sphéroïde régulier, surmonté en avant par un segment de sphère plus petite, ce qui augmente le diamètre antéro-postérieur de l'organe, qui est de 25 millimètres , tandis que les autres n'en ont que 22. Il est constitué par des membranes et des humeurs : les premières sont la sclérotique , la cornée transparente, la choroïde, l'iris et la rétine; les humeurs sont le corps vitré, le cristallin et l'humeur aqueuse.

La Sclérotique, membrane la plus dure,

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comme son nom l'indique , est la plus extérieure du globe oculaire; elle lui donne sa forme; elle est d'un blanc nacré, très résistante, inextensible, percée en arrière pour le passage du nerf optique, et en avant pour l'insertion de la cornée transparente. Sa structure est fibreuse, et ses fibres entre-croisées en différents sens; son épaisseur, plus grande en arrière, est moindre en avant. C'est en vain qu'on a cherché à y distinguer deux lames chez l'Homme ; et il n'est point vrai que la dure-mère, non plus que la pie-mère, se continue dans cette membrane.

La Cornée transparente complète en avant le globe oculaire , dont elle forme un cinquième ; sa circonférence est à peu près circulaire. Sa face antérieure est convexe, forme relief au-devant de la sclérotique, et est recouverte par la conjonctive, excessivement amincie en ce point. Sa face postérieure est concave et en rapport avec l'humeur aqueuse. Elle est taillée en biseau à sa circonférence aux dépens de sa face externe, et adhère au biseau taillé en sens inverse au pourtour de la sclérotique ; elle adhère à tel point à cette dernière, qu'on ne parvient à l'en isoler que par l'ébullition ou une macération prolongée. La cornée transparente est plus épaisse que la sclérotique, et se compose, non pas de fibres, mais de lamelles, au nombre de huit à dix. On n'y distingue ni nerfs ni vaisseaux.

La Choroïde est, comme son nom l'indique , la membrane vasculaire; elle tapisse la face interne de la sclérotique dans toute son étendue, et y adhère par les vaisseaux et les nerfs ciliaires et par un tissu cellulaire très fin. Cette face externe est couverte d'un pigmentum noir; l'interne est en rapport avec la rétine sans y adhérer, et présente un pigmentum encore plus épais. Macérée flans l'eau, la choroïde devient d'un blanc grisâtre par le détachement de ce pigmentum ; elle paraît composée d'une multitude de vaisseaux artériels et veineux unis ensemble par du tissu cellulaire. Cependant l'aspect différent de la surface externe et de la surface interne de la choroïde a fait admettre dans cette membrane deux lames, ► dont l'interne a été appelée Ruyschienne, du nom de l'auteur qui l'a le mieux décrite. D'après une manière de voir qui n'est pas

sans quelque fondement, la lame interne concourrait seule à la formation des procès ciliaires, et la lame externe correspondrait à l'anneau ciliaire. La choroïde est percée, en arrière, d'une ouverture pour le passage du nerf optique; en avant, vers l'union de la sclérotique avec la cornée, elle se termine à un anneau blanchâtre.

Cetanneau est le cercle ciliaire , zone circulaire de 2 à 3 millimètres de largeur; situé entre la choroïde , l'iris et la scléro< tique, il adhère beaucoup plus à la première de ces membranes , dont il semble une véritable dépendance. Son épaisso"'- est considérable; sa face externe correspond à la sclérotique, l'interne aux procès ciliaires, La grande circonférence tient à la choroïde et reçoit les nerfs ciliaires; la petite fait saillie au-devant de l'iris qu'elle enchâsse. La consistance molle et pulpeuse du cercle ciliaire et le grand nombre de nerfs qu'il reçoit l'ont fait considérer comme un ganglion nerveux.

Les Procès ciliaires sont de petits corps disposés en rayons, à la manière du disque des fleurs radiées et qui se portent du cercle ciliaire sur le corps vitré, à la circonférence de la partie postérieure du cristallin. L'ensemble des procès ciliaires s'appelle corps ciliaire; ils sont triangulaires, au nombre de 60 à 80, de 3 millimètres environ de longueur, les uns plus petits, les autres plus grands, alternativement; ils sont reçus dans des enfoncements spéciaux du corps vitré, auquel ils paraissent d'ailleurs adhérer par un enduit noirâtre interposé entre eux. L'admirable description qu'en adonnée Zinn , porte à les considérer comme de nature vasculaire, et comme des dépendances ou des plis de la lame interne de la choroïde.

L'Iris est une cloison membraneuse circulaire, placée verticalement dans la partie antérieure du globe vasculaire, à la réunion de la sclérotique avec la cornée , dans ce même point de rendez-vous de la choroïde , du cercle et des procès ciliaires , divisant ainsi l'intervalle compris entre la cornée et le cristallin en chambre antérieure et chambre postérieure. L'ouverture qu'elle présente à son centre pour l'introduction des rayons lumineux s'appelle pupille et est circulaire chez l'Homme. Ses dimensions

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varfent suivant l'intensité plus ou moins grande de la lumière. C'est là la petite circonférence de l'iris ; la grande circonférence s'enchâsse, comme nous l'avons déjà dit , entre le cercle ciliaire qui le déborde un peu en avant , et les procès ciliaires qui le débordentun peu en arrière. C'est la face antérieure de l'iris, diversement nuancée, suivant les individus, que l'on aperçoit à travers la cornée transparente et qui donne à l'OEil sa couleur. Quelle que soit cette couleur , elle présente deux nuances d'intensité , une plus foncée formant comme un petit anneau concentrique, une moins foncée comprenant les deux tiers extérieurs de la membrane. Sur cette même surface on observe 60 à 80 stries saillantes et radiées, plus ou moins flexueuses , qui commencent à la grande circonférence de l'iris et vont se terminer à la pupille où elles se bifurquent. Sa face postérieure est couverte d'une couche épaisse de pigmentum et a reçu le nom û'uvée; mais lorsqu'elle en est dépouillée , elle paraît blanche et lisse. Quant à la structure de l'iris, il est difficile de se prononcer à cet égard : suivant les uns , elle serait musculeuse; selon d'autres, elle serait vasculaire et érectile. Quoi qu'il en soit, elle reçoit beaucoup de vaisseaux et de nerfs, qui proviennent , ceux-ci des nerfs ciliaires , ceux-là des artères ciliaires longues.

L'ouverture pupillaire , chez le foetus, est bouchée par une membrane dite mem~ brane pupillaire, qui paraît constituée par deux feuillets entre lesquels rampent des vaisseaux sanguins, suivant M. J. Cloquet. Elle se déchire vers le septième mois dé la grossesse.

La Rétine est la troisième membrane que l'on trouve à la section de l'OEil de dehors en dedans. Elle répond, par sa face externe, à la face interne de la choroïde dont la sépare le pigmentum; sa face interne est appliquée sur le corps vitré sans y adhérer. Elle commence en arrière au petit tubercule formé par le nerf optique, dont elle est un épanouissement , et s'étend jusqu'aux procès ciliaires. Elle est molle, pulpeuse, d'un blanc grisâtre, demi-transparente. Elle forme en arrière plusieurs plis, sous l'un desquels Sœmmering a découvert un trou entouré d'une zone jaune-serin ; c'est la tache jaune de Sœmmering. C'est ce point i. vin.

qui répond à l'axe antéro-postérieur du globe de l'OEil ; car l'insertion du nerf optique est un peu en dedans.

Voilà pour les membranes de l'OEil ; voyons maintenant les humeurs.

Lv Humeur vitrée est la plus importante par son volume, car elle occupe les trois quarts postérieurs du globe oculaire. Elle s'appelle aussi corps vitré ou hyaloïde, à cause de sa ressemblance avec du verre fondu. Elle formeun corps sphéroïde, transparent, dans lequel on distingue une humeur et une membrane. Le liquide est contenu dans la membrane ; mais celle-ci, au lieu de former une simple enveloppe extérieure , fournit à l'intérieur des prolongements lamelleux qui constituent un nombre indéterminé de loges ou cellules dans lesquelles est contenue l'humeur vitrée. D'où il résulte qu'une ponction faite au corps vitré ne fait sortir qu'une petite partie du liquide, du moins immédiatement; car, à la longue, le reste finit par s'échapper par suite de la communication des loges entre elles.

Au niveau de l'entrée du nerf optique dans l'OEil , la membrane hyaloïde se réfléchit sur elle-même, pour former un canal qui traverse directement, d'avant en arrière, le corps vitré. Arrivée aux procès ciliaires, cette membrane se divise en deux lames , dont l'une passe au-devant du cristallin et de sa capsule, et dont l'autre tapisse la concavité du corps vitré qui le reçoit, laissant ainsi, tout le long de la circonférence du cristallin, un espace triangulaire appelé canal godronné de Petit , parce qu'il présente de petits renflements.

Le Cristallin est un corps lenticulaire parfaitement transparent, placé entre le corps vitré, qui est en arrière, et la pupille, qui est en avant, et dont il est séparé par la chambre postérieure. Son axe répond au centre de la pupille. Sa forme est celle d'une lentille biconvexe, dont la face postérieure serait plus bombée que l'antérieure, excepté chez le fœtus, où il est sphéroïdal. Il se compose d'une capsule et d'une substance propre. Cette dernière , molle dans sa couche corticale, est dure dans sa portion centrale, qui constitue le noyau. Elle est d'ailleurs formée de couches concentriques faciles à démontrer. D'après les recherches de M. Pouillet, ces couches ne seraient pas exactement

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concentriques , mais elles seraient inégales en courbure et en épaisseur. La capsule est exactement moulée sur le cristallin , transparente comme lui. Le liquide qui existe entre cette capsule et le cristallin a reçu le nom d'Humeur de Morgagni.

Enfin, Y Humeur aqueuse complète les parties contenues dans le globe oculaire; c'est un liquide parfaitement transparent, qui remplit l'espace qui s'étend du cristallin à la cornée transparente , espace partagé en deux par l'iris, d'où la chambre antérieure et la chambre postérieure: la première plus grande, la seconde plus petite; toutes deux remplies par ce liquide et communiquant Tune avec l'autre par l'ouverture pupillaire. La quantité de l'humeur aqueuse est évaluée à 25 centigrammes; l'analyse chimique y a trouvé, sur 100 parties, 90,10 d'eau, quelques traces d'albumine et de chlorure de sodium. Cette humeur paraît, d'après les recherches de Zinn et celles plus récentes de Demours, être sécrétée par une membrane particulière, qui, partant de la face postérieure de la cornée transparente, se réfléchirait sur,la face antérieure de l'iris, traverserait la pupille, et revêtirait sa face postérieure. Mais ce trajet de la membrane n'est point chose démontrée.

Tel est le globe oculaire, partie essentielle de l'appareil visuel, qui suffit à la vision , et sans lequel la vision n'aurait pas lieu. Maintenant, les parties oculaires dont il nous reste à parler viennent s'ajouter aux précédentes , pour les protéger et faciliter l'exercice des fonctions qui leur sont dévolues.

2° Parties accessoires de VOEU.

Les yeux , contenus dans les orbites , cavités, osseuses qui les protègent, sont recouverts par les paupières armées de cils et surmontées des sourcils; ils sont entourés «le six muscles qui les meuvent en tous sens, et leur surface antérieure est incessamment lubrifiée par le fluide que sécrète la glande lacrymale.

Il serait inutile de décrire les Orbites, qui font partie de la face; je rappellerai seulement les os qui contribuent à former ces cavités par leur jonction : ce sont le frontal, le maxillaire supérieur, l'ethmoïde, le sphé-

noïde, l'os unguis, l'os malaire et l'os palatin.

Les Paupières, au nombre de deux de chaque côté, sont des voiles mobiles qui recouvrent la face antérieure de l'OEil par leur rapprochement, et qui, par leur écartement, le laissent à découvert. L'une des paupières est supérieure, l'autre inférieure; la première plus grande et plus mobile; toutes deux convexes en avant, et marquées de rides transversales plus prononcées sur celle d'en haut que sur celle d'en bas. Elles se réunissent l'une à l'autre aux extrémités du diamètre transversal de l'OEil, en formant deux angles, dont l'interne, appelé grand angle de l'OEil, est plus ouvert que l'externe, par suite de la présence d'un tendon et d'organes particuliers, et dont l'externe, plus allongé, est situé un peu en dedans de l'extrémité du diamètre transversal. Les bords libres des paupières sont taillés obliquement en biseau aux dépens de la face interne, de manière à former, en arrière, par leur rapprochement, un canal étroit et triangulaire , dont la base répond au globe oculaire, et qui offre aux larmes une voie d'écoulement. Ces bords sont garnis d'un cartilage appelé tarse, qui leur donne de la consistance; ils sont, de plus, pourvus de poils et de glandes. Les poils sont les cils, durs, solides, ordinairement de la couleur des cheveux et disposés sur trois ou quatre rangées ; plus nombreux et plus longs à la paupière supérieure qu'à l'inférieure. La lèvre postérieure de ce bord libre des paupières présente une série régulière de points blancs ou jaunâtres, orifices des glandes de Meïbomius , et dont la pression fait sortir une matière sébacée sous forme de petits vers. Au grand angle de l'OEil, un peu en arrière de l'extrémité des bords des paupières, existe un petit amas de glandes sébacées, analogues aux glandes de Meïbomius , du volume d'un grain de blé, duquel suinte une matière un peu visqueuse , et d'où naissent quelques poils : c'est la caroncule lacrymale.

A la réunion des cinq sixièmes externes avec le sixième interne , le bord libre de chaque paupière présente un tubercule très remarquable, le tubercule lacrymal, sorte de petite saillie qui est percée d'un trou; ce trou est le point lacrymal, orifice du

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conduit lacrymal correspondant. Le conduit lacrymal supérieur se porte en haut, puis se recourbe en dedans, et vient s'ouvrir dans le sac lacrymal; l'inférieur, après s'être dirigé en bas , puis en dedans vient aussi s'ouvrir dans le même sac, mais séparément. Le sac lacrymal représente la moitié d'un cylindre terminé en cul-de-sac supérieurement; il est situé derrière le tendon du muscle orbiculaire , et se termine en bas dans le canal nasal. Les larmes, qui pénètrent par les points lacrymaux et arrivent, par les conduits lacrymaux , dans le sac lacrymal, et, de là, dans le canal nasal , leur dernière issue, sont sécrétées par la glande lacrymale, organe de forme irrégulièrement ovoïde, du volume d'une aveline environ, situé à l'angle externe de l'OEil , dans la fossette que présente, en haut et en dehors de l'orbite, le frontal. Une petite dépendance de cette glande, formant une légère couche granuleuse, occupe la portion externe de la paupière supérieure.

Toutes ces parties sont revêtues par la conjonctive, membrane de l'ordre des muqueuses, suivant les uns, des séreuses selon les autres, et dont le trajet est assez compliqué. Si ou la suppose naissant au bord libre de la paupière supérieure , où elle est une continuation de la peau, on la voit recouvrir le bord, puis la face postérieure de cette paupière jusque sous l'arcade orbitaire ; là, se réfléchir sur le globe de l'OEil, en formant un cul- de-sac, au moyen d'un repli très lâche; s'avancer sur la sclérotique, jusque sous la cornée transparente où elle s'amincit tellement qu'on en a nié l'existence en ce point; recouvrir la face inférieure du globe de l'OEil, toujours accolée à la sclérotique, et se réfléchir en bas, comme en haut, sur la face postérieure de la paupière inférieure, encore au moyen d'un repli très lâche et très mobile. En dedans, cette membrane pénètre, par les points lacrymaux, dans les conduits lacrymaux, va revêtir tout l'appareil excréteur des larmes et se continuer avec la membrane muqueuse nasale. Dans ce même angle interne la conjonctive forme un petit repli semi-lunaire, à concavité dirigée en dehors, et que l'on considère comme le vestige de la troisième paupière des animaux.

Des huit rmtsdcs qui sont affectés à l'appa-

reil de la vision, deux appartiennent aux paupières, ce sont: 1° Y orbiculaire despaupièrest composé de deux segments, un supérieur et un inférieur, et qui a pour usage de rapprocher, par sa contraction , les paupières l'une de l'autre au-devant du globe de l'OEil; 2°Yélé" valeur de la paupière supérieure, situé dans l'intérieur de l'orbite, d'avant en arrière, s'attachant, dans ce dernier sens, à la gaîne fibreuse du nerf optique, et, en avant, à la partie inférieure de la paupière supérieure où il se termine en s'épanouissant comme une membrane. Les quatre autres muscle»

appartiennent en propre au globe oculaire ; ce sont: 3° le droit supérieur, ou élévateur, placé au-dessous du précédent, se fixant en arrière , en partie à la gaîne fibreuse du nerf optique, en partie à la partie interne delà fente sphénoidale, et qui vient se terminer à la partie supérieure du globe de l'œil ; 4° le droit inférieur ou abaisseur, qui naît en bas du pourtour du trou optique, d'un tendon commun à lui et aux deux suivants, nommé tendon de Zinn et se termine en bas du globe de l'OEil, comme le précédent en haut; 5° le droit interne ou adducteur, qui naît du tendon de Zinn, et de la partie interne de la gaîne fibreuse du trou optique, et se termine sur la partie interne du globe de l'OEil; 6° le droit externe, qui naît, comme le précédent, du tendon de Zinn, mais, de plus, de la gaîne fibreuse du nerf moteur externe, et finit en dehors du globe oculaire; 7° le grand oblique ou oblique supérieur, qui naît de la gaîne fibreuse du nerf optique, à côté des droits supérieur et interne, et de là se porte en dedans de l'orbite , arrive à la poulie cartilagineuse fixée au bord supérieur et interne de l'orbite, où il se réfléchit, et va en bas, en dehors et en arrière , se fixer sur le côté interne du globe de l'OEil. Quand ce muscle agit, il porte le globe de l'OEil en avant et en dedans, en lui faisant éprouver un mouve< ment de rotation qui dirige la pupille en baf et en dedans ; 8° le petit oblique ou obliqua inférieur, qui s'insère, d'un côté, à la partie antérieure et interne du plancher de l'orbite, d'où il se porte de bas en haut, de dedans en dehors, et un peu d'avant en arrière, jusqu'à la face inférieure du globe de l'OEil, qu'il porte, par sa contraction , en avant et en dedans, dirigeant la pupille en

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haut et en dehors, à l'inverse du grand oblique.

Telles sont les parties accessoires de l'OEil. Des artères nourrissent tout cet appareil visuel, et des nerfs lui donnent le mouvement et la sensibilité; c'est l'artère ophthalmique, branche principale de la carotide interne, qui fournit à l'OEil ses artères, qui sont les ciliaires courtes et longues, l'artère centrale de la rétine, les musculaires et les palpébraies.

Les nerfs qui entrent dans l'appareil oculaire sont : 1* Le nerf optique, dont la rétine est une expansion; 2° la troisième paire cérébrale ou moteur oculaire commun, qui va à tous les muscles de l'OEil , moins le droit externe et le grand oblique ; 3° la quatrième paire ou pathétique, qui se rend au grand oblique; 4° la sixième paire ou moteur oculaire externe, qui se distribue au muscle droit externe; 5° le nerf lacrymo-palpébral, qui vient de la branche ophthalmique de la cinquième paire, et est destiné à la glande lacrymale et à la paupière supérieure; 6° les nerfs ciliaires, qui viennent du ganglion ophthalmique et communiquent avec la cinquième paire par un rameau venu du nerf nasal. D'ailleurs, ces nerfs cérébraux sont en rapport avec les nerfs ganglionnaires par ce ganglion ophthalmique, qui communique avec le ganglion cervical supérieur, et par les filets que reçoivent la troisième et la sixième paire du plexus caverneux.

L'appareil oculaire reçoit également des vaisseaux lymphatiques, et a des veines correspondantes à ses artères.

I. De l'OEil chez les Mammifères. Dans cette classe, les yeux sont au nombre de deux, comme nous venons de le voir pour l'Homme; ils sont situés des deux côtés de la tête, et les Quadrumanes sont les seuls chez lesquels ils en occupent, comme chez l'Homme, la face antérieure. Leur volume varie singulièrement, et, si on les compare à ceux de la classe des Oiseaux , on les trouve généralement petits, aussi bien en proportion de la tête qu'eu égard au cerveau. Ainsi , excepté chez quelques espèces qui semblent avoir quelques rapports avec les Oiseaux, comme divers Rongeurs, les Makis, etc., ils sont réellement petits; et même chez les Mammifères fouisseurs, comme la taupe, la Musaraigne, et chez ceux d'une

grande taille, comme les Cétacés, comme l'Hippopotame, l'Éléphant, ils sont d'une petitesse excessive ; quelques uns même ont leurs yeux complètement cachés sous les téguments, comme chez le Spalax typhlust la Talpa cœca et le Sorex aureus.

La forme de l'OEil est ordinairement sphérique ; cependant cet organe est un peu aplati en devant chez les Cétacés ; dans d'autres espèces, au contraire, la cornée est un peu bombée en avant, conformation dont la Taupe nous offre, pour ainsi dire, un type exagéré, car ici la cornée est presque conique. D'après Tiedemann, l'OEil de la Marmotte est plus étendu en largeur qu'en hauteur ; il en est de même, mais d'une manière moins marquée, chez les Ruminants.

En général , dit Carus , l'axe transversal l'emporte sur le longitudinal, sauf les Singes et les Chéiroptères , qui ont , de même que l'Homme, l'axe antéro-postérieur plus étendu.

Quelque chose contribue à rendre les mouvements de l'OEil généralement vifs dans cette classe, c'est l'existence de la poulie sur laquelle roule le tendon du muscle oblique supérieur; mais il faut noter que, suivant Rudolphi, cette poulie n'existe pas chez les Baleines et les Dauphins. D'après le même anatomiste, chez le Tigre et le Lion, le muscle grand oblique se bifurque des deux côtés du droit supérieur, de même que le petit oblique des deux côtés du droit inférieur. On trouve d'ailleurs chez les Mammifères les quatre muscles droits, qui sont excessivement développés chez l'Éléphant, malgré la petitesse relative de l'OEil de cet animal, puisqu'il n'a que 3 à 4 centimètres. Un muscle en forme d'entonnoir, entourant le nerf optique , existe chez la Taupe , et remplace tous les autres muscles. Les paupières sont conformées à peu près comme celles de l'Homme, à cette différence près que le repli demi-circulaire de la conjonctive, que nous avons signalé chez l'Homme, prend un développement considérable, et constitue une véritable troisième paupière, dans laquelle se trouve souvent une plaque cartilagineuse , mince et transparente , comme chez le Lièvre et le Cheval. Une plaque semblable a été trouvée, par Albers , dans la paupière inférieure de quelques Singes. Les travaux d'Albers, Rudolphi et

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Rosenthal ont démontré l'existence de fibres musculaires dans la troisième paupière chez le Phoque , le Chien , l'Hyène et quelques autres animaux. L'Échidné n'a qu'une seule paupière circulaire, suivant Home. Quant aux paupières des Cétacés, elles ne consistent qu'en un bourrelet adipeux presque immobile, et ressemblant ainsi beaucoup à celles des Poissons. Les glandes et les voies lacrymales sont toutà-fait analogues à celles de l'Homme; cependant on trouve quelquefois la glande de Harder, dont nous parlerons à l'occasion des Oiseaux. Lorsque la troisième paupière est très développée, comme chez le Lièvre, la caroncule lacrymale disparaît. Chez les animaux dont les yeux sont très petits, tels que la Taupe et la Musaraigne, Carus n'a pu trouver aucune trace des organes dont nous parlons ici; ils n'existent pas non plus chez les Cétacés.

Il est une particularité qui mérite d'être mentionnée, c'est que, pendant neuf à quatorze jours à partir de la naissance, la pupille reste bouchée par la membrane pupillaire chez le Chien , le Chat , le Lièvre , la Souris, etc., et que les paupières restent closes pendant le même espace de temps* Carus, qui a examiné avec attention cette membrane pupillaire dans les jeunes Chats, est disposé à croire qu'elle est une continuation de la conjonctive.

Cette dernière membrane apparaît comme la continuation de la peau. On y distingue nettement, chez les grands Mammifères, trois couches : l'épiderme sous forme d'épithélium, le corps muqueux réticulaire et le derme, avec une couche de graisse.

La sclérotique est conformée comme celle de l'Homme, et n'offre aucune ossification; mais elle a une force extraordinaire chez les Cétacés, et son épaisseur n'est pas la même partout. Ainsi, dans la Baleine, dont l'OEil a le volume d'une orange, l'épaisseur de la partie postérieure de la sclérotique s'élève, d'après Blumenbach et Scemmering, à plus de 2 centimètres. Suivant ces observateurs, tandis que la partie postérieure de cette membrane est extrêmement épaisse , sa région moyenne est mince et flexible, et sa région antérieure s'épaissit de nouveau.

M. de Blainville fait observer quecette grande épaisseur de la sclérotique, chez la Baleine,

est probablement due à ce qu'on y comprend la lame fibreuse plus ou moins épaisse qui sépare les deux couches de muscles droits. Il existe quelque chose de semblable chez le Cochon. Cette disposition a-t-elle pour but de rendre possible l'allongement et le raccourcissement de l'axe visuel , suivant la densité du milieu et la distance de l'objet? Cela est possible. Si l'on en croit Ramsome, il existerait, en dedans de la sclérotique, des fibres musculaires particulières qui se rendraient à la cornée.

La cornée transparente ressemble beaucoup à celle de l'Homme; mais elle en diffère sous le rapport de sa convexité et de son étendue. Elle occupe , en effet, chez le Porc-Épic , la moitié du globe de l'OEil , suivant Blumenbach ; elle est, d'après Tiedemann, plus large que longue dans la Marmotte , ainsi que chez les Ruminants ; elle fait une grande saillie dans les Carnivores. La conjonctive , à l'endroit où l'épiderme passe sur la cornée, forme un sac fermé.

La choroïde se distingue, suivant Meckel, par son épaisseur chez les Carnivores, par son peu d'épaisseur chez les Herbivores, et parla coloration à reflets dorés, verts ou bleus de sa face interne, qui est dépourvue de pigmentum. Cette surface nacrée a reçu le nom de tapis. Ce tapis n'existe plus chez les Rongeurs,

Le cercle ciliaire n'offre rien de remarquable; quant aux procès ciliaires , ils sont plus petits chez les Souris et les Rats que partout ailleurs ; ils n'y forment qu'un très faible anneau. Us constituent, au contraire, chez plusieurs Carnivores, une large ceinture posée à plat sur la paroi de la cavité de l'OEil , et les extrémités de ses rayons sont très peu saillantes. Il en est tout autrement chez les Ruminants et les Solipèdes , où le corps ciliaire s'étend fort loin vers le cristallin , sous la forme d'une large couronne rayonnante.

L'iris offre un grand nombre de variétés quant à sa couleur, à sa structure, à sa largeur et à la forme de la pupille.

Ainsi sa couleur est habituellement jaune, verdâtre, le plus souvent brunâtre.

A l'égard de la structure , on peut y distinguer, chez plusieurs grands Mammifères, chez le Bœuf en particulier, deux couches de fibres : les unes externes, annulaires et concentriques ; les secondes internes, excen-

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triques; la couche moyenne contient des vaisseaux et des nerfs soutenus par un tissu cellulaire lâche.

La membrane pupillaire n'a encore été distinctement observée que chez les Mammifères.

L'iris le plus large se Yoit chez les Rats et les Souris, où il égale presque les dimensions de la choroïde. Suivant Carus l'iris serait moins ample , proportionnellement à l'OEil, chez les Herbivores que chez les Carnivores.

La pupille est ronde dans les Singes , les Chéiroptères et les Rongeurs; transversalement ovale dans les Solipèdes , les Ruminants, les Baleines et les Dauphins ; ovale de haut en bas dans le genre des Chats.

Le nerf optique, à son entrée dans l'OEil et la rétine, ressemble tout-à-fait à ceux de l'Homme; mais le nerf prend quelquefois la forme d'une ligne blanche en pénétrant dans l'OEil. Koch assure avoir suivi le nerf optique de la Taupe jusqu'à l'OEil si imparfait de cet animal.

La tache jaune centrale et le pli n'ont encore été trouvés que chez les Singes.

La rétine, chez les Carnivores et certains Rongeurs , ne dépasse point la moitié postérieure de l'OEil ; ce qui dépend de la largeur du corps ciliaire chez les premiers , et de l'iris chez les seconds.

Les nerfs ciliaires naissent ordinairement du ganglion ophthalmique ; mais, d'après Mack, ce ganglion, qui est très gros dans les Singes et les Carnivores , petit dans les Ruminants , et plus petit encore chez les Pachydermes, serait nul dans le Cheval , tandis que le Cerf en a deux et le Bœuf quatre.

L'humeur aqueuse et l'humeur vitrée ressemblent à celles de l'Homme; mais leur quantité proportionnelle est moindre chez les Mammifères.

Le cristallin est ordinairement aplati; toutefois il est presque globuleux chez les Souris et les Rats, de même que dans les Pinnipèdes. Chez tous, sa masse , comparée à celle de l'OEil , est beaucoup plus grande que chez l'Homme.

II. De VOEU chez les Oiseaux. Nous avons vu et nous verrons encore que certaines espèces des autres classes sont privées d'yeux ou ont ces organes complètement recouverts par la peau; tous les Oiseaux, au con-

traire, sans aucune exception, sont pourvus d'yeux bien conformés. Ce qui frappe, dans cette classe, c'est le volume énorme des yeux par rapport , non seulement au cerveau, mais encore à la tête entière; nous verrons qu'il en est ainsi, et même à un plus haut degré, chez les Insectes. Ils sont situés dans les orbites, de chaque côté de la tête; leur direction est donc réellement presque entièrement latérale; cependant ils paraissent quelquefois dirigés en avant, comme chez les Oiseaux de proie nocturnes; ceci tient à ce que le côté interne de l'OEil est un peu enfoncé, tandis que l'externe se relève. Le globe oculaire a encore six muscles, dont quatre droits et deux obliques; mais ses mouvements sont faibles, surtout chez les Chouettes , dont le gros OEil , muni de forts anneaux osseux , remplit complètement l'orbite. La forme du globe oculaire est hémisphérique en arrière ; mais en avant, il existe un anneau osseux, sorte de cylindre court, qui se rétrécit peu à peu, et sur lequel repose la cornée transparente, qui constitue une demi-sphère antérieure plus petite que la postérieure. Ce cylindre fait surtout une saillie considérable chez les Oiseaux de proie, notamment chez les Chouettes; chez d'autres, au contraire, comme les Palmipèdes, la moitié antérieure de l'OEil est plus aplatie.

Les Oiseaux ont trois paupières ; des deux qui se meuvent de haut en bas et de bas en haut, l'inférieure est ordinairement plus active que l'autre. C'est seulement chez un petit nombre d'Oiseaux , comme l'Autruche, suivant Blumenbach , et chez quelques Perroquets , qu'elles jouissent toutes deux d'une égale mobilité. Il est remarquable, dit Carus, que les Oiseaux qui font exception sous ce rapport sont principalement ceux qui se rapprochent le plus de l'Homme par l'apparition de cils à leurs paupières, c'est à-dire d'organes tactiles analogues aux longs poils des moustaches.

Presque toujours la paupière inférieure offre une lame cartilagineuse fortement saillante, surtout chez les Oiseaux de proie. D'ailleurs ces deux paupières ont le muscle orbiculaire en commun , et chacune un élévateur et un abaisseur propre.

La troisième paupière , ou membrane nyctitante , mérite une mention spéciale ,

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car c'est chez les Oiseaux qu'elle acquiert son summum de développement. Formée par un repli de la conjonctive, elle sort horizontalement de l'angle antérieur de l'OEil, et est mise en mouvement par un mécanisme particulier. En effet , à cette membrane élastique s'attache un tendon long et grêle qui fait le tour du globe de l'œil , est séparé du nerf optique par un petit muscle quadrangulaire , se fixe à l'anneau osseux de la sclérotique par un osselet particulier chez les Chouettes, et finit par dégénérer en un petit muscle pyramidal. Ce dernier, ainsi que le petit muscle carré dont nous venons de parler, s'insère à la conjonctive, et sert à tirer la membrane clignotante en dehors.

Les voies lacrymales sont moins développées chez les Oiseaux que dans la classe précédente. On trouve, à la partie externe, un petit corps glanduleux, analogue à la glande lacrymale de l'Homme, à laquelle se rattachent deux ou trois canaux qui s'ouvrent vers l'angle de ce côté ; mais , à la partie interne et inférieure ou supérieure, en existe un beaucoup plus gros, dont le canal unique s'ouvre à la face externe de la troisième paupière. D'ailleurs, point de caroncule. Les orifices lacrymaux sont deux trous forts grands situés dans l'angle interne , entre la commissure des paupières horizontales, et la troisième; quelquefois, il semble n'y en avoir qu'un. Ces deux ouvertures donnent presque immédiatement dans le sac nasal qui est situé à la base du nez, en avant et en dehors de l'os lacrymal, et qui va s'ouvrir, par un orifice fort grand, dans la partie postérieure et externe de la fosse nasale. Jamais il n'y a de sourcils ; mais les paupières sont quelquefois garnies d'espèces de petites plumes d'une nature particulière, que M. de Blainville est disposé à regarder comme des cils.

La sclérotique des Oiseaux se divise en deux parties, une élastique et l'autre osseuse. La première , d'après les dissections d'Albers, consiste en trois feuillets. L'anneau osseux se place, en avant, entre l'externe et le moyen feuillet. Cet anneau se compose de quinze à dix-sept petites plaques oblongues, carrées, arrondies, et représente tantôt un anneau plat et simple, et tantôt un cylindre plus ou moins saillant. Ce cy-

lindre est assez long , surtout chez les Chouettes. La cornée transparente est le plus souvent très bombée, et portée comme à l'extrémité d'un tube. Suivant Crampton, elle serait rendue mobile par une couronne de petites fibres musculaires. Le centre de la saillie de la cornée est presque toujours hors de l'axe du globe, et un peu plus rapproché de l'angle nasal.

La choroïde , abondamment chargée de pigmentum noir, ne présente point le tapis que nous avons vu chez les Mammifères.

Arrivée à l'anneau osseux, elle se divise en deux feuillets , dont l'externe, plus mince, adhère à la sclérotique, et l'autre, plus fort, forme plusieurs plis rayonnants, un peu flexueux, qui se terminent en avant en un rebord peu saillant. Ceci représente le corps ciliaire, qui est moins saillant mais plus long que dans les Mammifères. Le feuillet externe se prolonge et se confond avec l'iris , qui est plus large et plus contractile que chez les Mammifères. Il semblerait, chez les Perroquets , que ses mouvements seraient volontaires. D'ailleurs la couleur de l'iris, varie beaucoup suivant les espèces, l'âge et diverses circonstances individuelles. Ainsi, cette membrane est d'un bel orangé dans la Chouette, chez laquelle on distingue parfaitement la distribution des nerfs et vaisseaux ciliaires. La pupille est ordinairement ronde; dans l'Oie et le Pigeon elle est un peu tirée en travers, tandis que dans la Chouette elle est ovale de haut en bas, d'après les observations de Hildebrandt. Les nerfs ciliaires partent du ganglion ophlhalmique qui est, d'après Muck, très gros dans les Corbeaux, les Perroquets et les Hérons, plus petit dans les Gallinacés et les Rapaces, et réduit presque à rien dans les Palmipèdes.

Le nerf optique traverse obliquement la sclérotique, pénètre dans l'OEil sous l'apparence d'une raie blanche, et se déploie ensuite pour produire la rétine, qui n'a pas beaucoup d'étendue ici, le corps ciliaire étant très large. De la face interne de ce nerf naît un corps noir plus ou moins comprimé, quelquefois mince et portant sur les deux faces des plis parallèles qui l'ont fait comparer à un peigne, d'autres fois plissé dans toute sa circonférence , comme une bourse dont on aurait serré les cordons , suivant l'expression de M. de Blainville ; ce

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corps se porte jusqu'à la capsule du cristallin , à son côté interne, et il semble adhérer à la membrane hyaloïde. On dirait qu'il traverse en entier l'humeur vitrée; mais, dans le fait , il est compris dans un enfoncement de sa membrane. Sa structure est évidemment vasculaire; il ressemble à la choroïde et est, comme elle, recouvert d'un pigmentum. Le seul oiseau auquel manque le peigne ou la bourse noire est YArdea virgo. Dans l'Autruche, le Casoar et le Hibou , elle ressemble à un sac conique ; le nombre des plis varie de sept à seize (Gigogne).

La rétine est à peu près la même que chez les Mammifères ; sa mollesse et sa pulposité sont cependant peut-être plus grandes que dans celte classe.

Le corps vitré, bien qu'inférieur à celui des Mammifères , est encore assez gros relativement au cristallin.

Le cristallin est plus comprimé que dans les Mammifères; sa convexité postérieure est plus grande que l'antérieure; on y distingue parfaitement, surtout chez le Faucon, des couches concentriques. II est peutêtre plus mou et plus mobile que dans les Mammifères. Quant à l'humeur aqueuse , elle doit être plus abondante que chez ces derniers, la cornée étant plus convexe et le cristallin plus blanc.

III. De VOEU chez les Reptiles. Dans cette classe, l'organe de la vision décroît d'une manière manifeste, sinon dans les parties importantes, du moins dans celles de perfectionnement accessoire; cependant, il se rapproche encore plus de celui des Oiseaux que de celui des Mammifères. D'ailleurs, on trouve ici de grandes différences dans chaque ordre et même dans chaque famille.

Le globe oculaire est ordinairement sphérique, comme dans les Grenouilles, les Sa- 'amandres, les Serpents et les Crocodiles ; mais la cornée est un peu aplatie. Les yeux sont assez gros, eu égard au cerveau. Ils sont situés sur les côtés de la tête et logés dans des cavités orbitaires peu fermées.

L'OEil est mu, d'après les observations de Cuvier, dans les Tortues et le Crocodile, par les six muscles que nous avons vus chez les Mammifères , et de plus , par quatre autres plus petits qui embrassent le nerf optique. Chez la Grenouille, on ne trouve

qu'un muscle en entonnoir , divisé en trois portions , qui entoure le nerf optique, et de plus , un droit inférieur et un oblique antérieur.

Il arrive souvent que la peau recouvre les yeux au point qu'on les aperçoit à peine, comme dans le Proteus anguinus, qui est cependant très sensible à la lumière, comme Carus a pu s'en convaincre sur le vivant.

On dirait que les paupières manquent entièrement chez les Serpents, mais il est plus exact de les considérer , avec J. CIoquet , comme adhérentes ; en effet , la peau se prolonge sur l'OEil en trois couches : l'une extérieure, cornée, que l'animal rejette avec son épiderme, quand il mue; la seconde formée de fibres déliées, et la troisième constituant le feuillet externe de la conjonctive. Ces trois couches sont transparentes. On trouve ensuite une cavité qui reçoit le liquide sécrété par une glande lacrymale placée derrière l'OEil ; ce liquide coule dans le nez par un point lacrymal situé à l'angle antérieur de l'OEil. Vient alors le feuillet interne de la conjonctive qui tapisse la cornée. On doit également noter la petite bourse qui, d'après Home, existe à l'angle antérieur de l'OEil chez certains Serpents, et qui peut être comparé aux larmiers des Mammifères , ou aux fosses nasales en culde-sac des Poissons.

Chez la Salamandre, il y a deux paupières en bourrelet, l'une supérieure, l'autre inférieure; mais elles ne couvrent pas entièrement l'OEil ; et l'on n'en peut distinguer une troisième , non plus que dans la Grenouille. Quand elle existe , elle paraît ne pouvoir jamais se mouvoir que d'avant en arrière, c'est-à-dire horizontalement. Elle est très visible dans l'angle antérieur de l'OEil chez la Tortue et les Sauriens; c'est par l'action d'un muscle particulier qui entoure le globe de l'OEil que cette paupière recouvre la cornée comme une membrane mince, à travers laquelle on voit cependant toujours percer la pupille. Il faut une mention à part pour la grande paupière circulaire et musculeuse du Caméléon. Elle adhère tout autour à la sclérotique , à environ 2 millimètres de son bord antérieur; dans sa face interne et inférieure se trouve un disque cartilagineux, concave, lisse et blanc ; elle ne s'ouvre que par une petite

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fente transversale, vis-à-vie 4s la cornée, dont la petitesse est extrême relativement au bulbe. On trouve encore, chez le Caméléon , au bord supérieur et antérieur de la cavité de la conjonctive, une glande lacrymale aplatie, réniforme, et d'un volume proportionnel considérable ; et, dans l'angle interne de l'OEil, il y a une troisième paupière perpendiculaire, très forte, et qui est placée en dedans de la grande paupière circulaire.

La cornée transparente a beaucoup d'analogie avec celle de l'Homme. Cependant son bord antérieur offre , chez plusieurs Reptiles , tels que Sa Tortue branche et | J'Iguane, d'après Albers, des anneaux de lamelles osseuses minces , qui ont cependant paru à Carus cartilagineuses dans l'Iguane. La moitié antérieure delà cornée a aussi la consistance du cartilage dans le Caméléon. Cette membrane ne devient pas opaque par l'immersion dans l'alcool chez la Tortue, la Salamandre, la Grenouille, le Caméléon et les Serpents.

On ne peut distinguer plusieurs feuillets à la choroïde. La surface externe de cette membrane a le brillant de l'argent dans la Grenouille. La partie antérieure s'infléchit vers l'axe de l'OEil , et se continue dans l'iris. L'iris est argentin dans beaucoup de Reptiles; il est verdâtre dans le Crocodile , brunâtre, avec l'éclat de l'or, dans la Grenouille, et quelquefois tacheté chez les Serpents, où son hémisphère inférieur est d'un brun foncé et le supérieur jaune. La pupille est ordinairement ronde, comme chez les Salamandres , les Sauriens, les Ophidiens , les Chéloniens ; chez la Grenouille , elle a la forme d'un rhomboïde situé en travers , et chez le Crocodile , celle d'une fente verticale. Ses mouvements sont sensibles, quoique lents.

Les procès ciliaires n'existent point dans les Salamandres , les Serpents et plusieurs Sauriens ; mais Cuvier les a signalés en forme de fils allongés dans une grande Rainette étrangère. Carus n'a vu, chez la Grenouille, qu'un anneau blanchâtre, auquel adhère fortement le cercle ciliaire. Les procès ciliaires existent chez les Tortues , bien qu'ils soient petits; ils sont bien développés dans le Crocodile, mais ils disparaissent dans l'Iguane et le Caméléon.

Le nerf optique perce la sclérotiaue en

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