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minces, îarges de 5 à G millimètres. Audouin a nommé Melobesia radiata un Polypier figuré par M. Savigny dans les planches du grand ouvrage sur l'Egypte, et qui paraît être un Tubulipore très analogue au T. patina. (Duj.)
MELOCACTUS. bot. pu. — Section établie par Tournefort dans le g. Cactus de Linné. Voy*. opuntiacées.
*MEL0CAN1VA , Roep. et Trin. bot. ph.
— Syn. de Deesha , Rhced.
MELOGHÎA. dot. m. — Genre de la famille des Byttnériacées-Hcrmanniees, établi par Linné (Gcn. n. 829). Arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. bvttnériacées.
MELOC1HNITES. — Voy. melocrinus.
*MELOCRENUS et MÉLOGR1NITES.
ÉcniN. — Genre de Crinoïdes établi par M. Goîdfuss pour des fossiles du terrain de transition, et dont il a décrit trois espèces. Il leur assigne pour caractères : une cupule inarticulée; un bassin formé de quatre pièces, avec cinq pièces costales primaires hexagonales, surmontées de cinq pièces secondaires de même forme entre lesquelles se trouvent cinq pièces intercostales également hexagones ; cinq pièces scapulaires hexagones et cinq rayons. La tige cylindrique est traversée par un canal cylindrique ou à cinq cotes. Les Mélocrinites ont beaucoup d'analogie avec les Actinocrinites ; la partie supérieure de leur cupule s'élève beaucoup au-dessus des rayons , et est couverte de plaques pentagonales nombreuses ; mais l'ouverture buccale est située ordinairement de côté et non au sommet. (Duj.)
MELODES, Keysling et Blasius. ois. — Syn. ûaCalliope, Gould. Voy. sylvie. (Z.G.) .-.LOD1NES. bot. ph. — Genre de la famille des Apocynacées-Carissées , établi par Forster {Char, gen., 19). Arbrisseaux de l'Asie tropicale et des îles de l'Océan austral. Voy. apocynacées.
::LODOPtUM, Lour. (Flor. cochinch., 430). bot. pu. — Syn. d'Uvaria, Blume.
XOE ou MELOES (f*fl«, noir), ins.
— Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Trachélides, tribu des Vésicants, créé par Linné (Syslcma nalurœ , p. 679) , et généralement adopté depuis. Deux monographies ont été faites sur ce genre, l'une par le docteur Leach(27ie Trans. of the Lin. soc. Lond. , t. XI , p. 35) , pour les espè-
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ces qui habitent l'Angleterre; l'autre par MM. Brandt et Erichson (ex actor. Acad. C. L. C. Nat. curiosorum , t. XVI , p. 103), pour les espèces de tous les points du globe. Les 27 espèces que ces deux, auteurs énumèrent se trouvent ainsi réparties: 14 appartiennent exclusivement à l'Europe , 3 à, l'Afrique, 3 à l'Amérique; 5 sont également! propres à l'Europe et à l'Asie, uneestori-»! ginaire de l'Europe australe et de l'Afriqua boréale (Barbarie), et la dernière est d, patrie inconnue. 15 espèces environ ont et décrites depuis cette publication. Nous citerons, comme faisant partie de ce genre, les M. proscarahœus , majœlis Lin., erythrecnemus , Uralensis Pall. , limbalus F., autumnalis 01. , Olivieri Ghev. , cancellalus B. Er. Ces insectes sont aptères, très gros, et se traînent lourdement à terre ; ils mangent prodigieusement, et se nourrissent de l'herbe des prairies; ils rendent beaucoup d'excréments d'un vert liquide. Il est rare de les rencontrer lorsque le soleil nous dérobe accidentellement sa clarté; leurs étuis sont courts, évasés sur la partie dorsale ; les crochets des tarses sont ordinairement fendus ; la M. cancellata fait exception , et les a simples. Les Méloés sont noirs, bleus, cuivrés, et quelques espèces ont des segments traversés de rouge.
Les Indiens du Mexique utilisent les Méloés en les écrasant et en les appliquant comme emplâtres sur les plaies des chevaux. » Plusieurs auteurs ont observé !a larve des Méloés, particulièrement Réaumur, Degéer et Léon Dufour, qui l'a décrite (Ann. de la Soc. d'hist. nat.) sous le nom de Triongulinus. Cette larve est parasite et s'attaque à des Apiaires. Voici sa description :
Environ vingt-quatre jours après le dépôt des œufs, par la femelle, dans une fosse assez profonde en terre, éclosent des larves ayant de 3 1/2 à 5 millimètres de longueur. Ces larves sont très agiles, noires ou de couleur d'ocre; leur corps est allongé et composé de 13 anneaux; la tête est triangulaire; les 12 autres segments sont pli.:.'. arrondis et déprimés; les 3 antérieurs portent chacun une paire de pieds, et surpassent les autres en largeur; le dernier segment, plus petit qu'aucun autre, offre à l'extrémité quatre filets ou soies, donf les intermédiaires pins longs; le corps Cil lotale-
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ment couvert de petits faisceaux poilus (Degécr a remarqué un mamelon sous-caudal qui émet une liqueur visqueuse) ; les ongles des tarses sont robustes et trifides ; la bouche se compose d'un labre grand et large; la queue est couverte de quelques poils au sommet; la lèvre est plus petite que le labre, et présente de chaque côté un palpe bi-arliculé, dont l'article terminal est tronqué, cylindrique et dentelé; les mandibules ont la forme d'ongles aigus ; les mâchoires sont presque carrées, ciliées en dedans et munies extérieurement d'un palpe tri-articulé et tronqué au sommet; les antennes n'ont qu'un petit nombre d'articles (trois) , longs, avec le dernier sétacé. (C.)
*MÉLOGALE {Mêles, Blaireau; yaivj , Marte), mam. — M. Isidore Geoffroy-Saint- Hilaire (Zoologie du Voyage aux Indes orientales de M. Bélanger , 1834) a créé, sous le nom de Mélogale , un genre de Carnassiers de sa division des Vermiformes , et qui comprend une espèce assez voisine des Martes et des Putois. Les principaux caractères des Mélogales sont les suivants : Tête conique , très longue; museau fin , très allongé, non terminé en groin; dix molaires à la mâchoire supérieure, douze à l'inférieure ; les carnassières supérieures quadrangulaires , présentant quatre tubercules et se rapprochant de la forme des dents dites tuberculeuses; pieds pentadactyles; pouces courts; ongles peu différents de ceux des Chiens en arrière, arqués, très longs et très forts à ceux de devant; queue longue. Les Mélogales ont beaucoup de rapports avec les Martes, les Putois, les Zorilles, les Moufettes et les Mydas; mais ils diffèrent: 1° des Martes par leurs ongles fouisseurs et par la forme particulière de la tête; 2° des Pu- ; tois parles mêmes caractères et par le nombre de leurs dents; 3° et 4° des Zorilles et des Moufettes par le nombre de leurs dents et par leur museau allongé ; 5° enfin , des Mydas par le nombre de leurs dents et par la longueur du museau, qui n'est pas terminé en groin.
Une seule espèce entre dans ce genre , c'est la Mélogale masquée, Mélogale personata Is. Geoffr. (loco citûto). Ce Carnassier est long d'un peu plus de 1 pied depuis le bout du museau jusqu'à l'anus; la queue a, d'après M. Bélanger, la longueur à j?eu
près de la moitié du corps : son pelage est presque semblable pour la couleur à celui du Blaireau du Labrador. La tête en dessus est brune , avec une tache blanche , et en dessous elle est blanchâtre; le corps est brun, avec une bande blanche ; les flancs et la région externe des membres sont couverts de poils gris légèrement roussâtres; les membres sont à peu près de cette dernière couleur; la queue est couverte de très longs poils de deux couleurs ; ceux de la base de la queue sont d'un brun grisâtre à la racine, blanchâtres à la pointe, et ceux de l'extrémité sont blanchâtres à la racine comme à la pointe.
On a peu de détails sur les mœurs de fa Mélogale à l'état sauvage ; on sait seulement qu'elle vit dans les bois. M. Bélanger a conservé quelque temps un individu de cette espèce , et il a pu en étudier les mœurs à l'état domestique. Cet animal était très irritable ; ses poils se hérissaient sur son corps lorsqu'il était en colère, et sa nourriture habituelle consistait presque uniquement en matière végétale, et particulièrement en riz; mais il est certain qu'en liberté la Mélogale se nourrit de chair, et qu'elle se creuse des' terriers.
Cette espèce a été trouvée au Pégou, dans les environs de Bangoun. (E. D.)
MELOLONTHA. ins. — Nom scientifique du g. Hanneton. Voy. ce mot. (C.)
*MÉLOLONTHAIRES. ins. — Première branche des Mélolonthins de Mulsant (Coléoptères pentamères lamellicornes) et qui a pour caractères : Tarses postérieurs pourvus de deux ongles armés chacun en dessous vers la base, soit d'une ou de deux pcLites dents, soit d'un crochet : celui-ci moins épais et à peine moitié aussi long que l'ongle ou crochet supérieur et principal dont il est détaché; suture frontale transversale ou courbée en arrière ; jambes postérieures munies de deux éperons.
Ils renferment les quatre genres suivants: Melolontha, Anoxia, Rhizotrogus et Amphimallus. (C.)
*MÉLOLONTHINS. ins. — Septième famille de Coléoptères pentamères Lamellicornes, établie par Mulsant (Hist. nat. des Coléopt de Fr., 1842, p. 392) et qui a pour caractères: Pieds intermédiaires aussi rapprochés que les autres à leur naissance; écus-
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son toujours visible; élytres n'embrassant pas le pourtour de l'abdomen et laissant à découvert le pygidium et une partie du segment dorsal précédent; joues formant sous les yeux un canthus généralement prolongé jusqu'à la moitié de leur zone médiaire ; antennes de neufou dixarticles, insérées audevant des yeux, sous le bord étroit que forme la tête au point de jonction de l'épistome et des joues; à scape obconiqtte ou parfois presque globuleux, plus renflé du côté externe, vers son extrémité, à massue de trois à sept feuillets, tous visibles par leur tranche dans la contraction; épistorne le plus souvent transversal, couvrant les mandibules : celles-ci courtes, épaisses, cornées, ne formant point dans le repos de saillies en dehors de l'épistome, armées ordinairement vers l'extrémité du côté externe de deux dents , souvent séparées , par une touffe de poils, de la molaire basilaire : cellesci différemment conformées dans les deux mandibules; mâchoires généralement écailleuses et munies de quatre à six dents tranchantes , souvent disposées presque en fer à cheval ou en partie sur deux rangées; dernier article des palpes maxillaires et labiaux le plus long et le plus épais; ventre plus grand que les deux derniers segments pectoraux ; cuisses postérieures plus renflées que les précédentes; jambes de devant armées d'une à trois dents; dernier article des tarses postérieurs habituellement le plus long, ordinairement muni en dessous d'une plantule rudimentaire ou tout au plus médiocrement développéeetsétigère ; ongles d'une paire de pieds au moins, tantôt pourvus en dessous d'une dent, d'un crochet ou d'une branche plus courte que la supérieure, tantôt inégaux ou bifides, tantôt enfin uniques. L'auteur compose cette famille de quatre branches : des Mélolonthaires, des Séricaires, des Anomalaires et des Hopliaires. (C.) *MÉLOLONTHÏTES. Melolonthites. ins.
— Sous ce nom M. Laporte de Castelnau a établi (Hist. nat. des anim. arlic. , t. II) un groupe de Coléoptères pentamères Lamellicornes ayant pour caractères : des mâchoires à plusieurs dents à leurs extrémités et des mandibules entièrement cornées. Il se compose des genres suivants: Pachypus, Calocnemis , Haplopus, Pachydema, Eucyrrus, Melolontha , Anoxia , PJrizotrogus , Amphi-
mallus, Tanyproclus , Euchlora, Idiocnema, Odontognathiis , Popilia, Liogenus , Trematodes, Leucothyrcus, Evanos, Bolax , Clavipalpus , Apogonia , Hcleronyx , Geniates , Trigonosloma, Dasyus, Pleclris et Athlia.
Les Melolonthites sont nombreux en espèces. Ils se multiplient quelquefois d'une manière funeste pour nos jardins et pour nos bois , qu'ils dépouillent; de leur verdure; leur vol est lourd et incertain.
Les larves vivent en terre, et y passent plusieurs années avant de se transformer; elles sont redoutées par les dégâts qu'elles causent aux plantes, qu'elles coupent par les racines} avec leurs fortes mandibules. (C.)
MELON, bot. ph. — Espèce remarquable du genre Concombre. Une autre espèce du même genre porte le nom de Melon D'EAU. Voy. CONCOMBRE.
On a aussi appelé Melon épineux, le Melocactus; Melon a trois feuilles, une espèce du g. Cratœva, le C. marmelos, etc.
MELON DE SYRIE ou DU MONT- G ARMEL, min. — Noms vulgaires de la Mélonite. Voy. ca mot.
MELONGEMA, Tournef. bot. ph.— Syn.
de Solanum , Tournef.
MÉLONIE ( raelo , melon ). moll. ? — Genre proposé par Lamarck pour plusieurs petits corps fossiles des terrains marins tertiaires, et ayant pour type la Mélonie sphérique , nommée aussi Nautilus vnelo par Fichtel et Moll , ou Claasulus indicator par Montfort. Les Méîonies sont presque sphériques ou un peu allongées; elles sont formées de loges nombreuses qui s'enroulent autour d'un axe, le dernier tour enveloppant tous les autres ; les cloisons sont imperforées, mais l'intervalle qui les sépare est occupé par un ou plusieurs rangs de tubes extrêmement fins, accolés par leurs parois, qui s'ouvrent quelquefois à l'extérieur, ou bien qui restent fermées. M. A. d'Orbigny, dans sa classification des Foraminifères , plaça les Méîonies dans sa 5e famille, celle des Entomostègues , qui ont les loges divisées en plusieurs cavités par des cloisons ou de petits tubes. 11 en fit son 4e genre sous le nom d'Alvéoline. Voy. ce mot.
Montfort avait établi sous ce même nom un genre totalement différent, qui a pour type le Nautilus pompdoides de Fichtel et Moll , espèce vivante des côtes de la Médi-
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tcrranée. M. A. d'Orbigny place ces autres Mélonies dans son genre Nonionine. (Duj.) MÉLOMTES. min.— Syn. Melons fossiles ; Melons du mont Carmel. — Noms que les anciens lilhologistesdonnaientauxGéodes et autres masses nodulaires siliceuses dont la forme ovoïde pouvait rappeler celle des Melons. Il est inutile de dire que ce sont de pures concrétions dont l'origine n'est aucunement organique. (Del.)
MELOPEPO. eot. ph. — Genre établi par Tournefort aux dépens de quelques espèces de Cucurbita. Voy. ce mot.
MELOPIIAGUS (f,vAo?a'yoÇ, qui mange les brebis), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Pupipares, tribu des Coriaces, établi par Latreilie (ïïist. nat. des Crust. et des Ins., t. XIV, p. 403). La principale espèce de ce genre est le Melophagus ovinus, qui vit sur les Moutons. Le corps de cet insecte est entièrement ferrugineux , avec l'abdomen plus foncé.
*MELOPHUS. ois. — Genre établi par Swainson aux dépens desEmbérizes(Bruants) pour le Br. de Latham, Emb. Lathami Gray, cristata Vigors. (Z. G.)
MELOPSITTACUS, Gould. ois. — Division du genre Perroquet. Voy. ce mot. (Z.G.) MÉLOS IRE. Melosira ou Meloseira (p./- >oç, membre; (râpa, chaîne), bot. cr. — (Phycées.) Genre appartenant à la tribu des Diatomées, et établi par Agardh {Syst. Alg.). Une espèce de ce genre avait été placée par M. Bory de Saint-Vincent dans son g. Gaillonella, adopté par M.Ehrenberg. Cette même espèce a été le type du genre Lysigonium de Link. Le g. Melosira, définitivement idopté par M. Kutzing, dans son grand ouvrage sur les Diatomées, a pour caractères: Corpuscules rapprochés en chaînes ■ i la menteuses; carapace à deux valves, réunies par un anneau diaphane, délicat. On connaît une vingtaine d'espèces de ce genre habitant les eaux douces et salées. Elles forment le plus souvent des masses filamenteuses, fragiles, brunâtres. Les espèces d'eau douce , dont le M. varians Ag. est la plus commune , sont remarquables par l'odeur oléagineuse qu'elles exhalent. (Bréb.) MELOTÎIRIA. bot. ph. — Genre de la famille des Cucurbitacées-Cucurbitécs, établi par Linné (Gen. n., 68). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. cucurbitacèes.
MELOTHRÏEES. Melothrieœ. bot. ph. — Une des sections des Cucurbitacèes. Voy,
CUCURBITACÈES. (Ad. J.)
*MELURSUS (mêles, blaireau; ursus, ours), mam. — Division proposée par Meyer (Zool. Ann., 1796) dans le genre des Ours. Voy. ce mot. (E. D.)
*MELVILLA, Anders.(ilfsc). bot. ph. — Syn. de Cuphœa, Jacq.
MÉLYR1DES. Mehjrides. ins. — Troisième tribu de Coléoptères pentamères Malacodermes, formée par Latreilie (Les Crustacés, les Arachnides et les Insectes, t. I, p. 472), offrant des palpes le plus souvent filiformes et courts; des mandibules échancrées à la pointe; un corps ordinairement étroit et allongé, avec la tête seulement recouverte à sa base par un corselet plat, un peu convexe, carré ou en quadrilatère allongé, et les articles des tarses entiers; leurs crochets sont unidentés ou bordés d'une membrane; les antennes sont en scie et quelquefois pectinées dans les mâles de quelques espèces.
La plupart sont très agiles et se trouvent sur les fleurs, sur les feuilles et sur le bois dans lequel vivent les larves.
Latreilie compose cette tribu des genres Malachius, Dasytes, Zygia, Melyris, Pelecophoraet Diglobicerus. (C.)
MELYRIS. ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Mélyrides, créé par Fabricius {Systema Entomologia, p. 58) et adopté par les auteurs subséquents. Dejean (Catal., 3e édit., p. 125 ) en énumère huit espèces ; six sont africaines , une est propre à l'Asie , et une à l'Europe australe. On comprend dans ce genre les M. viridis, abdominalis, bicolor, lineata, granulata, nigrade F., aulica 01., Andalusica Waltl. (C.)
MEMBRACIDES. Membracidœ. ins. — Nous désignons sous cette dénomination une famille de la tribu des Fulgoriens, de l'ordre des Hémiptères, caractérisée par des anten- j nés très petites, insérées en avant des yeux,| des ocelles au nombre de deux, et un corselet dilaté de manière à couvrir le corps, soit en partie, soit en totalité. Jusqu'à présent, peut-être parce que tous les caractères n'ont pas été suffisamment étudiés, nous n'avons pu séparer cette famille en plusieurs petits groupes naturels. Dans notre Histoire des Insectes , nous lui avons rattaché les
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genres Centrotus, Heteronotus , Combophora, Smilia , Bocydium , Lamproplera , Darnis , Bemiptycha, Polyglypta, Entilia, Boplophora,OœyrachiselMembracis, en rattachant à quelques uns d'entre eux, comme simples divisions, plusieurs genres établis par les entomologistes et notamment par MM. Amyot et Serville.
On connaît un grand nombre d'espèces de Membracides dont M. Léon Fairmaire vient de commencer la publication dans les Annales de la Société entomologique de France. A quelques exceptions près seulement, ces Insectes habitent le Nouveau-Monde. Ils ne présentent rien de bien particulier dans leurs habitudes; comme la plupart des Hémiptères, il» se tiennent sur les végétaux, dontiis sucent la sève. En général, les Membracides ontla facultédesauter. Un grand nombred'entre eux présentent des formes extrêmement bizarres dues aux expansions de leur corselet, qui ressemblent tantôt à des membranes foliacées, tantôt à des points, tantôt à des parties vésiculeuses. Ils ont souvent des couleurs vives et assez variées. Beaucoup d'espèces sont noires et ornées de taches ou de bandes jaunes ou rougcàtres. (Bl.)
MEUBRACIS. ins.— Genre de la famille des Membracides, de l'ordre des Hémiptères, établi par Fabricius et adopté depuis par tous les entomologistes, mais avec de grandes restrictions. Tel qu'il est généralement admis aujourd'hui, lesMembracis sont surtout distingués des autres Membracides par un prothorax prolongé en arrière, fort élevé et comprimé latéralement en une sorte de feuillet, des jambes aplaties, etc.
On peut considérer comme le type de ce genre la Membracis foliacea Fabr., espèce assez commune au Brésil. (Cl.)
MEMBRANES. Membrana. anat.— On donne le nom de Membranes à des parties molles, larges, minces, souples , qui tapissent les cavités du corps, enveloppent les organes, entrent dans la composition d'un grand nombre d'entre eux, enfin, en constituent quelques uns.
Les Membranes, malgré ces caractères généraux, diffèrent entre elles parleur texture, leur composition , leur action , etc. : aussi peut-on les diviser en deux grandes classes : l'une comprenant celles qui , libres par une de leurs faces, sont essentiellement exha-
lantes et absorbantes, comme la peau, les Membranes muqueuses , les Membranes séreuses ; l'autre formée de celles qui, n'étant jamais libres , ni humectées par un fluide particulier, sont toujours adhérentes et continues par leurs deux faces aux parties voisines; telles sont: le périoste, la duremère cérébrale et spinale , les capsules fibreuses des articulations, les gaines fibreuses des tendons , les aponévroses , la sclérotique , la Membrane propre du rein , de la rate , etc.
Bichat , auquel on doit d'avoir le premier éclairé l'anatomie des Membranes , ainsi que celle de tous les autres tissus de l'économie , avait établi une classe de Membranes composées; mais cette division nous semble pouvoir être supprimée sans inconvénient , puisqu'une Membrane composée n'est jamais que ïe résultat del'adossement de deux Membranes différentes qu'il est toujours possible d'isoler.
Les Membranes fibreuses, dont nous parlons d'abord, sont celles qui, comme nous l'avons dit, adhèrent parleurs deux faces aux parties voisines. Blanches, d'un aspect brillant et satiné , elles sont formées de fibres très apparentes, tantôt s'entrelaç.'mt comme à la dure-mère, par exemple, tantôt, au contraire, régulières, parallèles, et se dirigeant dans le sens des mouvements qu'exécutent les organes dont elles font partie. Ces fibres, dures, peu contractiles, douées néanmoins d'une sorte d'élasticité, et surtout d'une grande force de résistance, ne sont pas susceptibles d'une extension soudaine ; mais elles se prêtent facilement à un développement lent, graduel, et pouvant ainsi devenir considérable. Les vaisseaux sanguins sont inégalement répartis dans les membranes fibreuses ; la présence des nerfs n'y est guère démontrée que par la sensibilité extraordinaire qu'elles manifestent dans certains cas. Ces membranes servent, en grande partie , à protéger , à envelopper, à réunir les organes qu'elles embrassent, comme aussi à maintenir la configuration de certains d'entre eux. Aussi affectent-elles en général la forme de sacs ; ces sacs ne sont pas cependant complètement clos , comme nous verrons que le sont ceux que forment les Membranes séreuses , mais ils présentent des ouvertures aux points qui correspondent à l'entrée et à la sortie des nerfs, des vaisseaux
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et des conduits excréteurs. Les aponévroses , néanmoins, toujours en rapport avec des muscles , affectent rarement la disposition que nous venons d'indiquer.
Sons le rapport de la composition chimique, les Membranes fibreuses sont entièrement formées de gélatine; trois heures d'ébullition suffisent pour les convertir presque complètement en colle.
Nous avons réuni dans l'autre classe des Membranes la peau, les Membranes muqueuses et les Membranes séreuses. La peau, constituant l'un des organes, l'un des appareils les plus importants de l'économie animale , fera l'objet d'un article spécial ; nous allons donc examiner immédiatement les Membranes muqueuses.
Les Membranes muqueuses, ainsi nommées en raison de l'humeur qu'elles sécrètent, sont un véritable tégument interne, se continuant avec le tégument externe, et formant avec lui une enveloppe close dans laquelle sont contenus tous les organes ; cette continuation des deux téguments s'opère au moyen d'ouvertures apparentes à l'extérieur, et conduisant, pour la plupart, dans la portion la plus considérable du système des Membranes muqueuses , qui n'est autre que Je canal digestif {Voy. intestin), s'étendant de la tête à la partie inférieure du tronc , et envoyant des prolongements dans différents viscères. Au-dessus du diaphragme , la Membrane muqueuse du canal alimentaire pénètre dans les cavités du nés et de la bouche, ainsi que dans leurs appendices et dans les glandes salivaires buccales. Elle se continue, en outre, par le canal nasal , avec un prolongement en cul-de-sac, comprenant les voies lacrymales et la conjonctive. La Membrane muqueuse du nez et celle de la bouche se réunissent dans le pharynx , puis se partagent de nouveau pour aller tapisser en avant la trachée-artère et les bronches, et en arrière Vœsophage. La Membrane interne des voies respiratoires est le plus grand des prolongements du système muqueux alimentaire qui , à sa partie supérieure, en présente encore un autre peu considérables'introduisant dans Y oreille interne. Au-dessous du diaphragme, la Membrane muqueuse digestive pénètre dans le foie , dans le pancréas; puis, après avoir tapissé Y intestin grêle et le gros intestin ,
elle vient se terminer à Yanus, où elle se continue avec le tégument externe.
Indépendamment de ce tégument muqueux général, il existe encore quelques portions de Membranes muqueuses complètement isolées du premier , et qui n'offrentqu'une seule ouverture extérieure : ce sont la Membrane muqueuse qui s'enfonce dans Yoreille externe , celle des conduits lactés , dans les glandes mammaires, enfin la Membrane muqueuse de Yappareil générateur , et celle de Yappareil urinaire, qui viennent toutes deux s'ouvrir au dehors par un orifice commun.
Considéré d'une manière absolue, le tégument internes'éloignepeu,par sa texture, du tégument externe; il est loin, néanmoins, de présenter, comme celui-ci, une disposition presque identique dans toutes ses parties, et ces différences tiennent évidemment à la variété des fonctions qu'il est destiné à accomplir.
Comme la peau, la Membrane muqueuse possède une face libre et une face adhérente; celle-ci repose sur une couche de tissu cellulaire serré , blanc , fibreux , qui s'unit aux parties sous-jacentes , tantôt de la manière la plus intime, comme à la langue, à la matrice, etc. , tantôt au contraire avec une grande laxité, comme dans le canal intestinal et dans la vessie. Outre ce tissu fibreux, parcouru par les nerfs et les vaisseaux qui se rendent à la membrane proprement dite , la membrane muqueuse est doublée dans presque toute l'étendue du canal digestif, et dans quelques autres parties encore , par un plan musculeux ; dans d'autres endroits , elle est soutenue par un tissu élastique particulier, comme on le remarque dans les voies aériennes ; ailleurs même, elle est doublée par un véritable tissu fibreux, aux fosses nasales, par exemple, dans les sinus, au palais, etc.
La surface libre de la Membrane muqueuse n'est point lisse comme celle de la peau ; elle offre des inégalités plus ou moins prononcées dans ses différentes portions ; tantôt ce sont de petites éminences dont les unes, appelées papilles, se remarquent surtout à la surface de la langue , et dont les autres , qui ont reçu le nom devillosilés, et se rencontrent partout, ne sont nulle part plus nombreuses, plus apparentes que
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dans la moitié pylorique de l'estomac, et dans l'intestin grêle; tantôt ces inégalités se présentent sous forme de valvules, de plis, de rides formés par toute l'épaisseur de la Membrane.
La même surface libre de la Membrane muqueuse offre aussi des dépressions ou des enfoncements qui varient d'aspect ; les uns, simples, infundibuliformes, atteignant leur maximum de développement dans le second estomac des Ruminants, se rencontrent beaucoup plus petits chez l'Homme; les autres sont les orifices des organes sécréteurs , follicules , cryptes , glandes , répandus dans toute l'étendue du système , mais variant néanmoins en nombre , en volume, en structure, suivant les parties; certaines de ces glandes , désignées sous le nom de glandes de Lieberkuhm, ou glandes digestives, constitueraient même à peu près à elles seules, selon M. le professeur Lacauchie, la Membrane de l'intestin; cette Membrane, dit l'habile et savant anatomiste, soumise à une injection continue d'eau, semble, et est en effet, formée, pour la plus grande partie , d'un nombre immense de tubes très étroits, d'une longueur variable, dont les innombrables orifices, perceptibles seulement à la loupe, se pressent à côté les uns des autres, comme les trous d'un crible.
La peau est revêtue d'un épiderme dans toute son étendue ; il n'en est pas de même du tégument muqueux. L'épiderme ou épithélium est , il est vrai , parfaitement apparent aux différentes ouvertures qui font communiquer les deux enveloppes ; mais il le devient moins à mesure que l'on pénètre plus profondément, et finit enfin par disparaître, ou du moins il cesse d'être appréciable ; et disons à ce sujet que les différentes couches du tégument interne sont bien plus difficiles à isoler que les couches correspondantes du tégument externe.
L'épaisseur et la consistance du derme muqueux sont loin d'être uniformes; dans la plus grande partie de son étendue, ce derme consiste en un tissu spongieux plus ou moins mou ; quant à l'épaisseur, il en diminue depuis les gencives, le palais, les fosses nasales, l'estomac, les intestins, la vésicule biliaire et la vessie urinaire, jusqu'aux sinus et aux divisions des conduits
excréteurs , où il parvient à sa plus grande ténuité. C'est dans le derme, partie essentielle de la Membrane muqueuse, que se ramifient les dernières divisions des vaisseaux et des nerfs, et c'est de sa surface libre que s'élèvent les villosités. Le corps muqueux ou réticulaire (voy. peau) n'a pu, jusqu'à ce jour, être mis en évidence dans les Membranes muqueuses; nous n'avons rien à ajouter à ce qui a été dit plus haut de la couche celluîeuse qui correspond au chorion du tégument externe , et du plan musculeux qui existe surtout dans la majeure partie du canal digestif.
La Membrane muqueuse, considérée d'une manière générale , reçoit de nombreux vaisseaux sanguins; ses nerfs proviennent du grand sympathique et du pneumo-gastrique; elle admet cependant, vers ses différentes ouvertures, des filets du système cérébrospinal. Sa couleur varie du blanc ou rose pâle au rouge vif ; sa composition chimique, suivant Berzélius , semblerait différer de celle de la peau , puisqu'elle ne donnerait point de colle par l'ébullition prolongée, qui la rendrait, au contraire, dure et cassante ; elle se rapprocherait donc des matières albumineuses ?
Les actions organiques ou fonctions du tégument interne sont : une absorption en général très énergique, dont les villosités sont les principaux agents; une sécrétion perspiratoire et folliculaire, dont les produits , variables suivant les appareils, portent néanmoins le nom collectif de mucosités. Les Membranes muqueuses sont en outre susceptibles de certains mouvements de contraction tonique, augmentés , dans certains organes , par l'action du tissu élastique , et, dans d'autres , par celle de la couche musculeuse ; elles sont aussi le siège de sensations plus ou moins distinctes, générales ou spéciales, ainsi que des sentiments de besoin ou des appétits.
Les Membranes séreuses, qui nous restent à examiner, sont ainsi nommées à cause du liquide que sécrètent les principales d'entre elles. Bien que formant toutes un groupe parfaitement naturel , on les distingue en Membranes séreuses proprement dites, ou séreuses des cavités splanchniqucs , et en Membranes synoviales.
Les Membranes séreuses proprement dites
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ont toutes la forme d'un sac sans ouverture, se repliant sur lui-même, et dont une comparaison triviale , celle du bonnet de colon, peut seule donner une idée exacte. Toutes «es Membranes forment ainsi des sacs parfaitement clos , dont la portion repliée sur elle - même renferme toujours un organe auquel elle adhère plus ou moins intimement; ainsi le cerveau est enveloppé par l'arachnoïde, le cœur par le péricarde , les poumons par les plèvres, les viscères abdominaux par le péritoine et ses replis, le testicule par la tunique vaginale. I! se trouve néanmoins toujours à la périphérie de l'organe un point dépourvu d'enveloppe séreuse, c'est celui par où il reçoit ses vaisseaux et ses nerfs, ou par lequel il tient aux parties voisines. Bien que les Membranes séreuses soient en général des sacs sans ouverture , le péritoine cependant fait exception à cetîe règle, l'orifice abdominal des trompes de Fallope s'ouvrant dans sa cavité ; c'est du reste le seul cas où l'on voie deux Membranes complètement différentes , une Membrane séreuse et une Membrane muqueuse , se continuer l'une avec l'autre ; le péritoine présente en outre des replis et des prolongements connus sous le nom d'eptploons, qui se prêtent, quand il y a lieu , à l'ampliation des viscères abdominaux.
La face interne des Membranes séreuses, toujours libre, est partout contiguë à ellemême ; elle paraît lisse et parfaitement polie ; cependant le microscope y fait apercevoir des villosités; cette face est continuellement humectée par le liquide séreux ; la face externe, inégale, s'unit aux parties voisines par du tissu cellulaire parfois très lâche, parfois, au contraire , très serré.
Les Membranes séreuses sont blanches, brillantes, plus ou moins transparentes; leur composition intime les rapproche beaucoup du tissu cellulaire, dont elles semblent ne différer que par leur condensation et par la cavité qu'elles circonscrivent. Elles reçoivent peu de vaisseaux sanguins , et sont presque exclusivement composées d'un tissu de vaisseaux absorbants et exhalants; les nerfs n'y sont point apparents, bien que, dans certains cas , elles deviennent d'une extrême sensibilité; elles sont extensibles et rétractiles à un haut degré.
Les fonctions des Membranes séreuses
consistent à isoler les organes qu'elles enveloppent, et surtout à en faciliter les mou* vemenls en exhalant , par leur surface lisse, un fluide lubrifiant qui ressemble au sérum du sang, quant à ses propriétés essentielles; aussi ces Membranes sont-elles dans un travail incessant de sécrétion et d'absorption dont le juste équilibre constitue l'état normal , le seul dont nous ayons à nous occuper ici. Disons cependant que l'inflammation des Membranes séreuses étant extrêmement fréquente , elles deviennent le siège de nombreuses altérations de sécrétion et de tissu.
Tout ce que nous venons de dire des Membranes séreuses proprement dites peut s'appliquer aux Membranes synoviales , qui comprennent les bourses synoviales souscutanées , les Membranes synoviales des tendons et les capsules synoviales articulaires. Il existe toutefois certaines différences que nous allons signaler; à l'exception des dernières , les Membranes synoviales n'offrent point la forme de sac sans ouverture que présentent les séreuses ; elles sont minces, molles, demi-transparentes, blanchâtres, extensibles et rétractiles , mais moins que les séreuses proprement dites; leur adhérence avec les parties voisines, et surtout avec les cartilages , est plus intime que celle des précédentes avec les organes qu'elles revêtent.
Il n'est pas rare de voir faire saillie, dans la cavité des Membranes synoviales, des corpuscules vasculaires , rougeàtres , dont l'extrémité libre est toujours frangée, et qui reçurent le nom de glandes synoviales de Havers à une époque où on les regardait comme les organes sécréteurs de la synovie. La synovie, humeur sécrétée par les Membranes synoviales, est transparente, visqueuse, et ses propriétés physiques la rapprochent du blanc d'œuf : de là son nom ,. imaginé par Paracelse [cvv, avec; â»v, œuf).
Les Membranes synoviales ont pour fonction principale de faciliter, au moyen du fluide qu'elles sécrètent, les mouvements des articulations, le glissement des tendons, et même celui de la peau, là où cette enveloppe recouvre des parties qui exercent de grands et de fréquents mouvements, comme aux environs de l'épaule, au coude, autour
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de l'articulation de la cuisse, à la rotule, etc.
Les Membranes synoviales présentent ce fait remarquable , c'est qu'elles se développent accidentellement dans certaines circonstances ; elles sont sujettes à de nombreuses et fréquentes altérations pathologiques. Leur composition chimique est essentiellement gélatineuse. Les Membranes séreuses et synoviales ne se rencontrent que chez les animaux vertébrés.
Outre les Membranes que nous venons d'examiner, on en rencontre encore dans l'économie animale un certain nombre qui ne sauraient se grouper dans les deux grandes divisions que nous avons établies. Ce sont : la pie-mère, trame celluleuse qui enveloppe immédiatement le cerveau et la moelle épinière, en pénétrant dans toutes leurs cavités, ce que ne fait pas l'arachnoïde ; la choroïde ou uvée , expansion membraneuse de couleur foncée qui revêt la face interne de la sclérotique; la Membrane hyaloïde , d'une excessive ténuité, qui contient l'humeur vitrée de l'œil, et envoie dans son intérieur des prolongements qui forment autant de cellules ; la Membrane du cristallin , qui recouvre cet organe ; la Membrane propre , qui tapisse les cavités du cœur et des vaisseaux sanguins; enfin les différentes Membranes du fœtus (voy. les articles oeil, coeur, oeuf, ainsi que le mot sécrétions, pour la composition des humeurs sécrétées par les Membranes ). (A. D.)
MEMBRANEUSES. Membranaceœ. ins.
— Tribu établie par Latreille (Fam. nat. ) dans l'ordre des Hémiptères hétéroptères , famille des Géocorises, et dans laquelle il comprenait les genres Macrocephalus, Phymata, Tingis, Arade et Cimex (Punaise).
M. Blanchard (Hist. des Insectes, publiée par Firmin Didot, 1845) a groupé ces genres dans la famille des Aradides,de la tribu des Réduviens. Voy. ce dernier mot.
*MEMBRANIPORA {membrana, membrane ; porus , pore ). polyp. — Genre proposé par M. de Blainville pour des Polypiers membraneux formés de cellules distinctes non saillantes, fermées à leur face supérieure par une membrane fort mince très fugace, dans laquelle est fermée l'ouverture. Ce genre comprend plusieurs Flustres et Discopores de Larnarck. (Duj.)
MEMBRES. Membrum (x«Xov, ^o5).
T. VIII
anat. — On donne le nom de Membres h des appendices disposés par paire, unis au tronc au moyen d'articulations, et composés essentiellement d'os, organes passifs des mouvements, et de muscles, agents moteurs par excellence. Les Membres sont destinés spécialement à l'accomplissement de la locomotion et des autres grands mouvements. Voy. les articles locomotion, muscles, os.
Chez l'Homme et chez les animaux vertébrés , il n'y a jamais plus de quatre Membres , deux thoraciques et deux pelviens ; parfois il n'en existe que deux , le plus souvent les thoraciques , comme chez les Cétacés et chez certains Reptiles; il arrive même que tous quatre manquent, comme chez les Serpents et chez les Poissons cyclostomes. Enfin , bien que nous ayons dit que les Membres sont disposés par paire, le Membre postérieur des Poissons est impair.
Les Membres, chez l'Homme, comme chez tous les animaux vertébrés, sont thoraciques et pelviens ; mais chez lui ils sont de plus supérieurs et inférieurs. Ils se composent d'une portion fixe , épaule ou bassin , et d'une portion mobile, véritable levier, divisée elle-même en trois parties : bras , avant-bras, main, cuisse, jambe, pied. Chez les Mammifères , les membres thoraciques et pelviens , comme chez l'Homme, deviennent , en raison de la station quadrupède , antérieurs et postérieurs ; ils présentent, du reste , une grande analogie de composition avec ceux de l'Homme; il est à remarquer néanmoins que la dissemblance qui se remarque chez celui-ci, entre les membres supérieurs et inférieurs , est bien moins tranchée dans les Mammifères entre les membres antérieurs et postérieurs, et so manifeste à peine chez ceux qui sont essentiellement quadrupèdes.
Les Oiseaux, appelés à s'élever dans les airs , ont les membres thoraciques modifies pour l'accomplissement du vol; les membres pelviens, destinés à la station et à la progression , s'éloignent moins de ceux des Quadrupèdes.
Nous retrouvons chez les Reptiles pourvus de Membres , comme les Tortues , les Lézards , les Batraciens anoures , la plupart des Batraciens urodèles , nous retrouvons ,
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à très peu près, les dispositions signalées chez les Mammifères. Mais, chez les Poissons, toute ressemblance cesse , et ce n'est qu'en s'appuyant sur l'analogie de fonctions plutôt que sur celle de structure que l'on parvient à retrouver les Membres thoraciques dans les nageoires pectorales, et les Membres abdominaux dans la nageoire ventrale, placée inférieurement sur la ligne médiane du corps.
Nous venons d'indiquer sommairement les points d'analogie et de dissemblance que présentent les Membres dans les quatre classes d'animaux vertébrés ; au mot squelette, nous nous réservons d'entrer dans des détails que ne comporte pas le présent article.
Quant aux Membres, ou plutôt aux appendices locomoteurs des animaux inférieurs , ils s'éloignent complètement du type des Membres des Vertébrés, et varient, d'une classe à l'autre, en nombre, en disposition, en structure. Voy. articulés,