‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 24 sur 192 · IV] EL · texte numérisé non relu

IV] EL

elle est également regardée comme astringente et stomachique.

On cultive encore dans les jardins le Melia sempervirens Swartz, originaire de la Jamaïque et des Indes, dont les feuilles sont également bipinnées, mais à 7-9-folioles légèrement ridées, incisées; ses fleurs et ses fruits sont un peu plus petits que ceux de l'Azedarach. Cette espèce fleurit plus tôt, et dès l'âge de deux ans; elle perd ses feuilles plus tard, et résiste moins au froid, ce qui oblige à la tenir dans l'orangerie pendant l'hiver. (P. D.)

*MELIA. crust. — Genre de l'ordre des Décapodes brachyures, de la tribu des Cancériens, établi par M. Milne Edwards aux dépens des Grapsus deLatreiMe. Cette petite coupe générique est très voisine du genre des Pilumnus, mais a aussi beaucoup d'analogie avec celui des Grapsus. Le caractère distinctif est que chez ce nouveau genre le bord orbitaire inférieur ne se joint pas au front et laisse à l'angle interne de l'orbite un hiatus qui est rempli par l'antenne externe. La carapace est presque circulaire. La seule espèce connue est la Mélie damier, Melia tessellata, Edw. (Hist.nat. des Crust., t. I, p. 391, pi. 18, fig. 6 à 9). Elle a été rencontrée sur les côtes de l'Ile de France.

MELIACÉES. Meliaceœ. bot. ph. — La famille de plantes dicotylédonées , polypetaies, hypogynes, àlaquelle on avait donné ce nom , est généralement aujourd'hui divisée en deux : l'une, à laquelle on le conserve ; l'autre, qui a reçu le nom de Cédrélacées. Quoique bien distinctes , elles restent unies par des rapports assez intimes, pour que nous ayons cru ne pas devoir en traiter séparément; nous allons donc successivement exposer les caractères de l'une et de l'autre,

Méliacées.

Calice libre, de 3- S--3 folioles distinctes ou soudées à une hauteur plus ou moins grande, égales, imbriquées dans la préfloraison. Pétales en nombre égal et alternes, plus longs, libres ou plus rarement unis par leur base entre eux ou avec le tube staminal , à préfloraison valvaire ou imbriquée. Etamiries en nombre double, insérées au même point que les pétales , à filets larges, aplatis, bidentés ou bifides au sommet, sou-

dés entre eux par leurs bords en u:i UUni plus eu moins long et de formes diverses. Anthères introrses, à deux loges s'ouvrant longitudinalement , insérées entre les dents du filet, saillantes hors du tube , ou cachées par lui. Disque tantôt presque nul , tantôt élevant le pistil sous forme de colonne, tantôt l'entourant sous celle d'anneau, ou même prolongé en un tube charnu ou membraneux qui l'engaîne à une plus ou moins grande hauteur. Ovaire libre , à loges égalant en nombre celui des pétales, rarement moindre ou au contraire multiple, communiquant quelquefois entre elles vers leur sommet, renfermant chacune deux ovules attachés à l'angle interne, collatéraux ou superposés , ascendants ou plus souvent suspeirdus, plus rarement quatre sur deux rangs. Style terminal, simple, égal au tube staminal ou plus court, terminé par un stigmate en tête, pyramidal ou discoïde , marqué d'autant de lobes ou d'angles qu'il y a de loges. Le fruit offre des formes variables , celle d'une baie ou d'une drupe , ou d'une capsule à déhiscence loculicide. Les graines , souvent solitaires dans les loges par avortement, sont revêtues ou dépourvues d'un arille charnu, dressées, suspendues ou horizontales, de forme variée, jamais ailées; un périsperme charnu s'observe dans quelques genres, manque entièrement dans le plus grand nombre. Dans le premier cas , l'embryon a la radicule saillante en dehors des cotylédons foliacés; dans le second , la radicule courte est comme retirée entre les cotylédons épars , quelquefois soudés ensemble : elle se dirige vers le hile ou en sens inverse. Les espèces de cette famille sont des arbres ou des arbrisseaux, croissant la plupart sous les tropiques , quelques uns en dehors , la plupart de ceux-ci dans l'hémisphère austral, un seul dans le boréal. Leurs feuilles sont ordinairement alternes , rarement simples , plus souvent composées ou une seule fois avec folioles opposées ou alternes ou deux fois, .dépourvues de stipules. Leurs fleurs sont ordinairement disposées en petites cymes, qui se groupent elles-mêmes en panicules, en corymbes, en grappes, en épis, à l'extrémité des rameaux , ou plus souvent. encore aux aisselles des feuilles ; il n'est pas rare de voir l'un des sexes s'y développer incomplètement, et les fleurs alors; tout en

aiEL

présentant l'apparence de l'hermaphrodisme, deviennent réellement polygames ou monoïques. Beaucoup deMéliacées présentent un mélange de principes acres, amers et astringents , auxquels ils doivent des propriétés variables, suivant la proportion de ces principes divers, toniques et stimulantes dans les unes, émétiques et purgatives dans les au très. Les graines et les péricarpes renferment une huile fine, qui participe a cette amertume. Cependant les fruits d'un petit nombre d'espèces font exception , et fournissent un aliment doux et agréable.

GENRES

Tribu I. — Méliées.

Embryon dans un périsperme mince et charnu, à cotylédons foliacés, a radicule saillante. — Espèces toutes originaires de l'ancien continent , à feuilles simples , pennées ou plus souvent bipennées, à folioles souvent dentées.

Quivisia, Comm. (Gilibertia, Gmel. ) — Calodryum , Desv. — Turrœa, L. — Munronia, Wight. — Naregamia, W. et Arn. — Melia , L. ( A zedarach , Tourn. ) — Azadirachla , Ad. J. — Mallea , Ad. J. — Cipadessa, Bl.

Tribu II. — Trichiliées.

Embryon sans périsperme, à cotylédons épais, à radicule courte et incluse. — Espèces originaires des deux continents , à feuilles une seule fois pennées, à folioles très entières.

Aglaia, Lour. (Camunium , Rumph. — Cambania, Comm.) — Milnea. Roxb. (Nyalelia, Dennst.) — Lansium, Rumph. (Sphœrosacme , Wall.) — Nemedra , Ad. J. — Amoora, Roxb. {Anderson ia, Roxb. — Amura, Sch. — Aphanomixis, Bl.) — Disoxylon, Bl.

— Chizocheton, Bl. {Schizochiton, Spreng.)

— Synoum, Ad. J. {Schoutensia, Endl.) — Hartighsea, Ad. J. — Epicharis, Bl, — Cabralea, Ad. J. — Didymochiton, Bl. — Goniochiton, Bl. — Sandoricum, Cav. — Ekelergia, Sparm. — Walsura, Roxb. — Heyliea, Roxb. — Trichilia, L. (Elcaja, Forsk. •— Portesia, Cav.) — Moschoxylum, Ad. J.

— Guarea, L. {Elutheria,V . Br.) — Carapa, Aubl. (Persoonia, W.) — Xylocarpus, Ad. J.

genres douteux.

Calpandria, Bl. —Odontandra, Kth.

MEL

CÉDRÉLACÉES.

Elles diffèrent de la famille précédente par leurs étarnines quelquefois distinctes , par leurs ovules au nombre de quatre au moins dans chaque loge, de plus ordinairement imbriquées sur deux rangs, et devenant autant de graines plates et ailées à périsperme mince ou nul , dans un fruit capsulaire à péricarpe ligneux dont les valves se séparent des cloisons qui restent avec les graines attachées à l'axe persistant. Les espèces, toutes tropicales, sont des arbres en général très élevés, à bois dur, odorant et coloré, employé en conséquence dans la menuiserie, comme l'est, par exemple, celui de l'Acajou , qui appartient à cette famille. Leurs feuilles sont pennées une seule fois , quelquefois parsemées de points transparents. Les principes astringents et amers dominent dans ces plantes, et leur donnent des vertus toniques, vantées dans quelques unes comme fébrifuges.

GENRES

Tribu I. — Swiétkniées.

Filets soudés en un tube. Hile à l'extrémité d'une aile parcourue par le funicule. Préfloraison de la corolle tordue.

Swietenia , L. (Maagoni, Ad. — Roia , Scop. — Cedrus, Mill.) — Khaya, Ad. J. — Soymida, Ad. J. — Chickrassia, Ad. J. (Plagiotaxis, Wall.).

Tribu IL — Cédrélées.

Filets distincts. Hile à l'extrémité de la graine, qui n'est pas prolongée en aile. Préfloraison de la corolle convolutive.

Chloroxylon, DC. — Flindersia, R. Br.— Oxleya , AU. Cunn. — Cedrela, L. (Jonsonia, Ad. — Cuveracea, Jones. — Surenus, Rumph.). (Ad. J.)

*MÉLIANTIIÉES. Meliantheœ. bot. ph., — Le genre Melianthus a été placé à la suite des Zygophyllées avec doute, et présente en effet des caractères assez tranchés pour que M. Endlicher le considère comme destiné à former le noyau d'une famille distincte. Mais jusqu'ici il la constituerait à lui seul, et les caractères de cette famille rentreraient en conséquence complètement dans ceux du genre. Nous les indiquerons à l'article de celle à laquelle on l'associait. Voy. zygophyllées. (Ad. J.)

MEL

MÈL

MELIANTIIUS (fuîli, miel;av0oç, fleur).

bot. ph. — Genre qu'Endlicher considère comme devant former le type d'une nouvelle famille, celle des Mélianthées {voy. ce mot). Il a été établi par ïournefort (Inst., 245) pour des arbrisseaux du Cap et du Népaul.

YOIJ. MÉLIANTHÉES OU plutôt ZYGOPIIYLLÉES

pour les caractères distinctifs de ce genre.

*MELIAS, Gloger. ois.— Syn. de Phœnico])/jaus(Malcoha), Vieil lot. (Z. G.)

MÉL1BÉE. ins. — Nom d'une espèce du g. Satyre.

MELICA. bot. pu. — Genre de la famille des Graminées-Eestucacées, établi par Linné (Gen. n. 82). Gramens abondants dans l'Europe et l'Asie centrale, dans les régions tropicales et extra tropicales de l'Amérique , et se rencontrant assez fréquemment aussi au cap de Bonne-Espérance.

Voy. GRAMINÉES.

*MELICEKTA. ins.— M. Stephens a établi sous ce nom, pour une seule espèce trouvée en Angleterre (il/, ochroleuca Steph.), ■un genre dans le groupe des Tenthréditesde Ja tribu des Tenthrédiniens, de l'ordre des Hyménoptères. Voy. tenthrédiniens. (Bl.)

MELSCEXITA et MELICERTUM (nom mythologique), acal. — Genre de Méduses monostomes établi par Péron et Lesueur et caractérisé par les tentacules marginaux de l'ombrelle et par des bras très nombreux (informes , chevelus et formant une espèce de ■houppe à l'extrémité du pédoncule.

Ce genre, que Lamarck avait réuni à ses Dianées, comprenait alors cinq espèces dont la première, Melic. digitale, est une Eirene d'Eschscholtz, et la troisième, M. perle, est un Bhizostome du môme auteur. M. de Blainville adopta ce genre avec ses caractères; mais Eschscholtz,déjaauparavant, changeant son nom en Melicertum, l'avait défini d'une autre manière, en prenant pour type Ja deuxième espèce de Péron et Lesueur, la M. campanule. 11 le plaçait dans la famille des Océanides, où seul, parmi les aucres .genres, il présente des franges de tentacules à la face inférieure de l'ombrelle, qui est en forme de cloche, avec une cavité stomacale simple, un orifice tubiforme lobé; quatre «anaux supportant les franges et qui portent des cirrhes marginaux de différentes grandeurs en nombre déterminé. Ce genre, ainsi caractérisé, comprenait quatre espèces dont

T. VI II

une seule de Péron et une autre, M. penicillalum, sont rangées par M. de Blainville parmi ses Aglaures. M. Lesson , dans son Histoire des Acalèphes, en 1843, a admis : 1° un genre Melicerta comprenant trois des espèces de Pérou, mais aucune des espèces d'Esehscholtz; 2° un genre Melicertum comprenant seulement deux des espèces d'EschschoItz, et 3° un genre Clochette, Campanella, renfermant les deux autres Mélicertes d'EschschoItz, admises sous ce môme nom par M. de Blainville, et dont l'une est en même temps la M. campanula de Péron et Lesueur. Pour M. Lesson, les Melicerla appartiennent à son troisième groupe; ce sont des Méduses agaricines ou proboscidées, c'est-a-dire ayant sous le milieu de l'ombrelle un stipe ou pédoncule à peine divisé au sommet; comme caractère générique, elles ont des tentacules courts, simples ou peu nombreux au pourtour de l'ombrelle, et leur pédoncule, assez épais, est terminé au sommet par des franges ou filaments nombreux.

Les Melicertum et les Clochettes du même auteur sont, au contraire, des Méduses non proboscidées. Le genre Clochette fait partie de la troisième tribu des Marsupiales, Méduses en sac ou en cloche, ayant de quatre à huit faux bras sur le rebord de l'ombrelle , sans pédoncule, sanscirrhes; comme caractère générique, elles ont une ombrelle à quatre angles, à bords lisses et garnis de trois rangées de tentacules courts, et des ovaires à cloisons en croix, garnies de fibrilles internes nombreuses.

Le genre Melicertum de M. Lesson appartient à sa tribu des Nucléiferes, Méduses campanules, à ouverture circulaire, lisse ou diversement ciliée au pourtour, et distinguées de toutes les autres familles par un sac stomacal, cylindracé, terminé en bas par un prolongement buccal en forme de trompe à quatre ou huit divisions. Comme caractères de ce genre, l'auteur signale les quatre piliers ciliés du sac stomacal quadrilobé, ci. le bord de l'ombrelle portant des cirrhes courts, réguliers, assez nombreux, et huit eirrhès plus grands. (Huj.)

MELICERTA. crust.— Syn. dcLysmata.

Voy. ce mot. (11. L J

MÉLICERTE. ins. —Espèce de Lépidoptère du g. Satyre.

MÉLICERTE. Melicerla , nom mytho- • il.

MEL

Page 1