‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 11 sur 170 · Obchidb bouffon, Orchis Mono Lion · texte numérisé non relu

Obchidb bouffon, Orchis Mono Lion

Cette espèce est à peu près la plus commune dans le* prairies et les bois du midi de la France; elle est an peu moins répandue dans nos départements du Nord. Ses tubercules sont OToides- courts et presque globuleux ; sa lige a généralement 2-3 décimètres de hauteur , souvent moins , rarement davantage ; ses feuilles sont linéaires-lancéolées obtuses, les supérieures engainantes, aiguè*; ses fleurs violacées, quelquefois blanches, tachetées de blanc sur le labelle, forment un épi lâche, et sont accompagnées de bractées à peu près de même longueur que l'ovaire; les folioles de leur périanlbe sont réunies en une voûte presque globuleuse ; leur labelle est court et large, à 3 larges l;bes obtus , dont le médian est éebancré ; leur éperon est conique, ascendant, un peu plus court que l'ovaire.

Les tubercules des diverses espèces d'Orchu, par l'effet d'une préparation fort simple, fournissent leSalep, substance alimentaire très usitée en Orient, mais qu'on n'emploie guère en Europe que pour des usages médicinaux. Dans la Perse, d'où vient presque tout celui du commerce, cette préparation consiste simplement , après avoir lavé les tubercules, à les passer à l'eau bouillante, afin de les dépouiller de la pellicule qui les recouvre; après quoi on les fait sécher à l'air et au soleil , en les traversant d'un fil en guise de chapelets , ou en les déposant simplement sur des toiles. Ainsi desséchés, ih se conservent indéfiniment. Ils forment alors de petits corps irrégulièrement ovoïdes, ridés, un peu transparents, d'apparence cornée, ayant une lépère odeur de bouc que l'eau rend plus prononcée. Pour les pulvériser on est obligé de les humecter légèrement. Us renferment une matière soluble dans environ 60 parties d'eau, et une portion insoluble analogue par ses propriétés à la gomme de Bassora.

On peut préparer, comme nous venons de le

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dire, les tubercules de nos Orchis indigènes pour obtenir du Salcp ; mais le prix peu élevé de celui de Perse rend cette opération inutile et sans profit. — Le Salep constitue un excellent analeptique dont on use avec avantage pour restaurer les forces des personnes épuisées. En Pologne, on en fait une tisane qu'on administre dans un grand nombre de maladies. Dans l'Orient , il constitue un aliment de tous les jours. Dans quelques opérations de teinture on l'emploie économiquement en place de gomme arabique. (P. D.)

ORCHIDÉES. Orchidcoe, bot. pu.— Vasto et belle famille de plantes monocotylédones, rangée par A.-L. de Jussieu dans sa classe des Monocotylédons à élamines épiçyncs, et qui rentre tout entière dans la Gynandrio du système de Linné. Plus que toute autre, elle peut servir à donner une idée de l'extension qu'ont prise toutes les parties du règne végétal , par suite des découvertes faites par les voyageurs dans le cours de ces dernières années. Ainsi, dans son Gcncra , Linné ne caractérisait que 8 genres de plantes gynandres digyncs, dans lesquels rentraient toutes les Orchidées connues de lui. A.-L. de Jussieu lui-même , en 1789 , n'en signalait encore que 13 genres, qui composaient pour lui ce groupe tout entier; cl aujourd'hui la liste de genres que nous donnons, d'après M. Lindley, n'en renferme pas moins de 395. La progression selon laquelle s'est opéré l'accroissement des espèces , n'a pas été moins forte. Ainsi la dernière édition du Systcma vegetalilium a la rédaction de laquelle Linné ait coopéré (13* édition, par Murray, Gotting. cl Gotha, 177i) renferme les diagnoscs de 105 espèces d'Orchidées ; en ce moment les seuls catalogues des horticulteurs anglais renferment les noms d'environ 2,500, et l'on peut dire qu'au total le nombre de (elles aujourd'hui connues s'élève sûrement à 3,000. Cet accroissement rapide est dû surtout à la bizarre beauté des fleurs de ces végétaux qui a fixé sur eux l'attention des voyageurs, et qui a fait de leur culture , malgré ses difficultés et les dépenses considérables qu'elle enlratnc , l'objet d'une véritable passion.

L'importance de cette belle famille, la structure singulière et obscure des plantes

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qui la composent, nous obligent à présenter avec quelques détails l'exposé de ses caractères , et à signaler les principales opinions qui ont été émises pour en rendre compte.

La famille des Orchidées est tellement naturelle que Teumen le plus superficiel suffit pour reconnaître les plantes qui lui appartiennent ; mais celte grande similitude réside surtout dans les organes de la fructification. Ceux de la végétation présentent, en effet, des modifications importantes et dont nous devons indiquer les principales. Presque toutes ces plantes sont herbacées ; un petit nombre seulement sont sous-frutescentes ; toutes sont vivaces. Les unes sont terrestres, comme toutes celles de nos pays; les autres, au contraire , sont des fausses parasites qui s'attachent à l'écorce des arbres , et qu'on nomme pour ce motif épiphytes. Celles-ci abondent dans les forêts humides des contrées inlertropicales , où leurs espèces sont en nombre presque indéfini. Beaucoup d'Orchidées ont des racines fasciculées, sanscaracière propre; il n'existe non plus rien de particulier dans les racines d'une partie de celles qui grimpent sur les arbres , du moins sous le rapport de la disposition extérieure. Mais , chez un grand nombre d'espèces terrestres , outre les racines normales . on trouve des corps renflés qu'on nomme improprement des bulles, et qui constituent plutôt desimpies (uôercules féculents , formés par le renflement de certaines divisions de la racine. Ces tubercules sont souvent ovoïdes ou presque globuleux, parfois aussi divisés à leur extrémité libre ou palmés. Il en existe ordinairement deux, dont l'un fournit au développement de la tige actuelle , dont l'autre est destiné à la tige qui se montrera au printemps prochain. On a cru longtemps que ce dernier se produisait toujours du même côté par rapport au tubercule ancien , et que de là résultait un déplacement progressif de la plante; mais un examen plus attentif a montré que c'était là une erreur. Les racines proprement dites partent d'un niveau supérieur à celui des tubercules. La lige , et par suite le port général de la plante , et son mode de végétation , varient beaucoup. Chez les espèces terrestres , un rhizome très court émet chaque année une tige herbacée qui porte uu nombre de feuilles variable , et

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qui se termine par les fleurs. Chez beaucoup d'espèces grimpantes , la tige se prolonge presque jusqu'au sommet des arbres; elle reste longtemps vivante dans cette grande longueur et ne présente dans toute son étendue aucun renflement remarquable: cette modification de tige n'est nullement comparable à la précédente ; elle l'est tout au plus au rhizome des plantes de celte première catégorie , quoique en différant notablement pour la couleur, le mode de développement , etc. ; elle est généralement charnue et verte; elle porte des feuilles nombreuses, également vertes et charnues ; elle finit quelquefois par s'atrophier à sa partie inférieure. Un troisième mode de développement fort remarquable est celui des Orchidées à pseudo-bulbes. Ici nous trouvons un vrai rhizome ordinairement superficiel , à feuilles très rapprochées, réduites à l'état d'écaillés serrées et même Imbriquées ; de l'aisselle de ces écailles partent des rameaux qui , au lieu de se développer sous la forme de branches ordinaires , se renflent dans leur portion inférieure et forment ainsi ces corps oblongs, renflés ou aplatis, à section transversale arrondie, ovale ou anguleuse, qu'on a nommés des pseudo-bulbes ; ces corps se terminent par une, deux ou trois feuilles , nombre constant pour chaque espéra. Dans un petit nombre de cas , leur prolongement supérieur présente encore quelques renflements successifs, mais beaucoup moindres, d'où résulte l'apparence de plusieurs bulbes superposés. Dans certains cas , le pseudo-bulbe émet à son extrémité supérieure l'inflorescence; ailleurs, celle-ci part de l'aisselle d'une des écailles qui entourent la base de ce corps, ou même elle est axillaire pour l'une des écailles du rhi zome. Les feuilles des Orchidées présentent en général plus d'uniformité; cependant leur consistance est tantôt molle , tantôt charnue, tantôt coriace ; elles ont tonjour* inférieurement une gaine fermée et u»

limbe ovale ou lancéolé, entier, à nervures parallèles, très rarement réticulées; chez plusieurs espèces grimpantes , leur limbe est comme articulé à l'extrémité de la gaine, au point qu'il finit par se détacher et tomber. Chez les espèces terrestres , les feuilles inférieures sont ordinairement ramassées en touffe, les supérieures plus ou

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moins écartées , plut petites ; celles des Épidendres sont le plus souvent distiques. Les feuilles d'un petit nombre d'Orchidées présentent , sur leur Tond vert , une sorte de réseau ou de dessin irrégulier, formé de lignes argentées ou dorées, douées d'un brillant métallique fort rare dans le règne végétal. Telles sont celles du Microchilnt pirtus Morr. , et de VAnœctochUus $eta~ irus. If. Morren a reconnu que la cause de ce phénomène réside dans les cellules de l'épiderme prismatiques et serrées , couronnées à leur cdté libre par des calottes hémisphériques, remplies d'un liquide transparent et laissant entre elles de petites masses d'air.

V inflorescence des Orchidées consiste tantôt en fleurs solitaires au sommet d'un pédoncule né du rhizome , plus souvent en grappes ou en épis , à fleurs plus ou moins nombreuses , ordinairement «piratées , plus rarement distiques. A la base de chaque fleur se trouve une bractée. La fleur ellemême est sessile ou brièvement pédonculée ; la position de ses parties relativement à Taie change presque constamment avant l'épanouissement par l'effet de la torsion de l'ovaire qui reporte en bas le côté supérieur et réciproquement. De là , dans la description qui va suivre, il faudrait renverser tous les termes relatifs à la situation apparente des parties par rapport à l'axe pour avoir leur situation réelle dans le bouton et dans le plan normal. Cependant il n'y a pas de torsion rhez les Epidendrum, dont tes organes floraux conservent , par suite , leur position normale.

Le périanihe est supère, coloré , à six folioles membraneuses ou charnues, disposées sur deux rangs ternaires, toujours irrégulier. Le rang externe est formé de 3 folioles, dont deux latérales et une inférieure, devenant supérieure par suite du renversement des parties, quelquefois plus grande que les sutres ; le rang interne est également à 3 folioles, deux latérales semblables, et une primitivement supérieure, presque toujours inférieure par renversement, généralement plus grande, dissemblable, affectant la coloration et les formes les plus bizarres, i laquelle on a donné le nom de labelle ou lèvre; à sa base, celui-ci présente fréquemment un enfoncement qui se prolonge même

parfois en un long éperon; il est entier, le plus souvent trilobé, ou i contour variable, relevé fréquemment de callosités, de lames , etc. On qualifie d'ordinaire le rang externe de calice, l'interne de corolle ; cependant, comme dans certains genres [Epistephium), il existe, plus extérieurement, une sorte de calicule, M. Lindley est porté à voir dans ce calicule, le vrai calice; dans le rang externe, la corolle , et dans le rang interne, des staminodesou le résultat delà transformation de trois étamines. Cette manière de voir est, au reste, empruntée à M. His, qui l'appuyait sur une monstruosité observée par lui, dans laquelle les trois divisions internes du périanihe s'étaient converties en autant d'étamines. Dans quelques cas, les pièces du rang externe se soudent entre elles; ailleurs, la supérieure se soude aux deux latérales du rang interne; enfin la soudure s'opère quelquefois avec la colonne des organes sexuels (Bpidendrum). Cette colonne forme un corps plus ou moins allongé, occupant le centre de la fleur, et provenant de la soudure des étamines avec le pistil. Sa nature et la situation de ses parties dans le plan symétrique de la fleur n'ont commencé à être bien connues que par suite des belles observations de MM. Robert Brown , Fr. Bauer, etc. Les étamines sont normalement au nombre de 3 ; mais presque toujours une seule se développe entièrement, et les deux autres restent rudime nia ires à l'état de simples mamelons ou processus, parfois i peine visibles ou même nuls; mais, chex les Cypripcdium, l'inverse a lieu : les deux dernières se développent , tandis que la première reste avortée et rudimentaire. L'étamine normale de la presque totalité des Orchidées est opposée à la foliole supérieure externe du périantbe; les deux étamines rudimentaires sont opposées aux deux foliotes latérales internes du périantbe; cette manière de voir, relativement à la situation des étamines dans le plan théorique de la fleur, est celle qu'avait exprimée M. R. Brown, dans les Plantes asiat. rarior. de M. Wailich (vol. 1, p. 74), et qu'il a confirmée dans son beau Mémoire sur les organes sexuels des Orchidées et Asctépiadées (Trans. of the linn. Soc., t. XVI, p. 685- 745); il en a déduit la conséquence que le plan symétrique de la fleur d'une Orchidée

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comprend deux rangs de 3 étamines chacun , dont l'extérieur est réduit aux deux restées rudimentaires, tandis que l'intérieur n'a plus conservé que celle qui s'est développée normalement. M. Lindley admet, au contraire (Vegct. Kiugd., p. 174) , que les 3 étamines sont opposées aux 3 folioles du rang externe et forment un seul verticille. L'étamine restée unique dans la fleur des Orchidées a ion anthère biloculaireou uniloculaire, par suite du développement incomplet de la cloison; ailleurs, au contraire, subdivisée en 4 ou plusieurs logeltes plus ou moins complètes par des cloisons secondaires , tantôt presque verticale , tantôt comme rabattue sur le sommet de la colonne [clinandrc), sessile ou brièvement stipilée, grâce à l'existence d'un petit rétrécissement terminal de la colonne. Le pollen a toujours ses grains groupés et agglomérés, mais à des degrés divers. Dans certains cas (Néottiées et Aréthusées) , ses grains étant groupés par 4 , ces petits groupes à leur tour sont réunis en très grand nombre, de manière à former 2 ou quelquefois 4 grandes masses polliniques; mais leur moyen d'union est assez faible pour qu'une légère traction les sépare sans difficulté ; c'est là le pollen puftrtrufent. Ailleurs (Ophrydécs), les petits groupes de 4 grains sont rattachés par un filament élastique à un axe élastique aussi , de telle sorte qu'en les écartant, on les voit former une sorte de grappe. Ailleurs enfin (Malaxidées , Vandée»), tous les grains de pollen sont agglutinés en tissu solide, compacte, de consistance de cire, ressemblant à une masse de tissu cellulaire très fin; c'est là le pollen céracé, stxtUo. Dans ces divers cas, le pollen est rassemblé en 2, 4 ou 8 masses polliniques ou pollinies logées dans les poches membraneuses de l'anthère, libres, ou plus habituellement fixées à une glande stigmatique, soit immédiatement (Malaxidées) , soit, d'ordinaire, par un prolongement celluleux, plus étroit qu'elles (caudicule). La partie de la colonne qui regarde le labelle est formée par le style soudé aux filets staminaux; vers l'extrémité de celte colonne, sous l'anthère, se trouve une fossette qui n'est autre que la surface stigmatique {Gynixus Rich). M. R. Brown y a reconnu trois stigmates généralement plus ou moins couQueDts; mais, dans quel-

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I quescas, manifestement distincts , et dont deux sont quelquefois pourvus de styles fort longs (Donatea speciosa). Les stigmates sont, d'après lui, opposés aux trois divisions externes du périanlhe; les cellules qui les forment sont d'abord étroitement unies entre elles ; mais plus tard , toujours avant la fécondation, elles s'accroissent et sont écartées l'une de l'autre par l'interposition d'une matière visqueuse abondante. Cette surface stigmatique est mise en communication avec l'ovaire par une bande de (issu conducteur, qui se divise, dans le bas , ea trois branches, subdivisées elles-mêmes, dans l'épaisseur des parois ovariennes, chacune en deux faisceaux qui descendent, l'un à droite , l'autre à gauche de l'un des placentaires. Au bord supérieur de la fossette stigmatique se trouvent une ou deux glandes nues ou enfermées dans un repli membraneux ou une poche simple ou double { Bursicule ) t auxquelles tiennent les extrémités des masses polliniques. L'ovaire est presque toujours tordu dans la fleur épanouie , extérieurement à trois angles et trois côtes, intérieurement uniloculaire, à trois placentaires pariétaux , bifides, chargés d'un nombre considérable d'ovules. Ces placentaires alternent avec les stigmates : M. R. Brown regarde cet ovaire comme formé de trois carpelles ; au contraire , MM. Fr. Bauer et Lindley, se basant sur ce que le fruit qui en provient s'ouvre fréquemment en 6 pièces, 3 pour les angles et 3 pour les faces, munies chacune d'un faisceau vasculaire, ont admis que six carpelles entrent dans sa composition , opinion qui semble contraire à toute analogie. Le • fruit est une capsule membraneuse ou coriace, rarement presque ligneuse et remplie de pulpe, uniloculaire, renfermant un très grand nombre de graines extrêmement petites, à test lâche, réticulé , sous lequel est un embryon sans albumen, charnu, solide.

Les fleurs des Orchidées présentent les formes les plus bizarres et les plus diverses ; elles imitent des Insectes, divers petits animaux, des têtes coiffées d'un casque, etc., etc. Beaucoup d'entre elles se font remarquer par leur beauté, la vivacité ou la singularité de leur coloration, et par leur longue durée. Un des faits les plus remarquables que présentent quelques unes d'entre elles consiste

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dans l'existence, sur ud même pied et dans une même inflorescence, de fleurs tellement différentes, que, considérées i part, elles seraient rangées dans des genres distincts. La première obserTation de ce fait est due au voyageur R. Schomburgk, qui, dans la Guyane anglaise, trouva, réunies sur un même épi, des fleurs organisées comme un Cataselum , un Myanlhus et un Monacanikus. Plus tard , un même fait a été observé en Angleterre , où Ton a vu des fleurs de Cycnoches ventricosum et Egerlonianum réunies sur un même pied. On peut voir ce dernier exemple figuré dans le splendide ouvrage de Bateman sur les Orchidée* du Mexique.

Le nombre des Orchidées utiles est peu considérable; à part la Vanille, dont les fruits sont très employés pour la pulpe parfumée qu'ils contiennent , et les Orcfcs dont les tubercules fournissent le salep, il n'en est guère qui méritent d'être mentionnées. Mais ces plantes ont beaucoup d'importance aujourd'hui comme plantes d'agrément. Sous ce rapport, leur culture a pris un immense développement, surtout en Angleterre et en Belgique.

Voici la liste des genres d'Orchidées que nous empruntons à l'ouvrage général le plus récent , le Vegelable Kingdcm de M. Undley (Londres, 1346).

Tribu I. — MALAXTDÉES.

Pollen cohérent eu masses céracées ( pol' Unies) dont le nombre est défini, sans tissu celluleux superflu. Anthère terminale, operrulaire. Herbes épiphytes ou terrestres , à bases des feuilles ou tiges le plus souvent épaisiies.

Section 1. — P mx botuallidées»

PiewoïKaUit , K. Br. ( IUtynchopera , Klousch ; Myoxantkus , Pœpp. et Endlic. ; Specklmia, Lindl. ,CtnLranlhera, Scheidw.; Ai uxtdUra, Scheidw.) — Dialissa, Lindl. — HieUs, Svartz (Uumboldlia, FI. Pcr.) — Lepanthês, Swaru.— Reiirepia, Kunth. — ? Codetia , Gaudich. — Vhysostphon t Undl. — Masdcvailia, H. Pex. — Slenoglossum, H.

B. L. — Ociomeria, R. Br.

Section 2. — Uf arudlls.

Liparis , Rich. {Sturmia, Rchb. ; Alipsa, Hofnmg. ; Cttlichis, Tbouars ) — Dislhhù ,

Tbouars. — Dcndrochilum, Blume. — 0 syrien a, Blume. — ■ Chrysoglossum, Blume.— Oberonia, Lindl. (Ensifera, Blume) — Tilania, Endlic— Empusa, Lindl. (Empusana, Rebb.) — Platystylis, Blume. — Gastroglottis, Blume. — Microstylis , Nuit. (Crépidium, Blume.; Jfonorcftw, Menti.; Achroanthes , Rar. ; Pterochilus , Hook. ) — Dienia , Lindl. (Pedilea, Lindl.) — Malaxis, Swartz.

— Nephelaphyllum, Blume. — Calypso, Salisb. (Cytherea, Salisb.; Norua, Wall.; Orchidiwn, Swaru).

Section 3. — Dendrobidées.

Dendrobium, Swartz (Grastidium, Blum.; Ceraia , Lour. ; Keranthus , Lour. ; Bonlia, Peliv. ; ? Sarcostoma , Blume ; § Stachyobium, Lindl.; $ Ceratobium, Undl.; $ Pedilonum, Blume ; $ Onychium, Blume ; $ Desmoirtchum, Blume ;§Dendrocoryne, Lindl.) —Macroslomiua», Hlume. — Aporum, Blume ( Schismoctras, Presl. ) — Diploconchium , Scbauer. — Oxyslophyllvm, Blume. — ?Z)tglyphis, Biuroe (Diglypkosa, Blume).— J/onomeria, Lindl. — Epicriunlhss, Blume.— IDrymoda, Lindl. — Bolbophyllum , Tbouars (Diphyes, Blume; Tribrachia, Lindl.; Odonlostjlis , Blume , f. Endlic; Gersinia , Neraud, f. Endlic; ifacro/epis, A. Rich.; S Anisopelalum, Uook. ) — Sunipia , Lindl. — Trias, Lindl. — Tltelichiton, Endlic — CocAlia, Blume. — Lyraa, Lindl. — liegaclinium, Lindl. — Cirrhopetalum, Undl. (Zygoglossum , Reinw. ; Ephippium , Blume ; ? Sestochilus , Kubl et Hass. ) — Dryobium , Lindl. — Coachidium , GriO*. — Mycaranthes, Blume. — Phreatia , Undl. — Eria, Undl. ( Dcndrolirium , Blume; Pinalia, Hamilt.).

Section 4. — CoftALLOiuuzioizs.

Corallorhixa, Haller. — Ap lectrtm, Nuit.

— Aphyllorchis , Blume.

Tribu 11. — ÉPIDENDRÉES.

Pollen cohérent en masses céracées ( pollinies) dont le nombre est défini; membrane celluleuse cohérente en caudicules élastiques, pulvérulentes, le plus souvent repliées, sans glande diaphane propre. Anthère terminale, operculaire. Herbes épiphytes ou terrestres, souvent cauiescentes , tantôt à bases des feuilles ou liges épaissies; tantôt, mats très rarement, à racines charnues lobées.

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Section I. — Coblogymoéis.

? Acanthoglossum, Blume. — Cœlogyne , Lindl. (Chelonanlhera, Blume) — Panisea, Lindl. —Pleione, Don [Gomphostylis, Wall.) — Trichosna, Lindl. — Dilochia, Lindl. — Pholidola, Lindl. (Ptilocnema, Don; Cr morne , Blume) — Otochilus, Lindl. —Earina, Lindl.

Section 2. — Isochilidées.

Isochilus, R. Br. — Hexitea, Lindl.

/wM(nu», Pre»l.) — Diolhonea, Lindl.— Gos- Iropodium, Lindl.

Section 3. — LjBludées.

Epidendrum, Lin. ( § //ormidium, Lindl.; § tytcfadium, Lindl.; §£ncycltum, Hook.; §Diacriumt Lindl.; %Aulizcum, Lindl.; { Osmophylum , Lindl. ; § Lanium, Lindl. ; § Spamiuro , Lindl. , $ j4rophi0loM«um , Saliib. ; $ Euepidendrum , Lindl.; Seraphyla, Fisch.) — Physinga, Lindl. — Portera, Lindl. (Nemaconia, Koowles) —Aspegrenia, Poepp.

et Eudlicb. — Ucxadesmia, Brongn. {Hexopia, Batem.) — Dinema, Lindl. — Sophronilis, Lindl. — Alamania, Llave. — Harlwegia, Lindl. — Arpophyllum, Llave. — Barkeria, Knowtes. — Broughionia , R. Br. — Chysis, Lindl. — Lœlia, Lindl. (Amalia, Bchb.) — Callleya, Liodl. — Schomburgkia, Lindl.' — Telramiera, Lindl. — Leptotes, Lindl. — Brasavola, Lindl.

Section 4. — Bletidées.

Phaius, Lour. {Pachyna, Salisb.; Tankervillia, Link.) — Arundina, Blume. — J?relyna , Poepp. et Eodlicb. — Blelia , R. et Pav. ( Gyas, Salisb. ; Thielaudia, Colla ) — MHopcialum, Blume [Tainia, Diurne).— Spathogloltis, Blume. — Paxlonia, Lindl.— Collabium, Blume, — Cylheris, Lindl. — Pesomena , Lindl. — Jpsea , Lindl. — IPaehytloma, Blume. — jipaturta, Lindl. — ?Cr»fmw/ro, Lindl. — Ania, Lindl. — tCalloslylis, Blume (Tylostylis, Blum.) — ÏCeralium, Blume (CyJindroJobus, Blume). — ? Trichotosia , Blume. — ? Plocoglottis , Blume. — ÎPacnycniliM, Blume (Endlich).

Tribu III. — VANDÉES.

Pollen cohérent en masses céracées (pollinies) dont le nombre est déûni , agglutinées , lors de l'an ibère, à une lamelle élastique (caudiculei) et à la glande du siig-

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mate. Anthère terminale, rarement dorsale, opercutaire. Herbes épipbyles ou terrestres, tantôt (surtout les espèces américaines) pourvues de pseudobulbcs avec peu de feuilles , tantôt ( surtout les espèces asiatique;) caulescentes; presque toutes indigènes des régions inlerlropicales.

Section 1. — Sarcahtbidées.

Bulophia, R. Br. — Galeandra , Lindl.

(Corydandra, Rcbb.)— Cyrlopera, Lindl.- Lissochilus, R. Br. — Dorilis, Lindl. — lui. sta, Gaud. (Pseudovanda, Lindl.; Mesoclastes, Lindl. ; Birchca , A. Rich. ) — Vanda , R. Br. (Fieldia, Gaud.) — Rcnanihera, Lour. (Arachnis, Blume; Nephranthcra, Uassk. , Arachnanihe, Blum.) — Phalœnopsis, Blum.

— Diploccntrum , Lindl. — Microsaccus , Blume. — Camarolis, Lindl. — Chiloschista, Lindl. — Gunnia, Lindl. — Micropcra, Lindl. — Saccolabium, Lindl. {Saccochilus, Blume ; Gasirochilut , Don ; Robiquetia , Gaud. ; Gussonea, A. Rich. ; Iihynchostylis, Blume; Carteretia, A. Rich.)— SotcocMuj, R. Br. — Tceniophyllum , Blume. — Ctewostoma, Blume {PolycMos, Kubl et Hass.)— Ceratostylis, Blume. — Ephippium, Blume.

— Ceratocm/us, Blume (Omœo, Blume.) — tfcm'oolossum, Blume.— SarcanîAus, Lindl.

— Pteroceras , Hass. — Agroslophyllum , Blume. — Adenoncos, Blume. — AEceoclades, Lindl . — Trichogloltis , Blume. — Aërides , Lour. {Dendrocolla, Blume ; Cucu/ta, Blume; îuoera, Blume ; Fornican'a, Blume ; Pikaria, Lindl.; Omi/nocmius, Wall.) — tSchœnorchis , Blume. — Aèranthus , Lindl. — Cryptopus, Lindl. (Jfcctardio , A. Rich.) — AEonia t Lindl. — Angrœcum, Thouurs {Ai'robion, Spr.) — Mystacidium, Lindl. — ilicrocœlia t Lindl. — iJpptftdtcu/a , Blume (itetachilum, Lioûl. ) — Podochilus, Blume ( Pla/ysmo, Blume; Placostigma , Blume; yfptsia, Blume; Bexadesmxa, R. Br.;?Biu* meo, Meyer. ) — Cryptoglollis , Blume. — GJomera, Blume. — Thelasis, Blume.— Te* trapeltis, Wall. -? Conchochilus, Haskl. — ? rodaroa, A. Rich.

Section 2. — Qitptochtud^es.

Cryptochilus, Wall. — Acanthophippium, Blume. — ? Anthogonium, Wall.

Section 3. — Brass idées.

Cymbidium, SwarU. — Bolbidium, Lindl.

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— Grammatophyllum , Blume ( Gaberlia , Gaud.) — Slauroglollis, Scbauer. — Bromhtodia , Lîndl. — Anscllia , Lindl. — Aganisia, Lindl. — Epiphora, Lindl.— Aspasia, Lindl. — 1 Acriopsis, Blume. — TrichopUia, Lindl. — Hdcia, LindL — Nanodes, Lindl.

— Ptiumna , Lindl. - Dipodium , R. Br. ( ? Armodorum , Kubl et Hass.) — Dichœa , Lindl. — Fernandexia, R. ctPav. (Lockhartia , Hook.) — Phymalidium, Lindl. — Leochilus, Knowles. - Oncidium, Swarti (Cyrtochilum , H. B. K.) — Odontoglouum , H. B. K. ( ? Trymenlum , Lindl.) — Bratsia , R. Br. — Mitfofiw , Lindl. ( Maerochilus , Knowles ).

Section 4. — Pachtpbtllidées.

Nasonia, Lindl. — Cmtropelalum, Lindl.

— Pachyphyllum, H. B. K.

Section 5. — Maxillaudées.

Ston/.op«i, Forst. { Ceratocfciltts , Lodd. )

— Houlletia, Ad. Brong. — Peristeria, Hook. (EcJtardia, Rcbb.) — Aàneta, Lindl. — Lacma, Lindl. — 1 Cuitlauzma, Llave. — Goxxnia, Lindl. (tfuctwrofe, Lîndl.; Angidium, Lindl.) — Batemannia , Lindl. — Gongora, FI. Per. — Aeropera, Lindl. — Coryanthes, Hook. — Chœnanthâ , Lindl. — Malachadema, Lindl.— Gelia, Lindl. — Ornithiiwm, Salisb. — frigronidtum, Lindl. — ? Piiliaco- ^amim, Llave. — Stenia, Lindl. — Prornc/ww, Lindl. — Grobya, Lindl. — Warrea, Lindl. — Hunileya, Lindl. — Zyjfoprta/tim, Hook. — Bifrenaria, Lindl. — S/enocoryne, Lindl. — Maxillaria, FI. Per. (S?IVol/»iuni, Lindl.; Jy/ofcium, Lindl.; Dicrypta, Lindl.; Hetcrotaxis , Lindl. ) — Lycasfe , Lindl. — 4n£uIoa, FI. Per. — Camaridium, Lindl.

— Swi^owaiw/iui, Poepp. et Endlicb. — Seuticaria, Lindl. — Scaphygloltis , Poepp. et Endlicb. (CJado&ium, Lindl. ) — Colax , Lindl. — Papftinia, Lindl. — PoJystachya, Hook. —1 Or chidofunki a , A. Rirh. (Ctynhymenia, A. Rich.) — fGafeoUta, A. Rich.

Section 6. — Catasetidbes.

Catasetum, Rirh. (Monacanthu$ , Lindl.

S A/ faniAiu , Lindl. ) — Mormoda , Lindl. {Cyclosia, Klotzscb.) — Clowctia, Lîndl. — Cycnoches , Lindl. — Cyrlopodium , R. Br. (ïvlocht/w, Nées).

Section 7. — Nomméts.

Nolylia, Lindl. — Cirrhœa , Lind. — Zygo states, Lindl. {Daclylostyles, Scbeidw.)— Ornithocephalus , Hook. — ? Trophianthus , Scbeidw. — Crypiarrhena, R. Br. — Macradenia, R. Br. — Sutrina, Lindl. — Telipogon, H. B. K. — Trichoceros, H. B. K.

•Trizeuxit, Lindl. — Quetoftia, Lindl.

Section 8. — Ioxopsidées.

Bodrigwzia, R. et Par. {Gometa , R.

Br. ) — SceJocWItt», Klotzscb. — Burlingtonia, Lindl. — lonopsis, H. B. K. (Iantho, Hook. ; Cybelton, Spreng. ) — Diadenhm, Poepp. et Endlicb. — Comparettia , Poepp. et Endlicb. — Trichocentnm , Poepp. et Endlicb (icoidium, Lindl.).

Section 9. — Calarthidèes.

Calanthe, R. Br. (Centrosia, A. Rich. ; AHsmorchis, Thouars; Amblygottis, Blume; Styloglossum, Xuhl et Hass.) — Limatodes , Blume. — GMcsbrechlia t A. Rich. — Ttpti- /aria, Nuit. (^nl/iericli*, Ra f. ) — Geodorum, Jacks. (Olandra, Salisb.; Cûielta , Blume).

Tribu IV. — OPHRYDÉES.

Pollen cohérent en masses eéraeées (pollinies) innombrables, réunies par un axe arachnoïde élastique, rattaché à la glande du stigmate. Anthère terminale, dressée ou résupinée, totalement persistante; logette* complètes. Herbes toutes terrestres, à feuilles succulentes planes, dont les radicules sont toujours plus grandes , et qui passent peu à peu aux feuilles engainantes de la tige et aux bractées. Fleurs toutes en casque.

Section 1. — Sbiumadêes.

Orchis, Lin. ( $ Herorchis , Lindl. ; Androrchis, Endlicb.) — Anacamptis, Rich. — Nigritclla , Rich. — Aceras, R. Br. ( Loroglotsum, Rirh. ; Himantoglossum , Spr. ) — Serapias, Lin. {HeUéborine, Pen.)—Ophrys, Swartz. — Hemipilia , Lindl. — Glossaspts, Spreng. (Glotsula, Lindl. ) — Perularia, Lindl. — Bartholina, R. Br. (Lathrisia, Swartz ).

Section 2. — Sattrîadées.

PachUes, Lindl.— Salyrium, Swartz (Dipleclrum . Rich. ) — Salyridium , Lindl. — Avictps, Lindl.

ÛO ORC

SeCtiOD 3. — GïMNADÉtUDÉES.

Aopla, Lindl. — Herminium, R. Br.

{Arachniles, Hoffra. ; § Chamorchis, Rich. : C/iamœrepeï , Spr.) — Gymnadenia , R. Br. {Sieberia, Spr. ) — Plalanthera, Rich. (Mecosa , Blume. ) — Peristylus, Blume (Benthamia, A. Rich.) — Habenaria, Wild. (Dùsor/iync/Mum,Scbauer;?CeitfrocAiius,Scbauer).

— 4fe, Lindl. — flonatea, Wild. (Bilabrella, Lindl. ) — Stenofltortfo , Lindl. — Diplomem, Don (DipfocAtitu, Lindl.; Paragnalhis, Spreng.) — Biconwlfa, Lindl. — Cynorchis, Thouars ( ? Amphorchis, Thouars.) — Cceloglossum, Lindl. —Ommatodium, Lindl.

Section 4. — Holotiibicuidées.

Holothrix, Rich. — Saccidium, Lindl. — Motwtris , Lindl. — Scopularia , Lindl. — Tryphia, Lindl. — Bucculina, Lindl.

Section 5. — Disidées.

Disa, Berg. (S rfrpandra, Lindl.; § Phlebuha, Lindl.; $ raginaria, Lindl.; § Pardogtosia , Lindl.; $ Corypftara, Lindl. ;§Sfenocnrpa, Lindl.; §Or«gfuro, Lindl. ; S Trirhochita , Lindl. ; $ Disella, Lindl. ) — Monadcnia , Lindl. — Sc/iizodium , Lindl. — Pi'nthea, Labill. — Forficaria, Lindl. — HencMia, Lindl. — Brachycorylhis, Lindl.

— Brownleca, Harv.

Section 6. — Cortcidées.

Pterygodium, Swartz.— Corycium, Swarti.

Disperis, Swartz (Dipera, Spreng. ; Dryopeia, Thouars.) — Ceratandra, Lindl. {$ Mppopodium, Harr. ; S ffeofa, Lindl.; Calota, Harv. )

— Arnotlia, A. Rich.

Tribu V. - ARÉTIIUSÊE3.

Pollen pulvérulent, ou agglomère* en petits lobules cohérents par l'interposition d'une matière élastique; anthère terminale, opcrculaire. persistante ou tombante. Herbes de port variable, le plus souvent terrestres, plus rarement épiphytes, habitant les régions tempérées de l'un et l'autre hémisphère , surtout de l'hémisphère austral , vraisemblablement étrangères à l'Afrique; quelques unes aphylles , parasites sur les racines d'autres plantes , rousses, d'aspect analogue a celui des Orobanches. Feuilles membraneuses, graminées, tantôt réticulées, tantôt plissées, quelquefois charnues, rarement dures, «ans gaine et complètement ar-

ORC

ticulées sur la tige. Fleuri du plus grand nombre membraneuses, brillantes, rarement petites et herbacées.

Section 1 . — Lixodoitd£es.

Chloraa , Lindl. (Epîpactis , Feuill. ) — Asarca, Lindl. (Gavilca, Poepp. ; Asarca , Poepp. ) — Bipinnuîa , Commcrs. — Limodorum, Tourn. — Cephalanthera , Rich. — Macdonaldia, R. Gunn. — Friochilus , R.

Br. (Diplodium, Swartz. ) — Caladcnia , R. Br. (Calonema, Lindl.) — Leptoceras, R. Br.

— Glossodia, R. Br. (Blythranthe, Endlich.)

— Lypcranthus, R. Br. — Microtis, R. Br.

Section 2. — Acianthidées.

Acianthus, R. Br. — Chiloglollis, R. Br.

— Cyrlostylis, R. Br. — Corysanthes, R. Br. (CalceariOy Blume; Corybas, Salisb. ; Sie'.eocarys, Endlich.) — Pleroslylis, R. Br.

Section 3. — Calevipùes.

Calcya, R. Br. {Caleana, R. Br.) — Drakœa, Lindl. — Sp/cutea, Lindl.

Section 4. — Pogosidées.

Pogonia, Juss. (Triphora, Nutt.; JVfXvilfo, Commers.; Odonectis, Rotin.: Isotria, Rafin.)

— Didymoplexis , GrilT. — Codonorchis, Lindl. — Arethusa, Gronov. — HaplosteHis, A. Rich. — Cleisles, Rich. — Calopoqon, R. Br. (Cathea , Salisb.) — Cr»/&e, Lindl.

Section 5. — Gasthodidées.

Gaslrodia, R. Br. (Epiphanes, Blume.)— Ceratopsis, Lindl. — Gamoplexis, Fa le. — Epipogium, Gmel.

Section 6. — Vasillidées.

CyaUioglotlis , Poepp. et Endlich. — Sobralia, R. clPav. — Epistephium, II. B. K.

— Enjthrmchis, Blume. — Cyrtosia. Blume.

— Vanilla, Swartz. — Pogochilus, Falcon.

Tribu VI. — NÉOTTÉES.

Pollen pulvérulent , ou aggloméré en lobules cohérents par l'interposition d'une matière élastique. Stigmate le plus souvent prolongé en un rostelle fissile. Anthère dorsale, persistante , presque parallèle au stigmate ou à la face de la colonne. Herbes toutes annuelles, à racines fasciculées, quelquefois accidentellement épiphytes , indigènes des régions tempérées et des parties montueuscs

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humides tropicales des deux hémisphères; manquant dans le» contrées arctiques ; quelques unes aph ylles, parasites sur des racines, rousses. Feuilles membraneuses, ensiformes ou pétiolées, le plus souvent élargies en gaine qui entoure la tige ; rarement dures , plis* sées , arundinacées. Fleurs en épi, très rarement panicutées , le plus souvent à duvet glanduleux, la plupart petites, à moitié herbacées.

Section 1. — Cramcbi»ées.

Ponthieva. R. Br. (Schœnleinia, KIot.) — Pterichis, Lindl. — écrira, Lindl. — Cryptnstylis , R. Br. — Zojterosrytis , Blume. — Gomphickis, Lindl. — Slenoptera, Lindl. — Altensteinia, H. B. K. —Cranichis, Swarti.

— Triplcure, Lindl. — CMorosa, Blume. — Bophostemon, Blume {Cordyla , Blume.) — Galeoglossvm , A. Ri ch. — Ocampoa , A. Rich. — Pretcotlia, Lindl. (Decaisisoo, Ad. Brong.).

Section 2. — Listébidees.

Listera, R. Br. {Diphyllum, Rafin.) — Seottia, R. Br. (Nwtlidium, Link.) — CalocAihu, R. Br. — Epipactis, Hall. (Serapias, Pers. ).

Section 3. — SmAirraioéEs.

Cntmiàta, Lindl. (Dccaisnea, Lindl.) — Spiranthes, Rich. (/oïdium, Salisb.; Cyctopnfjon , Presl ; Gyroslachys , Pers. ) — Sfenoptera , Presl. — Sarcogîoltis , Presl. — Cordylestylis , Falcon. — Stenorhyncfm , Rkh. — Sauroglossum , Lindl. — Pelexia , Poit. {Synassa, Lindl.

Section 4. — Phtsuiidées.

Plexaure, Endlicb. — Chloidia, Lindl. — lettrine, Lindl. ( Aienostyles , Blume, Cto- ■ii/iccw , Kuhl.) — Chœradoplectron , Schr.

— Monochilus, Blume (ffaplocnilus, Eodlic.)

— Chcirostylis, Blume. — Myoda, Lindl. — I!<rmaria , Lindl. — HylophUa , Lindl. — Miheria , Blume ( Platylcpù , A. Rich. ) — Goodyera, R. Br. (Leucoifachys , HofDmg. ; Gonogona, Link.; Ttmaca, Rafin.) — Eucosia, Blume. — Georchis , Lindl. — Macodes. Blâme. — Ttvpidia, Lindl. (Ptychochilus , Scbauer.) — Vcantha , Hook. — Anœclochilus, Blume (CArysobophiu, Wall.; Orchipedum, Kuhl.) — Gâtera, Blume.— Phyiwnw, Rich. (IficrocMliM, Presl ; Erylhrodes,

Blume ; Psychechylos , K ubl. )—Bûsfcerw/iaf Lindl. — Herpysma, Lindl.

Section 5. — Dicbidées.

Diuris, Smith. — Orihoceras , R. Br. — Prasophylluro , R. Br. — Bamcdio , Lindl.

— Genosplesium, R. Br.

Section 6. — Taélyshtiiidées.

Thelymitra, Forst. — Epiblema, R. Br.

Tribu VII. — CYPR1PÉDIÉES.

Trois étamines, dont les latérales fertiles, l'intermédiaire stérile; pollen granuleux, se résolvant enfin en une matière pultacée; style à moitié libre; stigmate divisé en trois aréoles opposées aux étamines.

Cypripedium, Lin. {Criosanthes, Rafln. ; Arictinium, Bcck.).

GENRES TRfcS FED COSNTJS.

Ilysteria , Reinw. — Corymbis , Thouars.

— Thrixspermvm , Lour. — Scaredederis , Thouars. — Oxyanlhera, Ad. Brong — Galeola, Lour. — CaWirfo, Lour. — Acronia, Presl. — Scltropleris , Scbeidw. — Alacroslylis, Kuhl et Hass. — imolojiomo, Scbeidw.

OftCRIDIUM , Swartx ( Swenks Bot. , t. 518). bot. ra. — Syn. deCalypso, Salisb.

*ORCHiTEDA (orcMs, orchis ; pes, tige).

bot. pu. — Genre de la famille des Apocynacées , tribu des Plumériées , établi par Blume (fiijdr., 1026). Arbres de Java. Voy.

APOCÏftACEES.

•ORCllIPEDUM, Kuhl et Hass. (Orchid.

edU. Dreda, t. 10). bot. ra.— Syn. dMnactochilus, Blume.

OnCHIS. bot. ra. — Foy. obchide.

ORCYKUS. poiss. — Nom scientifique du genre Germon. Kby. ce mot.

ORÉADE. Oreas. «ou.— Genre proposé par Montfort pour quelques espèces de Cristellaires que l'on plaçait alors parmi les Mollusques. (Dcj.)

ORÉADÉES. Oreadeœ. bot. ch.— Tribu de Tordre des Mousses acrocarpes. Voyes

■ODSSES.

OREAS. «a*.— Nom d'une espèce du genre Antilope {Antilope canna). Koy.ce mot. (E. D.)

OREAS, Brid. (Afsc). bot. en. — Syn.

de Mielichhoferia, llornsch.

OREAS, Cbam. et Scbl. (tu Linnaa , I,

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29, t. t ). bot. ph. — Syo. d'Apkragmus , Andrz.

OREAS. holl. — Voy. oaéade.

♦ORECTOCHILCS ( ^ixtJ; , allongé ; X**'o: , lèvre), iri. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Gyriniens , formé par Esch$cbollz, et adopté par Dejean ( Catalogue, p. 67), par Lacordaîre( Faune ent. des environs de Paris, I, 345) et par Aubé (Specics gén. des Coléoptères, 6, p. 726). 16 espèces y sont comprises : 16 sont originaires d'Afrique, 4 d'Asie et 2 d'Europe; et nous citerons comme en faisant partie les suivantes : 0. Schcenhcrri , ornalicollis , specutaris Dej. Aubé, glaucus, scriccus Kl., Gangeticus Gr. , setm'tvsiifus Guér. , involvens Fald. , et villosus F. Cette dernière se trouve aux environs de Paris ; elle parait nocturne et vit cachée sous des débris de bois ou sous les feuilles.

Les caractères propres à ces Insectes sont : Écusson apparent ; dernier segment de l'abdomen triangulaire , alloogé et pyramidal ; labre allongé, étroitement arrondi en avant; unes «intérieurs des mâles dilatés en pelotes, ovalaires ; ceux des femelles simples. (C.)

•OREDA. iss. — Genre de Coléoptères tétra mères, famille des CurcuKonides gonatocères, division des AposUsimérides cryptorhynchides , créé ptr Wbile ( The xool. of the Voy. of Erebus and Terror, 1846, p. 16). Le type, 1*0. notala Wh., est originaire de la Nouvelle-Zélande. (C.)

'OREGOSTOMA (loir*, j'étends; ffT^«, bouche), iss. — Genre de Coléoptères subpentaraères, té ira m ères deLatreille, famille des Longicornes, tribu des Cérambyrins, créé par Serville (Annales de la Soc. ent. i\c France, t. II, p. 551 ), et adopté par Dejean (Catalogue , 3' édit. , p. 359). 21 espèces toutes américaines y sont comprises (0. tabidwn (nigripes Dejean), pmetatum, Vcrforatum, albicans, apicale Klug , discoideum, rubricolle, collare Serville, etc.). L'auteur leur donne pour caractères : Tête avancée en un museau carré ; antennes à trois premiers articles cylindrico-coniqaes , 4-10 aplatis, larges, dilatés en dent de scie; corselet globuleux; élylrcs linéaires, arrondies, tronquées ou acuminées à l'extrémité. (C.)

•OREIAS. ois. — Genre créé par Kaup aux

dépens des Lagopèdes, et dont le type est le Telrao xolicus Latb. (Z. G.)

OREILLARD. Plecotus. sas. — Genre de Chéiroptères créé par Ét. Geoffoy Saint- Ililaire (Ann. du Muséum), ayant une grande ressemblance avec les Vespertilions, sous le rapport du système dentaire, des formes, des membres et de la disposition de la queue dans la membrane interfémorale . mais s'en distinguant bien nettement par les oreilles toujours très grandes ou énormes, et liées entre elles par un prolongement de leur bord interne, qui traverse le front vers son milieu. Le système dentaire se compose, au moins dans l'Oreillard ordinaire , de quatre incisives supérieures , six inférieures, deux canines à chaque mâchoire , et cinq molaires de chaque côté en haut , et six en bas.

Les meurs des Oreillards sont tes mêmes que celles des Vespertilions. On eo connaît une quinzaine d'espèces qui sont répandues dans toutes les parties du monde, excepté en Asie, ob on n'en a pas encore signalé.

L'espèce type est :

L'Oreillard d'Europe, Plecotus vulgaris Ét. Geoff. , Vespertilio auritus Gm., I'Oreillard , Duffon -Daubcnton (Mcm.

del'Acad.des te. de Paris 1759). Sa longueur totale est d'environ 5 centimètres, et son envergure de 25 à 28 centimètres. Sa tète est aplatie; son museau conique , très renflé des deux cotés et derrière les narines, échancré au milieu; les oreilles sont très ■ grandes, rabattues sur le corps , ayant en largeur les deux tiers de leur longueur ; elles sont réunies par leur base; les membranes sont très amples. Le pelage est d'une couleur mêlée de noirâtre et de gris roussâtre en dessus , et d'une teinte moins foncée en dessous. La base de tous les poils est noire ; les oreilles sont d'un gris mêlé de brun.

Celte espèce habile les vieux édiûees. On la trouve daos presque toute l'Europe , et elle n'est pas rare aux environs de Paris. On en a rencontré une variété en Egypte.

Parmi les autres espèces, nous citerons: La Barrastbllb, Duffon - Daubenton (loc. cit.), Plecotus barbastellusÉi. Geoff., Vespertilio barbastellus Gm., dont aJ. Gray a fait dernièrement, sous le nom de Barbastellus, et M. Blasius sous celui de Squatus, la

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type d'un genre distinct. Dans cette espèce, l'oreille , plus petite que dans la précédente, est triangulaire. Le pelage est partout d'un brun noir; les membranes sont garnies de poils d'un bran obscur.

La Barbastelle se trouve aux environs de Paris; elle babite dans les édifices , où elle vit en société et hiverne avec la Pipistrelle. Soi odeur est très désagréable. Elle est esses rare.

Le l'iecotus cornntus Faber (Isis 1826), qui babite le Jutland.

Le Pleeotus brevimanus Jennyns , de Sicile et d'Angleterre.

Et parmi les espèces étrangères à l'Europe :

Le Pleeotus Mangei A.-G. Desm. , qui habile Porto-Rico.

Le Pleeotus tsaoettïntu Temminck , trouvé en Barbarie.

Le Ptecotva tht\orien$is Et. Geoffr. , qui se rencontre dans presque tout l'archipel Indien. (E. D.)

OREILLARD, ois.— Nom vulg aire d'une espèce de Grèbe, Podicepsauritus Lath. Koy.

WtfE.

OR K II. LE. Auris. akxx. et phtsiol. — L'Oreille est l'organe au moyen duquel les animaux perçoivent les vibrations sonores ; mais tous les animaux n'en sont pas doués, et ce sens est moins répandu que celu i de la vue. Les vibrations se transmettent bien à tous les corps, et, sous un certain rapport, on peut dire que tous les animaux sont affectés par les vibrations; mais l'ébranlement qu'ils éprouvent, comme les corps bruts, ne sont point la sensation du son ; celte dernière n'appartient qu'aux animaux qui sont doués d'un appareil particulier dont la partie essentielle est une expansion nerveuse, flottant librement dans un fluide demi-consistant et entourée d'une capsule qui communique avec l'extérieur.

Nul chez les animaux inférieurs, tels que les Infusoires, les Zoophytes et les Radiaires, l'appareil de Poule n'existe que chex un très petit nombre de Mollusques et chez une petite partie des animaux articulés; mais il ne manque cites aucun Vertébré. Ceux des Mollusques qui en offrent les premiers rudiments sont les Céphalopodes supérieurs, les Poulpes, les Seiches et les Calmars; là, l'organe auditif consiste dans un simple sac rempli d'une matière liquide et où vient se

rendre an nerf ; c'est l'analogue du vestibule de l'Homme, c'est-à-dire de la partie la plus essentielle de l'organe auditif.

Cet organe n'est guère plus développé chez ceux des Entomozuaires qui en sont doués. 11 est encore réduit à sa partie la plus essentielle cbex certains Poissons ; puis on voit, chez d'autres, apparaître un appareil de perfectionnement de l'ouïe, les canaux demi* circulaires, puis an autre encore, le limaçon. Quant à l'Oreille moyenne, elle n'existe pas, non plus que l'Oreille externe. Cet appareil se perfectionne encore chez les Reptiles ; chez quelques uns , les Batraciens , on voit déjà une caisse du tympan, appareil de renforcement des sens ; cbez les Reptiles proprement dits, on distingue un rudiment plus évident du limaçon, l'organe est caché entre les os du crâne, et la caisse a des osselets. L'ouïe offre, chez les Oiseaux, à peu près les mêmes pièces que chez les Reptiles ; mais seulement ces pièces sont encore mieux appropriées à la fonction. Jusqu'ici l'appareil de l'audition n'a suivi qu'une progression lente; chez les Mammifères, il arrive presque toul-â-coupà son summum de développement, et l'on y distingue parfaitement : 1° les parties essentielles et fondamentales ; 2° les parties de perfectionnement acoustique; 3° les parties accessoires d'unisson et de renforcement; 4° les parties accessoires de perfectionnement.

De l'Oreille cher l'Homme. L'appareil acoustique de l'Homme se compose de trois parties: !• l'Oreille externe, 2° l'Oreille moyenne, et 3° l'Oreille interne. Cette dernière est l'organe essentiel de la sensation ; la seconde sert à harmoniser les sons; la première recueille les vibrations sonores.

A. Oreille externe. Elle se compose du pavillon de l'Oreille et du conduit auditif externe. Le pavillon de l'Oreille ou auricule, lame élastique, ovalaire, plissée sur ellemême et ondulée, occupe chaque côté de la région latérale de la tête, derrière l'articulation de la mâchoire supérieure, au-devant des apophyses mastotdes. Libre en haut, en arrière et en bas, il est très fortement fixé en avant et en dedans, puisqu'il peut supporter le poids du corps. Bien que la forme, la direction et les dimensions du pavillon de l'Oreille varient infiniment, suivant les individus, il existe cependant certains carac-

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tères qui te retrouvent chez tous. Ainsi la face eiterne présente, à son centre, la connue, excavation infundibuliforme dont le Tond aboutit à l'orifice du conduit auditif externe. Celte conque est limitée en avant par le ( agus, petite languette triangulaire, adhérente par sa base et libre par son sommet dirigé en arrière et en dehors. Le Uragus est hérissé de poils du côté de la conque, et lorsqu'il est déprimé , il bouche l'ouverture du conduit auditif. En arrière et en bas , à l'oppositc du tragus, ttlVanti-ttagus, autre languette triangulaire, plus petite que le tragus, dont il u'est séparé que par une tfihancrurc arrondie, appelée echaucrure de la conque. En arrière et eu haut, la conque est limitée par Vanlhelix, repli curviligne qui commence au-dessus de l'anli-tragus, se porte eu haut et en avant, et se bifurque pour se terminer dans la rainure de l'hélix. L'espace qui existe entre les branches de celte bifurcation s'appelle fosse scaphoide ou fossette de l'authélix. L'hélix est le repli curviligne qui constitue le bord de l'Oreille; il commence dans la cavité de la conque qu'il divise en deux parties inégales, l'une supérieure plus étroite, l'autre inférieure plus large, se porte en grossissant en baut et en avant, n'étant d'abord séparé du tragus que par l'écbancrure de la conque , puis il s'élève, se recourbe en arrière, descend en bas pour former le bord postérieur de l'Oreille, et se termine en se continuant en bas avec l'an ibélix en avant, avec le lobule en arrière. La gouttière concentrique à l'hélix s'appelle rainure ou sillon de l'hélix. Le lobule est l'extrémité inférieure du pavillon dont sa mollesse le distingue.

La structure du pavillon de l'Oreille est cartilagineuse.

La peau qui recouvre l'auricule est remarquable par sa finesse et sa transparence. Le lobule n'en est qu'un repli et ne renferme pas de cartilage. On distingue, dans la peau qui recouvre la conque et la fossette de l'hélix, des follicules sébacés.

Des ligaments fixent ces différentes parties : les uns, dits extrinsèques, fixent l'auricule en avant et en arrière ; les autres, dits intrinsèques, maintiennent le cartilage du pavillon plissé sur lui-même.

Les muscles sont également divisés en extriuseques et intrinsèques. Les premiers sont:

1° Vauriculaire supérieur, appliqué sur l'aponévrose temporale ; il porte l'Oreille en haut et tend l'aponévrose épicranienne; 2° l'auriculaire antérieur, qui est placé au-devant de l'Oreille et la tire en haut et en avant; 3* Vauriculaire postérieur qui porte l'Oreille en dehors. Les muscles intrinsèques sont : i" le grand muscle de l'hélix, verticalement placé sur la partie antérieure de l'hélix au niveau du tragus ; 2" le petit muscle de l'hélix, couché sur la partie de l'hélix qui divise la conque en deux parties ; 3" le muscle du tragus, quadrilatère, placé sur la race externe du tragus, et dont les fibres sont verticales; 4" le muscle de ianti- tragus qui recouvre la face externe de l'anti-iragus et va se fixer par un tendon à la partie supérieure de l'extrémité caudale de l'hélix; 5" le muscle Ironsverse étendu en demi-cercle de la convexité de la conque à la saillie qui correspond à la rainure de l'hélix.

Le conduit auriculaire est un canal en parlie cartilagineux, en partie osseux , qui s'étend de la conque à la paroi externe de l'Oreille moyenne, c'est-à-dire à la membrane du tympan. Sa longueur est d'environ 2 centimètres 1/2; sa direction, transversale , avec une légère courbure dont la convexité est en haut; mais, à son niveau avec le pavillon de l'Oreille, il est un peu coudé à angle saillant en baut, et rentrant en bas. Son orifice externe, souvent garni de poils, occupe la partie antérieure et inférieure de la conque , derrière le tragus, qui lui sert d'opercule; l'orifice interne est circulaire, très obliquement coupé de haut en bas et de dehors en dedans, et bouché par la membrane du tjmpao. La portion la plus externe est cartilagineuse et fibreuse; elle forme la moitié du conduit; le tragus n'est qu'un appendice de celte portion cartilagineuse, qui occupe surtout la partie inférieure, tandis que ta supérieure est plutôt fibreuse. On appelle incisures de Santorini deux ou trois rentes ou divisions que présente celte portion cartilagineuse au voisinage du tragus. La portion la plus interne du conduit auditif est osseuse; elle manque chez le fœtus et l'enrant nouveau né, où elle est remplacée par l'anneau ou ccicle tympanal. La peau qui recouvre ce conduit est la continuation de celle de la conque; elle est remarquable : 1* par sa fiue*>e;

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* par le duvet ou les poils qui la tapissent suivant l'Age; 3" par les glandes sébacées, appelées cérutntneuses, dont les orifices, visibles à l'œil nu, donnent à la peau un aspect aréolaire. Ces glandules , situées au pourtour de la portion cartilagineuse et fibreuse du conduit, sécrètent l'humeur onctueuse, visqueuse, jaunâtre, nommée ci-

B. Oreille moyenne. Cette Oreille moyenne s'appelle aussi caisse du tympan. C'est une cavité intermédiaire au conduit auriculaire, que nous venons de voir, et à l'Oreille interne ou labyrinthe; elle est en communication avec l'extérieur au moyen de la trompe d Euslacbe, qui s'ouvre dans l'arrière-bouebe. Celle cavité occupe la partie antérieure de la base du rocher, au-dessus de la lame do conduit auditif, au-devant de l'apophyse mattolde, et Tait suite à la ponton osseuse de la trompe d'Eustache. La forme de cette caisse est aplatie transversalement. Sa paroi externe est formée par la membrane du tympan , cloison membraneuse circulaire, demi-transparente, sècbe comme du parchemin, vibratile, qui s'aperçoit au fond du conduit auditif. La direction de relie membrane est très oblique de haut en bas et de dehors en dedans. Sa face externe est libre ; l'interne adhère très fortement au marteau, premier des osselets de l'oule. Sa circonférence est encadrée, à la manière d'un verre de montre , dans une rainure circulaire que présente l'extrémité interne du conduit auditif. C'est immédiatement en dedans de l'encadrement de la membrane du tympan , au niveau de l'extrémité postérieure du diamètre horizontal de cette membrane, qu'existe un petit trou qui est l'orifice du canal par où passe le nerf appelé corde du tympan. On distingue a la membrane du tympan trois feuillets, malgré son peu d'épaisseur et sa transparence. Le feuillet externe est le prolongement de l'épiderme du conduit auditif; l'interne est muqueux et le prolongement de la muqueuse qui tapisse la cavité du tympan; le moyen est le feuillet propre: il parait de nature fibreuse, el donne à la membrane sa résistance. Celle membrane est parcourue par des ramifications vasculaires excessivement nombreuses et fines ; Sœmmering en a injecté les artères, et M. Cruveilbier a vu

cette membrane bleue par l'injection des veines jugulaires d'un fœtus. C'est le feuillet interne ou muqueux qui est le siège de celte vascularité.

La paroi interne de la caisse du tympan présente un grand nombre d'objets à considérer : 1* En haut, la fenêtre ovale , ayant son grand diamètre horizontal et un peu incliné en bas et en avant; elle établirait une communication entre la caisse du tym- 1 pan el le vestibule, si elle n'était remplie par la base de l'étrier, sur la forme de laquelle elle est moulée; c'est pourquoi elle s'appelle aussi ouverture veslibulaire du tympan. La fenêtre ovale est précédée par une fossette dont la profondeur est déterminée, en haut, par le relief de l'aquedur de Fallope, qui la circonscrit dans ce sens; en bas, par la saillie du promontoire; en arrière, par une languette osseuse qui va à la pyramide. 23 Au -dessous de la fenêtre ovale est le promontoire , éminence qui répond au premier tour de spirale du limaçon , el qui est sillonnée par un canal qui contient le nerf de Jacobson , anastomose entre le glossopharyngien et les filets mous provenant du nerf vidien et du grand sympathique. 3* Derrière la fenêtre ovale et au niveau do son diamètre transverse est une petite saillie plut ou moins proéminente, suivant les sujets, appelée pyramide, on y distingue un pertuis par où sort un cordon fibreux appelé muscle de l'étrier. 4" Audessous de la fenêtre ovale, en arrière du promontoire, se voit la fenêtre ronàe, qui occupe le fond d'une fossette infundibuliforme, dite fossette de la fenêtre ronde, dont le fond présente une lamelle en partie osseuse, en partie membraneuse, qui est le commencement de la cloison spirale du limaçon. Si cette fenéire ronde n'était pas fermée par une membrane appelée second tympan, elle communiquerait avec la rampe tympanique du limaçon ; c'est pourquoi elle a reçu le nom d'ouverture cochléaire du tympan. 5* Sous la pyramide, en arrière de la fenêtre ronde , se voit une fossette profonde percée de quelques trous; c'est la fossette sous-pyramidale. 6" Enfin, derrière la fenêtre ovale , uu peu au-dessus de son diamètre transverse , sous la saillie du canal de Fallope , se voit Vorifice interne du conduit du muscle interne du marteau.

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Voici ce qu'offre maintenant la circonférence de la caisse du tympan : 1° En baut se trouve Y arrière-cavité destinée à loger la tète du marteau , le corps et la branche postérieure de l'enclume; 2° en bas, une rigole; 3* en arriére et en haut , une large ouverture qui conduit dans les cellules mastoïdiennes, cavités excessivement multipliées, qui occupent toute l'étendue de la portion mastoïdienne du temporal; 4* en avant, un rétrécissement en entonnoir qui se continue avec la (rompe d'Eustache. Celle-ci est un canal recliligne, iufundibuliforme, aplati de dehors en dedans, de 5 centimètres de long, étendu de la caisse du tympan à la partie supérieure et latérale du pharynx, où il se termine par une extrémité libre, évasée, dirigée en dedans et en bas, et qui s'appelle orifice guttural ou pavillon de la trompe. Sa direction est oblique de dehors en dedans, d'arrière en avant, et de baut en bas. Il est constitué par une portion osseuse de 15 à 18 millimètres de longueur, qui part de la portion écailleuse du temporal, et d'une portion cartilagineuse et fibreuse, qui fait suite à la précédente. La membrane muqueuse qui tapisse cette trompe est fort mince. Cette même extrémité antérieure de la caisse du tympan présente encore deux ouvertures superposées , dont l'une, supérieure, est l'oriuce interne du conduit par lequel passe la corde du tympan, tandis que l'autre, inférieure, est une fissure oblique qui donne passage à un cordon fibreux appelé muscle antérieur du marteau.

La caisse du tympan est traversée de dehors en dedans par une chaînette osseuse , disposée d'une manière anguleuse, et constituée par quatre os articulés entre eux , et qui s'étendent de la membrane du tympan à la feuêtre ovale. Le premier de ces osselets ou le marteau est le plus antérieur : on lui dislingue uue lé te , qui est située dans t'arriére -cavité lympanique, au-dessus de Ja membrane du tympan; elle est ovoïde, lisse , excepte en arrière et eu bas, où elle est concave, pour s'articuler avec l'enclume. Au-dessous de la tète est le col, étranglé, légèrement contourné et aplati, qui sert de support aux deux apophyses. Le manche du marteau est vertical; il forme, avec la tête et le col, un angle très obtus, rentrant en dedans , et s'applique contre la face in-

J terne de la membrane du tympan. Le maileau présente encore deux apophyses : une courte et externe, un peu dirigée en dehors; l'autre longue, grêle, dite apophyse grêle de Raw, en forme d'épine, naissant de la partie antérieure du col, pénétrant dans la scissure de G laser, et donnant attache à un muscle ou cordon fibreux.

L'enclume a été justement comparée à une petite molaire ; son corps est contenu dans l'arrière-cavité lympanique, derrière le marteau, avec lequel il s'articule par une surrace concave : de ses deux branches, la supérieure, courte, épaisse, conoîde, horizontale , située sur le même plan que le corps , est aussi logée dans l'arrière-cavité lympanique; l'inférieure, plus longue, plus grêle, se porte verticalement en bas, parallèlement au manche du marteau; son extrémité inférieure est recourbée en crochet; son sommet présente une espèce de tubercule lenticulaire appelé os lenticulaire, qui a été considéré comme un os a part, mais qui parait une dépendance de l'enclume.

Uétrier est placé horizontalement au niveau du sommet de la branche inférieure de l'enclume ; il est étendu de celte branche a la renétre ovale. Sa tête présente une petite cavité articulaire pour recevoir le tubercule lenticulaire de l'enclume; sa base, dirigée en dedans , est une plaque mince, dont la configuration est adaptée à celle de la fenêtre ovale. De ces deux branches, l'antérieure est plus courte et moins courbe que la postérieure.

On admet généralement, avec Sœramermg, quatre muscles pour les osselets de l'ouïe : 1° le muscle interne du marteau ou tenseur du tympan, le seul peut-être que l'on puisse bien démontrer; 2° le muscle ou ligament antérieur du marteau ou muscle eitcrnc ; 3* le petit muscle externe; 4° le muscle de Tétrier.

Une membrane très mince, de Tordre des muqueuses , tapisse la caisse du tympan , forme une enveloppe aux osselets del'ouie et se prolonge dans les cellules mastoïdiennes.

C. Oreille interne ou labyrinthe. Celte partie essentielle de l'organe de l'ouïe est située en dehors de la caisse du tympan , et creusée dans l'épaisseur du rocher. Le labyrinthe est, pour ainsi dire, double; il est composé d'une portion membraneuse logée

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daoi une portion osseuse. Commençons par eelie-ei. Elle est constituée par le vestibule, tes canaux demi-circulaires et le limaçon. Le vestibule est une espèce de carrefour

i intermédiaire aux canaux demi-circulaires et au limaçon , qui sont comme des exlensioas de sa cavité. U se trouve dans Taxe du conduit auditif interne qui s'y porte immédiatement. On y trouve un grand

, nombre d'ouvertures, de grandes et de peufes; les premières sont: 1* la fenêtre

■ orale, que nous avons déjà signalée quand nous avon.« parlé du tympan dans lequel elle s'ouvre, et qui est bouchée par rétrier ; 2* ciuq orifices pour tes canaux derai-circu- Uires ; 3* l'orifice de la rampe vcsiibulaire du limaçon ; V au-dessous de la fenêtre ovale une ouverture oblongue qui va à la fenêtre ronde. Les petites ouvertures sont: 1° le permis de l'aqueduc du vestibule qui •'ouvre sur la paroi postérieure de celte cavité ; 2* des pertuis pour les vaisseaux; 3* des permis pour les nerfs. La cavité du vestibule est d'ailleurs irrégulièrement ovoïde et présente deux fossettes, une inférieure, béraisphérique.unesupérieure.sesni-ellipsoïde; Morgagni en désigne une troisième occupant l'embouchure commune aux deux canaux demi-circulaires réunis.

Les canaux demi - circulaires sont au nombre de trois, et sont comme trois cylindres recourbés en demi-cercles réguliers, égaux en diamètre ; ils sont situés dans la base du rocher , en arrière du vestibule dans lequel ils s'ouvrent par cinq orifices. Deux «ont verticaux et un horizontal. Le vertical supérieur, qui décrit les deux tiers d'un cercle, occupe la partie la plus élevée du labyrinthe, en dehors du vestibule ; sa convexité est dirigée en haut; la branche antérieure et externe se dilate en ampoule pour s'ouvrir isolément à la partie supérieure et interne du vestibule ; la branche postérieure et interne s'unit à la branche correspondante du canal vertical inférieur, pour former un canal commun qui s'ouvre «os se dilater dans le vestibule. Le canal

.vertical inférieur est perpendiculaire au

' précédent, parallèle à la face postérieure du rocher, et s'ouvre en dedans et en haut du vestibule par le canal commun que nous venons de désigner; il se porte en arrière , se recourbe et vient s'ouvrir, après s'être

dilaté en impoule, à 2 millimètres de son point de départ, après avoir décrit un cercle presque entier à convexité postérieure. Le canal horizontal , le plus petit des trois, est situé entre les deux autres , en dehors du précédent , en arrière et au-dessous du premier; il commence dans le vestibule entro la fenêtre ovale qui est au-dessous et l'orifice externe du canal vertical supérieur , se dilate en ampoule, puis décrit un demicercle horizontal dont la convexité est en dehors et vient s'ouvrir sur la paroi inférieure du vestibule entre l'orifice commun des deux canaux verticaux et l'orifice propre ou inférieur du canal vertical inférieur.

Le limaçon , ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec la coquille de l'animal de ce nom , est une cavité conolde qui décrit deux tours et demi en spirale, et qui est divisée en deux demi-cavités ou rampes, par une cloison étendue de la base au sommet. Il est situé en dedans et en avant de la caisse du tympan. Sa base porte sur le fond du conduit auditif interne. On y distingue la lame des contours, la lame spirale, l'axe ou columelle, deux rampes et un aqueduc. La lame des contours forme la paroi ou coquille du limaçon. Le canal spiroTde du limaçon est divisé, suivant sa longueur, en deux cavités secondaires appelées rampes, par une cloison dite lame spirale. Cette lame part de la base du limaçon et de la fenêtre ronde , se contourne autour de l'axe du limaçon et se continue jusqu'au sommet; elle appuie, par son bord interne , sur l'axe du limaçon ; par son bord externe, elle adhère aux parois de la lame des contours. Celte lame spirale est composée de deux portions : une osseuse , qui domine dans le premier tour et cesse au commencement du troisième , où elle se termine par une espèce de bec ou crochet ; et une membraneuse qui complète la cloison dont elle forme la paroi externe , et reste seule pour former le troisième tour. L'axe ou columelle est un noyau osseux qui part de la partie postérieure du fond du conduit auditif interne , se dirige en dehors et s'élève , par trois étages successifs , jusqu'au sommet de la voûte du limaçon ; épais à son point de départ, et constitué , à son extrémité , par une lamelle appelée infundibulum, dont lé vasement répond à la coupole

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du limaçon. La base de la cotumelle est percée de trou» par lesquels pénètre une branche du nerr auditif. Des deux rampes, l'une est externe, supérieure ou vestîbulaire ; elle part en effet du vestibule , et est la plus ample; l'autre est interne, tympanique , et part de la fenêtre ronde où elle est bouchée par le second tympan. Les deux rampes communiquent ensemble un peu au-dessous du sommet. L'aqueduc du limaçon s'ouvre , d'une part , dans la rampe tympanique du limaçon près de la fenêtre ronde , et , d'autre part , au bord inférieur du roeber, i côté de la fosse jugulaire. C'est un canal vasculaire.

Le labyrinthe membraneux est, pour ainsi dire, inclus dans le labyrinthe osseux, mais il ne l'occupe pas tout entier et ne se prolonge pas dans le limaçon. Il se compose de canaux demi-circulaires et d'un sac vestibulaire. Beaucoup moins ample que la portion osseuse , il flotte , pour ainsi dire, dans cette dernière , et en est séparé par une humeur limpide , connue sous le nom dVtumeur de Cotugno. Dans l'intérieur du labyrinthe membraneux eiiste un autre liquide, appelé /mineur de Scarpa, du nom de celui qui l'a découvert, et que M. dè Blainville compare a l'humeur vitrée ; c'est pourquoi il l'appelle vttrina auditive. Les canaux demicirculaires membraneux ont la même configuration que les canaux demi-circulaires osseux, et présentent aussi cinq ouvertures; quanti la membrane du vestibule , elle se compose d'une partie nommée utricule , confluent des canaux demi-circulaires , et d'une autre nommée saccule, qui occupe la fossette hémisphérique du vestibule; ce saccule communiquerait avec t'utricule, suivant certains anatomistes , et ne communiquerait pas, suivant Soemmering.

Outre ce labyrinthe membraneux , la face interne du labyrinthe osseux est revêtue d'une membrane périodique qui lui est adhérente.

D'après M. Breschet , il y aurait dans le ■accule et l'utricule une espèce de poussière, sous forme de tache blanche , l'analogue des pierres labyrinthiques des Poissons.

Le système nerveux de l'appareil acoustique est formé par la portion molle de la septième paire, qui naît de la paroi antérieure du quatrième ventricule , et qui, ar-

rivée au fond du conduit auditif interne, s'y dirise en deux branches: l'une antérieure, plus considérable, est destinée au limaçon ; elle se contourne en pas de vis et pénètreà travers les trous de la lame criblée, dans les deux rampes, par des filets, dont les premiers sont plus longs et les derniers plus courts. La branche postérieure ou vestibulaire se divise en trois rameaux , dont le plus considérable se rend i l'utricule et aux ampoules des canaux membraneux vertical supérieur et horizontal , le moyen au saccule et le plus petit i l'ampoule du canal vertical inférieur.

Tel est l'appareil auditif de l'Homme; il est incontestablement le mieux organisé de toute la série animale pour la perception des modulations les plus variées des sons. Mais nous verrons certaines parties remporter chex certains animaux par leur développement sur les parties correspondantes de l'Homme. Ainsi , l'Oreille externe sera plus mobile et plus ample , ou la caisse du tympan sera plus grande et les muscles des osselets de l'ouïe plus prononcés ; ou bien certaines parties du labyrinthe seront plus développées et les nerfs auditifs auront plus de volume par rapport au cerveau. Mais l'appareil auditif de l'Homme reste le plus parfait pour la perception musicale des sons.

1* De VOreille chex les Mammifères. Ici toutes les parties qui constituent l'ouïe sont i leur plus haut degré de développement, excepté la conque auditive qui semble disparaître dans un certain nombre d'espèces. Nous verrons aussi cet appareil passer, d'un genre a l'autre, par une série de dégradations qui le rapprocheront de celui des classes inférieures , soit que l'Oreille externe arrive à manquer, soit que le nombre des osselets de l'ouïe diminue, soit par suite de quelque autre particularité.

Dans cette revue de l'appareil auditif dans les différentes classes d'animaux , nous commencerons toujours par signaler les parlies fondamentales , parce que ce sont elles que nous retrouverons toujours.

En général, le labyrinthe est presque toujours entouré d'une masse osseuse très dure chez les Mammifères ; et cette masse acquiert une dureté pierreuse chez les Dauphins et les Baleines.

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