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nales, également opposées entre elles. Chacune des premières appartient en propre à l'un des sujets composants , tandis qu'au contraire les parois costo-sternales appartiennent, chacune pour moitié, aux deux sujets composants à la fois. Les organes thoraciques s'écartent peu de leur conformation normale; ainsi les poumons, qui sont au nombre de quatre, ne présentent rien de remarquable. Les organes de la région sternale , spécialement le péricarde et le cœur, présentent de graves modifications. Les deux péricardes sont confondus en un seul et vaste péricarde renfermant deux cœurs, ou, le plus ordinairement, un double cœur s'étendant d'un sternum à l'autre. Les deux cœurs sont plus ou moins intimement soudés, et, suivant le degré d'intensité de cette union , ils communiquent entre eux par un plus ou moins grand nombre de leurs cavités. Cette union se fait constamment sur la ligne médiane, et entre les faces similaires des deux organes. Le thorax est séparé de l'abdomen par un double diaphragme, au-dessous duquel est placé un foie également double, très volumineux, ayant deux vésicules biliaires, s'étendant de l'une des parois abdominales à l'autre.
M. Isidore Geoffroy Saint Hilaire a déjà eu plusieurs fois l'occasion de constater différents cas de Sternopagie chez l'homme.
Les animaux en ont aussi présenté quelques exemples, entre autres un faon de Cerf et un de Veau.
4. Ectopage. Ectopages (Ixto'ç, en dehors; woyetç, uni). Ce genre est caractérisé principalement par la jonction latérale de deux individus, à partir de l'ombilic, sur toute l'étendue du thorax. Ici, les deux sujets composants sont placés à peu près à angle droit, et ont tous deux la face tournée du côté de la plus grande paroi thoracique. Les rachis sont postérieurs, par rapport à l'être double tout entier, comme par rapport à chacun des individus. Sur les quatre bras, deux, placés aux deux côtés de la grande paroi thoracique, offrent la disposition normale et sont semblables entre eux; les deux autres, au contraire, placés postérieurement, sont ordinairement plus petits ou plus grêles que les premiers, et tellement rapprochés l'un de l'autre, que quelquefois ils se soudent, et forment alors un
double bras appartenant pour moitié à l'un et à l'autre des sujets composants.
L'organisation interne des Ectopages a beaucoup de rapports avec celle des Sternopages. Ils ont de même un double thorax, et entre eux un double cœur, qu'un diaphragme unique, mais très vaste, sépare des viscères abdominaux. Le foie est unique et interposé entre les estomacs distincts. Dans certains cas, les intestins grêles étaient réunis et confondus en un seul , les gros intestins étant au contraire constamment séparés l'un de l'autre.
On ne connaît qu'un assez petit nombre de cas d'Ectopagie, tous présentés par l'espèce humaine.
5. Hémipage. Hemipages ',(^tav s , demi ; «ayît'ç, uni). La réunion latérale de deux individus à ombilic commun, sur toute l'étendue du thorax et du cou, et presque par les mâchoires , tel est le principal caractère de l'Hémipagie. Dans ce genre, comme dans les deux précédents , les deux corps sont unis par les thorax , et ont deux parois thoraciques opposées et très inégales; de plus, les deux faces dans leur portion inférieure , et les deux cous, se conjoignent antérieurement, mais obliquement, et chaque sujet conserve , distincts et séparés , seulement la partie supérieure de sa face et son crâne entier , ainsi que la portion inférieure de son abdomen.
L'organisation interne des Hémipages se trouve parfaitement en rapport avec leur conformation externe ; et parmi les dif féren ts Hémipages observés , nous devons citer comme type du genre l'enfant double, bimâle, qui appartient à la collection tératologique de Berlin, et que Barkow a pu observer dans tous ses détails. Entre deux colonnes vertébrales séparées dans toute leur étendue , se trouvaient interposés supérieurement deux sternums inégaux , et quatre rangs de côtes disposées comme dans l'Ectopagie. Au-dessus d'un double diaphragme , il existait quatre poumons et deux cœurs distincts, mais inégaux en volume et en développement. Les deux trachées étaient distinctes ; mais il n'existait qu'un seul œsophage, un seul estomac, un seul duodénum, un seul jéjunum et un seul pancréas, tandis qu'au contraire il existait deux rates et deux foies.
Chez les animaux, un Agneau, un Mou-
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ton et un Cochon ont seuls, à peu près, présenté des exemples d'Hémipagie.
Tous les Monoraphaliens , comme la plupart des Monstres , sont généralement peu viables. A peine en connaît-on quelques uns qui soient parvenus à l'état adulte, ou même qui aient achevé Ja première enfance ; encore ces exemples ne sont-ils offerts que par les genres dans lesquels l'union est la moins étendue et la moins profonde. Un dernier fait à constater, c'est que généralement les i'idividus composants sont de même sexe, c'est -à-dire ou bifemelles, ou bimâles , ou, ce qui est très rare, bi-hermaphrodites.
MONOMYAÏRES (f*$voç, un seul ; pvt&, muscle), moll. — Ordre de Conchifères ou Mollusques acéphales établi par Lamarck pour ceux dont la coquille bivalve ne présen te qu'un seul muscle adducteur, comme les Huîtres et les Peignes. Voy. mollusques.
(Duj.)
MONOMYCES (,a0'voÇ, un seul; p&nç, champignon), folyp. — Genre établi par M. Ehrenberg aux dépens des Fongies et des Garyophyllies , pour les espèces de Phytocoraux polyactinies non arborescents qui ont des étoiles fixées, solitaires, ou produisant simplement des gemmes par le côté', et dont les lames sont simplement rayonnantes, souvent inégales, en même temps que le manteau enveloppe toute la tige jusqu'à la base. La Fongia patellaris de Lamarck est le type de ce genre. Elle se trouve dans les mers de l'Inde et dans la Méditerranée. (Duj.)
MONONYCHUS ( pA**, seul ; gfc$ ongle), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, proposé par Schuppel et adopté par Dejean , Latreille, Germar et Schœnherr. Ce dernier auteur ( Dispositio methodica , p. 299 ) cite, comme faisant partie de ce genre, les espèces suivantes : M. Pseudacori F., Sal~ viœ Gr., Ireos Pal 1. {Bufo F.), et Vulpeculus F. Les deux premières sont propres à l'Europe, la 3e est d'Asie (Sibérie ) et la 4® d'Amérique (Caroline). (C.)
*MONOI\YX (fxo'vo;, seul; ftvf, ongle).
ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, tribu des Népiens , établi par Laporte de Castelnau. M. Blanchard, qui a adopté ce genre (Hist. des Insectes, publiée
par Firmin Didot), lui donne pour caractères essentiels : Tarses pourvus d'un seul crochet ; yeux médiocrement saillants ; cuisses très épaisses.
Le type de ce genre est le Mononyx raplonusLap» (Ess. kém., pi 16, n° 2) , qui se trouve au Brésil.
MONOPÉRIGYNIE. Monoperigynia (u.6voç , seul; respi, autour; yuvvj , pistil), bot. pb. — Deuxième division établie dans la classe des Monocotylédons. Voy. ce mot.
MONOPÉTALE. Monopetalus (pc;, seul; wrrcdov , pétafo ). bot. ph. — Nom donné aux plantes dont les fleurs ont la corolle composée d'une seule pièce , et à une des trois grandes divisions établies dans les Dicotylédons (Apétales, Monopétales, Polypétales).
*MONOPHADNUS. ins.— M. Hartig a désigné ainsi, dans le groupe des Tenthrédites, de l'ordre des Hyménoptères, une des divisions du genre Salandria. Voy. ce mot. (Bl.)
MONOPHLEBA. ms. — Genre de l'ordre des Hémiptères bomoptères , tribu des Cocciniens, établi par Latreille {Fam. nat.), et considéré par M. Blanchard comme une simple section du genre Cochenille. Voy, ce mot.
MONOPHORE (f^oç, un seul ; «épo? ou yépoq, trou), mole., tunic. — Dénomination employée par M. Bory de Saint-Vincent pour désigner te Pyrosome. Voy. ce mot. (Dm.) MONOPHTHAEMES. Monophthalma.
crust. — Synonyme de Daphnoïdes. Voy. ce mot. (H. L.)
*MOIVOPHYLLA ( uâvo;, seul ; cpuT,ov, feuille), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Mal&codermes , tribu des Clairones, créé par M. Spinola (Essai monographique des Clérites, 1843, 1844, t. I, p. 386 ; t. M, p. 126). Ce genre se compose de deux espèces originaires des États-Unis:
M. megatom.% Say, et terminata Klug. Cet auteur a fait connaître la» dernière sous te nom générique de Macrotelvus , qui devra prévaloir comme antérieur de publication.
MONOPHYLLE. Monophyllus («,ovoç, seul; (pxJWov, feuille), bot. ph. — Épithète appliquée à tout organe foliacé composé d'une seule pièce, ou qui n'offre pas plusieurs folioles distinctes (calice nwnovhylte, involucre monophylle).
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♦MONOPHYLLEA ( po'vo; , seul; «pv'X- 2ov , feuille ). bot. ph. — Genre de la famille des Gesnéracées, établi par R. Brown (in Horsfleld Plant. Jav. rar.t 121). Herbes de Sumatra. Voy. gesnéracées.
MONOPHYIXUS (fi&oç, une seule; yv/.Xov, feuille), mam. — Leach (Trans. Linn., t. XIII, 1822) a créé sous cette dénomination un genre de Chauves-Souris assez voisin de celui des Phyllostoma, et qui a été assez gé~ néra!ementadopté.LesMonop/i?y^Ms ont pour caractères : Quatre incisives supérieures inégales, dont les deux du milieu plus longues que les latérales et bifides, et pas d'inférieures ; deux canines à chaque mâchoire; cinq molaires supérieures et six inférieures de chaque côté; une seule feuille droite sur le nez; la queue courte.
Une* seule espèce entre dans ce groupe; c'est le Monophyllus Redmannii Leach, qui est brun en dessus, gris en dessous et dont la feuille est aiguë et couverte de petits poils blanchâtres. Cet animal habite la Jamaïque.
M0i\(XPIRA. polvp. — Genre proposé par Rafinesque pour deux Polypiers qu'il avait observés dans la Méditerranée, sur les côtes de Sicile. (Duj.)
*MONOPIS (.aovoç, seul; ty, ^o:, œil).
Ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Xylophages, proposé par Ziegler et adopté par Dejean {Catalogue, 3e édit., p. 339). L'espèce type, le M. castanea Zieg., a reçu les noms suivants : M. rufescens Dej. , fenestrata Lat. , et pusillns ( Hypophlœus ) Steven. On la trouve dans une grande partie de l'Europe. (C.)
*MOi\OPLATUS (.aovoç, seul; irJLoœvi, large), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Cycliques, tribu des Alticites (Chrysomélitoes), créé par nous et adopté par Dejean (Catalogue, 3e édit., p. 407). Ce genre se compose de deux espèces du Brésil, des M. rubicundus et dimidiatus Dej. L'article terminal des tarses est globuleux. (C.)
MOXOPLEUROBRANCHES (povoç, un seul ; Kifcvpau, côté;Çpayxt«,branchie).MOLL. — Dénomination employée par M. de Blainville pour le troisième ordre des Malacozoaires pa-racéphalophores , comprenant les Mollusques qui ont sur le côté droit une branchic recouverte par une partie du manteau
dans laquelle se développe souvent une coquille plane ou enroulée, à ouverture très grande et entière. Cet ordre comprend les quatre familles des Subaplysiens , des Aplyliens, des Patelloïdes et des Acères.
(Dm.)
*MONOPLIUS, Dejean. ins. — Synon.
de Pachylopus d'Erichson. (C.)
*MOI\OPNOA. rept.— M. Fitzinger désigne sous ce nom l'une des divisions primaires des Reptiles. (E. D.)
MONOPOGON, Presl (in Reliq. Hœnk. ,
1, 325, t. 44). bot. ph. — Syn. de Tristachya, Nées.
MONOPORINA, J.-S. Presl (Rostlin., II,
2 , p. 277, t. 41, f. 2). bot. ph. — Syn. de Marila, Swartz.
*MONOPSIS (po'vo;, seul; è^^, aspect).
bot. ph. — Genre de la famille des Lobéliacées-Lobéliées , établi par Salisbury (in Transacl. Hortic. Soc, II, excl. sp.). Herbes vivaces du cap de Bonne-Espérance et de la Nouvelle-Hollande tropicale. Voy. lobélia-
CÉES.
MONOPTÈRE. Monopterus (p$voç, seul ; TTTspov, nageoire), poiss. — Genre de Poissons de l'ordre des Malacoptérygiens apodes, famille des Anguilliformes, établi pat Commerson et Lacépède, et cité par G . Cuvier (Règn. anim., t. II, p. 353), qui lui donne pour caractères essentiels : Deux orifices branchiaux , réunis sous la gorge en une fente transversale divisée dans son milieu par une cloison. La dorsale et l'anale se montrent seulement sur le milieu de la queue, et se réunissent à la pointe. Dents en carde aux mâchoires et aux palatins ; six rayons à chaque ouie ; trois branchies très petites.
La seule espèce connue habite les îles de la Sonde, et a été nommée par Lacépède
MONAPTÈRE JAVANAIS.
*MONOPYXIS ( ^o'voç , un seul ; «n£iS , capsule, boîte), polyp. — Sous-genre de Sertulaires proposé par M. Ehrenberg pour les espèces dont les capsules gemmifères, qu'il nomme cellules femelles, sont axillaires, solitaires et terminales. Telle est la Serlularia geniculata de Mu! 1er dont Lamarck a fait une Campanulaire, et qui se distingue aussi par ses tentacules très longs et très minces, un peu hérissés , au nombre de trente.
(DiJ.)
MON
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MOKORCIIIS, Mentz. {Pug., t. 5, f. 12). bot. ph. — Syn. de Microstylis, Nutt.
*MONORHYNCHA (ftoVO«, unique; £V ^oç, trompe), uelm. — Famille de Vers Tœnioïdes dans M. de Blainville (Dict. se. nat., t. LV1I, p. 596), comprenant les genres Triœnophore, Onchobolhrie , Kalysis, Tœnia et Fimbriaire, ainsi que les Vers vésiculaires. Leurs caractères communs sont d'avoir le renflement céphalique pourvu d'une seule trompe médiane, plus ou moins évidente, et presque toujours armée de crochets. (P. G.)
*MONORMIA (aovoç, un seul; Spp.oç, collier), bot. cr. — (Phycées). Genre de la tribu des Nostocinées , établi par M. Berkeley ( Gleanings, p. 46), avec ces caractères : Fronde gélatineuse, rameuse, renfermant un seul filament moniliforme parcourant toutes les ramifications. Ce genre, créé pour une seule espèce, le M. intricata Berkel., croissant dans les eaux douces parmi les Lemna, nous paraît devoir être réuni au genre Nostoc. (Bréb.)
MONOSÉPALE. Monosepalus (p*»os, seul ; sepalus, sépale), bot. ph. — Épithète appliquée au calice, lorsqu'il est ou paraît composé d'une seule pièce.
*MO\TOSIS(p.o'vwcre;, solitude), bot. ph.— Genre de la famille des Composées-Vernoniacées, établi par De Candolle {in Guillem. archiv. bot., II, 515; Prodr., V, 77), et dont les principaux caractères sont : Capitule 1- flore; involucre oblong, à écailles imbriquées , obtuses ; réceptacle ponctiforme; corolle tubuleuse, 5-fide; anthères sessiles; stigmate très saillant : le fruit est un akène glabre, cylindrique. Les Monosis sont des sous-arbrisseaux de l'Inde et du Mexique, à feuilles alternes, brièvement pétiolées, aiguës, entières, glabres en dessus, tomenteuses en dessous ; à fleurs groupées en capitules sessiles au sommet des rameaux.
Ce genre renferme quatre espèces, réparties par De Candolle {loc. cit.) en deux sections : Eumonosis , rangée extérieure de l'aigrette de même longueur que la rangée intérieure; arbrisseaux de l'Inde. Eremosis, rangée extérieure de l'aigrette plus courte ; arbrisseaux du Mexique.
*MOïVOSOMIEI\S. Monosomii ( p.0'voç , seul; <jwpoc, corps), térat. — Famille de Monstres doubles de l'ordre des Autositaires , caractérisée essentiellement par l'unité
du corps. Les différents Monstres compris dans cette famille peuvent se rapporter à trois genres, que M. Isidore Geoffroy Saint- Hilaire {Traité de tératologie) nomme : Atlodyme, Iniodyme etOpodyme, et que nous allons décrire aussi brièvement que possible.
1. Atlodyme. Allodymus (a-Àoç, atlas; SiSvftoçt jumeau). Ce genre a pour caractères principaux : Un seul corps ; deux têtes séparées, mais contiguës, portées sur un cou unique.
Jusqu'à présent , les animaux seuls ont offert quelques exemples de cette monstruosité. Nous citerons principalement une Vipère commune, donnée par M. Dutrochet au Muséum d'histoire naturelle de Paris. La dissection de ce Reptile , faite par M. Dutrochet, a constaté l'existence de deux trachées et de deux œsophages distincts , mais aboutissant les unes dans un poumon , les autres dans un estomac simple. Il n'existait qu'un seul cœur, et la colonne vertébrale, unique dans sa presque totalité, se bifurquait dans le voisinage de la tête.
Les Mammifères et les Oiseaux ont aussi présenté quelques exemples , mais rares cependant, d'une semblable anomalie.
2. Iniodyme. Iniodymus (îvt'ov , partie postérieure de la tête; Slivpoç, jumeau). Le caractère principal, qui différencie extérieurement ce genre du précédent, consiste dans la réunion de deux têtes en arrière par le côté. Dans ce cas, le nombre des oreilles présente des variations remarquables qui résultent de l'union plus ou moins intime des sujets composants. Ainsi le plus souvent il existe quatre oreilles, deux en dehors, deux en dedans; mais ces dernières sont quelquefois confondues en une seule , et disparaissent même plus ou moins complètement.
L'organisation interne présente à peu près les mêmes particularités que celle du genre précédent, et c'est seulement à partir de la moelle allongée que commence la fusion des deux axes cérébro-spinaux.
L'homme et différentes classes d'animaux (Mammifères, Reptiles, Oiseaux) ont donné souvent lieu à des observations authentiques d'Iniodymie.
3. Opodyme. Opodymus («fy , «ko; , œil ; JWopioç, jumeau). Ce genre, le même que celui établi par Geoffroy Saint -Hilaire sous
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le nom de Polyopse , comprend des sujets qui n'ont qu'un seul corps ; une tête unique en arrière, mais se séparant en deux faces distinctes à partir de la région oculaire.
Les Monstres de ce genre ont ordinairement quatre yeux; mais une union plus ou moins profonde fait que les deux yeux internes tantôt se trouvent logés à côté l'un de l'autre dans des orbites encore plus ou moins distinctes, tantôt occupent, mais séparés encore, une cavité orbitaire commune, tantôt enfin se confondent en un seul œil central qui peut être encore manifestement double, ou bien simple, ou même très imparfait.
L'angle suivant lequel se fait l'union des têtes est souvent droit, quelquefois plus ou moins aigu. Dans le premier cas , les deux mâchoires inférieures sont soudées entre elles postérieurement par leurs branches internes, très courtes, imparfaites, et elles n'ont en commun qu'un condyle médian et rudimentaire. Dans le second cas, les côtés internes des deux mâchoires supérieures, aussi bien que les branches internes des deux mâchoires inférieures, restent contigus quelquefois dans la presque totalité de leur étendue.
Par suite , les bouches offrent aussi des dispositions différentes : elles sont tantôt très écartées l'une de l'autre, tantôt séparées seulement par une cloison musculo-membraneuse, tantôt enfin plus ou moins confondues avec leur partie inférieure. Les deux langues sont constamment unies par leur base; un hyoïde unique soutient leur partie postérieure. Les organes cervicaux sont presque toujours uniques.
Postérieurement, les deux crânes et les deux encéphales se confondent de plus en plus. Les deux cerveaux, complets, sont même séparés par une cloison membraneuse formée par Tadossement et l'union des méninges des deux sujets composants ; il n'existe cependant qu'un seul cervelet et une seule moelle allongée, qui se continue avec la moelle épinière à travers un trou occipital de forme régulière.
L'Apodymie est une anomalie assez connue chez l'homme par plusieurs exemples , et fréquente dans les différentes classes d'animaux. M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire a constaté ce genre de monstruosité sur une
quinzaine de Mammifères, plusieurs Oiseaux et quelques Poissons. (J.)
MONOSPERME. Monosperrna (i*ovoç, seul ; crTt/pfjia, graine), bot. ph. — On nomme ainsi le fruit ou les divisions du fruit lorsqu'ils ne contiennent qu'une graine.
*MONOSTÈGUES (po'voç, un seul ; avépi, toit), foram. — Premier crdre des Foraminifères de M. d'Orbigny, comprenant les divers genres de Rhizopodes dont le têt membraneux ou calcaire ne présente qu'une seule loge, tels que les Gromia, Oolina. (Duj.)
*MONOSTEMMA (pooç, un seul; <xte>fjta, œil), zooph. — Genre proposé par M. Brandt pour des Gribrines pourvues d'une seule rangée de ventouses. (Duj.)
*MONOSTEPHANUS(fAo'voç, un seul; »«epavov, couronne), zooph. — Genre proposé par M. Brandt pour les Actinies qui n'ont qu'un seul rang de tentacules ; mais ce caractère paraît tenir à l'âge de ces animaux. (Duj.)
*MONOSTEREA. helm.— M. Ehre-nberg établit sous ce nom, dans ses Symboles physicœ, un petit groupe de ses Vers rhabdocèles (les Térétulariens, Blainv). Ce groupe, dont les espèces ont toutes la bouche ou l'anus terminal, mais un seul de ces organes à la fois, est partagé par lui en Micrurea et Chiloporina ou Derostomata. Voy. ces mots.
MONOSTOME (^o'voç, un seul; <rTo>«, bouche), helm. — Genre d'Helminthes de la sous-classe des Trématodes , caractérisé par la présence d'une seule ventouse entourant la bouche en avant, et n'ayant ni ventouse ventrale, comme les Distomes, ni ventouse postérieure , comme, les A m phistomes, mais ayant deux orifices génitaux distincts, et quelquefois un oriûce postérieur respiratoire ou excrétoire. Les Monostomes ont été distingués d'abord sous le nom de Festucaria par Schranck, mais bientôt après Zeder les nomma Monostoma, et ce nom, adopté par Rudolphi, a prévalu depuis, sauf le changement de la terminaison par MM. Créplin et Siebold , qui ont préféré dire Monostomum. Rudolphi avait mis à part, dans une section de son genre Monostome, trois espèces douteuses, que nous croyons être de jeunes Bothriocéphales, il désignait par le nom d'Hypostoma cette section , dont M. de Blainville a fait un genre distincte Parmi les autres Mo-
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nostomes, on trouve tics types tellement différents , qu'on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a là de quoi former plusieurs genres distincts; sans compter les espèces mal observées, et qui doivent rentrer dans des genres déjà connus, tels que le M. ocreatum de la Taupe, qui est identique avec le Disloma filum, le M. crucibulum , qui paraît être un Distome du sous - genre Crossodère, etc.
Plusieurs Monostomes présentent les particularités les plus surprenantes, quanta leur forme et à leur mode d'habitation , et plus encore dans leur mode de développement et leurs métamorphoses. Ainsi, le M. faba se trouve exclusivement par paires dans un kyste de la peau des passereaux, ou pour mieux dire dans quelqu'un des follicules destiné à la production des plumes, et recevant alors un accroissement inaccoutumé. C'est dans certaines localités seulement qu'on trouve ainsi les couples de ce Monostome, dont la forme, comme le nom l'indique , est analogue à celle d'un grain de café. Le M. mvAabilese trouve exclusivement aussi dans la cellule infra-oculaire de certains Oiseaux de marais, et particulièrement des Oies en Allemagne, c'est-à-dire dans la cavité assez vaste qui , chez ces Oiseaux , est située entre l'œil , le front et le bord latéral de la mandibule supérieure, en communication avec les fosses nasales. Ce Monostome, long de 5 à 14 et jusqu'à 20 ou 24 millimètres, et quatre fois moins large, est plus étroit en avant, où il se termine par un orifice brun très petit, entouré d'un bord saillant. De cette bouche part un intestin blanchâtre bifurqué, dont les deux branches parallèles paraissent se rejoindre à l'extrémité postérieure. L'oviducte, replié entre les branches de l'intestin , est coloré par les œufs brunâtres qui ont donné lieu à une observation très curieuse de M. Siebold. En effet, dans ces œufs , longs deOm,17, ou l/6e de millimètre, se voit un embryon tout différemment conformé, revêtu de cils vibratiles, et terminé en avant par un rebord découpé en six lobes , avec deux points noirs oculiformes sur le cou. Quand il est sorti de l'œuf, cet embryon continue à se mouvoir avec rapidité; il est alors long de 1/4 de millimètre, mais il ne tarde pas à périr en laissant un corps plus petit, oblong,
encore vivant, et auquel il servait d'enveveloppe, et qui paraît destiné lui-même à subir quelque autre métamorphose pour devenir un Monostome.
Une troisième espèce, le M. verrucosum, assez commun dans l'intestin et le cœcum des Canards, a été nommée par M. Diesing Notocotylus triserialis, à cause des papilles ou ventouses rondes, en nombre invariable, que cet auteur croyait être sur le dos, et qui véritablement occupent la face ventrale. Il est long de 3 à 6 millimètres ; ses œufs elliptiques , longs de 0,0227 , sont munis à chaque extrémité d'un long appendice effilé , de telle sorte que la longueur totale de ces œufs dépasse ainsi 1/3 de millimètre. (Duj.)
*MONOSTOMES. acal.— Dénomination donnée par M. Brandt à un ordre de Méduses comprenant les familles des Océanides, des Équorides et des Médusides qui n'ont qu'une seule bouche; par opposition avec les autres ordres des Astomes et des Polystomes. (Duj.)
*MONOSTYLA (fxo'voç, un seul ; ctt^ov, colonne), infus., syst. — Genre de Rotateurs ou Systolides établi par M. Ehrenberg dans son ordre des Poly troques, et faisant partie de la famille des Euchlanidotés ou Polytroques cuirassés. Il est caractérisé par sa queue simple en stylet, par sa cuirasse déprimée, et par la présence d'un œil unique. M. Ehrenberg rapporte à ce genre trois espèces que nous croyons devoir laisser dans le genre EuchtaniSy caractérisé par ses mâchoires simples, à branches très longues. Ce sont: la M. lunaris, longue de 14 centièmes de millimètre; la M. cornuta, longue de O^OH, que cet auteur donne comme synonyme de la Trichoda cornuta de Millier ; et la M. quadridentata, longue de 0U1,022. (Duj.)
*MONOTAXIS (fAovo'ç, seul ; w&s, rang), bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées-Crotonées , établi par M. Bronguiart (ad Duperrey, 223, t. 49). Herbes de la Nouvelle-Hollande extra-tropicale. Voy. eu-
PHORBIACÉES.
MOAOTHALAME. moll. — Voy. uni-
LOCULAIRE.
MOUJOTHERA, Raf. (in Journ. Phys., LXXXIX, 262). bot. ph.— Syn. de Ctenium, Panz.
MONOTOCA (f«voç, seul), bot. pu. —
MON
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Genre de la famille des Épacridées-Styphéliées, établi par R. Brown (Prodr., 546). Arbustes de la Nouvelle-Hollande et de l'île de Diemen. Voy. épagridées.
*MONOTOMA (jao'voç, seul ; -ropî, coupe). ins. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Xylophages, tribu des Monotomites, créé par Herbst ( Naturmstem. Insecten, 1793, t. V, p. 22, tab. 10, f. 1), et adopté par Latreille, Dejean , Aube, Kunze et Motchoulski. Ce genre renferme près de trente espèces européennes. On n'en connaît encore^que deux exotiques, l'une du cap de Bonne-Espérance, et l'autre des États-Unis. Le type, M. picipes Pk., est l'espèce la plus répandue. On considère comme en faisant partie les M. conicicollis Ch., angusticollis, longicollis Ghl. Ces Insectes vivent sous les écorces de branches mortes et décomposées, ou dans les nids de fourmilières contenant des débris ligneux. (C.)
*MOIVOTOMITES. Monotomiles. ins. — Groupe de Coléoptères de la famille des Xylophages, établi par Laporte de Castelnau (Hist. natur. des anim. articulés, t. III, p. 377), ainsi caractérisé par l'auteur: Corps allongé, déprimé. Tête rétrécie antérieurement et un peu avancée en forme de museau triangulaire et obtus. Antennes ayant leur massue solide(ledixièmearticle) en forme de bouton. Palpes et mandibules très petits. Genres : Synchita, Cerylon, Rhizophagus , Myrmccoxenus, Monoloma. (C.)
*MOi\OTREMATA. mam.— M. Ch. Bonaparte (Synopsis, 1837) désigne sous ce nom unedivisionparticulièredes Cétacés. (E. D.)
MONOTRÈMES. mam. — Voy. marsupiaux. (E. D.)
*MOIVOTRIS. bot. pa. — Genre de la famille des Orchidées-Ophrydées, établi par Lindley (in Bot. Reg., n. 1701). Herbes du Cap. Voy. orchidées.
*MOi\OTROCIIA(f/.ovoç, un seul ; rpo^oç, roue), infus., svstol. — Première section des Rotateurs de M. Ehrenberg , caractérisée par la présence d'un organe rotatoire, simple, continu, et divisée en quatre familles : \eslchthydina et les OEcislina, qui ont le bord de l'organe rotatoire non divisé et qui forment le groupe des Holotroques; et, d'autre part, les Megalotrochœa et les Flosculariœa, qui sont les Schizotroques ou qui ont cet organe découpé ou divisé.
T. VHI.
MONOTROPE. Monotropa ( f*ovoTpo«oç, uniforme), bot. ph. — Linné a établi sous ce nom un genre dans lequel il a compris des plantes fort singulières par leur aspect assez analogue à celui des Orobanches et par leur organisation, qu'il rangeaitdansladécandrie* monogynie de son système sexuel , et auquel il donnait comme synonymes VOrobanchoides, Tourn. etVHypopitys, Dillen. Dans son Gênera il assignait à ce genre les caractères suivants : Calice nul , à moins qu'on ne regarde comme calice les 5 pétales extérieurs ; corolle à 10 pétales oblongs , dressés parallèlement, dentés en scie au sommet, tombants , dont les extérieurs ont à leur base un renflement qui correspond à une concavité intérieure mellifère; 10 étamines à filaments subulés , dressés , simples, à anthères simples; pistil à ovaire presque arrondi, acuminé, à style cylindracé , de la longueur des étamines, à stigmate obtus- capité; capsule ovale , pentagone , obtuse, 5-vaIve ; graines nombreuses, paléacées. Il ajoutait que telle est l'organisation de la fleur terminale; mais que lorsqu'il existe des fleurs latérales , il manque un élément à chacun de leurs verticilles , et qu'elles deviennent ainsi tétramères. Cette particularité rend très difficile, ainsi qu'il est aisé de le concevoir, le classement de ces plantes dans un système basé sur le nombre des parties de la fleur, comme l'est celui du botaniste suédois. Des difficultés plus grandes encore s'opposent au classement de ces plantes singulières dans la méthode naturelle. Aussi, dans l'impossibilité de saisir leur affinité avec une famille quelconque de Dicotylédones, A.-L. de Jussieu les a-t-il simplement rangées parmi ses incertœ sedis, et plusieurs botanistes ont suivi son exemple. M. Nuttal a voulu lever cette difficulté en établissant pour ces plantes une famille distincte et séparée, à laquelle il a donné le nom de Monotrope'es , et que l'on adopte généralement aujourd'hui; mais il restait encore à déterminer la place de ce nouveau groupe dans la série des familles , et quoique l'attention de plusieurs botanistes se soit portée sur ce point litigieux, tout n'est pas encore dit à cet égard. Quant au genre linnéen lui-même , le même botaniste américain a cru devoir le subdiviser en deux, dont l'un conserve le nom de Monotropa
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et ne comprend qu'une seule espèce de TAmérique du nord (Monotropa uni floràW ild .)» dont l'autre a repris la dénomination d'IIypopitys , que lui avait primitivement donnée Dillenius; c'est dans celui-ci que rentre le Monotropa Hypopitys Linn. des forêts de l'Europe moyenne, que plusieurs auteurs partagent aujourd'hui en deux espèces, dont l'une, Hypopitys multiflora Scop., se trouve communément dans nos forêts. Ces deux genres, Monotropa et Hypopitys, se distinguent parce que, dans le premier, le calice se compose de 4 sépales, sensiblement éloignés du reste de la fleur , placés à des hauteurs diverses, tandis que dans le dernier il est formé de 3-5 sépales dans les fleurs terminales, situés immédiatement sous la corolle; que les pétales sont rapprochés en cloche dans le premier, en tube dans le second; que le style est court et épais dans le premier, filiforme dans le second; enfin, que le stigmate est orbiculaire, à 5 crénelures, glabre chez le premier, tandis qu'il est élargi, arrondi, entouré de poils dans le second. Quoique les Hypopitys soient communs dans nos forêts, divers points de leur organisation avaient été fort peu étudiés ou étaient même entièrement inconnus. Nous avons porté sur eux notre attention l'été dernier, et nous avons consigné les résultats de nos observations dans une note de laquelle nous nous bornerons à extraire ici un petit nombre de faits, et à laquelle nous renverrons pour de plus amples détails (Voy. Duchartre, Note sur VHypopilys multiflora Scop.; Rev. botan., 2e année , pag. 5-18).
1° Les botanistes descripteurs regardent généralement le Monotropa hypopitys Linn. eomme parasite sur les racines des Pins, des Sapins et du Hêtre. Il résulte de la discussion à laquelle nous nous sommes livré dans notre Note , que cette opinion n'est pas justifiée par les faits. 2° Les feuilles de cette plante sont réduites à l'état de simples écailles pâles , et d'une teinte jaune-brun très clair, qui passe au brun foncé par la dessiccation , ainsi que le reste de la plante ; or, ces écailles ne présentent pas de stomates, comme nous nous en sommes convaincu par l'examen microscopique. 3° La structure anatomique de la tige présente, au centre, une moelle abondante, dont les
cellules sont larges, à parois minces, et vont en se rétrécissant vers la circonférence , en même temps que leurs parois épaississent ; de là résulte un passage insensible aux cellules de la zone ligneuse. Celle-ci se compose uniquement de petits faisceaux de vaisseaux, d'un faible diamètre, réunis en une zone continue par des cellules allongées ou prosenchymateuses à parois assez épaisses. Cette zone ligneuse est entourée immédiatement par une couche continue de cellulesdu liber, remarquables par la grande épaisseur et la forte résistance de leurs parois. Enfin, le liber est entouré par une enveloppe cellulaire épaisse que recouvre une couche épidermique à cellules semblables à celles qui sont placées au-dessous. Cette structure se distingue surtout par l'absence des rayons médullaires, de l'étui médullaire et des vraies trachées. 4° L'organisation des graines de ces plantes n'était pas connue. Ces graines sont extrêmement petites ; elles se composent uniquement d'un tégument lâche, à grandes cellules , circonscrivant une cavité dans laquelle est logé un corps qui nesemble pouvoir être regardéque comme l'embryon et dont la structure est tout-à-fait particulière : il est en effet ovoïde, terminé par un petit filet à chaque extrémité , et il se compose de six grandes cellules, en quatrecouches superposées, dont l'intérieure ne renferme qu'un liquide cellulaire incolore dans lequel nagent des gouttelettes d'huile. Ce singulier embryon ne paraît avoir d'analogue que parmi les Rhizanthées , et encore est-il plus simple que celui de ces plantes. (P. D.) MONOTROPÉES. Monotropeœ. bot. ph„
— Voy. MONOTROPE.
*MONOTROPSIS, Schweinitz (in Elliott Carolin., 1, 478). bot. ph.— Syn. de Schweinitzia, Eli.
MONSIEUR, bot. ph. — Nom vulgaire d'une variété de Prunes.
MONSONIE. Monsonia. bot. ph. — Genre de la famille des Géraniacées, établi par Linné fils (Supplém., 342, DC. ; Prodr., I, 638), et caractérisé de la manière suivante : Calice à 5 divisions profondes, égales, aristées. Corolle à 5 pétales, insérés au fond du gynophore, alternes aux divisions du calice. Étamines 15, insérées avec les pétales , bisériées : 10 extérieures plus courtes que les intérieures qui sont au
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nombre de 5, opposées aux divisions du calice, toutes fertiles, monadelphes ou pentadelphes; filets membraneux; anthères introrses , à 2 loges s'ouvrant longitudinalement. Ovaires 5, oblongs, uniloculaires , bi-ovulés. Styles filiformes, soudés longitudinalement au gynophore, mais libres au sommet; stigmates latéraux, introrses. Capsules 5, oblongues, uniloculaires, monof spermes par avortement, s'ouvrant par une suture ventrale.
Les Monsonia sont des herbes inermes ou des arbrisseaux originaires du cap de Bonne- Espérance, à feuilles alternes ou opposées, entières, lobées ou multifides; à stipules géminées vers la base des pétioles ; à pédoncules uni-pluri- bradées.
Ce genre renferme huit espèces réparties par De Candolle [Prodr. , I, 638) en trois sections , qu'il nomme : Odontopetalum , herbes à feuilles alternes, lobées ou multifides ; pédoncule unifiera, entouré de 6-8 bractées vcrticillées ; pétales oblongs, dentés au sommet; étamines pentadelphes (M.
lobata , pilosa , speciosa). Holopetalum : herbes à feuilles alternes, ovales, dentées; pédoncule 1-2-flore, 2-braciéolé ou 4-braetéolé; pétales ovales, crénelés; étamines pentadelphes (M. ovala, biflora). Sarcocaulon: tige frutescente, charnue, hérissée d'épines ; feuilles alternes, très entières ou dentées; pédoncule uniflore, 2-bractéolé; pétales très entiers; étamines monadelphes {M. Lhehtieri, Pater sonii, Burmanni).
Quelques espèces de Monsonia sont cultivées dans les jardins, où elles produisent beaucoup d'effet parla grandeur et la brillante coloration de leurs fleurs; nous citerons principalement la M. speciosa, à fleurs larges de 8 à 10 centimètres, d'un blanc rosé, veiné de pourpre et de carmin, et la M. lobata, dont les fleurs sont rouges, veinées de rose. (J.)
MONSTERA. bot. ph. — Genre de la famille des Aroidées - Callécs , établi par Adanson (Fam., II, 470). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. aroïdées.
MONSTRES et MONSTRUOSITÉS ANIMALES, zool. — Voy. tératologie
ÀNIMAf.E.
MONSTRUOSITÉS VÉGÉTALES, bot.
— Voy. tératologie végétale.
MONTAREA, Pœggig. (Nov. gen. etsp.f
II, 62, t. 168). bot. pu. — Syn. de Moutabea, Aubl.
*MONTAGN^EA(nom propre), bot. ph.— Genre de la famille des Composées-Sénécionidées, établi par De Candolle (Prodr., V" 564), et présentant pour caractères : Capitule multiflore, b ê Lérogame ; fleurs du rayon 5-10, unisériées , ligulées, neutres, celles du disque tubuleuses , hermaphrodites.
Écailles de l'involucre bisériées : 5 extérieures, oblongues; 10 intérieures supportant les paillettes. Réceptacle convexe, à paillettes larges à la base, épineuses au sommet, et enveloppant plus ou moins l'akène. Stigmate formant un cône court ou allongé. Akène du rayon nul, celui du disque comprimé, cunéiforme, nu; aigrette nulle.
Les Montagnœa sont des arbrisseaux américains , principalement du Mexique, à rameaux cylindriques; à feuilles opposées, pétiolées , ovales ou cordiformes, dentées en scie ou lobées, souvent tomenteuses en dessous; à fleurs disposées en capitules corymbeux, celles du rayon d'un blanc rosé, celles du disque entièrement blanches.
Les huit espèces que ce genre renferme ont été réparties par De Candolle (/oc. cit.) en deux sections, qu'il nomme et caractérise de la manière suivante: Eriocarphœ : 5 fleurs au rayon; paillettes très hirsutées (M. floribunda, tomentosa). Acanthocarphœ : environ 10 fleurs au rayon; paillettes un peu villeuscs,mucronées, enfin spinescentes(i)/. speciosa, grandiflora, Karvinskii, frutescens, arborescens, ovalifolia). (J.)
*MONTAGNEA(nom d'un cryptogamiste français), bot. cr. Champignons. — Ce genre de la famille des Hyménomycètes a été fondé par Pries [Gênera Hymenomyc. Upsal.,april, 1836, p. 7) sur un champignon curieux qui croît dans les sables du littoral de la Méditerranée, en France et en Algérie. Ce Cham pignon, d'abord publié par De Candolle (R Fr., VI, p. 45) sous le nom d'Agaricus are< narius, appartient bien, il est vrai, à la tribe des Agaricinées, mais n'est point un véritable Agaric. Le genre Montagnea est ainsi caractérisé: Point de chapeau proprement dit. Stipe ou pédicule ligneux, s'élevant du centre d'une valve ovale, ligneuse ellemême, et dilaté au sommet en un petit disque orbiculaire qui fait fonction d'hyméno-
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phore. Du bord de ce disque partent en rayonnant des lamelles falciformes, fixées par un seul point , quelquefois par un court filet, libres dans le reste de leur étendue et non reliées par une membrane. L'hymenium qui les tapisse sur chaque face est d'abord blanc, puis devient noir. Ces lamelles sont persistantes et très fragiles , et ne se résolvent point en eau noire, comme chez les Coprins. Les basides qui forment l'hymenium sont courtes, oblongues-ovoides , et naissent de la trame des feuillets ; elles sont couronnées par quatre spores oblongues, noires, tombant de bonne heure et primitivement portées par autant de stérigmates très courts, lesquels, après la chute des spores, se montrent au sommet de la baside sous la forme de petits mamelons. L'évolution de ce Champignon est souterraine , comme celle du Batarrea (voy . ce mot). Il ne se montre au-dessus du sol que quand les spores sont détachées de leur support , en sorte que sa morphose, qui a été étudiée sur un exemplaire rapporté de la Calle par M. Durieu deMaisonneuve, est extrêmement difficile à observer. On en trouvera une bonne figure analytique dans la Flore d'Algérie.
Al'espèce type, qu'il nomme M. Candollei, Pries en avait réuni deux autres, M. Pallasii et M. Delilei. La dernière, dont les lamelles sont rameuses sur leur plan, n'appartient point au genre Montagnea; elle est devenue le type d'un nouveau genre que M. Montagne a établi sous le nom de Cyrophrag~ mium.
Quant au genre Montagnœa que De Candolle a admis dans la famille des Composées, en modifiant le nom de Montanoa que ce genre avait primitivement reçu de son fondateur, outre que ce changement est postérieur à la création du genre de Fries, il ne serait pas difficile de prouver qu'il viole ouvertement les lois de l'onomatologie. (C. M.)
MONTAGNES, géol. — Voy. soulèvement et révolutions du globe.
*MONTAGUA. crust. — Synon. de Calîianassa. Voy. ce mot. (H. L.)
*MONTAGUA ( nom propre), moll. — Genre de Mollusques Nudibranches. Voy.
NUDIBRANCHES. (DuJ.)
*MONTANOA, Llav. et Levar. (Nov.
veget., II, l). bot. ph. — Syn. de Montagnœa, DC.
MONTANT, ois. —Nom vulgaire de l'Ortolan des roseaux.
*MONTASTR.«A(Astrée-Monticulaire).
polyp. — Sous-genre établi par M. de Blainville pour les Astrées en masses épaisses, composées de cellules tubuleuses assez serrées pour être polygonales , à bords non saillants, à cavité assez profonde, garnie de lamelles nombreuses remontant le long d'un axe solide plus ou moins saillant. Ce sont toutes des espèces fossiles. (Dij.)
MONTBRETIA ( nom propre), bot. pu.
— Genre de la famille des Iridées, établi par De Candolle (m Bullct. Soc. philom., n. 89), et dont les principaux caractères sont : Périanthe corollin supère, campanule ou tubuleux; limbe à 6 divisions régulières ou bilabiées, calleuses à la base. Étamines 3, insérées au-dessous de la gorge du périanthe; filets filiformes; anthères versatiles. Ovaire ovale, à 3 loges pluri-ovulées. Style filiforme; stigmates 3, entiers ou brièvement bifides. Le fruit est une capsule coriace, à 3 renflements et à 3 loges.
Les Montbretia sont des plantes herbacées originaires du Cap, à rhizome bulbeux ; à tige grêle, cylindrique, simple ou un peu rameuse ; à fleurs disposées en grappes très grandes, et de longue durée, enveloppées d'une spathe bivalve.
La principale espèce de ce genre est la Montbrétie porte-hache, M. securigera DC. (Gladiolus securiger Curt., Ixia gladiolaris Lamk.). (J)
MONTE-AU-CIEL. bot. ph. — Nom vulgaire du Poly g onum orientale. Voy. renouée.
MONTÉE, poiss. — Voy. civelle.
MONTEZUMA (nom propre), bot. ph.— - Genre de la famille des Sterculiacées ( tribu incertaine), établi par Mocino et Sessé (Flor. mex. inédit, ex DC. Prodr. I, 477). Arbres du Mexique.
MONTIA, Houston, bot. pï. — Syn.
d'Heliocarpus, Linn.
MONTIA. bot. ph. — Genre de la famille des Portulacées-Calandrinées , établi par Micheli ( Nov. gen., 17, t. XIII). Petites herbes d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Voy. portulacées.
MONTICULAIRE ( Monticule, forme du sommet des étoiles du Polypier), polyp. — Genre établi par Lamarck dans sa section des Polypiers lamellifères, et caractérisé par
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