‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle résumant et complétant tous les faits présentés par les encyclopédiesChapitre 82 sur 192 · MOP · texte numérisé non relu

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ses étoiles élevées en cône ou en colline, ayant un axe central solide, soit simple, soit dilaté , autour duquel adhèrent des lames rayonnantes. Il semblerait d'après cela que le sommet est situé dans l'intervalle des espaces occupés par les Polypes , de même que les sommets des collines chez les Méandrines ; c'était du moins l'opinion de Lamarck, et d'ailleurs la plupart des espèces fossiles rapportées à ce genre sont des moules d'Astrée ou des Astrées plus ou moins corrodées par les eaux. Mais M. de Blainville, qui a vu des Polypiers provenant d'espèces vivantes, admet au contraire que le sommet des étoiles devait correspondre au centre des Polypes, tout en disant qu'il est difficile de préjuger la forme de ces animaux. Les Monticulaires , comme les Astrées, sont des Polypiers fixés, pierreux, encroûtant les corps marins, ou se réunissant, soit en masse subglobuleuse, gibbeuse ou lobée, soit en expansions subfoliacées, hérissées d'étoiles élevées, pyramidales. (Duj.)

MONTIFRINGILLA. ois. —Nom scientifique du Pinson des Ardennes.

MONTINIA. bot. ph. — Genre de la famille des OEnothérées-Montiniées, établi par Linné (Gen. »., 1432). Arbrisseaux du

Cap. Voy. QENOTHÉRÉES.

MONTINIÉES. Montinieœ. bot. ph. — Tribu de la famille des OEnothérées. Voy. ce mot.

*MONTIPOR A (mons, montagne; porus, pore), polyp. — Genre établi par MM. Quoy et Gaimard pour des Polypiers pierreux, dont l'aspect rappelle un peu celui des Monticulaires, mais qui se rapproche bien davantage des Madr.épores proprement dits.

Les Polypes sont actiniformes, courts, à douze tentacules très petits , sur un seul rang. Les loges du Polypier sont très petites, arrondies, enfoncées, régulières, avec quelques cannelures à l'intérieur ; elles sont éparses à la surface d'un Polypier encroûtant ou glomérulé, et garni de mamelons ou monticules également échinulés.

Le type de ce genre, M. verrucosa, avait été classé parmi les Polites de Lamarck, ainsi que le M. tuberculosa, le M. spurnosa et le M. rosurca ; mais M. de Blainville range cette dernière espèce dans une section particulière , caractérisée par la forme du Polypier analogue à celle des Explana-

ria, et il lui associe les Agaricia lima et pa pillosa de Lamarck, dont les cellules ont le même caractère. (Duj.)

MONTIRA, Aubl. (Guyan., II, 637, t. 257 ). bot. ph. — Syn. à'Achetariu , Cham.

MONTLIVALTIA (nom propre), polyp.

— Genre établi par Lamouroux pour un Polypier fossile du terrain jurassique de Caen, qui est pyriforme, ridé transversalement en dessous, élargi , excavé et lamelloradié en dessus. M. de Blainville adopte ce genre et le place à côté des Cyclolites dans la section des Madréphyllies , faisant partie de la famille des Zoanthaires pierreux. M. Goldfus a placé l'espèce type, M.caryophyllia, dans le genre Anthophyllum de Schweigger sous le nom d1 A. pyriforme ; M. Defranceen a décrit une seconde espèce, qu'il appelle M. Gucllardi. (Duj.)

MONTMARTRITE. min. — Variété de Gypse calcarifère, ainsi nommée par Jameson, parce qu'on la rencontre principalement à Montmartre , aux environs de Paris. Voy. chaux.

*MONURA (,u.ovo;, un seul ; ovp«, queue). infus., syst. — Genreétablipar M.Ehrenberg pour des Rotateurs ou Systolides cuirassés et pourvus d'yeux, de son ordre des Polytroques et de la famille des Euchlanidota. Les Monura ont deux yeux au front et un appendice terminal ou caudal simple, en stylet. Ils ne diffèrent des Colurelles auxquelles nous les réunissons que parce que ceux dont M. Ehrenberg fait son genre Colurus ont la queue terminée par deux stylets. La Monura dulcis a sa cuirasse plus comprimée et obliquement tronquée en arrière. Cette espèce est longue d'environ un douzième de millimètre. (Duj.)

*M001\IA. bot. ph.— Genre de la famille des Composées -Sénécionidées, établi par Arnott(m N. A. N. C, XVIII, 348; DC. , Prodr., VII, 289). Sous-arbrisseaux de Zeylan. Voy. composées.

*MOORCROFTIA (nom propre), bot. ph.

— Genre de la famille des Convolvulacées- Convoi vulécs, établi par Choisy (in Mem. Soc. h.n.Genev.,Yl, 431, t. 5). Sous-arbrisseaux de l'Inde. Voy. convolvulacées.

*MOPS. mam. — Fr. Cuvier (Dents des Mam.) avait indiqué sous le nom de Dysopes mops une espèce de Chéiroptère dont

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M. Lesson ( Nouv. Tabl. du Règn. anim. Manu, 1842) a cru devoir faire un petit groupe distinct sous la dénomination de Mops. Du reste, M. Lesson n'a pas publié les caractères de ce genre, qu'il indique même avec doute , et il s'est borné à changer les noms de Dysopes mops en ceux de Mops indiens. (E. D.)

MOPSE. mam.— Syn. de Doguin ou Carlin. Voy. chien. (E. D.)

MOPSE A ( nom mythologique), polyp.

— Genre créé par Lamouroux pour des Polypes à 8 tentacules , de la famille des Isidées, qui diffèrent des Isis parce que l'écorce est plus mince. M. Ehrenberg a adopté ce genre, et Ta caractérisé par la disposition du Polypier dont les entre-nœuds sont calcaires et non ramifères , tandis que les nœuds cornés donnent naissance aux rameaux. Dans les Isis, au contraire, les entrenœuds sont cornés sans rameaux, et les nœuds sont calcaires et ramifères. L'espèce type, M. verticillata de Lamouroux, a été nommée Isis encrinula par Lamarck , et Mopsea encrinula par M. Ehrenberg. (Duj.)

MOQUEUR, bept. — Nom donné par Daubenton à la Couleuvre rubanée. Voy.

l'article couleuvre. (E. D.)

MOQUEUR, ois. — Espèce type d'une des divisions des Merles. Voy, ce mot.

MOQUILEA. bot. ph. —Genre de la famille des Chrysobalanées, établi par Aublet (Guyan.,1, 521, t. 208). Arbres ou arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. chrysobalanées.

*M0QUI1YÏA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Mutisiacées, établi par De Candolle {Prodr. , VII, 22), qui le caractérise ainsi : Capitule dioïque pauciflore homogame. Involucre imbriqué. Réceptacle plan , nu. Corolles glabres, régulières, 5-fides, à lobes linéaires. Style glabre. Akène cylindrique, hirsute ; aigrette bisériale, soyeuse. — Les Moquinia sont des arbrisseaux de l'Afrique et de l'Amérique, à feuilles alternes, pétiolées, entières , tomenteuses en dessous, à capitules petits, agrégés.

Ce genre renferme 6 espèces réparties par De Candolle en deux sections, qui sont : Spadonisma : lobes de la corolle plus longs que le tube; akène velouté; plantes américaines {M. racemosa, paniculata, poly-

morpha, cinerea, hypoleuca). Siphonisma:

lobes de la corolle plus courts que le tube ; akène glabre; plantes d'Afrique (M. Bojeri ).

*MORA. bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses -Papilionacées -Caesalpiniées, établi par Bentham (in Linn. Trans.t XVIII, 201, 1. 16, 17). Arbres de la Guyane.

Voy. LÉGUMINEUSES.

MOR^EA. bot. ph. — Voy. morée.

MORENULE. poiss. — Nom d'une espèce d'Ombre. Voy. ce mot.

*MORANDA, Scop. {Introduct., n. 1312) bot. ph. — Syn. de Pentapetes, Linn.

MORBRAN et MORVRAM. ois.— Noms vulgaires, en Basse-Bietagne, du Corbeau noir.

MORCHELLA. bot. cr. — Voy. morille.

MORDELLA (mordeo, s'emporter, se laisser aller à la fougue), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Traebélydes, tribu des Mordellones, créé par Fabricius {Systema Entomol., p. 262), et généralement adopté depuis. Plus de cent espèces, réparties sur tous les points du globe, rentrent dans ce genre. Nous citerons, comme en faisant partie, les Af . 10-guttala, S-punctata,pubescens, atomaria, fasciata, scutellaris, aculeata, testacea, abdominalis, venir a» lis F. et 1 2-punctala 01. On trouve ces espèces dispersées sur les fleurs et sur les plantes; mais leurs larves vivent dans Je bois. Le corps des Mordelles est allongé, étroit, arqué et terminé par une longue tarière acuminée; lorsqu'on les a sorties, elles s'échappent souvent des doigts en exécutant sur le côté des mouvements circulaires très rapides, et parviennentainsiàsedéroberau danger. (C.)

*MORDELLITES. Mordellites. ins. — Groupe de Coléoptères hétéromères , de la tribu des Mordellones , établi par Laporte deCastelnau (Hist. nat. des Anim. articulés, t. III , p. 264), et ainri caractérisé par l'auteur : Antennes jamais en éventail , au plus en scie dans les mâles; abdomen des femelles prolongé en arrière. Genres Jfor-

della, Anaspis. ( C)

MORDELLONES. ins. — Troisième tribu

de Coléoptères hétéromères , de la f.imilie des Trachélydes , formée par Latreille ( fiègne animal, t. V, p. 54), et composée des genres Rhipiphorus , Myodites , Pelecotoma!

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Mordella , Anaspis , Ctenopus. Les uns ont les palpes presque de la même grosseur partout. Les antennes des mâles sont très pectinées ou en éventail. L'extrémité des mandibules n'offre pas d'échancrure. Les articles des tarses sont toujours entiers , et les crochets du dernier sont dentelés ou bifides. Le milieu du bord postérieur du corselet est fortement prolongé en arrière et simule Técusson. Les yeux ne sontpas échancrés. Les larves de quelques uns de ces Insectes (Rhipiphorus) vivent dans les nids de certaines Guêpes. (C.)

MORDELLONES. ins. — Tribu de Coléoptères hétéromères , famille des Trachélydes , adoptée par Laporte de Castelnau' (Hist. nat. des An, art., t. III , p. 261 ), et ainsi caractérisée : Pénultième article des tarses postérieurs au moins entier; corps élevé, très convexe, arqué, comprimé latéralement, cunéiforme , allongé.

L'auteur l'a subdivisé en deux groupes, Rhipiphorites et Mordellites ; dans le premier rentrent les genres Rhipiphorus , Ernmadia , Myodiles , Pelecotoma , Pelecoîoides; et dans le second, les genres Mordella et Anaspis, (C.)

MORÉE. Morœa. bot. ph. — Genre de la famille des Iridées, établi par Linné (Gen. n. 60, excl. sp.), et dont les principaux caractères sont : Périanlhe corollin supère , à tube très court; limbe à 6 divisions étalées, les intérieures plus petites. Étamines 3, insérées au tube du périanlhe ; filets distincts ; anthères oblongues fixées par la base. Ovaire infère, pluri-ovulé. Style triquêtre, grêle; stigmates 3, 2-3-fides, opposés aux étamines. Le fruit est une capsule membraneuse, trigone , triloculaire.

Les Morées sont des herbes à rhizome rampant ou bulbeux; à feuilles bifariées , ensiformes; à spathes allongées, un peu imbriquées.

Ces plantes sont originaires du Cap , et on en cultive un assez grand nombre d'espèces dans nos jardins. Parmi ces dernières, les principales sont :

- La Morée fausse- iris , Morœa iridioides , qui tire son nom de sa très grande ressemblance avec les Iris. La tige s'élève à côté des feuilhcs; elle est ordinairement simple, et garnie d'écaillés engainantes. Les fleurs, de couleur blanche mélangée de jaune et de

bleu, s'épanouissent à la fin du mois de juin; elles sont en petit nombre et sans odeur.

La Morée a gaîne , Morœa vaginata DC.

(il/. Northiana Andr., Iris Northiana Pers.). La feuille impaire tient dans toute sa longueur la hampe enfermée , ce qui constitue une sorte de gaîne d'où sortent les fleurs , peu nombreuses et d'une courte durée. Elles sont bleues, avec une tache jaunâtre et une raie barbue.

La Morée de la Chine , Morœa sinensis Willd. , nommée par les jardiniers Iris tigrée, a les fleurs d'un jaune safran maculé de rouge.

La Morée a grandes fleurs , Morœa virgata L., vulgairement Iris plumeuse , a des fleurs blanches teintées de bleu, avec une tache jaune et une raie barbue.

La Morée tricolore, Morœa tricolor, fleur très délicate, a les trois petites divisions du limbe entièrement rouges; les autres, plus larges, sont marquées de jaune à leur onglet.

La Morée frangée, Morœa fimbriata, produit 40 à 50 fleurs d'un bleu pâle, à stigmates f, jngés.

La Morée d'Afrique, Morœa africana L.

( Aristea major Andr.) , est une grande et belle espèce, dont les tiges supportent deux épis de fleurs bleues étalées en roue.

Les Morées, originaires des contrées chaudes , demandent une bonne exposition, et doivent être rentrées en serre aux approches de l'hiver. On les multiplie, soit de graines semées sur couche, soit en séparant au printemps les jeunes pieds. (J.)

*MORELÏA. rept. — Genre du groupe des Pythons dans l'ordre des Ophidiens, établi par M. J.-E. Gray , et adopté par MM. Duméril et Bibron , qui le caractérisent ainsi dans le t. VI de leur Histoire des Reptiles :

« Narines latérales, ouvertes chacune dans une seule plaque, offrant un sillon aux dépens du trou nasal ; yeux latéraux, à pupille vertico-elliptique; des plaques suscéphaliques sur le bout du museau seulement ; des fossettes aux deux lèvres. Écailles lisses ; scutelles sous-caudales partagées en deux. «•

On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, c'est Y Argus de Lacépède et de plusieurs autres naturalistes {Colubcr Argus

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