GENRES DOUTEUX OU INSUFFISAMMENT CONNUS
Herpodon, C. Mûll.; Entodon, C. Mull.; Rigodium, Kunze ; Astomum, Hampe ; Pterobryum, Hornsch.; Tridontium, Hook.; Per omnium , Schwaegr.; Endotrichum ,t D. et M. ; Symphysodon, D. et M. ( nom à changer à cause de notre Symphyodon qui est antérieur); Prionodon, C. Mull.
(Camille Montagne.)
MOUSSES DE CORSE, bot. cr.— Voy.
BELMINTHOCORTOS et SFHiEROCOCCUS.
On a encore appelé :
Mousses aquatiques ., quelques Confervee qui croissent dans les eaux douces et salées;
Mousses d'Astracan , les Buxbaumes ;
Mousses d'Islande, le Lichen d'Islande;
Mousses marines, des Conferves, des Varechs et quelques Polypiers ;
Mousses membraneuses, les Tremelles ;
Mousses terrestres , les Lycopodes, ete.
MOUSSOLE. moll. — Adanson donne ce nom (Voy. au Sénég., p. 250) à une espèce d'Arche , VArca Noe.
MOUSSONS, météor. — Voy. vents, à l'article météorologie.
; MOUSTAC. mam.— Espèce du genre Guenon. Voy. l'article cercopithèque. (E. D.)
MOUSTACHE, ois. — Nom donné à plu- ! sieurs espèces d'Oiseaux : à un Drongo , à ; un Corbeau et à une Mésange.
MOUSTACHES (f^taÇ, moustache).
mam. — En mammalogie, on est convenu de | donner le nom de Moustaches à un pinceau de poils beaucoup plus gros que les autres, longs et raides, quelquefois tordus, variant dans la coloration et peu flexibles. Ces poils sont implantés sous le derme, et occupent l'extrémité postérieure de la commissure des lèvres; ils sont susceptibles d'être redressés
par l'action musculaire sous-cutanée; leurs bulbes sont plus gros que ceux des poils ; le nerf qui s'y rend est très développé, ainsi que l'artère et la veine qui l'accompagnent; aussi les moustaches sont-elles d'une sensibilité excessive chez les animaux. Les Chatf et les Phoques ont les moustaches très dé* veloppées; les Ours, les Mangoustes, etc. f n'en ont plus même de traces. (E. D.)
MOUSTIQUES (dérivé de l'espagnol mosquitos , qui signifie petites mouches ). ins. — Nom vulgaire , passé des colonies françaises en Europe , des espèces du genre Cousin.
MOUTABEA. bot. ph. — Genre dont la place dans la méthode n'est pas encore fixée; Endlicher le range à la fin des Ébénacées.
II a été établi par Aublet (Guian. , II, t. 679 , 274 ) pour des plantes qui présentement les caractères suivants : Calice libre, tubuïeux,à limbe subbilabié 5-fide. Corolle insérée au milieu du tube du calice , infundibuliforme, à tube court, fendu d'un côté; limbe à 5 divisions ovales, étalées. Filet conique-caréné , adné postérieurement à la gorge de la corolle; anthère décurrente par la marge du filet 8-ondulé. Ovaire arrondi. Style tubulé , courbé; stigmate simple. Le fruit a l'aspect d'une pomme subglobuleuse, à angles irréguliers, à 5 loges.
Les Moutabea sont des arbrisseaux de l'Amérique tropicale, inermes ou à rameaux sarmenteux, couverts d'épines en crochets; à feuilles alternes, dépourvues de stipules, pétiolées , oblongues , acuminées , coriaces , brillantes; à pédoncules axillaires , multiflores, bractéolés. Le fruit est comestible.
La principale espèce de ce genre est le Moutabea guianensis Aubl. , qui croît dans les terrains défrichés de la Guiane. Les indigènes l'appellent Aymoutabou. (J.)
MOUTAN. bot. ph. — Espèce de Pivoine.
Voy. ce mot.
MOUTARDE. Sinapis ((Tivarre OU (TIVCCTTI,
qu'on fait venir lui-même de <nv« Z-ntç, , qui fait mal aux yeux), bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères , sous-ordre des Orthoplocées, tribu des Brassicées, de la tétradynamie siliqueuse dans k système de Linné. Les divisions et les modifications qu'il a subies dans les ouvrages des botanistes sont assez nombreuses et assez variées
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pour que nous devions en présenter un aperçu , sans cependant entrer , à cet égard, dans des détails que ne comporte pas la nature de cet ouvrage. Circonscrit dans les limites que nous lui reconnaîtrons ici , à l'exemple de M. Backer-W ebb (Phytographia Canariensis , pag. 77), le genre Moutarde se compose aujourd'hui d'environ 40 espèces. Ce sont des plantes herbacées , bisannuelles, disséminées sur presque toute la surfacedu globe, mais plus particulièrement dans le bassin de la Méditerranée; dont les feuilles varient beaucoup de forme , souvent dans une même espèce, et sont généralement lyrées ou incisées-dentées ; dont les fleurs, jaunes ou jaunâtres , sont réunies en grappes terminales sans bractées , et possèdent les caractères suivants : Calice à 4 sépales étalés , non renflés à leur base; corolle de 4 pétales entiers; 6 étamines tétradynames , à filets libres et non dentés ; deux glandes hypogynes entre les deux paires d'étamines longues et le calice, deux autres entre les deux petites étamines et l'ovaire ; stigmate capité. Le fruit est une silique bivalve , cylindracée ou à 4 angles plus ou moins marqués, surmontée du style persistant et qui s'est développé en un bec conique, cylindrique ou comprimé , ne renfermant pas de graine ; les valves de cette silique sont convexes , marquées d'une nervure médiane saillante et de 2 ou 4 nervures latérales. Les graines sont rangées en une seule série longitudinale, globuleuses ou ovoïdes, suspendues; leur embryon a ses cotylédons condupliqués.
Dans son Systema (vol. II, pag. 607 et suiv.), De Candolle avait conservé tout entier le genre Moutarde des auteurs, tout en disant qu'il devrait probablement être divisé plus tard , et il s'était borné à y établir 5 sections ou sous- genres qui ont été reproduits par lui dans le Prodromus. Parmi ces sections , la 5e, proposée par lui avec doute et sans matériaux suffisants, sous le nom de Disaccium , pour deux plantes de Madère , et caractérisée par deux des sépales fortement renflés en sac à leur base, a été érigée en genre distinct sous le nom de Sinapidendron , par Lowe (Madeir. 36), principalement d'après le même caractère. Les 4 sections restantes forment le genre Sinapis , tel que l'admet M. Endlicher {Gênera,
n" 4950) , tout en y rassortant , il est vrai, avec doute les deux dernières. La quatrième d'entre elles avait déjà été proposée comme genre par Mœnch, sous le nom ù'Hirschfeldia. En la réduisant au rang de simple section des Moutardes, De Candolle lui avait conservé le même nom. Mais divers botanistes ont cru devoir reprendre le genre de Mœnch, et nous suivrons nous-même ici leur exemple. De ce nombre sont M. Presl (Flora sicula , tom.I,pag. 95, in-8, Prague, 1826 ) et M. B. Webb (1. c. , pag. 85 ) ; ce dernier a non seulement séparé les Hirschfeldia des Sinapis, mais encore il a mis l'un et l'autre de ces genres dans deux soustribus différentes des Brassicées , le premier parmi ses Enarthrocarpées, ou Brassicées à silique articulée , le dernier parmi ses Anarthrocarpées, ou Brassicées à silique non articulée. Au total, ce genre nous paraît devoir être conservé; il a la végétation des Moutardes et le fruit des Raiforts , et il est caractérisé particulièrement par sa silique dont chaque loge renferme ordinairement 4 graines, et que surmonte un bec ovale, indéhiscent, contenant toujours une graine. C'est dans ce genre que vient se ranger comme type , sous le nom de Hirschfeldia depressa Mœnch, le Sinapis incana Lin., plante commune dans les champs , les endroits secs et pierreux de nos départements méridionaux, qui justifie assez mal sa dénomination d'incana , puisque sa villosité se réduit à un duvet qui n'altère pas sensiblement le vert de sa surface, et dont l'histoire est très confuse dans les auteurs à cause de ses siliques, dont l'état normal est d'être cylindriques , glabres , redressées , munies d'une nervure médiane en forme de carène , le plus souvent à 4 graines, longues d'environ 6 millim. , avec un bec d'environ 2 millim. de long; mais qui modifient fréquemment ces caractères par des avortements plus ou moins complets.
Les Hirschfeldia détachés , il ne reste plus dans le genre Moutarde que les trois premières sections établies par De Candolle qui nous paraissent devoir être conservées, et dont chacune renferme , entre autres , une espèce commune en France, et assez connue pour mériter de nous occuper quelques instants.
a. Melanosinapis , DC. Silique cylindra-
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cée ou légèrement tétragone, surmontée d'une petite saillie formée par le style persistant , qui n'a pas pris la forme de bec.