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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Morphologie. La capsule incomplètement quadrifide des Andrées , les dents des deux péristomes , la division régulière en 4, 6 ou 8 lanières de la base de la coiffe dans le genre Schlotheimia , et beaucoup d'autres faits, semblent démontrer que les fruits des Mousses subissent les mêmes lois que ceux des plantes supérieures, et ne sont , comme eux , que des feuilles transformées et soudées entreelles à différents degrés. On trouve a ce sujet, dans M. Lindley (A nat. Syst. of Bot., éd. 2, p. 408), des idées fort ingénieuses, dont naus ne saurions trop recommander la lecture aux personnes que ce sujet peut intéresser. Plusieurs faits nouveaux viennent, du reste, à l'appui de cette manière de voir. Ainsi M. Richard Spruce , biolo-

giste anglais tort distingué, nous a informé que, sur des échantillons de Bryum acuminatum recueillis par M. Borrer, il a observé plusieurs exemples d'un pistil central changé en un rameau garni de feuilles et environné à sa base d'archégones ou de pistils avortés et de paraphyses. Il a encore vu la même sorte de monstruosité se répéter une fois ou deux dans le Bryum elongatum. Enfin M. Quekett, qui l'a remarquée aussi dans le Tortula fallax , en a fait le sujet d'un mémoire qu'on ne lira pas sans intérêt, et qu'il a inséré dans le cahier d'octobre 184* des Transactions de la Société microscopique de Londres. Dans tous ces exemples, ne peut-on pas considérer le rameau comme représentant le pédoncule et les feuilles comme les diverses parties qui entrent normalement dans la composition de la capsule ? De semblables métamorphoses ont lieu chez les phanérogames et ne laissent plus d'incrédules. L'hypothèse de M. Lindley acquiert donc une grande probabilité.

Multiplication des Mousses. De même que les Hépatiques, les Mousses ne se propagent pas seulement par des spores , elles multiplient encore par des espèces de boutures. Nous avons vu plus haut qu'il paraissait souvent , au-dessous de la fleur femelle et dans l'aisselle d'une feuille, des bourgeons dont l'évolution produisait des pousses annuelles hypogynes, destinées à perpétuer la plante (ex. : Bryum). Ces jets poussent de leur base des radicelles qui, lors de la séparation ou de la mort de la tige-mère, leur permettent de végéter pour leur propre compte, et de se suffire à eux-mêmes. Mais ce n'est pas en ce lieu seulement que peuvent se développer les innovations continuatrices de la plante : on les voit pulluler quelquefois soit de la base, comme dans les Mnium, soit de l'aisselle des feuilles, de la tige ou des rameaux , comme dans les Hypnées, soit enfin du rhizome ou de la souche rampante propre à quelques espèces, comme dans le NecTcera dendroïdes. C'est par cet artifice que se perpétuent chez nous les espèces qui ne fructifient point.

Dans l'excellent article Mousses , rédigé par M. Adolphe Brongniart pour le Dictionnaire classique, nous trouvons sur les spores de ces plantes des considérations qui méritent d'être reproduites. De peur d'alté-

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rer sa pensée, nous laisserons notre savant ami parler lui-même.

« Quant à ces germes eux-mêmes que » nous avons désignés par le nom de sémi- » nules ou de sporules, leur organisation et » leur mode de développement nous parais- » sent les éloigner, sous beaucoup de rap- » ports, des graines des plantes phanéroga- » mes, et leur donner beaucoup plus d'analo- » gie avec les embryons de ces végétaux qui, » comme eux , deviennent promptement » libres dans l'intérieur de la graine. Dans » ce cas, l'urne entière devrait être regar- » dée comme analogue à la graine; ce serait » une graine renfermant un grand nombre » d'embryons, structure qui n'est pas sans î> exemple, même parmi les plantes phanéj> rogames. Sans prétendre adopter complé- » tement cette opinion, qui a encore besoin » d'être confirmée par de nouvelles recherches, il est toutefois fort remarquable de » trouver dans l'urne des Mousses, et dans » ses enveloppes, presque toutes les parties » qui composent l'ovule des plantes phané- » rogames, et cette manière de la considérer » devient surtout très vraisemblable si on » adopte l'opinion de M. Robert Brown sur » la structure des fleurs femelles des Coni- » fères; ainsi la coiffe, d'abord perforée au » sommet, correspondrait au testa ou à la » membrane interne de l'ovule; l'urne tout Rentière à l'amande ; la membrane externe à » la membrane du chorion ; le sac sporulifère » au sac de l'amnios, l'opercule au mame- » Ion qui termine l'amande; le pédicelle ne » serait qu'un développement de la cha- » laze; la columelle serait formée par l'ex- » tension du tissu du mamelon d'imprégna- « tion de la chalaze, extension devenue né- ) cessaire pour la formation et la nutrition

> d'un grand nombre d'embryons, et dont

> nous avons déjà une sort* d'indice dans » la graine multi embryon nc,*e des Cycas. »

Géographie et station des Mousses. Ces plantes vivent sous tous les climats , et dans les localités les plus diverses, excepté dans le sein des mers. Depuis l'équateur jusqu'aux deux pôles, sur les plus hautes montagnes comme dans les vallées les plus profondes et les plus vastes plaines, elles recouvrent les rochers, la terre et les troncs d'arbres, d'autant plus abondantes que la végétation des plantes cotylédonées est moins

vigoureuse ou tout-à-fait nulle. Quelques espèces ne vivent que dans les eaux douces, courantes ou tranquilles. Dans les Alpes les plus élevées des deux continents, on les rencontre près des neiges éternelles, et M. Aie. d'Orbigny, en explorant la chaîne des Andes du Pérou, y a trouvé le Fabronia nivalis et VOrthotrichum psychrophilum , à une hauteur de 5,000 mètres au-dessus du niveau de l'océan Pacifique. Chez nous, c'est le Polytrichum alpinum qui occupe cette place. Il suffit que les aspérités ou les plus petites fissures d'un rocher ou d'un tronc puissent retenir quelque peu de terre pour que là vienne végéter une mousse, surtout à l'exposition du nord, car l'humidité est une des conditions essentielles de son existence. Il est un petit nombre de Mousses cosmopolites; mais plusieurs tribus et beaucoup de genres sont propres à telle zone, à telle localité. Parmi les premières, on compte les suivantes : Sphagnum latifolium et capillifolium ; Ceratodon purpureus; Bryum argenteum, capillare et cœspititium ; Funaria hygrometrica ; Polytrichum juniperinum; Hypnum cupressiforme.

Un article de Dictionnaire se refuse à ce que nous donnions une énumération complète des seconds. Nous dirons seulement, quant aux stations, que les Sphaignes et ÏHypnum cuspidatum occupent les lieux humides et marécageux; que les murs sont recouverts des Tortula muralis , Grimmia pulvinata et crinita, etc.; que les Splachnum aiment en général à végéter sur la fiente des herbivores ; que les Phasques et un grand nombre de Tortules préfèrent les champs et les cultures, enfin que les Hypnes , les Leskies , les Neckères et les Fissidents vivent près des haies, dans les bois, à l'ombre des grands arbres , à terre ou sur leur tronc. Dans les sources d'eau vive ou dans les ruisseaux qui en naissent, se rencontre surtout le Bartramia fontana; enGn la Fontinalis antipyretica , une des plus longues Mousses connues, VHedvoigia aqualica, le Iîacomitrium aciculare , et les Cinclidotus riparius et fontinaloides , habitent les eaux courantes. Dans toutes ces localités, les Mousses, et c'est le cas le plus rare, vivent isolées, éparses, ou bien, le besoin d'un mutuel appui venant à se faire sentir, elles se réunissent par touffes en plus ou moins

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grand nombre. Ces dernières sont appelées Mousses sociables. Aux premières appartiennent quelques Polytrics , quelques Hypnes, et en première ligne la Buxbaumie aphylle, dont on ne rencontre presque jamais plusieurs individus réunis. Ces plantes, enfin, affectionnent certains terrains, certaines stations géologiques qu'il serait trop long de faire connaître, et pour l'étude desquels nous ne saurions mieux faire que de renvoyer à l'ouvrage de M. Ungcr, intitulé : Uber den Einfluss des Bodens auf die Vertheilung des Gewàchse U. S. W. On pourra aussi consulter avec fruit, pour l'altitude à laquelle vivent certaines espèces, un mémoire de M. Dickie, qu'on trouvera dans le numéro de mai 1846 des Ànnals and Magazine of natural hislory, etc.

Durée des Mousses. La plupart des espèces de cette famille sont vivaces; il n'en est qu'un bien petit nombre que la même année voit naître et mourir. Ce sont celles dont la tige reste simple; elles cessent de vivre, en effet, dès qu'elles ont mûri et répandu leurs séminules; les autres, qui forment l'immense majorité, vivent, au contraire , fort longtemps , sans qu'il devienne possible d'assigner un terme précis à cette longévité , qui , du reste , varie pour chaque espèce. On retrouve chez les Mousses cette singulière faculté, dont nous avons dit ailleurs que sont doués les Lichens, qui consiste à conserver, pendant bien des années, le pouvoir latent de végéter de nouveau après une longue interruption , lorsqu'on les place dans des conditions favorables. Plusieurs observateurs dignes de croyance en ont rapporté des exemples remarquables.

Statistique des Mousses. Dans le Species plantarumy on ne trouve énumérées que 111 Mousses. Le dernier recensement général, qui a été donné de cette famille en 1827, par Bridel , dans sa Bryologia universa, porte le nombre des espèces à 1444, dont 921 acrocarpes et 523 pleurocarpes. Le relevé exact que j'ai fait de toutes celles qui ont été publiées depuis cette époque, soit dans les Flores générales ou locales, soit dans les ouvrages périodiques, me permet de donner ici l'état actuel de nos richesses bryologiques, et je vais le faire en peu de mots. Nous possédons aujourd'hui ( mai 18i6) 2353 Mousses, réparties, comme

nous allons le faire voir, en 152 genres; ce qui donne en moyenne 15 1/2 espèces pour chaque genre.

Sur ces 152 genres, il y en a 103 acrocarpes, dont 38 sont totalement étrangers à l'Europe , et les 65 autres lui sont propres ou communs avec le reste du monde. Les 49 genres pleurocarpes restants se divisent en 23 qui sont purement exotiques , et en 17 européens , dont quelques uns renferment aussi des espèces en même temps exotiques et indigènes de nos contrées. Les genres dont les capsules terminent les liges ou les rameaux comprennent 1495 espèces, dont 50 sont astomes, 7 schistostomes , 159 gymnostomes, 930 haplopéristomées , et 349 diplopéristomées. Les espèces qui appartiennent aux genres dont le fruit est ou latéral ou cladogénète, atteignent le chiffre de 858; elles sont ainsi réparties: £ astomes, 6 gymnostomes, 127 haplopéristomées et 721 diplopéristomées ; d'où il résulte : 1° que les Mousses pleurocarpes ne font qu'à peu près la moitié des acrocarpes ; 2° que les g. astomes sont aux g. gymnostomes comme 7 : 22 , et à ceux munis d'un péristome comme 1 : 18 1/7; 3° que ceux munis d'un péristome simple sont égaux au nombre total des autres , et comme 11:7 si on les compare à ceux pourvus d'un péristome double.

Usage des Mousses. Ces usages peuvent être considérés sous plusieurs points de vue différents. Ainsi, dans l'économie delà nature, les Mousses remplissent des fonctions importantes. C'est effectivement à leur détritus qu'on doit l'humus; cette terre végétale sans laquelle les plantes supérieures ne pourraient se développer; de même que sans les herbivores les espèces carnivores ne pourraient subsister. Comme les phanérogames, elles contribuent aussi à verser dans l'atmosphère, sous l'influence de la lumière , le gaz oxygène indispensable i la respiration et à la vie des animaux. Les Mousses qui recouvrent les arbres de nos vergers contribuent d'autant mieux à les préserver du froid rigoureux des hivers , que, par une sage prévoyance de la nature, c'est justement le côté du tronc tourné vers le nord qu'elles choisissent, nous avons dit plus haut pourquoi. L'accroissement rapide et la mulîiplication incessante de quel-

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ques espèces qui végètent dans les lieux marécageux, des Sphaignes surtout, produit avec le temps ces masses de tourbe qu'on exploite dans certains pays, et qu'on emploie comme combustible; enfin, elles servent de lit et de refuge à une foule d'animaux dont quelques uns en font même leur pâture habituelle. On n'emploie plus les Mousses en médecine, mais elles servent dans les arts et dans l'économie domestique. C'est ainsi qu'en Suède et en Norvège on utilise Vllypnum pariclinum pour calfeutrer les fentes des parois des chaumières ; et c'est de là que lui est venu son nom. On fait des balais avec le Polytric commun et des matelas avec le Sphagnum palustre, en mélangeant celui-ci avec les poils des Rennes. La première de ces Mousses est même un objet de commerce avec la Belgique, d'où nous la tirons pour faire des brosses très usitées pour donner l'apprêt aux étoffes ; enfin on se sert de VHypnum triquetrum pour préparer nos desserts , et , vu sa grande élasticité, il est aussi employé à remballage des vases de porcelaine, etc.

Classification des Mousses. Nous voici arrivé à la partie la plus difficile de la tâche que nous avons entreprise. En effet, donner à l'époque actuelle une bonne classification naturelle de la famille des Mousses , quand on ne s'en est pas occupé d'une manière presque exclusive, est un dessein quelque peu téméraire de notre part, et pour l'exécution duquel nous sommes obligé de réclamer toute l'indulgence des bryologistes. Nous étions presque assuré d'être aidé, dans cette partie de notre travail, des conseils de notre ami W.-L. Schimper, du moins nous en avait-il fait la promesse, et nous en attendions chaque jour l'accomplissement, lorsque nous avons reçu la fâcheuse nouvelle qu'il fallait renoncer à cet espoir. Nous offrirons donc au lecteur, non toutefois sans une extrême défiance , l'énumération des tribus et des genres de Mousses, disposées dans un ordre naturel , tel que nous l'avions préparé nousmême pour le cas où le concours de notre ami viendrait à nous manquer.

Ordre

MOUSSES PLEUROCARPES.

Capsules disposées le long de la tige ou des rameaux.

Tribu I. — Hypoptérygiées.

Feuilles disposées sur trois rangs, celles de la troisième rangée correspondant ain amphigasîres des Hépatiques, et d'une autre forme ou plus petites que les autres.

Genres : Hypopterygium , Brid.; Racopilum, P. B.; Cyathophorum, P. B.; Helicophyllum, Brid.

Tribu II. — Phyllogoniée*

Feuilles disposées sur deux rangée*, pliées en carène selon la longueur, et embrassant la tige dans leur duplicature. Capsule latérale. Péristome simple et à dents non fourchues. Coiffe en capuchon.

Genre : Phyllogonium, Brid.

Tribu III. — Rhizogoniées.

Tiges dressées , les unes en forme de fronde et stériles, les autres fertiles, et réduites, pour ainsi dire, au périchèse. Capsule égale. Péristome double. Coiffe cuculliforme.

Genres : Rhizogonium, Brid . ; Ilymenodon, Hook. fil. et Wils.

Tribu IV. — Hypnées.

Mousses vivaces de formes très variées.

Tige continue à axe double on triple. Feuilles imbriquées de toutes parts, rarement disposées sur deux rangs et étalées , quelquefois déjetées d'un seul côté. Fruit latéral. Capsule égale ou inégale plus ou moins longuement pédonculée. Péristome simple ou double. Coiffe en capuchon.

Genres : Hypnum, Linn.; Leskia, Hedw. ; Isothecium, Brid.; Trachyloma? , Brid.; Climacïum , Mohr ; Eriodon , Montag. ; Leuco dom, Schwaegr. ; Pterigynandrum , Hedw.; Symphyodon, Montag.; Leptodon, Web. ; Lasia, P. B.; Campylodontium, Schwaegr.; Dicnemon, Brid.; Astrodontium, Schwaegr. ; Pylaisœa, Brid.; Sclerodonlinm, Schwaegr.; Clasmatodon, Hook. et Wils.

Tribu V. — Neckerées.

Mousses vivaces. Tige plane ou comprimée, ordinairement pennée. Feuilles imbriquées de toutes parts, ou le plus souvent déjetées sur deux rangs. Capsule latérale, égale, à pédoncule souvent court ou nul, et caché dans le périchèse , rarement allongé.

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Péristome double. Coiffe en capuchon ou en mitre, nue ou hérissée de poils (1).

Genres . Neckera , Hedw. ; Hookeria , Smith; Cryphœa, Mohr ; Anacamptodon , Brid. ; Trachypus , Reinw. et Hornsch. ; Rhegmatodon , Schwœgr. ; Pilotrichum , P . B.; Leptohymenium , Schwaegr.; Garovaglia , Endl.; Pterygophyllum, Brid.; Anomodon, Hook. et Tayl. ; Omalia, Brid. ; Daltonia, Hook. et Tayl. ; Actinodontium , Schwaegr.; Dendropogon, Schimp.; Lepidopilum, Brid.; Pterobryum , Hornsch.; Crypiocarpon , D.

et M.

Tribu VI. — Fontinalées.

Mousses flottant dans les eaux courantes. Feuilles disposées sur trois rangs, à aréolation rhomboïdale. Capsule latérale presque sessile. Péristome double. CoilTe conique.

Genres: Fontinalis, Dill.; Dichelyma, Myrrh.

Tribu VII. — Fabroniées.

Mousses très petites, gazonnantes. Feuilles imbriquées , ciliées, et terminées le plus ordinairement par un poil. Capsule latérale urcéolée. Péristome simple composé de huit dents.

Genre unique : Fabronia , Raddi.

Tribu VIII. — Drépanophyllées.

Mousses élégantes à frondes flabelliformes dont la fructification est indifféremment latérale ou terminale, et que caractérisent surtout des feuilles distiques engainantes comme celles des Iris. Péristome simple formé de seize dents bifides. Coiffe en capuchon.

Genres : Conomitrium, Montag., Fissidemt Hedw. ; Drepanophyllum, Rich.

Tribu IX. — Anoectangiées.

Capsule ovale ou sphérique, gymnostome £t longuement pédonculée.

Genre unique : Anœctangium , Hook.

Ordre II. — MOUSSES CLADOCARPES.

Capsules placées à l'extrémité de rameaux latéraux très courts.

(i) Peut-être serait-il convenable de séparer les Ptérygophyllées des Neckérées, à cause de leur coiffe entière ou la- Ciniée à la base , et de l'aréolation de leurs feuilles. Les Crypbées forment déjà une petite tribu

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Tribu X. — Mielichhoferiées.

Mousses vivaces , bi-axiles , cladocarpes. Capsule droite baplopéristomée , avec ou sans apophyse.

Genres : Mielichhoferia, Nées et Hornsch.; Diplostichum , Montag.

ORDRE III. — MOUSSES ACROCARPES. Capsule toujours terminale , sessile ou pédonculée.

Tribu XI. — Polytricées.

Orifice de la capsule fermé par une membrane qui représente une sorte de tambour. Coiffe hérissée de poils couchés ou rarement nue.

Genres : Lyellia, R. Br.; Dawsonia, R. Br.; Polytrichum, Lin., ayant pour sous-genres: Lipotrichum, Montag.; Catharinea, Ehrb. ; Oligotrichum, DC; Pogonalum, P. B.; Psilopilum, Brid.

Tribu XII. — Buxbadmiées.

Capsule en forme de sabot, fixée obliquement sur un pédoncule court ou oblitéré. Coiffe courte, conique.

Genres : Buxbaumia, Haller; Diphyscium, Web. et Mohr.

Tribu XIII. — Bartramiées.

Capsule sphérique, striée, avec ou sans péristome. Feuilles lancéolées , en alêne , denticulées, disposées sur cinq ou huit rangées.

Genres: Conostomum, Swartz; Bartramia, Hedw.; Bartramidula , B. et S.; Philonotis, Brid.; Philonotula, B. et S. ; Plagiopus, Brid.; Glyphocarpus, R. Br.; Cryptopodium, Brid.

Tribu XIV. — Oréadées.

Capsule arrondie, petite, portée par un pédoncule recourbé, haplopéristomée. Coiffe cuculliforme.

Genres : Oreas, Brid.; Catoscopium, Brid.

Tribu XV. — Fdnariées.

Capsule pyriforme, droite ou oblique, lisse ou striée. Péristome nul, simple ou double. Coiffe ventrue, mucronée, fendue une ou plusieurs fois à la base.

Genres : Funaria, Hedw.; Physcomitrium, Brid. ; Entosthodon, Schwaegr.

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Tribu XVI. — Méesiées.

Capsule irrégulièrement obconique, confluente avec un pédoncule ordinairement fort long. Deux péristomes non hygroscopiques. Mousses vivant dans les marais.

Genres : Meesia , Hedw. ; Diplocomium , Mohr ; Paludella , Schwœgr. ; Amblyodon, P. B.

Tribu XVII. — Bryées.

Capsule dressée ou pendante , lisse ou striée, cylindrique, pyriforme ou urcéolée. Péristome double. Coiffe cuculliforme. Tiges dressées, gazonnantes, à ramification hypogynique ou flagelliforme. Feuilles souvent marginées et dentées, k aréolation rhomhoïdale.

Genres: Aulacomnion, Schwœgr.; Arrhenopterum , Hedw.; Bryum, Dill. ; Cladodium , Brid. ; Pohlia, Hedw.; Webera , Hedw. ; Brachymenium , Hook.; Ptychoslomum, Hornsch. ; Leptochlœna, Montag.; Orthodontium, Schwœgr.; Leptotheca, Schwœgr.; Cinclidium, Swartz; Mnium, Lin.; Timmia, Hedw.; Schizymenium , Hook.; Megalangium, Brid.

Tribu XVIII. — Leptostomées.

Capsule ascendante à orifice rétréci. Péristome membraneux, annuliforme, dressé.

Feuilles obîongues , terminées par un poil.

Genre : Leplostomum, R. Br.

Tribu XIX. — Orthotricées.

Capsule égale, le plus souvent striée. Pensionne variable. Coiffe en mitre, ordinairement couverte de poils dressés. Feuilles carénées, à aréolation ponctiforme.

Genres : Orthotrichum , Hedw. ; Macromilrium> Brid.; Notarisia , Hampe; Ptykhomitrion , B, et, S.; Schlotheimia , Brid.; Leucophanes, Brid. ; Glyphomitrium, Brid.; Coscinodon , Brid. ( Cryptocarpon , Doz. ).

Tribu XX. — Zygodontées.

Capsule striée, pyriforme. Péristome variable. Coiffe cuculliforme. Port des Gymnostomes et des Orthotrics.

Genres : Zygodon, Hook.; Codonoblepharum, Schwœgr.

Tribu XXI. — Grimmiées.

Capsule égale, souvent sessile, haplopéristomée. Feuilles d'un vert sombre, à

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