‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 74 sur 192 · XI. Les CHARDONNERETS. Carduelis, Briss · texte numérisé non relu

XI. Les CHARDONNERETS. Carduelis, Briss

( Spinus , Koch , Brehm; Chrysomiiris ,

Boié; Dryospiza, Keys. et Blas.).

Bec assez mince, allongé, très pointu; tarses courts; queue échancrée.

La plupart des auteurs placent ordinairement avec les Chardonnerets les Linottes que nous en avons distraites, les Serins dont nous ferons un article à part; les Tarins et les Venturons. Cette division a des représentants dans toutes les parties du monde. Trois espèces vivent en Europe.

Le Chardonneret, Fr. carduelis Linn.

(Buff., pi. enl., 4) : dos brun ; masque d'un beau rouge; un beau miroir jaune sur l'aile.

— Haljite depuis les îles méridionales de l'Archipel jusqu'en Sibérie. Type du g. Carduelis.

Le Tarin, Fr. spmws Linn. (Buff., pi. enl., 485, f. 3): Dos olivâtre, parties inférieures jaunes; dessus de la tête et menton noirs ; deux bandes jaunes sur l'aile. — Habite principalement le Nord jusqu'en Suède ; abondant en France à son double passage. Type du g. Chrysomiiris de Boié.

Le Venturon, Fr. citrinella Linn. (Buff., pi. enl., 658 , f. 2) : Occiput, nuque, côtés du cou et flancs cendrés; le reste du plumage d'un vert jaunâtre. — Habite la Grèce, la Turquie, l'Italie, la Suisse ; de passage en Allemagne et en France. Type du g. Dryospiza de Keyserling et Blasius.

Les espèces étrangères qui ont des rapports, soit avec les Chardonnerets, soit avec les Tarins, sont : le Chardonneret écarlate, Fr. coccinea Linn. (Vieill., Ois. chant. »

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PÏ. 31 ), des îles Sandwich. — Le Chaud, a face rouge, Fr. afra Linn., de la côte d'Angola. — La Cardaline , Fr. erythrocephala Vieil!. (Ois. chant., pi. 28), de l'île de France. — Le Chard. mexicain, Carduelis mexicanus Swains. — Le Chard. tarin, Card. spinoides Vig., de l'Himalaya. — Le Chard. a tète blancue, Card. canicepsVig., même habitat. — Le Cr.oupioN jaune, Fr, xanthorhœa Ch. Boûap., du Brésil. — Le Triste, Fr. tristis Ch. Bonap. (Wils. Am. ornith., pi. 1, f. 2}. — Le Psaltrie , Fr. psaltria Say, des montagnes de l'Artausaw. — Le Ch. des pins, Fr. pinus Wils. (Am. ornith., pi. 57, f. 1). — Et le CuAtt. capuchonné , Card. cucullata Sw., de l'Amérique méridionale.

M. Lesson place à la suite des Chardonnerets, et dans une division à part, lesil/egalotis , petit g. composé de deux ou trois espèces seulement qui ont des rapports assez grands avec les Bouvreuils, pour que quelques auteurs, et entre autres G.-R. Gray, aient cru devoir les placer dans la même sous-famille. (Z. Gerbe.)

MOIRE, bot. ph. — Un des noms vulgaires du Chèvrefeuille.

MOISISSURE, bot. cr. — Voy. mucor.

MOLAIRES, zool. — Voy. dents. MOL AN. moll. — Adanson nomme ainsi {Voyage au Sénégal) une espèce de Soien, le Solen legumen L.

*MOLANNA.ins.— M. Curtis a établi sous cette dénomination, dans le groupe des Mystacidites, delà tribu des Phryganiens, de l'ordre des Névroptères, un petit genre caractérisé par des jambes postérieures munies de quatre éperons; des antennes épaisses nondcnticulées dans les mâles, plus courtes que les ailes qui sont longues et étroites. Le type du genre est le M. anguslata Curtis.

(Bl.) MOLARITE ou MOLAROSILEX. min.

— Lamétheric donne ce nom à une variété de Silex employée comme pierre meulière.

MOLASSE, géol. — Syn. de Grès quartzeux avec Marne ordinaire. Voy. grès.

MOLDENIIAUERA (nom propre), bot.

pu. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées-Ca;salpiniées, établi par Schrader (in Gotting. Gel. Anzeig. , 1821 , p. 718). Arbustes du Brésil. Voy. légumi-

HBCSES.

MOLE. Orlhagoriscus. poiss. —Genre de

l'ordre des Plectognathes, famille des Gymnodontes, établi aux dépens des Tétrodons de Linné, et caractérisé de la manière suivante par G. Cuvier ( Règn. anim., t. II, p. 369) : « Mâchoires indivises ; corps comprimé , sans épines, non susceptible de s'enfler, et dont la queue est si courte et si haute verticalement, qu'on dirait un poisson dont on aurait coupé la partie postérieure. Leur dorsale et leur anale, chacune haute et pointue, s'unissent à la caudale. Ils manquent de vessie natatoire; leur estomac est petif. et reçoit immédiatement le canal cholédoque. »

On connaît 3 ou 4- espèces de ce genre, dont la principale est la Mole de la Méditerranée , Orthagoriscus mola ( Telrodon mola Lin.), nommée vulgairement Poissonlune, à cause de la forme de son corps. Ce poisson vit dans les mers, où il atteint une taille de 1 mètre à 1 mètre 50 cent., et pèse plus de 150 kilogrammes. Sa nourriture consiste en petit poissons, mollusques, vers et fucus. Son corps est d'une belle couleur argentée; sa chair grasse, visqueuse et d'une odeur désagréable, explique le peu d'empressement que l'on met à pêcher ce poisson.

MOLÉCULES, tais.— Voy. théorie atomistique.

MOLÈNE. Verbascum, Lin. (d'après Linné, le nom de Verbascum n'est autre chose qu'une déformation de celui de Barbascum quiestd'origineancienne). bot. ph. — Grand genre de plantes rangé pendant longtemps dans la famille des Solanacées, rapporté aujourd'hui à la grande famille des Scrophulariacées, sous-ordre des Anthirrhinées, tribu des Verbascées, de la pentandrie monogynie dans le système de Linné. Il est difficile de s'entendre sur le nombre des espèces qui le composent; c'est, en effet, dans tout le règne végétal, celui dans lequel les fécondations croisées s'opèrent spontanément avec la plus grande facilité : il en résulte un nombre considérable d'hybrides et de formes intermédiaires qui rendent presque insaisissable la circonscription de la plupart des espèces. Aussi n'est-il aucun autre genre qui réclame plus spécialement une bonne monographie pour débrouiller son chaos aujourd'hui presque inextricable sur plusieurs points. Walpers (Repert. bot. syst., vol. III,

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p. 127) avait relevé cent espèces déjà décrites de Verbascum. M. Bentham, dans le volume X du Prodromus, qui vient de paraître il y a peu de mois, n'en admet plus que quatre-vingt-treize espèces, dont dix douteuses ou mal connues. Ce genre est l'un de ceux qui établissent une transition graduée entre les deux familles des Solanacées et des Scrophulariacées , ce qui rend compte de la place qu'il a occupée successivement dans l'une et l'autre. Celles de ses espèces chez lesquelles les caractères de la dernière sont les plus prononcés, ont été détachées pour former le genre Celsia. D'un autre côté, deux autres plantes en ont été séparées pour former deux nouveaux genres; ce sont: le Verbascum myconi Lin., pour lequel L.-C. Richard a fait son genre Ramonda ou Ramondia (voy. ce mot) ; et le Verbascum bugulifolium Lam., qui est devenu le type du genre Janthe, Griseb.

Après ces suppressions, le genre Molène comprend des espèces herbacées, bisannuelles ou vivaces, quelquefois sous-frutescentes, le plus souvent de haute taille, qui croissent presque toutes dans l'Europe, l'Afrique septentrionale et l'Asie moyenne, dont un petit nombre se trouve dans l'Amérique septentrionale, où elles ont été portées d'Europe sur quelques points des régions tropicales. Ces plantes ont des feuilles alternes simples, parfois sinuées, dont les inférieures ou radicales sont ordinairement grandes, rétrécies en pétiole à leur base, tandis que les caulinaires deviennent sessiles et fréquemment décurrentes, le plus souvent velues ou tomenteuses, ou même tellement chargées de poils cotonneux et laineux qu'elles ressemblent à une étoffe de coton ou de laine. Leurs fleurs sont délicates et fugaces, le plus sou* vent jaunes ou fauves, quelquefois rouges $ rarement blanches. Elles se composent d'un calice profondément 5-fideou 5-parti, rarement 5-denté; d'une corolle rotacée, aplanie, rarement concave, à 5 grands lobes un peu inégaux, caractère qui déjà éloigne ces plantes des Solanacées; de 5 étamines dans lesquelles se manifeste aussi une inégalité prononcée, et dont les trois postérieures ou toutes ont leur filet hérissé de poils corollins ou barbus ; d'un pistil à style comprimé, dilaté supérieurement. Le fruit qui leur succède est une capsule biloculaire, globuleuse,

ovoïde ou oblongue , régulièrement déhiscente.

Le genre Molène, dans son ensemble, a été divisé en deux sous-genres auxquels se rapportent environ vingt espèces de notre Flore, parmi lesquelles nous n'en prendrons que deux comme types de ces divisions.

A. Thapsus, Benth. Étamines inférieures plus longues, plus ou moins adnées-décurrentes sur le filet. Coton de toute la plante blanc ou jaunâtre, formé de poils rameux ou étoiles, souvent plus ou moins floconneux» Espèces presque simples ; grappe spiciforme, compacte ou interrompue à la base, rarement avec une ou deux ramifications; fleurs presque sessiles, fasciculées, rarement solitaires. Les étamines les plus longues sont souvent glabres , mais on les trouve aussi chez les mêmes espèces à filet barbu , quoique à un degré moindre que ceux des étamines courtes. Cette section renferme plusieurs de nos espèces françaises, comme les Verbascum blatteria Lin., Verbascum phlomoidcs Lin., et particulièrement la suivante, l'une des plus remarquables et des plus connues d'entre elles, à laquelle elle emprunte son nom.

Molène bouillon-blanc, Verbascum Thapsus Lin., vulgairement connue sous les noms de Mollène ou Bonhomme. C'est une très belle plante herbacée, de 1 à 2 mètres de hauteur, presque simple, abondamment couverte sur toute sa surface de poils cotonneux ou laineux, jaunâtres ou blanchâtres. Ses feuilles sont fort grandes : les inférieures ou radicales rétrécies en pétioles, oblongues, crénelées; les caulinaires toujours longuement décurrentes, souvent dans toute la longueur de l'entre-nœud, toutes rugueuses. Les fleurs sont groupées en fascicules serrés à l'aisselle de bractées, et réunies en une longue grappe spiciforme plus ou moins dense, et continue ou interrompue à la base, le plus souvent simple, rarement avec un ou deux rameaux; leurs pédicelles sont beaucoup plus courts que le calice, dont les lobes sont lancéolés-aigus, cotonneux à l'extérieur; leur corolle est jaune, les poils des filets sont blanchâtres ; les anthères des longues étamines sont un peu plus grandes que les autres. La capsule est ovoïde ou presque globuleuse, et elle égale ou surpasse le calice. Cette espèce est commune sur les coteaux incultes, le long des chemins et des

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haies de toute l'Europe, des parties moyennes de l'Asie; elle s'est même naturalisée dans l'Amérique septentrionale où elle a été portée d'Europe. M. Bentharn lui rapporte plusieurs autres espèces (V. indicum Roxb. , V. planlagineum Moris, V. pallidum Nées, V. elongatum Wild.), qu'il regarde comme ayant été établies sur de simples variations de ses diverses parties. C'est une espèce médicinale : on la regarde comme adoucissante, pectorale et émolliente; on emploie vulgairement l'infusion de ses fleurs pour les rhumes, les catarrhes, les coliques, et la décoction de ses feuilles pour lavements, pour bains et lotions adoucissantes.

Le croisement de la Molène bouillon-blanc avec diverses espèces du même genre a donné plusieurs hybrides bien caractérisées, telles que les suivantes : 1. Verbascum. thapsO'Sinuatum Noullet, dans lequel rentre le V. calyculatum Chaub. (FL Ag.) ; 2. F. thapso-lychnitis Mert. et Koch , qui comprend le V. spurium Koch syn., et V. semialbum Chaub. (l.c); 3. V. lhapso-nigrum. Schiède, auquel se rapportent le V. collinum Schrad., le V. seminigrum Fries, le V. ambiguum Lej., etc.

B. Lychnitis, Benth. Toutes les anthères réniformes et à peu près égales. Parmi celles de nos espèces françaises qui se rapportent à cette section, nous citerons : le Verbascum pulverulentum Vill. , le V. Thaixii Vill. , le V. nigrum Lin., et le suivant:

Molene Lychnis , Verbascum Lychnitis Lin. Cette espèce est répandue dans toute l'Europe jusqu'aux bords du Don , dans l'Arménie et le Taurus. C'est une plante herbacée, bisannuelle, couverte dans ses diverses parties d'un duvet cotonneux assez léger, blanc et comme farineux; sa tige, dans sa partie supérieure, est anguleuse de même que les branches de sa panicule; ses feuilles inférieures sont rétrécies en pétiole à leur base; les supérieures sessiles, toutes ovales, crénelées, verdâtres à leur face supérieure, blanchâtres à l'inférieure : elles noircissent ordinairement par la dessiccation. Ses fleurs forment une panicule pyramidale à rameaux un peu étalés ; elles sont groupées en fascicules lâches multiflores; leur calice est petit, à lobes lancéolés -subulés ; leur corolle, de grandeur assez variable, est jaune ou blanche ; les poils de leurs fllat. vin.

ments sont blanchâtres. Dans certaines parties de la France, particulièrement en Alsace et en Bourgogne, cette plante est employée comme émolliente, pectorale et adoucissante. (P. D.)

MOLETTE, moll. —Nom vulgaire de plusieurs espèces des genres Troque, Monodonte et Turbo.

MOLETTE, bot. pu. — Un des noms vulgaires du Thlaspi Bursa-Pastoris Lin.

*MOLGE. rept. — Dénomination employée par Merrem pour indiquer les espèces de Salamandres aquatiques (Lacerla aquatica Linn. ). Celle de Triton proposée par Laurenti a prévalu. (P. G.)

MOLINA, Cavanil. (Dissert., IX, 435,

| t. 263). bot. ph. — Syn. de Hiplage, Ga;rtn.

— Ruiz et Pav. {Prodr., III, t. 24), syn. de

Baccharis , Linn. — Less. ( Synops. , 204 ,

205), syn. de Baccharis, Linn.

MOL1N.4EA, Bcrt. (ex Siliim. Americ.

Jauni., XIX, 63). bot. ph. — Syn. deJubœa, H. B. K. — Juss. (Gen.f 245), syn. de Cupania, Blume.

*MOLIKERIA, Colla (Hort. ripul. cpp., II, 333, t. 18). bot. ph. — Syn. de Curculigo, Gaertn.

*MOLI]\ESf A. poiss. — Genre de l'ordre des Malaco'ptérygiens abdominaux, famille des Cyprinoïdes, établi par Lesueur (Acad. sc.nat. Philcd., Janvier 1821, t III, 1), et qui se distingue des autres genres de la même famille par la position de l'anale, située entre les ventrales, et sous l'origine de la dorsale qui est très grande. Les dents sont en velours, et la rangée antérieure en crochets comme dans les Fendilles; il y en a de coniques assez fortes au pharynx , et les ouïes n'ont que 4 ou 5 rayons.

On n'en connaît encore qu'une seule espèce, nommée par Lesueur Molinesia latipinna. Ce poisson vit dans les eaux douces de la Nouvelle Orléans.

MOLINIA (nom propre), tôt. pu. — Genre de la famille des Graminées - Festucacées, établi par Mœnch (Meth., 183). Gramens de l'Europe et de l'Asie. Voy. gra-

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