‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 55 sur 192 · MIE · texte numérisé non relu

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blcs, sont situées dans la Serra de Sincura, a coté de Caxoeira , ville voisine de celle de ilahia, capitale de la province. Déjà 30,000 individus se livrent à celte exploitation, qui n brasse dès aujourd'hui) une superficie de • :us de 120 kilomètres de longueur. La uantité de diamants qu'on en extrait est prodigieuse , et a été estimée à 1,450 carats par jour, ce qui fait annuellement un chiffre énorme, environ vingt fois plus fort que le produit annuel des anciennes Mines du Brésil , évalué à 6 ou 7 kilogrammes. D'après Je long séjour qu'un habile voyageur de notre connaissance a fait dans ces dernières Mines, notamment à Tejuco , à Serra do grand Magoa, et sur les rives de la Jiquitinhona , tout fait tristement présager du sort qui les attend. En effet, reléguées dans l'intérieur des terres, elles manquent de tout; aussi les déceptions y sont elles fréquentes. Il n'est pas rare d'y voir le Mineur désappointé abandonner ces montagnes arides, où souvent il ne trouve que la misère et la faim. L'heureuse situation des Mines de Sincura promet au contraire une exploitation large et durable , car indépendamment de l'extrême abondance de leurs produits , elles sont à proximité de plusieurs ports maritimes formant le plus grand centre de la population brésilienne. Les aliments ne sauraient leur manquer, aussitôt que les I communications seront bien établies. Ces j circonstances auront pour résultat d'attirer une foule d'étrangers , ouvriers et mécani- ; ciens , dont les travaux mieux entendus ne ! pourront qu'accroître encore leurs immenses ! produits. Aussi une notable dépréciation ne I

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pont manquer d'atteindre cette pierre précieuse , qui toutefois conservera, taillée, une haute valeur.

Il nous resterait maintenant à exposer sommairement la statistique des principales Mines du globe; mais outre que ce travail serait beaucoup trop long pour notre cadre, il serait d'ailleurs incomplet et fastidieux. Nous terminerons en donnant le tableau le plus récent de la production des métaux en Europe, que nous empruntons entièrement à l'excellente Géologie appliquée de M. A. Burat, en le faisant suivre des réflexions judicieuses qui l'accompagnent.

« Les États de l'Europe ont été classés ainsi qu'il suit, d'après l'évaluation de leurs produits en métaux bruts. La Russie, qui est en seconde ligne, ne viendrait qu'après PAutriche, si l'on retranchait ses produits de ses mines situées en Asie.

Angleterre 44o millions de francs.

Russie et Pologne i35

France i3a

Autriche (j^

Confédci ation germanique. . Gz

Espagne 54

Suède et Norwége .... 5*

Prusse 49

Belgique 4o,

Toscane 15

Piémont et Savoie .... 11

Danemateki g

» Si l'on détaille actuellement ces valeurs dont le total s'élève à plus d'un milliard de francs, on reconnaît qu'il y a des États qui produisent à eux seuls la presque totalité de certains métaux.

Iles Britanniques. . . .

Russie et Pologne. . . ,

France

Autriche

S'K-.lr et Norwége . . .

Espagne

Tinsse

Confédération germanique.

Belgique « Pa\g-.Bus. . .

Piémont , Suisse . Savoie. .

Dânemarek

Toscane, île d'Elbe, Italie.

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