‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 47 sur 192 · HARICOT · texte numérisé non relu

HARICOT

*MICROCODOIV (pcxpoç, petit; Xw<W , clochette), infus. ou systol. — Genre de Systolides ou Rotateurs , proposé par M. Ehrenberg pour un animalcule microscopique , imparfaitement connu, qu'il nomme Microcodon clavus , et qu'il place dans sa famille des Mégalotroques. Comme

son nom l'indique, le Microcodon a la forme d'un clou, et se termine en arrière par une sorte de queue ou de pédoncule contractile. (Duj.)

* MICROCODON (pxpoç, petit; mSJ**, clochette), bot. ph. — Genre de la famille des Campanulacées-Lighfootiées, établi par Alph. De Candolle ( Camp., 127, t. 19). Herbes du Cap. Voy. campanulacées.

*MICROCOELIA ( P.cxp0'ç , petit; xoiîua, cavité), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées-Dendrobiées, établi par Lindley (Orchid., 60). Herbes de Madagascar. Voy. orchidées.

MICROCOLEUS (fxtxpoç, petit; Xo).eo'ç, gaîne). bot. cr. — (Phycées.) Genre de la tribu des Oscillariées, créé par M. Desmazières (Crypt. du nord de la Fr., fasc. II). Ses caractères consistent dans la réunion de plusieurs filaments cloisonnés, oscillants, renfermés dans une gaîne qui ne laisse libre que leur partie supérieure. On en connaît une dizaine d'espèces ; la plus commune est le M. terrestris Desmaz., qui croît sur la terre humide, et s'y montre sous la forme de filaments anastomosés d'un vert noirâtre. Le genre Chtonoblastus de M. Kutzing (Phycoi gêner.) ne diffère point de celui-cj. (Bréb.)

MICROCOR1S (pxpo'ç, petit; xopuç , casque), bot. ph. — Genre de la famille des Labiées-Prostanthérées, établi par R. Brown (Prodr., 502). Arbrisseaux de la Nouvelle- Hollande méridionale. Voy. labiées.

*MICROCOSMUS (acxpo'ç, petit; xo^éç, monde), tunic, moll. — Genre adopté d'abord par Linné, d'après Rédi, pour une espèce d'Ascidie dont l'enveloppe est encroûtée de divers petits corps marins. Voyez ascidie. (Duj.)

*MICROCTE]\US (puxpo'ç, petit; xt/voç, peigne), rept. — Groupe de Stellions (voy. ce mot), d'après M. Fitzinger ( Syst. Rept., 1843). (E. D.)

MICROCYGNA. ois. — Genre établi par G.-R. Gray sur le Bernache à collier. Voy. oie. (Z. G.)

*MÏCR0C1STIS (puxpo'ç, petit; p-cxpo'ç, vessie), bot. cr. — (Phycées.) Genre de la tribu des Nostocinées, créé par M. Kutzing et adopté par M. Meneghini dans sa Monographie des Nostocinées , avec les caractères suivants : Fronde muqueuse, d'abord défi-

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nie, formée de globules renfermés dans des vésicules, se divisant selon une disposition quaternaire , et donnant lieu plus tard à de nouvelles frondes. M. Kutzing , dans son Phycologia generalis , a réuni les espèces appartenant à ce genre sous le nom de Glœcocapsa, et a réservé le nom de Microcystis pour quelques espèces qui se rapportent principalement au g. Agmenellum. Ces changements amènent nécessairement une déplorable confusion dans cette partie de l'algologie. En adoptant le g. Microcystis tel que le présente M. Meneghini dans sa Monographie des Nostocinées, nous croyons pouvoir y placer au moins 20 espèces propres aux eaux douces, habitant la terre et les rochers humides. ( Bréb.)

MICRODACTYXE. Microdactylus, Geof.

Saint-Hilaire. ois. — Syn. deCariama, Brisson. (Z. G.)

*MICRODACTYLUS (atxpoç, petit; <SâxtvAoç, doigt), rept. — Genre que M. Tschudi avait proposé pour un Saurien de l'Inde que MM. Duméril et Bibron (Erpétologie , IV, p. 157) décrivent sous le nom de Chalcides Schlegelii. (P. G.)

*MICRODELES (,^xPo'; , petit; âftjXoç, obscur, douteux), ins. — Genre de la tribu des Chalcidiens , groupe des Ormorcérites , de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Walker sur quelques petites espèces dont les antennes, de douze articles, sont renflées en une massue terminée en pointe. On peut considérer le M. rolundus comme le type du genre. (Bl.)

*MICRODEMA, Laporte. ins. — Syn.

de Scydmœnus , Megaloderus , Tyttosoma et Cephennium. (C.)

*MICRODERA(ptxpo'ç, petit; &'Pyj, cou).

ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes , tribu des Tentyrites, établi par Eschscholtz (Zoological Allas), et adopté par Solier (Annales de la Soc. entom. de France, t. IV, p. 304). Six espèces rentrent dans ce genre , et ce dernier auteur y introduit deux divisions. Il place dans la première la M. lucida Dej., Sol., et dans la seconde les M. gracilis et convexa Esch., Sol. La lucida est propre à l'Egypte , et les deux autres sont originaires de la Russie méridionale. (C.)

*MICRODERES ou MICRODERUS (pt- *pos , petit ; Stp-n , cou), ins. — Genre de Co-

léoptères pentamères, familledesCarabiques, tribu des Harpaliens , créé par Faldermann (Fauna Transcaucasica , t. I , pi. 4, f. 1). Le type, le M. robustus de l'auteur, est originaire de la Russie méridionale. L'auteur le place près des Daptus. (C.)

*MICRODERIS (pxpoç, petit ; êépiç , couverture), bot. ph. — Genre delà famille des Composées-Cichoracées , établi par De Candolle (Prodr., VII, 127). Herbes vivaces des îles Àçores. Voy. composées.

*MICRODIPHYE (pcxpcç, petit ; diphya, diphye). acal. — Genre de Diphyes établi par M. Lesson et constituant toute sa deuxième tribu des Diphydes monogastriques , lesquelles ont un seul sac stomacal exsertile, dilatable, probosciforme , terminé par une bouche en ventouse, à la base duquel se trouvent des organes qui semblent être des ovaires. M. Lesson subdivise ce genre en neuf sous-genres, qui sont: 1° Nacelle, Cymba; 2° Enneagonum; 3° Cuboides; 4° Cucubalus; 5° Capuchon , Cucullus; 6° Eudoxia; 7° Amphiroa ; 8° Ersœa ; 9° Aglaisma. (Duj.)

*MICRODON (ptxpo;, petit; Wou;, dent).

bot. ph. — Genre de la famille des Sélaginées, établi par Choisy ( in Mem. Soc. h. n. Genev., II, 97). Arbustes du Cap. Voy. sé-

LAGINÉES.

*MICRODOI\TA (puxpo'ç, petit; £<Wç, dent ). ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Notodontides, établi par Duponchel ( Catal. des Lépidopt. d'Europe , I , p. 93), qui y rapporte deux espèces , le M. bicolora et albida. La première habite la France et l'Allemagne; la seconde, qui n'est peut-être qu'une variété de la première , a été trouvée dans la Russie méridionale.

*MICRODONTA (ptxpo'ç, petit; ISotç, dent), ins.—- Genre de Coléoptères subpenta mères , tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires hispites, fondé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, 3eédit.,p. 388), qui en indique sept espèces de la Guyane française. Le type est VHispa serralicornis de F. (C.)

*MICRODOIMTA, Kirby, Hope. ins. — Syn. d'Amphymallus, Latr., Muls. (C.)

*MICRODORIS ( pocpoç , petit; Jopoç , lance), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des

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Scarabéides anthobies, établi par Dejean (Catalogue, 3e éd., p. 184), et adopté par Burmeister (Handbuch der Entomologie, 1844, p. 32), qui le fait entrer dans ses Lichniades. Le type, le M. aquilus Dj.-B., la seule espèce connue, est originaire du cap de Bonne -Espérance. (C.)

MICRODUS (ptxoo'ç, petit; ISoiç, dent).

ins. — Genre de la famille des Braconides, groupe des Agathites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Nées von Esenbcck, et adopté par la plupart des entomologistes avec de plus ou moins grandes restrictions. Tel qu'il est généralement admis , on le distingue des autres Agathites à des antennes longues et grêles et à des mâchoires et lèvres fort courtes. Le M. nitidus Nées von Esenb., qui habite une grande partie de l'Europe , peut être considéré comme le type du genre. (Bl.)

*RHCROECA (ptxpoç, petit; oîxo,-, maison), ois. — Division de la famille des Gobe- Mouches, établi par Gould aux dépens du genre Myiagra de Vigors et Horsfield, et ayant pour type le M. macroptera Vig. et Horsf. (Z. G.)

* MÏCROELUS. bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées-Buxées , établi par Wight et Arnott (in Edmè. New. philos. Journ., XIV, 298). Arbres de l'Inde. Voy.

£UIJIÏ0RBIACÉES.

MIGROGASTER {pnpiç, petit; y»*- Trçp, abdomen), ins. — Genre de la famille des Braconides , groupe des Agathites , de l'ordre des Hyménoptères , établi par Latreille sur de petites espèces reconnaissables à des antennes grêles de dix-huit articles et à des yeux velus. On connaît un certain nombre d'espèces de ce genre ; mais la plus répandue est le M. glomeratus Lin. Voy. pour son histoire l'article ichneumoniens de ce Dictionnaire. (Bl.)

«MICROGLENA (pu*p4ç, petit; yHfa, œil), infus. — Genre établi par M. Ehrenberg dans sa famille des Monadines, pour les espèces qui vivent isolément, et qui sont pourvues d*un point coloré qu'il nomme un œil ; elles ont en outre un ou deux filaments flagelliformes ou trompes. Nous pensons que ces Infusoires doivent appartenir à la famille des Thécamonadiens. (Duj.)

* MIGROGLOSSA (pxpo'ç , petit ; y}»*ffa, langue), bot. ph.— Genre de la famille

des Composées-Astéroïdées, établi par De Candolle (Prodr., V, 320). Arbrisseaux de l'Inde et de l'Afrique. Voy. composées.

*MICROGLOSSE. Microglossum. ois. — Genre de la famille des Perroquets. Voy. ce mot. (Z. G.)

*M!CROGNATHIDES (Wôç, petit; >va- 0o;, mâchoire), ins. — Groupe de Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, attribué à Latreille par Laporte de Castelnau (Histoire naturelle des animaux articulés, t. II, p. 177), et qui a pour caractères : Antennes simplement arquées, velues ; labre toujours découvert et grand; languette bifide, couronnant le menton ; mâchoires cornées, avec deux fortes dents au moins; écusson sur un pédicule portant l'abdomen ; celui-ci séparé du corselet par un intervalle notable.

Les Micrognathides sont généralement grands et de couleurs foncées. Ils sont propres aux pays chauds de l'Amérique, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie. On les rencontre dans le vieux bois et quelquefois en abondance dans les sucreries. Leurs larves ont beaucoup de ressemblance avec celles des Lucanites ; elles ne sont pourvues que de quatre pattes, et vivent de racines pendant plusieurs années avant de passer à l'état parfait.

Ce groupe se compose des genres Passai us, Ocythoe et Paxillus. (C.)

* MïCROGOMPHUS, Benth. (Use).

bot. ph. — Voy. sympieza , Licht.

*MICROGRAMMA, Presl. (Ptertd., 213,

t. IX, f. 7). BOT. CR. — Voy. SELLiGUEA,

Bory.

*MICROG¥ftE (pixpoç, petit; yvV/3, pistil). bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Astéroïdées, établi par Lessing (Synops., 190; DC, Prodr., V, 296). Herbes du Brésil. Voy. COMPOSÉES.

MIGROLyENA (f»xpéç, petit; )a~va, enveloppe), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées-Oryzées, établi par R. Brown (Prodr., 210). Gramens de la Nouvelle- Hollande et de l'île Van-Diemen. Voy. graminées. — Genre de la famille des Byttnériacées Eriolœnées, établi par Wallich (Ca~ talog., n. 1173), Arbres de l'Inde. Voy.

BYTTNÉRIACÉES.

*MICROLAPTES, G.-R. Gray. ois. — Syn. de Picumnus, Temm. V. picumne. (Z. G.)

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♦3WICR0LEPÏS. REPT. — Division des Scincoïdicns. Voy. ce mot. (P. G.)

*MICROLEPIS (pxpo'ç, petit; Xiictç , écaille), bot. ph. — Genre de la famille des Mélastomacces-Osbeckiées , établi par De Candolle (Prodr., III, 139). Herbes du Brésil. Voy. composées.

*MICROLEPTES {\>™?k, petit; Aeirtoç, grêle), ins. — Genre de la famille des Ichneumonides, groupe des Ichneumonites, de Tordre des Hyménoptères, établi par Gravenhorst (Ichncumonographia) sur une seule espèce dont la tête est globuleuse , et dont les antennes sont renflées, ainsi que les pattes ; c'est le M. splendidulus Grav., trouvé en Angleterre. (Bl.)

MICROLEUCONYMPïLEA, Boer. bot.

pu. — Syn. à'Hydrocharis, Linn.

MÏCROEICÏA. bot. ph. — Genre de la famille des Mélastomacécs Rhexiécs, établi par Don (in Mem. Werner. Soc, IV, 301). Herbes ou arbrisseaux du Brésil. Voy. mé-

LASTOMACÉES.

MICROLOMA 0«xpoç, petit; %«, bordure), bot. pu. — Genre de la famille des Asclépiadées - Cynanchées , établi par R. Brown (in Mem. Werner. Soc, I, 83).

Sous-arbrisseaux du Gap. Voy. asclépiadées.

*MICROLOi\CI!US (pixpôç, petit; \oyXj, lance), bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Cynarées, établi par De Candolle (Prodr. , VI, 562) . Herbes vivaces des régions méditerranéennes et de l'Inde.

Ce genre renferme trois espèces que De Candolle (loc. cit.) répartit en deux sections, nommées : Mantisulca : Écailles de l'involucre prolongées en un appendice spiniforme; Uralcpis : Écailles de rinvolucre prolongées en un appendice scarieux.

*MICROLOPIIIA (/«xpo'ç, petit; ao>oç, panache), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreiile, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, créé par Newman (The Enlomologist's, p.

383). Le type, la M. ignara de l'auteur, est originaire de Manille. (C.)

*)\HCROLOPHUS(F.txPo'ç, petit; 16?0;, crête), rept. — MM. Duméril et Bibron , qui ont établi ce genre dans le t. IV de leur Histoire des Reptiles, en résument ainsi les caractères :

Un repli de la peau sur les côtés du ven-

tre et au-devant des épaules ; un autre arqué sur la poitrine; bord du trou auditif dentelé en avant ; une crête basse, dentelée sur le dos; queue à écailles verticillées, carénées ; pas de pores fémoraux; des dents au palais.

La seule espèce connue dans ce genre vit sur les côtes du Pérou ; elle est pleurodonte : c'est le Microlophus Lessonii Dum. et Bibr., d'abord nommée Stellio peruvianus par M. Lesson. (P. G.)

* MICROLOPHUS (p.ixp°ç, petit; ),o>OÇv aigrette), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Cynarées, établi par De Canuolle (Prodr., VI, 567) aux dépens du genre Centaurée. Voy. ce mot.

*MICROLOTUS , Benth. ( in Linn.

Trans., XVII, 364). bot. ph. — Syn. d'tfosackia , Dougl.

*MICRO!!klEGA ( /Atxpo? , petit ; p.eyaç , grand), bot. cr. — ( Phycées.) Genre de la tribu des Diatomées , établi par Agardh (Consp. diat.), et dont les caractères sont : Fronde gélatineuse, filamenteuse, rameuse, renfermant dans un tube externe des séries de frustules (navicules), contenues dans des tubes internes rapprochés en faisceaux; spermophores épars , formés par la dilatation des navicules. Ce genre se distingue du g. Schizonema par la présence des tubes internes , qui ne se trouvent point dans ce dernier, qui présente des navicules entassées dans le tube général.

Les Micromega forment de petites touffes d'un brun noirâtre qui prennent une teinte grise, plus ou moins verdâlre par la dessiccation. Ils croissent sur les rochers sousmarins et sur les algues peu élevées, principalement dans les points où la mer produit quelque courant. On en connaît près de 30 espèces; toutes appartiennent aux côtes d'Europe. (Bréb.)

*MICROMELEM (f«xpéç, petit ; pAoç, rameau), bot. ph. — Genre de la famille des Aurantiacées-Clausénées, établi par Blume (Bijdr., 137). Arbres de Java. Voy. aurantiacées.

*MICROMELES (f*«xpoS, petit; p./Ao;, membre), ins. — Genre de la tribu desChalcidiens, groupe des Miscogastérites, de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Walker (Entomological Magazine) sur des espèces dont la tête, plus large et plus longue

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que le thorax , porte des antennes de treize articles. Le type du genre est le M. rufomaculalus Walk. (Bl.)

*MICROMERIA (ptxpo'ç, petit; pvjpo'ç, tige), bot. ph. — Genre de la famille des Labiées-Mélissinées , établi par Bentham {Labial., 368), et dont les principaux caractères sont: Calice tubuleux, 13-15-strié, 5-denté, souvent villeux à la gorge. Corolle à tube droit, nu à la partie interne, souvent plus court que le calice, à limbe bilabié; lèvre supérieure dressée, entière ou un peu échancrée; lobes de la lèvre inférieure presque égaux, celui du milieu plus large, entier ou échancré. Étamines 4, les inférieures plus longues, ascendantes; anthères libres, à 2 loges distinctes, parallèles. Style bifide au sommet; stigmates 2, terminaux, petits. Le fruit est un akène sec, lisse.

Les Micromeria sont des plantes herbacées ou suffrutescentes, croissant dans les régions les plus chaudes du globe, rarement cependant dans l'Amérique tropicale. Leurs fleurs, petites, rouges ou blanches, sont disposées en verticillastres axillaires ou en épis.

Les espèces de ce genre ont été réparties en trois sections nommées : Hesperothymus, Benth. (op. cit., 371) : Fleurs solitaires ou groupées par trois, et portées sur des pédicelles axillaires, plus longs que le calice; feuilles souvent crénelées; Piperella, Presl. (FI. sicul., XXXVI) : Fleurs sessiles ou agglomérées en capitules sessiles et pédoncules, les pédicelles plus courts que le calice ; feuilles très entières ; Pseudomelissa, Benth. (op. cit. , 382) : Verticillastres formant des cymes allongées, pédonculées , subdichotomes; feuilles souvent dentées.

MICROMETRE ( psxpô; , petit; pfrpov , mesure), phys. — On nomme Micromètres des instruments à l'aide desquels on peut apprécier avec toute l'exactitude désirable les dimensions linéaires les plus minimes , ou les plus petits espaces célestes, tels que la différence de hauteur ou de déclinaison des étoiles, le diamètre des astres, etc. Les appareils micrométriques se divisent en deux classes : ceux de la première appartiennent plus particulièrement à la physique proprement dite; les autres sont surtout employés en astronomie. Parmi les premiers nous rangerons le vernier, le comparateur,

et ta vis micrométrique. Nous nommerons dans les seconds , le Micromètre à fils parallèles, perfectionné par Auzout; Y Héliomètre de Rouguer, et enfin la lunette à double image de Rochon , ou Micromètre prismatique, fondé sur la propriété de double réfraction que possèdent certaines substances cristallisées, comme le Spath d'Islande, le Cristal de roche. La description de ces différents instruments se trouve dans tous les ouvrages de physique, auxquels nous renvoyons le lecteur. (A. D.).

MICROMMATE. Micrommata. arach.

— Voy. sparasse. (H. L.)

*MICROMLS. ins. —Genre de la tribu des Myrmélioniens , famille des Hémérobiides , de l'ordre des Névroptères, établi par M. Burmeister, et considéré par M. Blanchard comme une simple division du genre Hémérobe. Voy. ce mot

*MICRONISUS. ois. — Section établie dans le genre Autour par G.-R. Gray pour le Tamou gabar. Voy. autour. (Z. G.)

MICRONÏX , Boisduval. ins. — Syn. de Slenaspis , Hope. (C.)

*MICROPALPUS (f*:xp$ç, petit ; palpus, palpe), ins. — Genre de Tordre des Diptères brachocères , tribu des Muscides, établi par M. Macquart (Ins. dipt., t. II, p. 81). L'espèce type , le Micropalpus vulpinus , habite la France.

MICROPEPLUS (pcxpos, petit; nénloç, voile), ins. — Genre de Coléoptères trimères , famille des Brachélytres , tribu des Protéiniens , créé par Latreille ( Gênera Crust. et Ins., IV, 377), et adopté par Erichson (Gen. etsp. Staph., 911). Ce genre se compose des 6 espèces suivantes, qui toutes sont propres à l'Europe, savoir : M. porcatus Pk. [sulcatus H.), cœlatus Er., fulvus Chv.-Er., staphylinoides Marsh. (Mallei Gmr. ), tesserula Curt. (staphylinoide, Ghl.) , et obtusus New.

Les Micropeplus ont le corps aplati, en carré long, et recouvert de nervures carénées en dessus. Leurs antennes en massue les avaient fait placer par Latreille dans la famille des Clavicornes. Ils se tiennent dans la terre, aux racines des plantes ou sous des détritus de végétaux.

Curtïs leur attribue quatre articles à tous les tarses. (C.)

*MICROPERA (fuxpoç, petit; w/pot, ex-

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irémité). eot. ph. — Genre de !a famille des Orchidées-Vandées, établi par Lindley (in Bot. Reg., n. 1522). Herbes de l'Inde. Voy.

ORCHIDÉES

MICROPETALUM, Tausch. (Hort. canal., 1). bot. ph. — Voy. saxifraga, Linn.

MICROPEZA (^xpoç, petit; wsÇ«, pied).

ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, tribu des Muscides, établi par Meigen et adopté par Latreille (Fam. nat.). L'espèce type, la Micropeza punctum Latr., Meig., habite les environs de Paris.

*MICROPHIUS,Dejean(Ca£.,3eédit.,p.

74). ins. — Syn.de Procirrus, Latr., Er. (G.)

MICROPHORUS (f«xpoç, petit; yopoç, qui porte), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Tanystomes, tribu des Empides, établi par M. Macquart (Dipt. du Nord) , qui en mentionne 6 espèces, toutes de France et d'Allemagne.

MÏCROPHTHIRES. Microphthirœ .

arach. — Latreille désigne sous ce nom une famille de l'ordre des Arachnides qui renferme les genres Leptus, Caris et Astoma. Voy. ces mots. (H. L.)

*MICROPHYSA (p-txpSç, petit ; yv<rtç, apparence), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Ophiusides, établi par M. Boisduval (Duponchel, Catalogue des Lépidoptères d'Europe, p. 183). II renferme six espèces dont trois habitent le midi de la France où on les trouve au mois de juillet : ce sont les M. suavis, jucunda et normala.

*MICROPIPER,Miq. {Comment., II, 39, t. 4, f. g, t. 8, 9). bot. ph. — Voy. piper (Poivre), Linn.

* MICROPLEUR A (atxpo'ç, petit; «hvpa, flanc), bot. pu. — Genre de la famille des Ombellifères-Hydrocotylées, établi par Lagasca (m Ocios Espagn. cmigr., 15). Herbes de l'île de Chiloé. Voy. ombellifères.

*MICROPLIA (u.txpoç, petit; Z-kIov, arme). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, créé par Serville (Annales de la Société entomolog. de France, t. II, p. 21). L'auteur lui donne pour type une espèce du Brésil, la M. agilisServ. Dejean a changé le nom générique de Microplia en Leploplia ; nous ne savons dans quelle intention. Il en cite une seconde espèce qu'il nomme L. signifer. (C.)

T. VIII

*MICROPLUS(fitxpoS, petit; 07r>0v,arme).

ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages, établi par Dejean {Cat., 3e éd., p. 184) qui en mentionne sept espèces.

Une est indigène du cap de Bonne-Espérance, et six sont originaires de Madagascar. Burmeister adopte ce genre {Handbuch der Entomologie, 1844, p. 174), mais il n'en décrit que quatre espèces, et comprend ce g. dans ses Hoplides. (C.)

*MICROPOGON (p.Hcpo;, petit ;7ro>yuvr barbe), poiss. — Genre de l'ordre des Aeanthoptérygiens , famille des Sciénoïdes , établi par MM. G. Cuvier etValenciemies (Hist. des Poiss., t. X , p. 213 ). Ces Poissons ont une grande ressemblance avec les Johnius , particulièrement par leur épine anale; ils se rapprochent aussi des Corbs par leur nuque bombée, et diffèrent des uns et des autres par l'exiguïté de leurs barbillons.

On en connaît trois espèces ou variétés qui paraissent habiter l'Amérique méridionale. Ce sont les Micropogon rayé, M. lineatus Cuv. et Val. (Umbrina Fournieri Desmar., Sciœnaopercularis QuoyetGaim.), Micropogon ondulé, M. un dulalus Cuv. et Val. (Perça undulata Linn.), Micropogon argenté, M. argenteus Cuv. et A^al. (J.)

*MICROPOGOIV, Temm. ois. — Syn. de Barbion et de Barbusaie. Voy. ces mots.

MICROPORUS (pxpéç, petit; wopoç, pore), bot. cr. — Palissot de Beauvois, dans sa Flore d'Oran, a cherché à établir spus ce nom un genre parmi les Poly pores, et auquel il donnait pour caractères des pores presque imperceptibles ; en effet, pour voir ceux du Polyporusperula, il faut nécessairementavoir recours à une loupe. Ce genre n'a pas été conservé et il ne pouvait l'être; cependant on pourrait se servir du caractère pour opérer quelques divisions parmi les Polypores qui sont si nombreux et qui présentent tant de difficultés pour la détermination des espèces. (Lév.)

MÏCROPS. mam. —Espèce de Cachalot du sous -genre Physeter. Voy. cachalot.

*MICROPS (fuxpoç, petit; «ty , oeil).

rept. — Genre de Batraciens anoures, établi par Waglcr pour le Ilana ovalis de Schneider. (P. G.)

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*MICROPS, Mégerle, Dahl. ins. — Syn.

ûeDilylns, Fischer, Lat., Dej. (C.)

*MICROPS(fJuxpoç, petit; JJ», oeil), ins.

M. Ilaliday (Entom. Magaz.) a établi sous ce

nom un genre dans la tribu des Proctotru-

piens; mais, selon toute apparence, il ne

. renferme que des femelles du genre Cera-

* phron. (Bl.)

*M1CR0PSIS O^/.po;, petit; o'fç, aspect), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Astéroïdées , établi par De Candolle (Prodr. t V, 460). Herbes du Chili. Voy. COMPOSÉES.

*MICROPSITTA, Less. ois. — Division de la famille des Perroquets. Voy. ce mot.

MICROPTÈRE. Jlftcropterus(xv<rnç, petit; ir-epév , nageoire), poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens , famille des Sciénoïdes , établi par Lacépède et adopté par G. Cuvier {Règ. anim. , t. Il, p. 178). Ces Poissons ont le corps oblong, trois pores de chaque côté de la symphyse , les derniers rayons de la partie molle de leur dorsale séparés des autres, et formant une petite nageoire particulière. Il n'y a aucune dentelure à leur opercule.

On n'en connaît encore qu'une espèce, le Microptère dolomieu (Lacépède, IV, III, 3). La couleur générale de ce poisson est grisâtre, et il atteint une taille de 30 à 32 centimètres au plus.

*MICROPTÈRE. Micropterus (pixpo'ç, petit; «jrcEpo'v, aile), ois. — Section établie par M. Lesson dans la famille des Canards pour une espèce qui se dislingue par son bec court, très élevé à sa base, à arête formant une ligne droite; par des tarses très courts; des ailes impropres au vol, armées chacune de deux tubercules, et par un pouce pinné.

L'espèce qui offre ces caractères génériques est le Canard aux ailes courtes, Anas brachyptera et cinera Lath. (Quoy et Gaim., Voyage de VUranie, pi. 39). Oiseau des îles Malouines. (Z. G.)

MICROPTERES (fuxpos, petit; «tspov, aile), ins. — Nom donné par Gravenhorst aux insectes Coléoptères pentamères formant la famille des Brachélytres de Latreille ou celle des Staphyliniens d'Erichson. (C.)

♦MICROPTERUS (p.txpoç,petit;«Tspov, aile), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des

Clairones, créé par nous {Revue zoologique , 1842, p. 277) avec une espèce de l'Afrique méridionale que nous avons nommée M.

brevipennis , et qui n'a pas été connue de MM. Kluget Spinola. (C.)

*MICROPTERYX fpixpoç, petit; «repvÇ, aile), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Tinéides, établi par Zeller, et considéré par Duponchel {Catalogue des Lépidoptères d'Europe, p. 352) comme une simple section du genre Adela. Voy. ce mot.

MICROPES, Wagl. et Meyer. ois. — Syn.

de Cypselus, Illig. Voy. hirondelle. (Z. G.) MICROPES (ptxpo'ç, petit; ttoùç, pied , lige), rot. pu. — Genre de la famille des Composées- Astéroïdées, établi par Linné {Gen. n. 996) , et dont les principaux caractères sont : Capitule multiflore hétérogame ; fleurs tubuleuses; celles du rayon femelles et disposées sur cinq à sept rangs ; celles du disque mâles 5-dentées, et aussi nombreuses que les premières. Involucre bisérié , dont les écailles enveloppent les fleurset le fruitdu rayon. Réceptacle étroit, nu. Akène comprimé, latcralementenfermédans les écailles de l'involucre et tombant avec elles. Aigrette nulle.

Les Micropus sont de petites herbes duveteuses ou laineuses; à feuilles alternes, très entières ; à fleurs réunies en capitules.

Ce genre, tel que Linné l'avait établi, renfermait huit espèces. Par suite des travaux postérieurs de différents botanistes, trois en ont été retranchées et rapportées au genre Evax. Actuellement il ne comprend donc plus que cinq espèces, réparties par De Candolle (Prodr. V, 460) en deux sections, qu'il nomme: Acantholœna: écailles de l'involucre enveloppant l'akène hérissées d'aiguillons sur la partie dorsale ( M. supinus) ; Bombycilœna : ces mêmes écailles, dépourvues d'aiguillons , mais laineuses (M, erectus, bombycinusy globiferus , minimus). Toutes ces espèces se rencontrent assez abondamment dans l'Europe méridionale et l'Amérique occidentale. (J.)

MICROPYLE. bot. — Voy. graine.

*MICROPYXIS (ptxpos, petit; wv?tSt.

boîte), bot. ph. — Genre de la famille des Primulacées-Anagallidées, établi par Duby (Prim. Mem. ined. ). Herbes du Brésil , de

MIC

Madagascar et de la Nouvelle-Hollande. Voy.

PRIMULACÉES.

*MICRORHACHIS, DC. (Prodr., VI,

85). BOT. PH. — Voy. METAGNANTHUS.

*MICRORHAGUS (ftixpo's, petit; payés, grain), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Élatérides, fondé par Eschscholtz et adopté par Germar (Zeitschrift fur die entomologie, t. I, 1839, p. 196) et par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 96). Ce dernier auteur en énumère quatre espèces: les E. pygmœus, Sahlbergi, Mann., impressicollis et minutus Dej. Les deux premières se trouvent en Europe, le pygmœus, quelquefois aux environs de Paris ; et les deux dernières espèces en Amérique (États-Unis). Les antennes des mâles sont pectinées. Ces Insectes ont à un très faible degré la faculté de sauter, comme les Élatérides, mais, au moindre danger, ils contractent leurs membres, et deviennent immobiles. (C.)

*MICRORIHPIS(^xpoç, petit; pWç, éventail), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Cébrionites,crééparM.Guérin-Méneville (Magasin de Zoologie, 1830, p. et pi. 8), qui lui donne pour type une espèce du cap de Bonne-Espérance, le M. mystacina Tbg. (Dumerilii Guér.). ML LaportedeCastelnau, qui a adopté ce genre, en mentionne trois autres espèces dont deux appartiennent au pays déjà cité, et une autre serait originaire du Brésil. (C.)

*MICRORHOPALUS (ptxpôç, petit; po- Tra/ov, massue), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires, créé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 389). Quatre espèces américaines font partie du genre ; savoir: Hispa vittata F., excavata 01., M. perforata et gagalina Dej. La larve de la première a été figurée et décrite dans l'ouvrage de Newman (the Entomologist, t. I, p. 75). (C.)

*MICRORHYNCHUS, Megerle, Dahl. ins.

— Synon. de Baris, Germar, et Baridius, Schcenherr. (C.)

*MICR0RHY1\CHUS, Less. (Synops.y 439). bot. ph. — Syn. de Rhabdolheca, Cass.

*MICRORHY!MQUE. Microrhynchus (,uuxpos, petit ; pû>xoç, rostre), crust. — Cegenre, qui a été établi par M. Bell, appartient à l'ordre des Décapodes brachy ures et à la tribu

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desMaiens de M. Mil ne-Edwards. Dans cette coupe générique, la carapace est subtriangulaire, arrondie postérieurement et terminée à sa partie antérieure par un rostre très court. Les yeux sont rétractiles et beaucoup plus épais que le pédoncule, qui est allongé. Les orbites sont unifîssurées en dessus et unidentées au côté externe. Les antennes externes sont insérées sur les côtés du rostre, tandis que les antennes internes sont logées dans une fossule entière. Les pattes de la première paire, chez le mâle, sont à peine plus longues que le corps, plus petites dans la femelle; les suivantes sont un peu plus longues que le corps et terminées par des ongles légèrement recourbés. L'abdomen du mâle est composé de sept segments , tandis que ce même organe n'en présente que cinq dans la femelle. Cette singulière coupe générique ne renferme que deux espèces qui habitent les îles Gallapagos. Le Microrhynchus gibbosus Bell (Trans. ofthezool. Soc. of Lond., t. II, pi. 8, fig. 1, p. 41), peut être considéré comme le type de ce genre. Quant à la seconde espèce, elle est désignée sous le nom de M. depressus (op. cit., t. II, p. 41, pi. 8, fig. 1)/ (H. L.)

*MICROSACCUS (juxpoç, petit ; aa'xxoç , sac), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées- Vandées, établi parBlume(Bydr., 367). Herbes de Java. Voy. orchidées.

*MICROSAURUS, Dejean. ins. — Synonyme de QwedmSjErichson, et de Philonthust Ker. (C.)

*MICROSCHATIA ( ptxpoç , petit; aX£- <rt;, coupure), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasornes, tribu des Asidites, créé par Solier (Annales de la Soc. entomologique de France, t. V, p. 474), et adopté par M. Hope. Ce genre ne renferme jusqu'à présent qu'une seule espèce, la M. punctata Solier. Elle est originaire du Mexique. (C.)

MICROSCOMA. moll. — Nom donné par Rédi à une espèce d'Ascidie, VAscidia conchyloga L.

MICROSCOPE (pcxpoç, petit; dxon/u , je regarde), phys. — Le nom de cet instrument d'optique en indique suffisamment l'usage; doué du pouvoir d'amplifier considérablement les plus petits objets, ceux-là même qui échappent à la vue , il permet de les examiner, de les étudier aus*i -acile-

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ment que ceux qui se présentent à nos yeux sous le plus gros volume.

L'importance qu'on attache maintenant aux études microscopiques , complément obligé de toute éducation scientifique , a nécessairement augmenté celle du Microscope; aussi cet instrument a-t-il subi, dans ces derniers temps , de nombreuses modifications, dont quelques unes sont de véritables perfectionnements.

Considéré dans sa simplicité première, ('est-à-dire comme composé d'une seule lentille, le Microscope remonte évidemment à l'antiquité la plus reculée ; nous en rencontrons la preuve dans maints auteurs, depuis le comique Aristophane (Nuées) jusqu'aux philosophes Sénèque, Pline, Plutarque.

Quant au Microscope composé , son origine est bien plus récente; on en attribue communément l'invention à Cornélius Drebbel , alchimiste hollandais , mort en 160i, mais qui ne fît, dit-on aussi, que reproduire l'instrument imaginé par son compatriote Zacharias Jansens , constructeur, dès 1590, du premier Microscope connu. Sans entrer dans de plus longs détails sur l'origine de l'instrument qui fait le sujet de cet article, instrument à la découverte duquel Galilée , dit Viviani , fut amené par celle du télescope, et que le moine Roger Bacon, qui inventa tant de choses, aurait aussi inventé, au dire de Record, auteur du Chemin de la science , livre qui parut en 1551 , nous entrerons desuite en matière.

Le Microscope simple , le plus anciennement connu, peut être formé d'une seule lentille biconvexe ou piano-convexe , en verre ou en cristal de roche , ou bien de plusieurs lentilles superposées , mais n'agissant que comme une seule. Le Microscope simple à verre lenticulaire reçoit généralement le nom de loupe. Mais dans le Microscope simple proprement dit, on substitue maintenant avec avantage à la lentille unique, une lentille composée, qui a reçu le nom de doublet. La première invention du doublet est due àWollaston ; mais l'ingénieur Ch. Chevalier en a perfectionné la construction. Le doublet de cet opticien, adopté par les savants les plus distingués de l'époque , se compose de deux verres piano-convexes , à foyers égaux, l'un, très large, placé du côté cie l'observateur, l'autre plus petit et supé-

rieur; leurs faces planes sont toutes deux tournées vers l'objet. Entre ces deux lentilles, serties séparément dans leur monture, est placé un diaphragme dont l'ouverture varie selon le foyer du doublet. Le reste de l'appareil se compose de différentes pièces dont il serait difficile de donner une description sans figure, et qui varient du reste selon l'usage auquel on destine l'instrument.

Le Microscope solaire n'est autre que l'instrument précédent, auquel on adapte an appareil réflecteur, ou miroir, qui réfléchit les rayons du soleil et les dirige vers un verre convexe de (V^lô à Om,270 de foyer; celuici les rassemble sur l'objet en observation , de manière à l'éclairer fortement. Une lentille, dont le foyer est en rapport avec le grossissement que l'on veut obtenir, reçoit la lumière qui émane de l'objet, et la réfracte de manière à former une image amplifiée que l'on fait tomber sur un plan de couleur blanche.

Le Microscope à gaz est l'appareil solaire modifié pour recevoir une vive lumière artificielle, celle, par exemple, qui est produite par la combustion d'un jet de gaz oxygène et hydrogène, reçu sur un fragment de craie (chaux carbonatée).

Le Microscope composé , comme le Microscope simple, est destiné à l'amplification des objets; mais, tandis que dans celui-ci l'on obtient le résultat désiré, au moyen d'une seule lentille ou d'une combinaison de lentilles, agissant immédiatement sur les rayons lumineux , en d'autres termes, grossissant les objets et transmettant directement à l'œil l'image amplifiée; dans \e Microscope composé, au contraire, l'image n'est perçue qu'après avoir subi une seconde amplification , produite par un autre système de verres. Ces derniers prennent le nom d'oculaires , et sont dirigés vers l'œil, tandis que ceux qui produisent les premières amplifications se nomment objectifs, et sont tournés vers l'objet. Il résulte de cette combinaison que le grossissement définitif est le produit du grossissement résultant de chacun de ces verres, ou de ces systèmes de verres; ainsi, l'objectif grossissant dix fois et l'oculaire cinq fois, le grossissement total équivaudra à cinquante fois, et ainsi de suite.

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On peut, avec les mêmes verres, obtenir une plus forte amplification en augmentant la distance entre l'oculaire et l'objectif; mais comme cette amplification ne s'obtient qu'en rétrécissant le champ de vue, en empêchant par conséquent de voir l'ensemble de l'objet à examiner, et de plus en en diminuant la netteté, on place ordinairement, entre l'image et l'objectif, un troisième verre nommé verre de champ, qui remédie à ces inconvénients.

Depuis les plus anciens Microscopes jusqu'aux Microscopes actuels, les plus perfectionnés, ceux d'Amici, d'Oberhaeuser, de Ch. Chevalier, on a imaginé une foule de dispositions secondaires qui ne changent en rien la disposition générale et fondamentale, rapportée plus haut; aussi n'entrerons-nous pas dans des détails de descriptions qui seraient ici sans intérêt, et qu'on trouvera dans tous les ouvrages de physique; nous dirons seulement que le Microscope est dioptrique , catoptrique ou catadioptrique , suivant que les amplifications sont produites par la réfraction , par la réflexion , ou par la réflexion et la réfraction réunies.

Il est inutile de dire que l'on obtient des grossissements proportionnés à la forme des lentilles objectives et oculaires employées. Il y a cependant de certaines limites qu'il ne faut pas dépasser (4 à 500 fois), car l'on perd toujours en lumière et en netteté ce que l'on peut gagner en amplification.

On associe, dans certains cas, un appareil polarisant au Microscope, soit simple, soit composé, quand on veut étudier les phénomènesdela polarisation dans des corps infiniment petits.

L'éclairage des objets soumis à l'observation microscopique est d'une grande importance, et l'on conçoit qu'il doit varier suivant que ces objets sont transparents , semitransparents ou opaques , que la lumière est naturelle ou artificielle, qu'elle arrive ou directement, ou par réflexion, ou par réfraction. Toutes ces circonstances forment autant de problèmes dont la solution dépend et de l'expérience et d'une longue suite d'observations.

La chambre claire est un accessoire presque indispensable du Microscope; avec cet appareil, dont la disposition varie suivant qu'on emploie le Microscope horizontal ou

vertical, on peut retracer exactement sur le papier l'image de l'objet mis en observation.

Récemment le docteur Donné a fait une heureuse application des procédés photographiques au Microscope. A l'aide d'un Microscope daguerréotype , dont il est l'inventeur, lui et le docteur Léon Foucault sont parvenus à reproduire, avec une remarquable fidélité, les particules les plus intimes des liquides de l'économie, tels que les globules sanguins, ceux du lait, du pus, etc., les zoospermes (Voyez V Atlas d'Analomie microscopique, Baillière, 1844).

Malgré sa longueur , cet article est à peine suffisant pour donner une idée du Microscope ; il nous est donc impossible d'aborder, même sommairement, la question, si importante aujourd'hui, des études Microscopiques qui constituent comme une science à part, sous le nom de Micrographie; mais au moins indiquerons-nous au lecteur les ouvrages qu'il pourra consulter avec fruit sur ce sujet ; ce sont : \e Manuel du Micrographe, par Gh. Chevalier; le Traité pratique du Microscope, par Mandle ; le Nouveau manuel complet de V observateur du microscope , par le professeur Dujardin , auquel ce dictionnaire doit d'excellents articles, et entre autres l'article infusoii.es; enfin, le Cours de micro copie , du docteur Donné ; ce dernier ouvrage traite particulièrement des fluides de l'économie animale. (A. D.).

MICROSCOPIQUES, zool.— Nom donné par M. Bory de Saint-Vincent ( Dict. class. d'hist. natur. , t. X , p. 533 ) aux animaux désignés généralement sous le nom d'iNFUsoires. Voy. ce mot.

MICROSEMMA. bot. ph. — Genre de la famille des Ternstrœmiacées-Sauraujées , établi par Labillardière (Nov. Caledon, 58, t. 57). Arbrisseaux de la Nouvelle-Calédonie. Voy. TERNSTRQEMIACÉES.

*MICROSERIS(>cxpoç, petit; «>ç, chicorée), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Cichoracées, établi par Don (in Edinb. philosoph. Magaz., XI, 388), Herbes de l'Amérique boréale. Voy. composées.

MICROSOLENA (jsuxpôç, petit; wwln** tube). roF/yp. — Genre établi par Lamouroux pour une espèce de polypier fossile du calcaire jurassique de Caen. C'est une misse pierreuse amorphe , formée de tubes capillaires cylindriques rarement comprimés, pa-

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rallèlcs , communiquant entre eux par des ouvertures latérales , situées à des distances égales et presque du même diamètre que les tubes. D'après cette caractéristique, le Microsolène doit être très voisin des Syringopores, comme le pense M. de Blainville pour la Microsolena porosa de Lamouroux. Quant au polypier figuré sous le même nom, dans le Dictionnaire des sciences naturelles , ce doit être une véritable Astrée. (Duj.)

*MICROSPERMA, Endl. {Gen. plant., p. 930, n. 5111). bot. ph. — Voy. mentze-

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