VENTRALES ABDOMINALES
o"'. Des dents canines.
Mâchoire inférieure formant pointe en avant du museau ; les deux dorsales très séparées. G. Spkyrène.
E"'. Des dents en velours.
Museau bombé; des filets libres sous les pectorales. G. Polynème.
Tels sont les principaux caractères que M. Valenciennes donne aux quarante quatre genres qu'il a récemment établis dans
la famille des Percoldes. 11 est à regretter que cet excellent ichthyologiste, dans le tableau que nous venons de donner textuelle- - • ment, ait un peu négligé la marche comparative, que je crois être l'essence même de la méthode analytique. Du reste, ce tableau n'en est pas moins ce que nous possédons de meilleur sur cette matière.
Nous ferons remarquer que tous les Poissous qui composent cette nombreuse famille sont plus ou moins estimés pour la table, quoique leur cbair contienne beaucoup d'arrêtés.
Lors de la publication des premiers volumes de ce Dictionnaire, les idées de M. Valenciennes sur les genres de la famille des Percoldes, n'étaient pas encore publiées, de manière que l'on a dû omettre , pour les reporter dans cet article, les genres ou sous» genres Diploprion , Etelis , Gryste et Doute. Nous allons donc les décrire, aujourd'hui que le savant ichthyologiste qui nous sert de guide les considère comme des genres distincts.
DIPLOPRION. Diploprion, Kuhl. Ce genre a beaucoup d'analogie avec celui des Enoploses, mais la tête est beaucoup plus grande; le tronc s'abaisse davantage à l'arrière. Les nageoires dorsales et anales, quoique élevées, ne sont pas prolongées en pointe. L'armure de la tête, très compliquée, a trois fortes épines à l'opercule, et des dentelures à toutes les autres pièces operculaires. Les dents sont en velours aux deux mâchoires : il y en a deux petiu groupes au devant du vomer, et un de fort petites à chaque palatin.
On n'en connaît qu'une seule espèce, qui se pèche sur les côtes de Java : c'est le Diploprion bifasciatumdt Kuhl et Van Hassclt. Ils lui ont imposé le nom générique de Diploprion, à cause de la double dentelure de son préopercule. Ce Poisson a le corps et la tête très comprimés; la mâchoire supérieure assez protraclile; deux petites arêtes longitudinales et mousses entre les yeux. Sa première dorsale, arrondie, finit i la base do la seconde; elle a huit rayons, dont le premier, le septième et surtout le huitième, sont les plus courts ; le troisième et le quatrième sont les plus longs. La seconde dorsale, un peu plus élevée que la première, a quinze rayons tous mous; l'anale, un peu
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moins haute, a deux épine* très courtes et doute rayons mous; la caudale, un peu arrondie ou bout, a dix-sept rayons; les pectorales sont d'une grandeur médiocre, arrondies, composées de seixe ou dix -sept rayons; les ventrales sont exactement pla-
• cées sous les pectorales, eise prolongent en . pointes jusqu'au-delà de l'anus; leur épine , est plus de moitié plus courte que leur pre-
mier rayon mou.
;• Le Diploprion bifascié atteint environ 15 à 1 6 centim. de longueur. Le fond de sa cou- . leur est d'un beau jaune légèrement teinté t de roussi ire; une large bande noire descend de la nuque à l'œil, et se prolonge sur la joue; une seconde, parfois plus large, coupe le milieu du corps depuis la moitié postérieure de la première dorsale jusqu'à l'anus; la première dorsale est brunâtre ou noirâtre , avec le bord plus foncé, surtout en arrière. Les autres nageoires sont jaunâtres, avec une teinte de gris sur les ventrales seulement.
ÉTÉLIS. EUlis, Valenc. Ce genre réunit, aux caractères des Perches proprement dites, une rangée extérieure de dents en crochets coniques et pointus. Ce caractère le rapproche du genre Sandre, mais il en diffère par ses palatins, qui n'ont que des dents en velours, sans apparence de crochets, et par les opercules qui , au lieu d'être entiers se terminent par deux épines.
On ne connaît qu'un seul Poisson de ce genre, qui se trouve près des Iles Mahées, faisant partie de l'archipel des Seicbelles. M. Valenciennes lui a imposé le nom d'£- Ulis carbuncului ; * c'est, dit-il , un superbe
• Poisson, d'une couleur étincelante de rubis, relevée de lignes longitudinales dorées. • L'iris de l'œil forme un beau et large cercle de couleur d'or, se détachant sur le rouge brillant du corps. L'individu décrit par M. Valenciennes avait 30 centim. de longueur.
La forme de l'Étélis est un peu plus allongée et plus comprimée que celle de la Perche; l'œil est fort grand; le dessus du crâne , un peu concave entre les yeux, a la surface relevée de chaque coté par des ramifications saillantes, qui y représentent comme des arbres; la bouche est fendue jusque sous le tiers inférieur de l'œil : la mâchoire inférieure, très peu extensible,
avance plus que la supérieure. La nageoire pectorale est pointue, composée de seue rayons, dont le cinquième est le plus long; la ventrale, placée sous la pectorale , a too épine de force médiocre. La première dorsale, commençant un peu plus en arrière que la base de la pectorale, a neuf épines de force médiocre, dont la première trois fois plus courte que les deux suivantes, qui sont les plus longues; la seconde dorsales une épine et onxe rayons mous, dont le premier seul n'est pas branebu. L'anale, qui répond à la seconde dorsale, a trois épines, dont la première très courte, et huit rayons mous. La caudale est fourchue et a dix-sept rayons entiers.
GRYSTE ou GROWLER. Grystet, Valeoe.
Ces Poissons ne diffèrent des CentroprMci qu'en ce que leur préopercule manque ab*olumentde dentelures. Leurs noms deGrjste etdeGrowler signiûent Grogneur, probablement parce qu'ils font entendre un ceruio bruit quand on les prend, mais on n'a aucun renseignement positif sur ce fait, qui, du reste, a été observé chez d'autres Poissons, tels que les Sciènes et lesTrigtes. On en connaît deux espèces, savoir :
Le Growlkr salhoIob, Grystes talmcnd-* Valenc. , Labnu salmoides Lacép. , Ckhla variabilis Lesueur , Perça tnuta Rose, est très commun dans les rivières de la Caroline, où il atteint jusqu'à 65 centim. de longueur. Il y est connu par les babiunu sous le nom de Trout (Truite), et sa chair, ferme et d'une saveur agréable, j est tm estimée. On le pêche avec des hameçons, que l'ou amorce avec un morceau de Cyprin.
Ce Poisson affecte à peu près la forme d'un Serran. Sa mâchoire inférieure e»t uu peu plus longue que l'autre, et a quatre «u cinq pores sous chacune de ses branche*. De larges bandes de dents en velours les garnissent toutes les deux, ainsi que le devant de ses palatins et de son vomer. Le bord de son préopercule est entier, mais le préopercule osseux se termine par deux pointes peu aiguës, dont la supérieure plus courte. l'«e singularité au point de vue des créateur» d'espèces, est que sa membrane branrbiate a tantôt six, tantôt sept rayoos, caractère suffisant pour créer, non pas deux espèces, mais même deux genres, selon nos classifi-
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ca leurs nouveaux. La nageoire dorsale commence vert le milieu des pectorales, et ses épines sont faibles : la plus haute est la quatrième, et il existe une échancrure prononcée entre la pénultième et la dernière. L'anale ne commence que sous la partie molle; la caudale se termine un peu en croissant ; les pectorales et les ventrales sont petites ou médiocres.
La couleur générale du Growler est d'un brun rerdatre foncé , avec une tache d'un noir bleuâtre à la pointe de l'opercule. Les jeunes sont d'un vert plus pâle et ont sur chaque flanc vingt-cinq à trente lignes Iongitudinales et parallèles, brunes. Ce Poisson parait se nourrir principalement d'Insectes.
Le GaowLca de la tivitas Macqtja»ii, Grystes Macquariensis Valenc. , se rapproche plus que le précédent des formes générales de notre Perche commune. Il diffère du Growler quant aux caractères essentiels, par ses écailles plus petites, ses épines dorsales et anales beaucoup plus fortes. La partie épineuse de sa dorsale est séparée de la partie molle par une échancrure bien marquée; la joue est un peu renflée. Le préopercule et le sous-orbitaire n'ont aucune trace de dentelure , et l'opercule osseux n'a qu'une petite épine pointue. Le premier aiguillon de la dorsale est très petit et les autres très forts; la partie molle est plus élevée, plus courte et arrondie; la caudale est carrée et a ses angles arrondis.
Si l'on en peut juger par les individus conservés dans une liqueur préservative, ce Poisson doit être d'un gris violâtre, plus pale en dessous, parsemé de taches nuageuses, noirâtres, irrégulières et d'une grandeur médiocre. Celui que M. Valenciennes a décrit avait 27 centim. de longueur.
DOULE. Dules, Yalene. Ce genre offre les mêmes caractères que les Centropristes, mais ils n'ont que six rayons à ta membrane des branchies. On en connaît plusieurs espèces, savoir :
a. Opercule à trois pointes; dorsale non échouer éc.
Le Dot' le coco eh , Dules auriga Valenc. Les individus que l'on a étudiés venaient du Brésil, et ne dépassaient pas 16 à 22 centim. de longueur. Us ont la plus grande
analogie avec le Centropriste noir, mais les yeux sont plus grands et plus rapprochés ; le crâne et le museau sont dépourvus d'écailles; l'opercule osseux a trois pointes, dont celle du milieu est la plus forte et la plus aiguë ; aux deux mâchoires, au devant du vomer et aux palatins, les dents sont en velours sur de larges bandes; au rang externe, âla mâchoire supérieure, elles sont plus fortes, mais néanmoins égales. Les deux premières épines dorsales sont petites, mais la troisième se prolonge en une soie qui égale la longueur de la moitié du corps, et que l'on a comparée à un fouet, d'où est venu à cet animal le nom de Cocher; les sept suivantes sont égales entre elles. La caudale est coupée carrément; les ventrales sont un peu plus en arrière que les pectorales, sans les dépasser.
Ce Poisson parait devoir être d'un gris jaunâtre , avec une tache brunâtre sur la plupart des écailles du dos et des cotés du thorax. Le ventre est jaunâtre, sans tache, avec une bande brune ou noirâtre en avant et en arrière, qui monte verticalement jusque près de la ligne dorsale; la dorsale et l'anale ont des bandes obliques, nuageuses, brunâtres ; les pectorales et la caudale paraissent devoir être jaunes, et les ventrales sont teintes de noirâtre.
Le Doc lu a veirras; JAuirt , Dules flaviventris Valenc, apporté de la même mer, n'est peut-être, ainsi que le soupçonne M. Valenciennes, que la femelle de l'espèce précédente. Ses épines dorsales ne se prolongent pas. Le corps est brun , avec un large espace |aune sous le ventre, et deux taches rondes, noires, de chaque coté de la base de la caudale. La dorsale et l'anale sont marbrées de bandes et de taches noires; les pectorales sont rougeâtres.
b. Opercule à deux pointes; dorsale échancrée.
Le Doulb a qoedk HOBARKB, Dules tenturus Valent., se trouve â Java , et les individus connus ne dépassent pas 15 centim. de longueur. Le chanfrein est légèrement concave ; les pointes de l'opercule sont aiguCs , et surtout l'inférieure; on trouve à chaque mâchoire, i chaque palatin et au chevron du vomer des bandes étroites de dents en velours, mais rudes. Les deux par-
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ties de la dorsale sont séparées par une écbancrure assex profonde. Les rayons de U première, au nombre de neuf, sont médiocres, le premier très court, le quatrième et le cinquième les plus élevés. Le dixième, qui recommence la seconde partie, n'a que moitié de la hauteur du rayon mou qui le suit. Du reste, la partie molle est aussi haute et aussi longue que la partie épineuse. L'anale a sa deuxième épine plus forte et un peu plus courte que la troisième; la caudale est fourchue jusqu'à la moitié de sa longueur.
Ce joli Poisson a le dos d'un bleu d'acier, les flancs et le ventre d'un rose argenté, se fondant avec le bleu du dos ; la dorsale est grise, à partie molle bordée de noirâtre. La pectorale, la ventrale et l'anale sont d'un gris blanchâtre, sans tacbes; la caudale, également blanchâtre, a sur chaque lobe deux larges bandes obliques, brunes ou noirâtres.
Le Douls bordé , Dules marginalus Valenc. Existe à Java , et , comme le précédent, ressemble assex à une Perche. La longueur des individus connus est de 2 centim. La dorsale est très échancrée, sa partie épineuse plus haute dans le milieu; l'œil est grand; la mâchoire inférieure plus longue, la caudale fourchue; deux pointes à l'opercule, et la dentelure du préopercule si fine, qu'on la voit à peine à l'œil nu. L'épine de la partie molle de la dorsale, qui est la dixième de la nageoire, est aussi haute que les rayons qui la suivent; la deuxième épine de l'anale est plus forte, mais un peu plus courte que la troisième.
Quant aux couleurs, ce Poisson est argenté, teinté de gris sur le dos; ses nageoires sont d'un gris jaunâtre, avec une teinte noirâtre sur la caudale et la partie épineuse de la dorsale; la partie molle de la dorsale et de la caudale est liserée de noir, et la dorsale a une tache noire à l'angle antérieur de sa partie molle.
Le Doc le a qckcb bâtée, Dules caudivittatui Valenc. , Hoi.ocertre qvevr bâtée, Lacép.; le Gros- OEU , Commers., est plus petit que notre Perche de France. Il ressemble beaucoup au précédent, mais le nombre de ses rayons mous, à la dorsale, s'élève à quatorze, et on ne voit point de tache au sommet de la partie molle de sa
dorsale; il n'y a pas tant de différence entre sa neuvième et sa dixième épine. A l'état frais, le dos est d'un brun bleuâtre, et les flancs et le ventre sont d'un blanc d'argent. Il est commun à l'Ile-de-France.
Le Doclr brun , Dules /ujcuî Valenc, a été apporté de l'Ile Bourbon par Lesehenault. Il a beaucoup de ressemblance avec les précédents , mais il est plus court et plu* épais. Ses épines dorsales sont un peu moins élevées , et il n'a que onze rayons mous, fl est brun, à reflets argentés sur le ventre; la dorsale est brune; la caudale aussi, mai^ on voit quelques lignes longitudinales noires entre ses rayons mitoyens. Le long de la base de son anale sont des taches noires, une entre chaque rayon; ses pectorales et ses ventrales sont d'un gris brun. Cenx que l'on conserve au Muséum n'ont que 1 ceotim. de longueur.
Le Don le de boche , Dules rupestris Valenc, Centropomus rupestris Lacép.; I« Poisson de rocte, Commers., est une espèce d'eau douce, qui se trouve dans la ravine du Gol , à 111e Bourbon , et dans quelques parties de l'Ile -de- France. Il pèse jusqu'à 1 kilogr., atteint 40 ceniim. de longueur, et a, selon Commersoa, les formes générales d'une Carpe. Le Troni descend sans convexité; la bouche est médiocrement fendue, et la mâchoire inférieure avance oo peu plus que l'autre. Les deux mâchoires, le chevron du vomer, les palatins et même les ptérygoïdiens sont garnis de dents en velours fin et ras ; les bords du préopercule sont très finement dentelés; la parue osseuse de l'opercule se termine par deux pointes assez fortes; la membrane branchiale est à six rayons ; les nageoires pectorales sont petites, et la dorsale commence sur leur milieu ; tes quatrième et cinquième épines sont les plus longues; la dixième se relève plus que la neuvième, et le rayon mou dépasse de moitié la dixième épiae. L'anale commence sous la neuvième dorsale ; elle a trois fortes épines, que le rayon mou dépasse aussi de moitié; la caudale est presque carrée ou légèrement en croissant; les ventrales naissent sous le milieu des pectorales et sent plus longues et plus épai>ses qu'elles : leur épine est assex forte, mais de moitié plus courte que le premier rayon mou.
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Ce Poisson est argenté, teint de brunâtre tur le dos, avec une tache pointillée de brun foncé au bout de chaque écaille. Ces taches «ont réunie» par des lignes de points plus ou moins régulières sur diverses parties. La dorsale a sa partie molle brune, et blanchâtre à sa base; l'anale est blanchâtre, pointillée de brun; la caudale est presque entièrement pointillée, ce qui la fait paraître brune, arec ses angles blanchâtres; les pectorales sont grises et les ventrales blanchâtres. On croit que ce Poisson se nourrit de Crustacés. (Borr.)
PERÇOIR oo FORÊT, coll. — Noms Vulgaires du Murex stigtllatum.
'PERCOPHIS. Percophis, Valenc. ( w/pto;, noirfttre; ô?c$, serpent), roiss.— Genre de Poissons osseux de Tordre des Acanthoptérygiens et de la famille des Percoïdes. On peut assigner à ce genre les caractères suivants: Nageoires ventrales jugulaires, c'està-dire placées en avant des pectorales ; des dents canines mêlées aux autres; mâchoire inférieure pointue; dorsale unique et longue; corps allongé, cylindrique, anguilliforme , près de douze fois plus long qu'épais.
Le Pmcorois nu BaistL , Percophis Brasilianus Valenciennes, percophis Faire Quoy et Gaimard, a quelque analogie avec les Sphyrènes, mais il en diffère essentiellement par ses nageoires ventrales qui ne sont pas placées en arrière des pectorales, mais en avant, et par la longueur de sa dorsale et de son anale. Sa tète est déprimée et fait presque le quart de sa longueur totale; les deux mâchoires sont un peu pointues, et l'inférieure dépasse 1 autre; la supérieure a de chaque côté, en avant, cinq fortes dents crochues et très pointues, outre ses dents en velours; les palatins ont également des de ois en velours; la bouche est fendue jusque sous les jeux; l'opercule osseux se termine en pointe plate. La nageoire pectorale est obtuse; la ventrale, un peu plus courte, est pointue ; la première dorsale est assez courte, et ses premiers rayons sont aussi longs que le corps est épais, a pointes trop faibles pour piquer; la seconde dorsale se continue jusque près de la caudale, et l'aaale est beaucoup plus longue encore; la caudale parait avoir été carrée. Ce Percophis , long de 1 3 pouces chez l'individu décrit, est d'un gris brun foncé en dessus, et d'un gris argenté en dessous. Ce
I Poisson, aussi curieux que rare, a été trouvé près de Rio- Janeiro. (Boit.)
PERCOSIA (iripxoç, noirâtre), m. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques , et de la tribu des Féroniens, créé par Zimmermann, dans sa monographie du genre Amara des auteurs. L'espèce type, la P. robusta Zim. (Amarasicula DeJ.), est, ainsi que l'indique le dernier nom , propre à la Sicile. (C.)
•PERÇUS (ir/pxoç, noirâtre), uis. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, delà famille des Carabiques, de la tribu des Féroniens, établi par Bonelli (Observations I enlomologiqws, tableau). Dejean (Spécies général des Coléoptères t t. III, p. 97) n'a adopté ce genre que comme division dans le grand genre Feronia. Voy» ce mot. (C.)
PERCfJSARlA , Bonnemais. ( in Journ.
phys., XC1V, 178). bot. ca. — Syn. de Scyloncma, Ag.
•PERDICINÉES. Perdicinœ. ois.— Sousfamille de Tordre des Gallinacés et de la famille des Tétraonidées, composé en grande partie des éléments du genre Tétras de Linné et des espèces comprises dans le genre Perdrix de la plupart des ornithologistes; les Perdicinées empruntent donc leurs caractères généraux k ce dernier. Les auteurs ne sont pas d'accord sur l'étendue de celte sousfamille ; les uns, comme Ch. Bonaparte, y comprennent non seulement les Perdrix, mais aussi les Gelinottes, les Tétras et les Lagopèdes ; les autres, comme G.-R. Gray, n'y font entrer que les Perdrix proprement dites, et les genres Rhizothero, PtUopachus, Jthaginis, Lerwa, Pternistis, Francolinus, Caccabis, Alectoris, Arborophila, Colurnix, Rollulus, Odontophorus, Ortyx, Lophortyx, Callipepla, formés à leurs dépens. (Z. G.)
PERDICIUlf. bot. pb. — Genre de la famille des Composées Labiatiflores, tribu des âfutisiacées, établi par Lagasca (Arnam. nat., I, 39). Herbes du Cap. Voy. composées.
PERDIX. ois. — Nom latin du genre Perdrix.
PERDREAU, ois. — Noms des jeunes Perdrix qui n'ont point atteint leur première mue.
PERDRIX. Perdix. ou. — Le grand genre Tétras du Systema natures , genre dont la caractéristique si large , Supercilia nuda papillota, avait pu autoriser son fon-
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dateur et tous les ornithologistes qui , après lui , l'ont adopté, a y faire entrer indistinctement toutes les espèces de Gallinacés cbei lesquelles un espace nu ou mamelonné occupe le dessus de l'œil, en forme de sourcil, a été converti par les méthodistes modernes en une famille, dans laquelle on a introduit plusieurs coupes ou sous- familles, susceptibles elles-mêmes de pouvoir être divisées en un plus ou moins grand nombre de genres. Au nombre des sous familles tirées des Tétras de Linné, est celle qui comprend les Perdrii auiquclles on donne pour caractères généraui : un bec médiocre, convexe , robuste ; des ailes concaves; une queue très courte, arrondie, comme étagée; des tarses complètement nus , munis ou dépourvus d'ergots. Ces Oiseaui , que la plupart des auteurs avaient jusqu'ici distingués seulement en Perdrix proprement di/es, en Francolins , en Colins et en Cailles (distinction que nous adoptons préalablement, afin de mettre moins de confusion dans l'histoire que nous avons à en faire), ont fourni à quelques ornithologistes contemporains les éléments de seize genres différents , que nous citerons plus bas.
L'histoire naturelle des Perdrix raorac- ■ett dites , qui doit surtout nous occuper, et surtout des Perdrix d'Europe, a été faite généralement avec assex de négligence; et pourtant, s'il est des espèces dont les moeurs , les habitudes, etc., doivent être bien connues, ce sont, sans contredit, celles qui vivent , en quelque sorte , à nos côtés, dont nous faisons le but de nos chasses Journalières. L'on pourrait même dire que quelques erreurs , légères à la vérité , se sont glissées dans les ouvrages des naturalistes qui ont fait mention de ces Oiseaux, et que certains d'entre ceux-ci ne sont pas mieux connus, de nos jours, que du temps d'Aristote. Ainsi, par exemple, l'histoire naturelle des Perdrix rouges, et principalement de la Bartavelle, n'a pas fait un pas de plus. A la rigueur, pour être juste, il faudrait même reconnaître qu'elle est dans beaucoup de livres qui se sont produits depuis , moins complète que dans l'ouvrage du philosophe de Stagyre. Il est surprenant de voir que la plupart des faits qu'Aristote a consignés dans l'histoire des Oiseaux dont il est question, n'aient le plus souvent trouvé
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que des incrédules et jamais un conludicleur de bonne foi , qui, opposant aux faits émis par lui, des faits mieux observés et rigoureusement discutés, fit rejeter uns appel ce que l'on s'accordait à considérer comme inexact et fabuleux. Le collaborateur de* Bu (Ton est peut-être le seul qui ait essayé de démontrer qu'Aristote, tout en exagén i quelquefois , n'avait rien émis qui fût lots lement en désaccord avec les mœurs et \t naturel des Perdrix; mais, d'un autre roté, il s'est lui-même trop souvent contenté d'accepter , sans contrôle, tout ce qu'on avait dit de ces Oiseaux, par conséquent le vrai elle faux. Guéneau de Hontbeillard, en effet, n'a pas toujours été heureux au point de M recueillir que des faits bien observés.
Les Perdrix ont une physionomie particulière que tout le monde connaît. Lear corps arrondi , leurs jambes courtes, leur tête petite, leur queue courte et pendante, les distinguent généralement des autres Gallinacés. Les Peintades ont cependant avec elles de grandes analogies sous le rapport de la forme et un peu sous celui des mœurs. Toutes ont des habitudes terrestres ; cependant, en parlant plus particulièrement des Francolins et des Colins, nous verrons que certaines espèces, parmi ceux-ci, se perchent assez souvent sur les arbres, fait qu'on n'observe que très accidentellement cbex quelques unes des Perdrix proprement dites.
En général, très multipliées relativement i la destruction considérable qu'on en tait tous les jours, les Perdrix vivent une grande partie de l'année en familles. Les unes, comme les Perdrix rouges, aiment les lient accidentés, les petits coteaux coupés de gorges de vallées, et couverts de bruyères , de bob taillis, de vignes; les autres, comme les Bartavelles , ne se plaisent que sur les lient élevés , arides et rocailleux , sur les hautes montagnes, ne descendent dans les plaines et dans les basses régions qu'au moment de la reproduction ou pendant l'hiver, lorsque les neiges, couvrant le sommet des montagnes, leur enlèvent tout moyen de subsistance ; enfin il en est qui ne fréquentent jamais, comme les Perdrix grises, que les pays plats. Mais toutes ont cela de particulier qu'elles se cantonnent , c'est-à-dire qu'il y a tel lieu , telle étendue de terrain qu'elles n'abandonnent que fort rarement , et dans
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lequel elles reviennent constamment, lorsqu'elles s'en sont éloignées par cas fortuit. Ces cantons sont ceux où elles sont nées, ou bien encore ceux qui leur offrent les conditions d'existence les plus favorables.
C'est par suite de l'habitude qu'elles se font de vivre dans tels ou tels lieux d'où elles ne s'écarlentque très accidentellement, que les Perdrix ont ce qu'en terme de chasse on nomme des remises, c'est-à-dire des • points vers lesquels, lorsqu'on les poursuit, elles se rendent avec une constance remarquable. Il suffit, lorsqu'elles s'élèvent, de constater la direction qu'elles prennent pour être à peu près assuré qu'on va les retrouver vers tel autre point du canton qu'elles fréquentent. Pourtant , lorsqu'elles sont pressées trop vigoureusement, elles s'égarent dans des contrées qui leur sont inconnues.
La marche ou la course sont les moyens que les Perdrix mettent ordinairement en usage pour se transporter d'un endroit dans un autre. Elles n'emploient le vol que pour franchir des distances assez grandes et lorsque la nécessité l'exige. Leur allure, grave comme celle de tous les Gallinacés , lorsque rien ne les inquiète , devient légère et gracieuse lorsqu'elles sont forcées de précipiter le pas. Tantôt elles relèvent la tête avec fierté, tantôt elles l'abaissent de manière à la mettre, avec le corps, dans un plan tout à fait horizontal ; d'autres fois leur marche est pour ainsi dire rampante : c'est surtout lorsqu elles sont chassées qu'elles agissent delà sorte. Alors on les voit dans les sentiers battus qu'elles parcourent de préférence, dans les terres labourées dont elles suivent les sillons, dans les champs de chaume, piétiner avec une vélocité eitraordinaire. Elles courent en rasant la terre, s'arrêtent pour épier tous les mouvements de l'objet qui cause ieur effroi, puis courent encore, et ne se décident enfin a prendre leur essor qu'alors que le danger est imminent. Hais si les Perdrix croient devoir éviter par la fuite l'approche de l'homme , leur instinct semble , au contraire, leur commander, lorsqu'elles aperçoivent un Oiseau de proie, de se mettre en évidence le moins possible. Alors elles se condamnent à une inaction complète , se blottissent sous une touffe d'herbe , contre une pierre, dans une broussaille, ne reprennent confiance et ne se montrent qu'après
que l'Oiseau de proie, qu'elles suivent continuellement de l'œil , s'est éloigné d'elles. Il arrive cependant que celui-ci fond sur celles qui ne se sont point assez tôt dérobées à sa vue. Dans cette circonstance , celle qui est directement menacée prend son essor pour se précipiter dans une touffe d'arbres ou dans le buisson le plus voisin; mais cette retraite, qui est pour elle un lieu sûr , qui la soustrait aux serres du Faucon , la livre aux mains de l'homme, si celui-ci , témoin de sa fuite précipitée, se porte vers le lieu où elle s'est réfugiée. Sa frayeur est telle, que tous les moyens que l'on pourrait em- ; ployer afin de la déterminer à partir seraient à inutiles. Elle demeure comme stupéfaite au milieu des broussailles qui lui servent d'asile, et se laisse prendre sans Taire la moindre résistance. Nous avons été témoin de plusieurs faits de ce genre : nous avons vu des Perdrix grises et des Perdrix rouges poursuivies par des Oiseaux de proie se laisser brûler dans des bouquets de ronces où elles s'étaient retirées, plutôt que d'en sortir. Une fois nous avons pu constater qu'un individu de celte dernière espèce, que l'on venait d'arracher aux serres d'un Faucon , et qui n'avait ni contusion ni profonde blessure , était incapable de faire le moindre mouvement. Son œil était grandement ouvert, sa respiration était très active, mais ses jambes et ses ailes paraissaient comme liées ; élevé à une certaine hauteur et abandonné à luimême , il tombait comme un corps inerte , sans qu'il cherchât à adoucir sa chute en déployant ses ailes. Lesjfeffels de la peur, sur les Oiseaux dont nous parlons, sont très profonds, comme on le voit par les exemples cités. On dirait que tout ce qu'il y a d'instinct en eui s'éteint lorsqu'ils sont menacés de tomber sous la serre d'uu Oiseau de proie. Hais tous leurs ennemis naturels ne font pas sur eux la même impression. Nous avons ' dit que l'approche de l'homme les faisait fuir ; il en est de même pour le Chien , et si | le Renard les détermine quelquefois à d'au- > très actes , ce n'est , on peut le dire , quo i dans des cas très exceptionnels. Ainsi ou a" vu des Perdrix rouges éviter les poursuites de ce dernier, en se perchant, contre leurs habitudes, sur les grandes branches des arbres.
On a fait bien des fables sur la prétendue