Le Lhokxier , Citrus Limonum Risso
Pétioles légèrement ailés; feuilles oblongues, aigués , dentées ; fleurs à 35 élamines, souvent agyncs; fruit oblong, à écorce mince , à pulpe très acide. Originaire d'Asie.
Le Limonnier forme un arbre assez baut; ses branches, longues et flexibles, sont très anguleuses, violacées dans leur jeunesse , ainsi que les feuilles ; son port est très irrégulier. Ses feuilles adultes sont grandes, larges, dentelées sur les bords et d'un vert clair, à pétiole articulé. Ses fleurs, plus grandes que celles de l'Oranger, mais plus petites que celles du Citronnier, sont blanches en dedans , violacées en dehors. Son fruit , ou le Limon , est ovoïde ou oblong , terminé par un mamelon obtus plus ou moins volumineux; son écorce est d'un jaune pâle, mince et lisse ; ses loges sont grandes , o pulpe acide par l'effet de la présence d'une f >rte proportion d'acide citrique. Son suc est employé pour la préparation des limonades et autres boissons rafraîchissantes.
4. L'Oranger, Citrus Aurantium Risso. Pétioles presque nus; feuilles ovales-oblongues, aiguës ; fleurs à 20 étamines ; fruit globuleux, à écorce mince , à pulpe douce. Originaire de l'Asie orientale.
L'Oranger forme un arbre élégant, à cime arrondie, plus haut et plus vigoureux que
les précédents et le suivant; ses rameaux jeunes sont anguleux, mais non violacés ; ses feuilles, d'un vert foncé, sont oblongues, aiguës , dentelées sur le bord, à pétiole légèrement ailé, articulé. Sa fleur blanche, tant en dehors qu'en dedans , est constamment hermaphrodite, portée sur un pédoncule allongé. Sa floraison a lieu au printemps ; elle est ou totale et dans ce cas bisannuelle, ou partielle et alors annuelle. Son fruit , ou l'Orange , est globuleux ou un peu déprimé, d'un beau jaune doré , à écorce d'épaisseur variable, dans laquelle la couche blanche intérieure n'est pas charnue comme dans le Citron, mais en quelque sorte cotonneuse et presque dépourvue de saveur. Ses loges sont grandes, à pulpe douce , très agréable. Ce fruit est l'un des plus estimés dans nos contrées.
5. Le Bigaradier , Citrus vulgaris Risso. Pétioles largement ailés; feuilles elliptiques, aiguës , légèrement crénelées ; fleurs à 20 étamines ; fruit globuleux à écorce mince , raboteuse , à pulpe àcre et amère. Originaire de l'Asie.
Le Bigaradier est un bel arbre a cime touffue et régulière, moins haut que l'Oranger. Ses rameaux , anguleux et blanchâtres dans leur jeunesse , deviennent plus tard minces et pendants. Ses feuilles se distinguent surtout par leur pétiole articulé , bordé d'une large membrane en cœur. Sa fleur, blanche tant en dehors qu'en dedans, est plus parfumée que celle des précédentes; aussi est-elle préférée pour la préparation des eaux distillées et des essences. Sa floraison est analogue à celle de l'Oranger. Son fruit , ou la Bigarade .vulgairement nommé Orange amère, est d'un jaune rouge, d'une odeur pénétrante , à pulpe amère ; on en confectionne de très bonnes confitures, et son jus sert à assaisonner les aliments.
Aux cinq espèces que nous venons de décrire se rattachent les nombreuses variétés de Citrus que l'on possède aujourd'hui, et dont on devra chercher l'énumération dans les ouvrages spéciaux que nous avons cités. Mais lorsqu'on examine avec soin ces cinq es* pèces elles-mêmes, on reconnaît qu'elles sont en quelque sorte organisées selon deux types distincts ; aussi Linné n'en faisait-il quedeux espèces, dont l'une, le Citrus medica, correspondait au Citronnier, au Limettier et au
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Lîtnonnier, dont l'autre , le Citrus auranliui», comprenait l'Oranger et le Bigaradier. D'an autre côté, MM. Risso et Poiteau, dam leur grand ouvrage sur l'histoire naturelle des Orangers, ont rattaché toutes les variétés cultivées de ces arbres à huit groupes différents, sur la valeur desquels ils ne s'expliquent pas, de telle sorte qu'il est difficile de savoir s'ils constituent à leurs yeui autant d'espèces distinctes. Ces groupes sont ceux des Orangers, des Bigaradiers, des Bergamottiers, des Limeltiers, des Pampolmousses, des Lumies, des Limon niera, des Cédratiers ou Citronniers. Nous nous bornerons à ajouter à notre description des cinq espèces admises d'abord par Risso, que les Bergamottiers, associés aux Limonniers par Gallesio, forment un petit groupe caractérisé par de petites fleurs blanches, à odeur suave, par un fruit pj ri forme ou déprimé, d'un jaune pale, à vésicules concaves, à pulpe légèrement acide, d'un arôme agréable; que les Lumies ont la tige, les rameanx et les feuilles des Limonniers; mais que leurs fleurs sont purpurines à l'extérieur ; que leur fruit ressemble au Limon pour les ' proportions relatives de l'écorce et de la ebair, mais que sa pulpe est douce et plus ou moins sucrée; enfin que les Pampelmoussa ont des fleurs très grandes, un fruit très gros, arrondi ou pjriforme, jaune pale, i écorce lisse , à pulpe verdalre , peu abondante et médiocrement savoureuse.
L'biitoire de l'introduction des Cilrus dans les cultures européennes a donné lieu à des recherches multipliées, et desquelles est résultée la preuve que leurs diverses espèces ont été importées à des époques très différentes. Le Citronnier a certainement paru le premier. De la Médie, où il croit spontanément , il a dû se répandre dans plusieurs provinces de la Perse, où les Hébreux et les Grecs ont pu facilement le voir et le connaître. Néanmoins, il est impossible de préciser l'époque à laquelle ces peuples commencèrent à le cultiver, ni celle où ils le portèrent en Europe. Théophrasle l'a décrit, il est vrai, en termes précis; mais sa description elle-même, écrite après les guerres d'Alexandre, prouve que les notions qu'il possédait à ce sujet lui étaient Tenues de l'Asie. Parmi les Latins, Virgile est le premier qui ait parlé du Citronnier , mais
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seulement comme d'un arbre propre a la Médie, où ses fruits servent de contre-poison (Géorg., lir. 2, vers 126 et suiv.). Après lui , Pline commence à désigner cet arbre sous le nom de Cilrus, et dans quelques passages il nous apprend que son fruit était apporté de Perse à Rome, où on l'employait comme médicament, surtout à titre de contre -poison. Ce n'est guère que deux siècles plus tard, du temps de Plutarque, qu'on commença de s'en servir a Rome en qualité d'aliment; mais, même à celte époque, le Citronnier n'était pas encore cultivé en Italie, bien que, dès le temps de Pline, on eût fait des essais , à la vérité infructueux, pour y en transporter quelques pieds. La plupart des auteurs attribuent i Palladius l'introduction du Citronnier en Italie; mais cet agronome dit loi-même que, de son temps, cet arbre était déjà acclimaté en Sicile et à Naples , où il portait, toute l'année, des fleurs et des fruits; sa culture y était même déjà tellement perfectionnée , qu'on doit sûrement la faire remonter à un siècle au moins avant cet auteur. Or, les Bénédictins de Saint- Maur admettent que Palladius vivait au v* siècle; et dès lors l'introduction du Citronnier en Italie remonterait au m* ou iv* siècle. C'est seulement ptus tard, et vers le x' siècle, que sa culture paraît s'être étendue à la Ligurie; c'est encore plus tard qu'elle est arrivée à Menton et i Hyères; enfin, il faut descendre jusqu'au xv* siècle pour la voir parvenir jusque dans les contrées froides de l'Europe.
L'introduction en Europe de l'Oranger et du Citronnier a eu lieu bien postérieurement à celle du Citronnier. L'Oranger, originaire, à ce qu'il paraît, de l'Inde au-delà du Gange, est probablement arrivé dans l'Arabie vers la fin du îx* siècle ou au commencement du x*. De cette contrée, il a passé dans la Palestine, l'Egypte et la côte septentrionale de l'Afrique? Il parait qu'il avait été introduit en Sicile dès la fin du x* siècle ou au commencement du xi*. Enfir ce fut à l'époque des croisades, et dans le xiii* siècle, qu'il fut porté sur le continent de l'Italie et que sa culture s'étendit , avec celle du Limonnier, jusqu'à Salerne , Saint- Réme et Hyères. D'un autre côté, des passages de divers auteurs arabes autorisent à | penser que déjà , à cette époque, la culture
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de ces deux arbres avait été introduite en Espagne par les Arabes, et qu'elle y avait même acquis beaucoup de développement.
C'est i une époque assez récente que l'Oranger a commencé de s'éloigner de la Méditerranée et de se répandre en France et dans les autres parties du centre et du nord de l'Europe. Ainsi, c'est en 1336 que le daupbin Humbert, i son retour d'un voyage qu'il fit à Naples , fit acheter, à Nice, vingt pieds d'Orangers pour les planter en Daupbiné. Dans le nord de la France, il n'eiistait encore, au commencement du xti* siècle, qu'un seul pied d'Oranger. C'était celui qui eiiste encore à l'Orangerie de Versailles, et qui est connu sous les noms de François I", grand Bourbon, grand connétable. Il fut pris, déjà gros, en 1523, à la saisie des biens du connétable de Bourbon. Il avait été semé à Pampelune en 1421 ; de là il avait été transporté successivement à Chantilly et à Fontainebleau.
Dans nos climats septentrionaut, on cultive les diverses espèces de Citrus dans une terre composée qu'on désigne sous le nom de terre à Oranger. La nature et les proportions des matières qui entrent dans la composition de celte terre varient asses ; mais, dans tous les cas, ses qualités doivent consister à être très nutritive, légère, facilement perméable aux racines, à se laisser aisément traverser par l'eau sans la retenir; de plus, les matières qui la composent doivent être entièrement réduites à l'état de terreau et intimement mélangées. Aussi ce n'est qu'après être restée en tas pendant trois ou quatre ans et avoir été passée chaque année à la claie, qu'elle est propre à être employée. On prend ordinairement pour type la terre de l'Orangerie de Versailles, dans laquelle entre pour base an mélange, par portions égales, de terre franche et de terreau découche, auquel on ajoute intimement de la terre de gazon et divers eicréments ■ animaux. Les Citrus se cultivent principa- ' lement en caisses ; ils y prospèrent même beaucoup plus que dam des pots de terre, qui, d'ailleurs, seraient difficilement asseï grands pour les contenir lorsqu'ils ont acquis de fortes dimensions. Dans ce dernier cas , la mobilité des panneaux des caisses est très commode et permet diverses opérations, qui seraient souvent très difficiles
avec des vases de terre. Pour ces divers motifs , on met ces végétaux en caisse de très bonne heure. La multiplication se fait principalement par les semis. Celle par boutures, quoique s'opéra nt sans difficulté, est peu avantageuse, surtout pour les Orangers et les Bigaradiers, qui, reproduits de la sorte, restent faibles et poussent fort peu pendant plusieurs années. Le marcottage présente encore plus d'inconvénients, aussi est-il abandonné. Quant aux semis , conduits avec intelligence, ils ont beaucoup d'avantage. Au premier printemps ou vers la fin de l'hiver, on sème des graines de Limonniers, le développement de celte espèce étant plus rapide, dans des terrines un peu prorondes, en les espaçant d'environ 3 ou 4 centimètres, ou une à une dans autant de petits pots; on les couvre légèrement de terre. On enfonce ensuite les terrines ou les pots dans le terreau d'une couche chaude , et l'on courre le tout de châssis vitrés. La germination a lieu du dixième au quimième jour. On arrose fréquemment et on maintient les châssis fermés jusqu'au commencement de l'été; alors seulement 'on commence à les soulever pour donner de l'air. Par ce moyen , on a déjà , en octobre, des pieds de 3 ou 4 décimètres de hauteur. En laissant ce jeune plant sous les châssis pendant les deux années suivantes, et lui donnant seulement de plus en plus d'air, on obtient, à la quatrième année, des pieds susceptibles d'être greffés. On emploie pour les rus deux modes de greffe : la greffe en écusson pour les sujets déjà forts, et la greffe à la Pontoise pour les petits pieds. Celle-ci consiste , comme on le sait, à flser contre l'extrémité du sujet , coupé obliquement, l'extrémité inférieure d'un rameau de même diamètre , coupé également dans une direction oblique. Quant aux soins nombreux qu'exige la culture des Orangers, Citronniers, etc., ils constituent tout un art dont nous n'essaierons pas «Teiposer les préceptes, et pour lequel nous renverrons aux traités de culture.
La culture des diverses espèces de Citrus est d'une grande importance à cause de la variété et de Futilité de leurs produits. Dans les lieux où l'Oranger pousse en pleine terre, ses fruits se consomment en grande quantité sur plaça, et de plus, la commerce en
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«porte des quantité* considérables dans les climats moins favorisés. Les limons et les bigarades forment aussi l'objet d'un commerce importait. Ces fruits et ceux des autres espèces se confisent de diverses ma* niëres, soit en entier, soit leur écorce seulement. Les feuilles , les fleurs et la couche extérieure du fruit de ces végétaux renferment une huile essentielle très odorante qu on en extrait par la distillation , et qui , suivant la manière dont la préparation a eu lieu et la partie sur laquelle on a opéré , sert à divers usages, et reçoit divers noms. Dans les fleurs , cette buile essentielle est appelée Néroli. La plus counue et la plus répandue de ces préparations aromatiques est l'eau distillée des fleurs , vulgairement désignée sous le nom d'Eau do (leurs d'Oranger, bien qu'on la prépare principalement avee les fleurs du Bigaradier. On fait aussi grand usage dans la parfumerie de l'huile essentielle retirée de l'écorce de citron et de celle de bergamolte. En médecine, on emploie fréquemment , soit ces huiles essentielles, soit les fleurs, les feuilles d'Oranger, et l'écorce ou zeste d'orange et de citron. Cette dernière partie agit à la manière des stimulants , à cause de son buile essentielle et de son amertume. Les feuilles agissent aussi comme stimulants et non comme toniques; elles ont, de plus, ainsi que les fleurs, une action très marquée sur le système nerveux , sur lequel elles agissent comme antispasmodique; aussi les emploie-t-on tous les jours contre les affections nerveuses , en infusion ou en décoction. On a usé de la poudre des feuilles d'Oranger à haute dose contre l'épilepsie, et dans quelques cas, on en a obtenu des résultats avantageux. Le bois de l'Oranger, du Citronnier, etc., est estimé en ébénisterie. 11 est de couleur jaune clair , d'un grain fin et serré, très liant, susceptible de recevoir. un beau poli. On en fait des meubles de prix, des objets de tour et de tabletterie. Un usage spécial , pour lequel on le préfère à tout autre , est la fabrication des mètres pliants. Enfin on sait quel rôle jouent les divers Cifrus pour la décoration des jardins et des parcs; cultivés ainsi pour ornement, As sont d'autant plus précieux, qu'a la beauté de leur feuillage, à l'élégance de leur tonne, au parfum de fleurs, ils joignent l'a-
vantage de fournir un revenu qui ne manque pas d'importance. (P. D.)
ORANGERS, sot. ra. — Nom donné autrefois à la famille actuellement connue sous celui d'Aurantiacécs. Voy. ce mot.
•OR WIA. bot. ph. — Genre delà famille des Palmiers, tribu des Arécinées, établi par Blu me ( Apud Zippelium et Mac Klock in Bijdr. tôt de nat. Wet., V, 142 ). Palmiers de Java et de la Nouvelle-Guinée. Voy. pac-
M1EBS.
ORANOJR. ois. - Nom vulgaire d'une espèce de Gros Bec.
ORANVERT. ots. — Espèce de Stourne, Lamprotornis chrysogaster Licht. V. merle.
ORBAINE. ois. — Nom vulgaire des Lagopèdes.
ORBE poiss.— Nom vulgaire des espèces du penre Diodon. Voy. ce mot.
ORBE A, Harw. ( Synops. suceetl. ). bot. ph. — Voy. stapelu, Liun.
ORBICLLA. ioll. — Voy. o»bjcclk.
OUB ICI I AIRES Orbicuîaria, Latr.
crust. — Syn. de Coryslicns de M. Milne Edwards. Voy. ce mot. (H. L.)
ORBICULB. Orbicula. moll. — Genre de Bracbiopodes établi par Lamarck pour une coquille bivalve queO.-F. Mûllcr avait nommée Patella anomala , dans l'opinion que c'était une coquille univalve , parce que la valve inférieure est si mince, si délicate, qu'il ne l'avait pas aperçue. Ce genre, adopté par tous les naturalistes comme faisant partic de la classe des Bracbiopodes avec les Liogules et les Cranies , comprend aujourd'hui quatre espèces vivantes et deux ou trois fossiles. 11 n'a d'abord été connu qne par la coquille qui est suborbiculaire , inéquivalve, sans charnière apparente, ayant la valve inférieure très mince, aplatie, adhérente aux corps marins, et la valve supérieure légèrement conique. Mais tout récemment, en 1834, H. Owen a publié une anatomie presque complète de l'O. Cumingii, qui habile les mers du Chili et du Pérou. Il résulte de ce travail que l'animal de l'Orbicule a les deux lobes du manteau désunis dans toute leur circonférence, bordés de cils fins, inégaux, cornés; le corps est petit, arrondi , et présente à sa partie antérieure el médiane la bouche, qui est une simple fente ; le pied passe au travers d'une fente de la valve inférieure pour s'attacher aux rochers.
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Les deux brai ciliés caractéristiques de ta classe des Brachiopodes sont assez grands, contournés en spirale , mais non saillants au dehors ; l'appareil respiratoire est représenté par un réseau vasculaire occupant toute la surface du manteau qui revêt la valve supérieure. La coquille est plutôt cornée que calcaire. L'espèce type, 0. Norwegica , se trouve dans la mer du Nord : elle est large d'un centimètre environ. Une deuiième espèce des mêmes mers, 0. lœvis, est un peu plus grande. Avec l'O. Cumingii , on trouve aussi une quatrième espèce , 0. lamellosa , dans les mers du Pérou. Une des espèces fossiles, 0. refUxa, appartient aux lias d'Angleterre ; une autre, 0. cancellaia, vient des terrains anciens du Canada. (Dcj.)
ORBICUL1KA. fobaihr. —Genre de Foraminifères ou Rbizopodes établi par Lamarck,qui le plaçait parmi les Céphalopodes polythalames à coquille multiloculaire, dans sa famille des Cristacés. M. Aie. d'Orbigny a admis ce genre , et l'a placé, avec les Alvéoltnes et les Lîtuoles, dans la deuxième section de sa famille des Nautiloldes faisant partie de l'ordre des Hélicostègues , c'est-àdire ayant une coquille équilatérale formée de loges empilées suivant une spire enroulée sur le même plan, les loges étant d'ailleurs divisées intérieurement en compartiments réguliers, et présentant plusieurs ouvertures en lignes longitudinales à l'enroulement spiral. Férussac avait placé ce genre dans sa famille des Camérines avec les Numraulîtes; M. de Blainrille le plaça de la même manière dans sa famille des Nummulacées.
L'espèce type, 0. numismalis, se trouve virante dans les mers des Antilles ; mais elle tarie tellement que Ficbtel et Moll en firent trois espèces admises par Lamarck, et prises par Mont fort pour types de ses trois genres Ilote , Hélénide et Archidie , qui n'ont pas été adoptés. (Dut.)
•OllBIGNYA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Palmiers inermes, tribu des Cocolnées, établi par Martius (Sy~ nops. msc. ). Palmiers de l'Amérique australe. Voy. PALMIERS.
OUBILLE. bot. ca. — Nom donné aux apolbécies des Usnées. Voy. lichens.
OBBIS. moll. — Ancien nom vulgaire du Cardium aculeatum.
ORBITES. anat. — Voy. oeil.
ORBITOLITES. roLtr.— Genre de Polypes ou de Bryozoaires que Lamarck avaii d'abord nommé Orbilulite puis Orbulite, et qu'il plaçait parmi les Polypiers foraminés. L'animal n'étant pas connu, ce genre doit être caractérisé seulement par la forme et par la structure du Polypier qui est pierreux, libre, orbiculaire, plan ou un peu concave, poreux des deux côtés ou dans le bord seulement, et ressemblant un peu à une Nummulite. Les pores , très petits , sont assez régulièrement disposés et très rapprochés; toutefois, M. de Blain ville ne leur trouve pas ce caractère de régularité qui appartient aux Polypiers des Escbares et des Réiépores, par exemple, et conséquemment, il pense que ce pourraient bien n'être pas de véritables Polypiers, mais seulement quelque pièce intérieure qui s'accrott par la circonférence. On connaît une petite espèce d'Orbitolite à l'état vivant dans les mers d'Europe et particulièrement dans la Méditerranée parmi les Corallines.Elle est large de 2 millimètres et huit à dix fois plus mince, très fragile. On en connaît aussi cinq ou six espèces fossiles dont une, très commune dans les terrains marins tertiaires des environs de Paris (à Grignon), est large de 3 à 4 millimètres; les autres proviennent du terrain crétacé.
(Dlj.)
ORBITULITES. tolw.— Dénomination employée d'abord par Lamarck pour le Polypier que depuis il a nommé Orbuliles. Voy. ce mot. (Ou.)
"OBBULINA. foeav. — Genre de Foraminifères , de l'ordre des Monostcgues, établi par M. Aie. d'Orbigny, qui le caractérise ainsi : Enveloppe testacéc , coquine ovale , une ouverture placée sur une saillie. Voy. FOEAMIlflFEIES.
OBBUMTES. moll.— Genre proposé par Lamarck pour les espèces d'Ammonites dont le dernier tour enveloppe tous les autres , e'est-à-dire dont la spire n'est nullement visible. M. de Haan a formé un genre correspondant sous le nom de Globite, mais le caractère distinctif adopté par ces auteurs n'a point une valeur absolue, et l'on observe tant de formes intermédiaires entre les Orbuliles et les Ammonites à spire visible qu'on ne peut assigner une limite entre les unes et les autres. (Dcj.)
OU BL UTES. fOLTP. — Dénomination
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adoptée par Lamarck pour tes Polypiers qu'il j nommait d'abord Orbulites et que depuis lors les naturalises soat couvenus de nommer OrbitolUes. Voy. ce mot. (Dw.)
ORC A. sua. — Nom que les Latins donnaient à une espèce de Célacé indéterminée, et que les modernes ont également appliqué à des Cétacés d'espèces différentes. Dans ces derniers temps , M. Wagler (Système des Amphib., 1830) a indiqué particulièrement sous cette dénomination une subdivision des Dauphins {voy. ce mot) qui comprend le Delphinus orca des auteurs.
ORCA NETTE, bot. ra. — Nom vulgaire du Gremil tinctorial , LUhospermum iincto-
'ORCBESELLA (JPXn*.;, agilité), ueiap.
— Genre de Tordre des Thysanures, de la famille des Podurelles, établi par Templetcn, et dont les caractères peuvent être ainsi présentés : Corps cylindrique souvent fusifonne, très velu, et hérissé, ainsi que la tète, de poils longs, en massue, obliquement tronqués au sommet. Segments du corps inégaux et au nombre de huit. Tète souvent globuleuse; antennes courbées à la seconde articulation, plus grêles à l'estrémité, presque aussi longues que le corps, et composées de six ou sept articles d'inégale longueur. Plaques oculaires rapprochées de la base des antennes; yeux au nombre de six sur cha« que plaque et disposés sur deux lignes courbes. Pattes longues, grêles, velues et hérissées comme les antennes, mais dans toute leur longueur; queue large. Les espèces qui composent ce genre sont très agiles, soit à la marche , soit au saut. On en connaît un assez grand nombre d'espèces dont VOrchesella villosa Geoff. , peut être regardée comme le type. Cette espèce , qui vit solitaire, est très commune en été et en automne sous les broussailles ; c'est particulièrement dans les bois de Vinccnneset de Meudon que Je l'ai rencontrée très abondamment. (H. L.)
ORCnESIA (Spxwc, danse), ws. — Genre de Coléoptères bétéromères, famille des Stéoélytres, tribu des Scrropalpides , créé par Latreille {Gcneract sp. Ins., t. Il, p. 194), et ainsi caractérisé : Palpes maxillaires terminés par un article en forme de hache ; pieds propres pour sauter , pénul-
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tième article des quatre tarses antérieurs bifide. Ce genre renferme 8 espèces. 3 sont originaires du Brésil, 3 des États-Unis, et deux sont propres à l'Europe , savoir : ici O. bipunctato, tomentosa DeJ., quindecimtnaculata Lap. , fasciata , flavicornis Say , hypocritaChv.,micans F., et fasciata Pyk.t espèce distincte de celle de Say. Ces deux dernières, types du genre, se trouvent aux environs de Paris, l'une dans les Bolets , l'autre sur les branches mortes et humides.
ORCHESTE9 ( ipX*)»T»,'ç, sauteur ). m.
— Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Érirbinides, établi par llliger (J/aposm, 3, p. 105) et généralement adopté depuis. Ce genre se compose de 30 ou 40 espèces qui , pour la presque totalité , appartiennent à l'Europe , et quelques unes à l'Amérique septentrionale. Nous citerons comme en faisant partie les suivantes : C. quercus, fagi, alni, salicis Linn., scutellaris, ilicis, iota, populi, bifasciatus, pilosus, rufescens, capreœ Fab., rufus 01., etc. Ce sont de très petits Insectes, longs de 3 à 3 millimètres, et larges de 1 à 2, etc., qui rongent les feuilles de certains arbres. Leur corps estovalaire et couvert de villosités ; It tête est petite , les yeux sont gros et contlgus ; la trompe est cylindrique, arquée, un peu plus longue que la tête et que le corselet réunis; leurs cuisses postérieures , très anguleusement renflées en dessous , sont munies d'une rangée de petites épines, et leurs tarses grêles, flexibles, et à pénultième article bifide, donnent, par cette organisation toute particulière, à ces Insectes, la facilité de sauter au moindre danger.
Fabricius avait donné le nom générique de Salius à quelques unes de ces espèces. Ce nom n'a pas été adopté.
Schœnherr avait aussi établi avec celles dont le funicule est composé de 7 articles, et qui ont les cuisses simples, son genr* racnyeryes, qu'il n'a considéré dans sot dernier ouvrage que comme division du genre en question. (C.)
ORCIIESTIA f>Xr,9T>};, qui s'agite violemment). cacsT. — Genre de l'ordre des Atnphipodes , rangé par M. Milne Edwards dans sa famille des Crevettines, et dans sa tribu des Creveltines sauteuses. Ce genre,
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foodé par Leach et adopté par tous les carcinologisies, ne diffère guère des Talitres {voy. ce mot) que par la conformation des deux premières paires de pattes. Les mœurs de ces petits crustacés sont les mêmes que celles des Talitres , et on les trouve souvent clans les mômes localités. Ce genre renferme huit à dix espèces répandues dans la mer il «J i terra née et dans l'Océan; quelques unes habitent les côtes de la mer Rouge, du Chili et de la Nouvelle-Zélande.
L'Orchestik littorale , Orchcstia littoralis Montagu , peut être considérée comme le type de ce genre. Celte espèce est très abondamment répandue sur nos côtes océaniques et méditerranéennes. (II. L.)
ORCHESTR1S, Kirby. iks. — Synonyme des genres Disonycha et Phyllolreta , Cbevrolat. (C.)
"ORCHETTA. cri st. — Rondelet , dans le tome 11 de son Histoire des Poissons, donne ce nom au Scyllare large des auteurs. Voy. SCYLLABE. (H. L.)
ORCIIIDE. Orchis (5PX,Ç, testicule, a cause des deux tubercules ovoïdes du plus grand nombre), bot. ph. — Genre de plantes de la famille des Orchidées, tribu desOphrydées, rangé par Linné dans sa Gynandrie diandrie, quoique appartenant réellement à la Gynandrie raonandrie. La conuaissauce imparfaite que le célèbre botaniste suédois avait des organes floraux de ces plantes, l'avait conduit à réunir sous le nom d'Orcltis, toutes les Ophrvdées pourvues d'un éperun plus ou moins allongé et non raccourci en une sorte de bourse obtuse. Les botanistes lionéens adoptèrent celte manière de voir, de telle sorte qu'ils appliquèrent successivement ce nom à un grand nombre de plantes, dont plusieurs avaient même été distinguées par Liuné , comme formant les genres Satyrium et Limodorum. Mais dans ces derniers temps, L. C. Richard, Mol. R. Brown, Lindley, elc.ayaut examiné ces plantes de plus près, ont été conduits à démembrer ce grand groupe , et à proposer plusieurs nouveaux genres formés à ses dépens. Ainsi L. C. Richard a établi les groupes génériques suivants : Anacamplis, dont le type est notre Orchis pyramidalis Linn.; Platantherat où rentre notre Orchis lifolia Linn.; Gymnadeniat qui comprend, par exemple, nos Orchis conopsea |
Linn., et odoralissima Linn., et qui a été lui-même restreint par M. R. Brown ; Aïgrileila, pour VOrchis nigra Wild. (Satyrium nigrvm L.) ; Loroglossum, pour l'Orcais hircina Wild. (Satyrium hircinum Linn.); Holotrix, pour VOrchis lùspidula Linn., espèce du Cap; enfin le même botaniste a repris le genre Limodorvm Tour., pour notre Orchis aborlwa Linn., qui n'est pas même une Opbrydée , mais bien une Néoltiée. A ces genres il en a été ajouté de nouveaux encore pour des Orchis exotiques ; savoir le Perularia Lindt., et le Peryslilus Blume. Malgré ces suppressions nombreuses , le genre Orchide conserve encore un assez grand nombre d'espèces. Ce sont des plantes herbacées terrestres , des parties tempérées et un peu froides de l'ancien continent , à facine munie de deux tubercules ovoïdes nu palmés, à feuilles pour la plupart radicales, un peu épaisses, sujettes a noircir par la dessiccation, à fleurs en épi terminal. Cellesci présentent : un périanlhe à folioles conniventes ou dont les deux extérieures latérales sont parfois étalées, tandis que la supérieure et les deux du rang interne sont réunies en voûte; le labclle , placé au côté inférieur de la fleur adulte, est ronné avec la base de la colonne, entier ou 3-lobé, prolongé à sa base en éperon parfois très long; une anthère dressée, à loges contigués , parallèles ; masses polliuiqtics à 2 glandes distinctes, enfermées dans une bursicule 2-loculairc, formée par un plissement du stigmate.
a. Androrchis. Périanlhe à folioles extérieures latérales étalées ou réfléchies. Ici rentrent quelques espèces communes dans les prairies et les bois de presque toute la France , parmi lesquelles nous décrirons les suivantes:
1 . Obchide maculée, Orchis maculata Linn. Racine à tubercules palmés; tige pleine, feuillée, haute de 4-5 décimètres; feuilles inférieures linéaires-lancéolées, presque obtuses , pour l'ordinaire parsemées de taches noirâtres, les supérieures linéaires acuminées ; fleurs en épi serré et un peu court, blanches avec des lignes ou des taches violacées, ou purpurines, accompagnées de bractées plus longues que l'ovaire ; la bel le presque plan , trilobé, les lobes latéraux larges, dentés, le médian entier, plus petit
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que les latéraux, acuminé; éperon cylindrique, plus court que l'ovaire.
b. Heroixkis. Périanihe à folioles extérieures redressées et conoiventes comme les autres. Cette section comprend la plupart de nos espèces françaises, parmi lesquelles nous nous bornerons à décrire la suivante :