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Leurs larves ont l'anus transversal ; les anneaux du corps sont plus ou moins sillonnés de rides. Le deuxième article des antennes est toujours moins long que les deux suivants réunis. (C.)
PÉTALOCÉRIDE9. Pelaloceridœ. «s.
Voy . PKTALOCÈRES.
*PETALOCIllLUS(^,Ta>o», feuille; x«'- !•« , lèvre). i»s. — Genre de Tordre des Coléoptères tétramères , de la famille des Curculionides gonatocères , et de la division des Érirbinides, créé par Scbœnberr (G en. et tp. Curculion. syn., t. 3, p. 591 ; 7, 2, p. 337). L'auteur n'y rapporte qu'une espèce, le P. gemellalus Ban. ; elle se trouve à Cayenne. (G.)
PETALOCMRUS («credo*, feuille; Xt?P, main), ws. — Genre de la famille des Réduviides, tribu des Rédu viens, de l'ordre des Hémiptères, établi par Palisotdc Beauvois, et adopté par la plupart des entomologistes. Les Petaîochtrus ont des antennes dont le premier article est très long ; des jambes antérieures foliacées; les croebets des tarses très grêles, etc. Palisotde Beauvois en a décrit et Oguré deux espèces de l'Amérique méridionale : les P. variegatus et rubiginosus. (Bl.)
* PETALODES («iTaWfa, semblable à une feuille), iks. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , de la famille des Longicornes , de la tribu des Cérambycins, créé par Ncwman (The Entomologist's, p. 9), et qui ne se compose encore que d'une espèce, le P. laminosus de l'auteur; elle est originaire de la Nouvelle-Hollande. (C.)
♦PÉTALOIDE. Pclaloidcus. bot. pb.— On donne cette épilhète aux organes qui offrent
' une ressemblance avec les pétales , sous le rapport de la structure, du tissu ou de la couleur ( le calice du Thalictrum pelaloi-
, deum , le périanlhe de Vllemerocallis fuiva, etc.).
PETA 1,0 LE PIS, Less. (Synops., 357).
bot. ph. — Syn. de Petatacte, Don.
PETALOLE PIS , DC. (Prodr., VI, 164).
•ot. ph. — Voy. ozotoau.ms, R. Br.
PETALOMA, DC. (Prodr., III, 294).
•or. ph. — Sjn. de Carallia, Roib.
PETA LO MA , Sw. (Prodr., 73; Flor.
Jnd. occid., Il, 831, t. 14). bot. pu.— Syn. de Mouriria, Juss.
•PETAL01M («iWo», feuille), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères peotamères, de la famille des Malacodermes, et de la tribu des Cébrionites, créé par Perty (Ooservationes nonnullœ in Coleoptera Ind. orientait*, 1831), avec le Bruchus fulvulus de Wiedemann, espèce originaire de Java. (C.)
*PETALOPOGO\ («it«1o», pétale; «*yw, barbe), bot. ph. — Genre de la famille des Rbamnées , tribu des Pbylicées , établi par Reissek (in Decad. nov. stirp. Mus. Vindob., X, 92). Arbrisseaux du Cap. Voy.
RHAMMÉES.
♦ PETALOPS ( icVclov, feuille; <fy , aspect.) W3. — MM. Amyot et Serville ont désigné ainsi (Ins. hémipt., Suites à Buffon) un de leurs genres dans la famille des Coréides , groupe des Anisoscélites, de l'ordre des Hémiptères. Celui-ci ne comprend qu'une seule espèce séparée du genre Nematopus , le iv*. elegans Serv. (Magaz. de sool., pl. 27), de la Guiane. (Bl.)
» PETALOPLS («/redo» , feuille; «ov4 , pied), ras. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille , de la famille des Cycliques , de la tribu des Alticites , établi par Motrhoulski (Mém. de la Soc. imp. des nat. de Moscou, t. XVII, p. 107. 1815). L'espèce type et unique, le P. metallicus de l'auteur, est originaire du Caucase. (C.)
PÉTALOS011ES. Petaiosomata. poiss.
— M. Duméril a donné ce nom à une famille de Poissons osseux bolobranches qui comprend tous ceux dont le corps est mince et allongé en forme de lame.
Celle famille se compose des genres Bostrichte, Bostrichnïde, Taeniolde, Lépidote, Gymnctre et Cépolc.
PETALOSTEMON (triValo», pétale; oty,'- Glament). bot. ph. — Genre de la famille des Légumincuses-Papilionacécs, tribu des Lotées-Oalégées, établi par L.-C. Richard (in Mkhx. Flor. Bor. Amer., H, 48). Herbes de l'Amérique boréale. Voy. légumineuses.
PETALOTOMA («f'ra/a», pétale; rou.yj, coupure), bot. ph. — Genre de la famille des Myrtacécs?, établi par De Candullc (Prodr., III , 291). Arbres de la CochiiKhine. Voy. myrtacixs.
PETALURA («/txîs». feuille; o-isa, queue), iks. — Genre de la tribu des Libel-
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Juliens, groupe des iEscbniles, de Tordre des Névroplères , établi par Leach ( Zoolog. Miscellanz.) et adopté par la plupart des entomologistes. Les Pétalures sont de grands Névroplères de la Nouvelle-Hollande , remarquables par les appendices de leur abdomen, qui sont très grands et foliacés chez les mâles.
Le type est le Petalura gigantea Leach. C'est le genre Diaslomma de M. Burmeisler- . (Bl.) PETARDS, ixs.— Voy. BOMBAnDIKnS.
PÉTASITE. PelasUes(n(\a9Ci% chapeau).
bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Astéroïdécs , établi par Tournefort (!nst. 451), et dont les principaui caractères sont : Capitules multiflores, imparfaitement dioïques : les capitules imparfaitement mâles ont les fleurs du rayon unisériées , peu nombreuses (i-5), femelles; celles du disque mâles, lubuleuses ; les capitules imparfaitement femelles ont les fleurs du rayon plurisériées , femelles ; celles du disque peu nombreuses (i -5) , mâles. Involucre composé d'crailles disposées sur un seul rang, souvent bractéolées à la base et plus courtes que les fleurs. Réceptacle nu, plan. Corolles mâles, à tube dilaté vers la gorge, à limbe 5denté ; corolles femelles filiformes, à limbe tronqué. Stigmates... Akènes cylindriques, glabres. Aigrette poilue.
Les Pélasites sont des herbes vivaces, à sxape souvent tomenleux, revêtu d'écaillés membraneuses, glabres, et se terminant en un thyrse composé de plusieurs calatbides; les feuilles paraissent après l'épanouissement des fleurs; elles sont amples, ré informes ou cordi formes , dentées; les fleurs sont rouges ou blanches.
Ces plantes croissent principalement dans les régions humides de l'Europe. On en connaît quatre espèces dont la plus répandue est le Pétasite commcn , Pclasitcs vulgaris Dcsf. (7ttssi7aao Petasites Linn. et DC), connu vulgairement sous le nom de Chapelure. Cette plante produit au printemps un scape haut de 25 à 40 centim . , supportant des ralathides nombreuses réunies en thyrse oblong et terminal; chaque calathide, composée de fleurs purpurines , est portée sur un pédoncule ordinairement simple , court dans les mâles, long daus les femelles.
Les autre* espèces sont les Pelas, allai Gœrln. , niveus Cass., et tomentosut DC. (J.)
* PETALRIN A «au. - Famille de Marsupiaux comprenant principalement le geart Pétauriste {voy. pbalaxcer), d'après M. le prince Charles Bonaparte (Synop. marnai., 1837). (E. D.)
PETAUR1STA. iam. — Nom latin de la Guenonblanc-nez et de l'Écureuil volant de l'Amérique méridionale. (E. D.)
* PETAURISTA, A.-G. Desm., et PE- TAURISTUS, G. Fisch. mam.— Synonymes dePetaurus, nom latin des Pétaurisies. I oy. l'article phalangei. (E. D.)
PETAURISTES, Latreille, Guérin. m. — Synonyme de Lema, Fab., Lac. (C.)
PETAURUS. mam. — Les Phalange» volants forment, sous cette dénomination, oo groupe distinct dans le grand genre Pbalaager. Voy. ce mot. (E. D.)
•PÉTAZOPriORE. PtUuophora. o».- Synonyme de Ramphodon Les*., division de la famille des Oiseaux-Mouches. Voy. colibri. (Z. G.)
•PETESIA. bot. PB.— Genre de la famille des Rubiacées-Cincbonacées, tribu de» Gardéniées-Eugardéniées, établi par Barilmg {ex DC. Prodr., IV, 395). Arbres ou arbrisseaux du Mexique. Voy. rubiacees.
PETESIA, P. Brown (Jam , 143, t. 2).
bot. ta. — Synonyme de Rondelelia, Plum.
PETESI01DES, 3*rn.(Amer.). bot. ps.
—Synonyme de Wallenia, Swartt.
PÉTIANELLE. bot. pu.— Nom vulgaire d'une variété de Froment dans le midi delà France.
PÉTIOLAIRE. Petioîaris. bot. pb.-Od donne celte épithète à toutes les parties d'une plante qui croissent sur le pétiole oa aux environs ( les épines du Chamaerops humihs, les fleurs de l'Hibiscus moschalus, les glandes du Vibumum opulus, les stipules àts Roses qui adhèrent à la fois au pétiole et a la lige).
PÉTIOLE. Peliolus. ixs., bot. — Kirby donne ce nom à la partie étroite par laquelle l'abdomen de quelques Hyménoptères est uni avec le tronc. — En botanique, on nomme ainsi le support de la partieplane de la feuille. Voy.ce mot.
PÉTIOLE. Peliolus. bot. ce.-Nom emprunta la pbanérogamieetdontquelques auteurs se sont servis improprement pour df»i-
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gntr le pédicule grêle et allongé de plusieurs petites espèces de Champignons, comme VAgaricus rotala, epiphyllus, etc. (Lév.)
PÉTIOLE. Petiolalus. bot. — On donne «•elle épitbèle à toutes les feuilles munies d'un pétiole. Voy. feuille.
PETIOLULE. Pctiolulus. bot. pu.— Nom donné au pétiole particulier de chacune des folioles d'une feuille composée.
PETIT, PETITE, zool. , bot. — Cette épithète, accompagnée de quelque substantif, est devenue le nom vulgaire ou spécifique de diverses espèces d'animaux ou de plantes. Ainsi l'on a appelé :
En Mammalogie :
Petit fou , le Sajou cornu , Simia fatuellus Linn. ;
Petit gris, un Écureuil,
En Ornithologie :
Petit azur , le Muscicapa cœrulea ; Petit Befroi, un Fourmilier; Petit Rceuf, le Roitelet et le Pouillol; Peut Butor, le Crabier de Manon; Petit Cardinal, le Loxia erylhrina; Petit Chanteur, le Fringilla lepida; Petit Cuat-Huant, l'Effraie; Petit clerc ou Petit prêtre, le Motacilla phœnicurus ;
Petit Colibri, les Oiseaux-Mouches; Petit Coq, un Gobe-Mouche; Petit Coq doué, le Roitelet; Petit Criard, le Sterna hirundo; Petit Deuil, le Parus capensis:
Petit Dore, le Roitelet; Petit Duc, le Strix scops ; Petit Gobe-Mouche d'Allemagne, le Jtfuscicopa parva;
Petit Goetavieb de Manille , le Muscicapa Psidii;
Petit Guilleri, le Fringilla montana :
Petit Hibou, la Chevêche, Strix Passcrina; Petit Louis, le Tangara violacea ; Petit Mino , le Gracula religiosa ; Petit Moine, la Mésange charbonnière; Petit Moineau , le Fringilla montana ; Petit Moucqet, le Motacilla modularis; Petit Noir - Aobore , le Jl/uscicapo ru/tcilla;
Petit Paon de Malaca, PÉpcronnier; Petit Paon des boses, le Caurale; Petit Paon sauvage, le Vanneau commun ; Petit Passereau, le Friquet; Petit Pierrot, le Porcellaria pclagica;
Petit Pinson des bois , le Muscicapa aJn-
capilla ;
Petit Pbëire. Voy. petit clebc ;
Petit Ric , la Moucherolle Pipiri, Laniui tyrannus;
Petit Roi-Patau, le Troglodyte;
Petit Simon, le Motacilla borbonica;
Petit Sourd, te Turdus iliacus ;
Pet't Tailleur, le Sylvia jutoria ;
Peut Toub , la GriYe ;
Petite Aigrette, VArdea candidissima;
Petite Alouette de ver , la Guignette , suivant BuLTbn ;
Pltite Arderellb ou Petits Cendrius bleue, la Mésange bleue;
Petite Charbonnière, le Parus ater;
Petite Dame anglaise, un Troupiale ;
Petite Fauvetib, les Sylvia passerin : et ru fa;
Petite Jaseuse , la Perruche tirica ; Petite Linotte, le Siscrin ; Petite Miaule, la Mouette cendrée; Petite Passe privée , le Motacilla modularis ;
Petite de Tebre, le Guignard ; Petite Vie , le Sitla Jamaicensis.
En Ictubyologie :
Petit Deuil , un Cbétodon ; Petit Monde , le Tetrodon occllalus, Petite Tète, les Leplocéphales.
En Erpétologie :
Petit Lézaro de murailles, VAgame timbre , selon Azzara.
En Conchyliologie :
Petit Ane, le Cyprœa ascllus; Petit Barbu, une Daupbinule; Petit Deuil , le Turbo pica ; Petit Plomb d'or, le Strombus Canarium ; Petit Soleil, le Turbo calcar; Petite Bouche, l'Ovule verruqueuse; Petite Écaille , une espèce de Crislellaire;
Petite Oreille de Midab, l'Auricule. de Judas;
Petits Vérole , le Cyprœa nuculus.
En Entomologie * Petit Deuil , le Phalama Evonimella ; Petit Gris , une Phalène, selon Geoffroy; Petite Feuille morte, un Bombyx.
En Botanique :
Petit Anorosace, VAgaricus androsaceus ;
Petit Baume , le Croton balsamiferwn ;
Petit Bois, le Chèvrefeuille des Alpes;
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Petit Cerisier d'hiver, le Solanum pseudocapsicum ;
Petit Chêne, le Teucrium chamœdrys;
Pstit Curé, le Juniperus oxycedrus ;
Petit Ctpris, l'Aurone et la Santoline;
Petit Houx , le Fragon ;
Petit-Lait , le Galium album ;
Petit Muguet, VAsperula odorata ;
Petit Poivre , le Vtiex agnus-castus ;
Petite Centaurée , le Gentiana centaurium ;
Petite Coksoude, le Delphinum consolida ;
Petite Digitale, la Gratiole officinale ;
Petite Joubarbe, le Sedum acre;
Petite Orge , la Cévadille ;
Petite Oseille, VOxalis acelellosa ;
Petite Pervenche, le Vinca mmor, etc.
PETITIA, Gray (in Annal, se. nat., XVI, 217). bot. pb. — Syn. de Xatardia , Mcisn.
PETITIA. »>t. ra. — Genre de la famille des Verbénacées, tribu des Lantanécs ?, établi par Jacquin (Amer.t I, 182, f. 6). Arbustes de l'Amérique tropicale. Voy. ver-
■ÉNACÉES.
* PÉTIVÉRIACÉES, PÉTIVÉRIÉES.
Peliveriaceas, Pciiverieœ. bot. pu. — Ce petit groupe doit former une famille distincte de plantes suivant quelques auteurs, qui donnent alors à son nom la première désinence; suivant d'autres, il doit se réunir a celle des Phytotaccacées avec laquelle nous en traiterons. (An. J.)
PÉTITÉRIE. Pclivcria. bot. pd.— Genre de la famille des Pbytolaccacées, tribu des Pélivériées , établi par Plumier (Gen. 93 , t. 219) et dont les principaux caractères sont: Calice i 4 divisions linéaires, obtuses, égales, herbacées. Corolle nulle. Etamines insérées sur un disque charnu entourant le fond du calice; elles sont tantôt au nombre de 4 et alternes avec les divisions du calice ; tantôt au nombre de huit, dont 4 alternes et 4 opposées, et souvent d'inégale longueur; filets filiformes; anthères biloculaires, didymes, à loges distinctes à la base et au sommet, et s'ouvra nt longitudinalement. Ovaire unique, uniloculaire , très rarement double (dont un rudimentaire ), ovale, comprimé sur les côtés, arrondi au sommet, et garni de quatre onglets. Un seul ovule basifixe. Style situé le long de l'angle Intérieur de l'ovaire, et divisé en sommet en plusieurs stigmates réunis en pinceau.
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Akène linéaire-cunéiforme, comprimé i U partie dorsale, caréné à la partie ventrale, échancré au sommet, à lobes prolongés et filets soyeux , géminés, très fermes.
Les Pélivéries sont des herbes suffruiescentes, dressées, rameuses, ayant l'odeur de l'ail ; à feuilles alternes , pétioles , elliptiques ou lancéolées, ponctuées, très entières, munies de chaque côté de la baie de stipules herbacées; à (leurs petites, dis* tantes, disposées en épis allongés, solitaire; ou géminés, latéraux.
Ces plantes croissent dans l'Amérique tropicale. La principale espèce est la Pcnvérie a odeur d'ail , Petit, alltaeta Linn , vulgairement Herbe aux poules de Gwitt.
Celle plante a des racines fortes, tenace*, fibreuses et fort allongées, qui produite»! une ou plusieurs tiges hautes de 80 e. à lm.00 c, munies de feuilles longues de S à 9 centimètres et larges de 2 à 3 «eoûmèlres, et de fleurs blanches, peu apparentes. Elle croit principalement dans lei prairies de la Jamaïque, de la Havane, ri dans la plupart des Iles de l'Amérique. Elle se conserve longtemps verte , ce qui la fan rechercher des bestiaux et principalement des Vaches dont le lait participe de l'odeur alliacée de cette plante. Les racines de Pelivérie sont assez généralcmeot employées pour préserver des Insectes les habit» et surtout les étoffes de laine. (J )
PÉTONCLE. Pectunculut (dimiouuf 4e peelen, peigne), sjoll. — Genre de Coacbi fer % diroyaires, de la famille des Arcacés, établi par Lamarck aux dépens du grand genre Arche, et caractérisé par la forme orbiculair» de la coquille, et par la disposition, en are de cercle, delà série des petites dénis cardinale «i laquelle série est au contraire rectiligne àn les Arches, et anguleuse chex les Natales. Au milieu de cette série, sous les erocaeU, les dents cardinales sont presque effacées, mais, à partir de ce point, elles soatdep-'J* en plus prononcées jusqu'au quart de là longueur totale, puis elles vont en décroissant de nouveau jusqu'à l'extxémift. Lt coquille est donc presque lenticulaire, équivalve, subéquilalérale et non bàillaote;fe ligament est externe, large et mince, appliqué sur une racetie iransverse, comprise entre les crochets et creusée de sillons absolcux. Les rélom les chinant beiuraup de
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forme en vieillissant, et leur coquille qui n'est jamais nacrée, mais qui est revêtue <fui) épiderme souvent poilu, devient quelquefois très épaisse. Comme les Pétoncles n'ont point de byssus, ils vivent libres, à jdemi enfoncés dans le sable, et leur pied a : presque la forme d'un fer de bâche lorsqu'il est contracté ; mais, lorsque cet organe se dilate, il présente à l'extrémité inférieure uu disque oblong, à bords tranchants, ayant quelque ressemblance avec le pied des Gastéropodes. Les branchies sont formées de longs filaments, comme dans les Arches; mais le cœur est simple, au lieu d'être double, comme chez ces mêmes Conchifères, c'est-à-dire qu'il présente un seul ventricule embrassant le rectum et deux grandes oreillettes correspondant aux branchies de chaque côté. Parmi les Pétoncles, on dislingue: 1" ceux dont la coquille est lisse ou légèrement striée, tels que le P. glycimeris, qui devient large de plus de 1 décimètre, et le P. pilosus, qui est plus gonflé et un peu moins grand. Ce dernier diffère aussi par une grande tache brune au côté postérieur de la face blanche interne, et par l'égaillé des stries longitudinales et transverses dont sa surface est treillissée; tandis que le premier a les stries transverses, plus apparentes. De la moindre convexité de celui-ci , il résulte d'ailleurs que la surface du ligament doit, chez lui, être plus petite ou plus étroite. L'un et l'autre sont très communs dans les mers d'Europe, et pourraient bien n'être que des variétés d'une même espèce qui se trouverait en même temps fossile dans les terrains tertiaires supérieurs où on l'a confondu avec le P. pt/Uvinatus du terrain marin tertiaire de Paris. Beaucoup d'autres Pétoncles vivants et fossiles appartiennent à la même section des espèces à coquille lisse ou légèrement striée. Une deuxième section comprend les espèces pectinées ou munies de côtes longitudinales rayonnantes avec ou sans stries transverses; tels sont tes P. pectiniformis et P. pectinatus des mers d'Amérique, larges de 4 ou 5 centimètres, et différant l'un de l'autre par les côtes plus épaisses et moins nombreuses chez le premier; telles sont aussi plusieurs espèces fossiles des terrains tertiaires, le P. anguslicoslatus, etc. (Di;j.)
PÉTOXCLMTKS. moll. — Nom donné [ aux Pétoncles fossiles.
PETR.CA (wtTpoûa, saxatile). bot. pu. — Genre de la famille des Verbénacées, tribu des Lantauées?, établi par Houston (Reliq.f t. II). Arbres ou arbrisseaux grimpants de l'Amérique tropicale. Voy. verbénacées.
PÉTRAT. ois.— Nom vulgaire du Proyer.
PÉTREL. Procellaria. ois. — Genre de l'ordre des Palmipèdes et de la famille des Longipcnnes, ou Grands voiliers de G. Cuvier, caractérisé par uu bec renflé , et dont l'extrémité, qui est crochue, semble faite d'une pièce articulée au reste de la mandibule supérieure; des narines réunies dans un tube tronqué et couché sur le dos du bec, quelquefoisà orifices distincts et séparés; des doigts antérieurs unis par une large membrane ; un pouce nul , ou remplacé par un ongle rudimentaire. Ainsi caractérisé, le genre Pétrel ne comprend pas seulement les Pétrels proprement dits , mais aussi les Pufflns, les Prions, les Thallassidr ornes, toutes les espèces, en Ou , dont on a fait , vers ces dernières années, la famille des Procellaridœ, Avec les caractères généraux que nous venons de leur reconnaître , les Pétrels ont des mœurs et des habitudes qui sont communes à toutes les espèces. Doués d'un système robuste d'organisation , la plupart, à la faveur d'un vol puissant et rapide, parcourent des trajets immenses en peu d'heures, et s'avancent au large à plusieurs centaines de lieues. Par le 59* degré de latitude Sud , où il n'y a presque pas de nuit quand le soleil est sous le tropique du capricorne , MM. Quoy et Gaimard ont vu les mêmes Pétrels voler sans interruption plusieurs jours de suite. Ce sont, avec les Albatros , que plusieurs auteurs leur réunissent, des Oiseaux pélagiens par excellence. Compagnons inséparables des marins pendant leurs .lon gues navigations , on les voit tournoyer sans cesse autour des vaisseaux , et ne les abandonner qu'alors que le calme nati dans le lieu où ils se trouvent ; cette habitude , ou plutôt cette nécessité dans laquelle sont les Pétrels de fréquenter les mers agitées, parait être la conséquence de leur genre de vie. C'est évidemment parce que l'agitation des flots ramène à leur surface une plus grande quantité des animaux marins qui leur servent de pâture que ces oiseaux fréquentent les mers tourmentées, et c'est I probablement aussi par la même raison
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qu'ils se tiennent dans le tourbillon que forme le sillage d'un vaisseau. Contrairement aux autres Oiseaux qui fuient la tcmpfie, les Pétrels semblent donc la chercher. Vents, orages , mouvements des flots , ils bravent tout; rien ne peut les arrêter ni les fatiguer ; ils ont même la faculté de se soutenir sur les ondes soulevées, d'y marcher et d'y courir en frappant de leurs pieds avec une extrême vitesse la surface de Peau (1).
Ce dernier fait a été observé par trop de navigateurs pour qu'on puisse le mettre en doute , malgré son étrangcté.
D'après MM. Quoy et Gaimard , un des caractères propres des Pétrels c'est que leur vol s'effectue toujours en planant. S'ils battent quelquefois des ailes, c'est pour s'élever avec plus de rapidité , mais ces cas sont rares. « Nous nous sommes assurés , disent-ils (Voy. de l'Uranie) , que leurs ailes étendues et formant en dessus une concavité, n'offrent point de vibrations apparentes , quelles que soient les positions que prennent ces Oiseaux, soit qu'effleurant la surface de l'onde ils soumettent leur vol à ses ondulations , soit que s'élevant ils décrivent de grandes courbes autour d'un vaisseau. Les Oiseaux de proie terrestres , qui planent beaucoup, ont coutume de s'abaisser quand ils tiennent cette allure; les Pétrels, au contraire, s'élèvent avec facilité, tournent brusquement sur eux-mêmes à l'aide de leur queue, et vont contre le vent le plus fort sans que leur marche en paraisse ralentie, et sans imprimer à leurs ailes le moindre battement sensible. Quelques uns de ces Oiseaux grands voiliers ont des ailes si démesurément longues , qu'après s'être abattus sur l'eau , ils les tiennent étendues un instant. Lorsqu'elle» sont serrées , elles nuisent à l'élégance des formes par le renflement qu'elles produisent vers la partie postérieure du corps. Mais c'est dans le vol que les Pétrels déploient avec avantage leurs agréments naturels. »
On a cru longtemps, et cette croyance n'est pas encore tout-à-fait éteinte, que les Pétrels pressentent les tempêtes , et que
(l) C'est h ravie d« cette focatté1 que cet oi»rji-v , ronjpurn è (tint Pierre marrbaut tur le» OoU . ont rte ncrnmé* primiturmtnt l'tUr oo Pttrmll (pel.l P.< nr). dVu . plut tu.d.Ie nom de Pttrrt • été tiré.
leur présence autour d'un vaisseau était le signe à peu près certain d'un mauvais tera^ futur; mais l'observation faite en dehors de toute prévention, est venue démontrer le peu de fondement d'une pareille opinion. L'on croit aussi que leur présence en grand nombre dans certains parages, annonce le voisinage des terres ; c'est encore là une erreur. MM. Hombron et Jacquinot ont constaté que le rassemblement des Pétrel» sur un point des mers provenait seulement de ce qu'ils trouvaient là de quoi satisfaire amplement leur appétit. Il en serait de r» Oiseaux comme de tous ceux qui se réunissent dans les cantons où abondent la aliments dont ils se nourrissent
La nourriture des Pétrels consiste eo Mollusques pléropodes et céphalopode «a Crustacés , quelquefois en cadavres de Cétacés , et rarement en Poissons. MM. Quoy et Gaimard , qui ont ouvert beaucoup de ces oiseaux, n'ont point rencontré dan»
leur estomac de débris de ces animant. Du reste , les Poissons manquent dans les parages que fréquentent habituellement les Pétrels. Pour atteindre leur proie, ces Oiseaux n'ont pas l'babitude de plonger; il* se reposent d'abord à la surface de la mer , et si l'animal qu'ils guettent se tient à une certaine profondeur, ils s'efforcent de le «aisir en enfonçant sous leau une ptrùe Je leur corps.
Les Pétrels ne se rendent à terre que It nuit et dans le temps des pontes. On a dit du Pétrel tempête qu'il nichait dans les crevasses des rochers ou dans des trous souterrains. Le Pétrel géant parait avoir d'autre habitudes. MM. Quoy et Gaimard rapportent, d'après le capitaine américain Orne, que celte espèce vient, au printemps, pondre en grandes troupes snr les grèves des Ile Malouines. Elle y est alors en si ptad nombre et les œufs pondus y sont en quantité si prodigieuse, que le capitaine Orne pouvait charger des canots de ces dernier* et en nourrir en partie son équipage. D'après ce qu'a écrit Deland , autre capitaine américain , il semblerait que les Pétrels sont susceptibles de mettre beaucoup d'ordre dans l'arrangement général de leurs œuf*, et que, vivant à celte époque comme en république, ils exercent tour à tour une surveillance toute particulière dans l'espère
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d'établissement temporaire qu'Us forment.
Tous nourrissent leurs petits en leur dégorgeai] t dans le bec des aliments à demi digérés et réduits en nne sorte de bouillie.
Les Pétrels, malgré l'étendue de leur vol, ce qui semblerait devoir leur permettre de se répandre partout , comme Pont supposé G. Cuvier et plusieurs autres naturalistes , ont cependant un habitat limité. Ainsi, le Pétrel lempétese montre depuis les mers du nord jusqu'au pôle sud ; le Pétrel géant habite depuis le cap Horn et au-delà jusqu'à celui de Bonne-Espérance : les limites en latitude de son habitat paraissent être celles de la zone tempérée, hors de laquelle on l'aperçoit très rarement; le Pétrel damier, que Linné, sur le rapport des voyageurs, croyait relégué sous le quarantième degré de latitude australe , se montre en latitude vers les limites de la zone tempérée, et parcourt en longitude l'espace qui sépare l'Afrique du Nouveau-Monde et de la Nouvelle-Hollande. Cependant , les saisons et quelques circonstances atmosphériques peuvent reculer quelquefois les limites de l'habitation ordinaire des Pétrels. D'un autre côté, ceux de ces Oiseaux qui habitent les glaces du nord ne sont point ceux du sud ; et entre ces deux extrêmes vivent des espèces qui ne s'éloignent point des zones torrides et lem-
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Les Pétrels ne forment plus, comme dans leSystemanaturoB, un genre unique. Brisson, le premier, en détacha les Pufûns; plus tard Lacépède en a distrait quelques espèces dont il a formé ses genres Prion et Pélicanoïde ; cette distinction des Pétrels (abstracfaile des Albatros qui composent un à part) en Pétrels proprement dits, en Puffins, en Prions et en Pélicanoïdes, est celle qu'a adoptée 6. Cuvier dans son Règne animal. Mais on ne s'en est pas tenu à ces divisions : Stepbens a pris le Procell. capensis pour type d'un genre qu'il nomme Daption; le Procell. pelagica, séparé génériquement par Vigors, est devenu un Thalassidrome ; et, plus récemment, MM. Keyserling et Blasius ont fondé leur genre Oceanites sur le Procell. WiUoni. MM. Hombron et Jacquinot, de leur côté, sont arrivés dans V Essai d'une classification des Procellaridées qu'ils ont présenté à l'Institut, dans sa séance du 4 mars 1814, à établir onze sections géné-
riques et sous-génériques. Nous suivrons ici, pour la distribution méthodique des espèces de la famille des Pétrels , les distinctions établies par ces auteurs.
lr* division. Bec à bords des mandibules creusés d'une gouttière qui les diviso en deux lames tranchantes, l'une extérieure, l'autre intérieure; langue petite, ayant environ le tiers de la longueur du bec , en forme de fer de lance, deutelée sur les côtés.
Cette division comprend, pour MM. Hombron et Jacquinot , quatre sections.
1* Espèces à bec plus long que la tête v robuste, crochu; extrémité de la mandibule inférieure tronquée; narines «'ouvrant sur les côtés du bec, à peu de distance du front, en deux tubes; dents minces, allongées, tranchantes; absence de pouce. (Genre Albatros, Diomedea, Linn.)
Nous n'aurons point à parler des espèces que renferme cette section : il en a été question dans le premier tome de ce Dictionnaire,
au mol ALBATROS.
2" Espèces à bec de la longueur de la tête, grêle, droit, assez large à la base, comprimé à la pointe qui est crochue; mandibule inférieure terminée en pointe; dents peu distinctes; narines ovales, dirigées en haut et s'ouvrant en deux tubes distincts qui font une légère saillie à la base du bec; voûte palatine garnie de deux rangées de papilles longues , dures et aiguës ; langue hérissée de papilles sur les côtés presque jusqu'à l'extrémité. ( G. Purent, Puffinus, Briss. ; Thiellus , Gloger ; Thalassidroma , Swains. ; Nccttïs, Kuhl.)
Le Pcffix maîhrs , Puff. anglorum Ray.
Plumage d'un brun noir en dessus, blanc en dessous ; taille de la Bécasse ordinaire.
Cette espèce, qui habile les mers du Nord, que l'on trouve communément à Terre- Neuve et aux lies Féroé , se montre sur nos côtes de l'Océan et de la Méditerranée.
Le Poffin obscur, Puff. obscurus Cuv.
(Vieill., Gai. des ois., pl. 301). Plumage en dessus d'un noir sombre, blanc en dessous; les côtés du cou mélangés de brun et de blanc. — Habite l'Ile de Noël à la baie du roi George , les côtes de l'Amérique septentrionale ; visite celles de la Sicile , et, en France, celles de la Bretagne et de la Picardie.
Le PiiFFi» fuligineux, Puff. fuliginosus Strick. Tout le plumage brun enfumé,
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plus foncé en dessus qu'eu dessous , nuancé de gris à la gorge et a la face interne des ailes.— Habite les parages d'Otaïti et Terre- Neuve. Un individu de celte espèce a été tué, dit-on, à l'embouchure de la Nées , en Angleterre , à la suite d'une tempête.
3° Espèces à bec ayant la même longueur et les mêmes formes que dans le genre précédent , mais plus gros , plus solidement articulé et à sutures plus apparentes; narines s'ouvrant en avant dans un véritable tube nasal qui fait à la base du bec une forte saillie; voûte palatine garnie de trois raugées de papilles , une médiane et deux latérales. (Sous-genre Paie?», Prioflnus, Humb. et Jacq.)
Ce genre démembré des Pufûns comprend :
Le Puffin cendîié , Pvff. cinereus Temm. (Buff. pl. enl. 962 ). Cendré en dessus, blanchâtre en dessous, avec les ailes et la queue noirâtres. — Habite presque toutes les mers.
Le Puffin brun, Proc. œquinoxialis Gmcl. Plumage entièrement brun-noirâtre, à l'exception de la gorge qui est blanche.— Habile l'Océan méridional ; on le rencontre fréquemment au Cap.
4" Espèces a bec moins long que la léle, mince, crochu; voûte palatine pourvue de deux rangées de papilles ; jambes demi-nues ; tarses longs et grêles (Genre Tualassiduome, Thalassidroma, Vigors ; Hydrobates, Boié ; Oceaniies, Keys. et Blas.).
Le Pétrel tempête, Proc. pela g ic a Linn. (ButT., pl. enl. 327). Plumage en dessus d'un noir mat ; croupion et sous-caudales blanches; queue médiocre, égale. — Habile les mers d'Europe. A la suite des tempêtes et des ouragans sur nos côtes maritimes, on le trouve quelquefois mort sur les grèves ou dans l'intérieur des terres.
Le Pétrel océanique ou deWilson, Proc.
Wdsonii Ch. Bonap. (Buff., pi. enl. 993). Plumage d'un noir prorond; région anale d'un blanc pur; queue large, égale.— Habile fes mers australes, et visite accidentellement les côtes d'Espagne et celles de l'Angleterre.
MM. Keyserling et Blasiusont fait de cette espèce le type de leur genre Oceaniies.
Le Pétrel Leach, Proc. Leachii Temm.
riumage noir fuligineux; queue fourchue.
— Habite principalement les Orcades et les bancs de Terre-Neuve. Visite accidentellement les côtes de France.
A ce genre appartiennent encore le Pma a manteau bbun, Proc. marina Lalb. (VieilL, Galerie des Oiseaux, pl. 292), du cap deDte« men, et le Pétrel fbégate, Proc. fregallu Lalb., des mers de l'Inde et du Bengale.
2' division. Bords de la mandibule supérieure garnis de lamelles nombreuses anatogues à celles des Canards ; langue de la longueur du bec, large, épaisse, libre seulement à la pointe.
Dans la manière de voir de MM. Hombron et Jacquinot, on peut distinguer dans celle division cinq sections:
1* Espèces à bec moins long que la tête, à pointe petite et faible; narines peiiitt, percées dans un tube unique; bord de la mandibule supérieure garni de lamelles Ones, serrées et très nombreuses (Genre Fin», Lacé p.; Pachyplila, Illig.).
Une seule espèce apparlientàcelleseciioa:
c'est le Pétrel de Forster, Proc. Forsteri Lath. ; à plumage gris-bleu en dessus, blanc en dessous, avec les côtés du thorax bleuclair.— Habile les mers antarctiques.
2* Espèces à bec moins long que la leU, à pointe crochue, assez forte; bord interne de la mandibule supérieure garni de lama courtes, obliques, beaucoup plus écartées et moins nombreuses que chez les Prions (Genre Damier, Daplion , Stepb.).
Espèce unique : Le Pétrel damier, Proc. Capensis Linn. (Buff., pl. enl. 9Ct). Téle et rémiges noires; dessus du cou de même couleur; couvertures des ailes et mauteau ornés de grandes taches blanches sur un fond noir ; abdomen blanc— Habile les mers d« Sud.
3° Espèces dont le bec est de moitié mois» long que la têle, gros, fort, composé de pièces solidement articulées, et dont le bord de la mandibule supérieure présente des lame» obliques, dures, courtes et obtuses (Genre Fulmab, Fulmarus, Leach ; Wagellus, Ray).
Le Pétrel fulmab, Proc. glacialis Gmtl.
(Buff., pl. enl. 59). Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; têle, cou, croupion, rectrices et parties inférieures d'un blanc plus on moins pur.— Habite les mers arctiques.
4° Espèces dont le bec est très gros et très robuste; les narines placées daosun
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tube long, déprimé, large à ta base, occupant les trois cinquièmes de la longueur du bec, et le bord de la mandibule supérieure rayé de lames courtes, obliques, obtuses (Sousgenre Ossifraga, Homb. et Jacq.).
Le Pétrel géant, Proc. gigantea Gmel.
(Latb., Synops. ofbirds, pl. 100). Plumage en dessus blanchâtre, taché do brun; sommet delà tête noirâtre; cdtés, devant du cou et parties inférieures blanches.— Habite les mers du Sud.
5" Espèces dont le bord delà mandibule supérieure n'offre plus que des lames très affaiblies (Sous-genre Pbiocellb, Priocella, Hombr. et Jacq.).
MM. Hotnbron et Jacquinot placent dans cette section une espèce nouvelle qu'ils nomment Pbiocellb Garrot, Prioc. Garnotii.
8* division. Bords des mandibules sans doubles bords, sans lames transverses, simples et tranchants.
Pour les auteurs, dont nous suivons ici la classiâcation qu'ils ont proposée pour les Procellaridées , celte division ne renferme qu'une section qui a pour caractères :
Un bec fort, arrondi, très crochu, à bords •impies et tranchants, pourvu de dents min* ces et longues; la voûte palatine lisse ou présentant quelques papilles déliées, et une langue de moyenne longueur, intermédiaire à celle des Prions et des Pufflns.
Le Pétrel a bec court, Proc. brevirostris Lest. Plumage en entier brun-fuligineux : ailes et queue noir intense.— Patrie inconnue.
Le Pétrel blanc, Proc. niwo Lath. Plumage blanc, à l'exception des rémiges et des rectrices qui sont noires. — Habite les mers antarctiques les plus voisines du pôle.
Le Pétrel Lesson, Proc. Lessonii Garnot. Front et région oculaire d'un gris brun pâle ; dos cendré; ailes brunes; tout le reste du plumage blanc. — Habite les mers du cap Horn.
A cette section appartiennent aussi le Pétrel de la désolation, Proc. desolala Lath., des mers Indiennes et de l'archipel des Carolines. — Le Pétrel hasite, Proc. hasita Temm. (pl. col. 416), des mers de l'Inde. — Le Pétrel antarctique , Proc. antarctica Lath., des mers du Nord.
Tous les auteurs ont compris dans la famille des Pétrels un petit genre que
MM. Hotnbron et Jacquinot en éloignent pour le placer dans celle des Guillemots. Ils fondent leur manière de voir sur ce que l'espèce type de ce genre est un Oiseau essentiellement plongeur, à ailes courtes ; il doit donc, d'après eux, appartenir aux Bracbyptères plutôt qu'aux Longipennes ou grands Voiliers. Mais si, par la brièveté de ses ailes, par l'habitude qu'elle a de plonger fréquemment, cette espèce rappelle les Guillemots, elle appartient aux Pétrels par tous les autres caractères. Le genre qu'elle forme doit par cela même trouver place ici; d'ailleurs nous ne faisons en cela que nous conformer à l'opinion la plus générale.
Bec comme celui des Pufflns, droit, crochu, composé de plusieurs pièces, plus long que la tête; narines tournées en haut, ayant la forme d'un cœur de carte à Jouer, et séparées l'une de l'autre par une simple cloison intérieure; gorge dilatable comme chez les Cormorans; pieds palmés, courts, sans pouco ni ongle rudimenlaire; ailes et queue courtes (Genre PélécahoIde, Lacép.; Haladroma, Illig.; Pufflnrtria, Less.).
Le Pétrel plongeur, Proc. urinalrix La th. Plumage en dessus noirâtre, blanc en dessous; gorge noire.— Habite les mers Pacifique et Australe, et les côtes de la Nouvelle- Zélande où les naturels l'appellent Tée-iée.
Le Pétrel Bérard, Proc. Berardii Quoy etGaimard (Temm., pl. col. 517), des Malouines, se rapporte aussi à ce genre, d'après M. Lesson. (Z. G.)
PÉTR1COLE. Petricola (pelra , pierre; colère, habiter ). rkill. — Genre de Conchifères dimyaires, de la famille des Conques, confondu avec les Vénus, et distingué d'abord par Lamarck d'après leur manière de vivre à l'intérieur des pierres où , pour la plupart , ces Mollusques savent se creuser un gîte. Lamarck réunissait aussi sous le nom de Pétricole les coquilles que depuis il a séparées sous le nom de Vénérupe; mais il admettait en même temps les genres Rupellaire et Rupicole, proposés par Fleuriau de Bellevue, et qui ont dû être plus tard réunis aux Pétricoles, comme basés sur des caractères trop peu importants. Tous ces Conchifères, avec les Saxicaves, devaient constituer pour le célèbre zoologiste la famille des Litbophages, à coquilles térébrantes, intermédiaires entre les Corbulées et les Njmphscées.
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Cuvicr laissa toutes « es cuquiltes sous le nom de Pétricole, comme sous-genre des V*nuSt Férussac les plaça entre les Vénus Qi les Mactracécs. M. de Blainville, sans adopter h famille des Lithophages, réunit les Pétricotes aux Vénérupes, et les rapprocha des Vénus. Cette opinion est aujourd'hui plus généralement adoptée, et les Saxicaves seules «ont laissées dans une famille à part, tandis que les Pélricoles font partie de la famille des Conques, comme genre distinct des Vé- Dérupes.
Ce genre, qui ne contient pas exclusivement des coquilles perforantes, peut encore être caractérisé comme Ta fait Lamarck. La coquille est suhlrigone, inéquilatérale, avec le côté antérieur plus arrondi , et le postérieur plus aminci et un peu bâillant. La charnière a deux dents sur chaque valve ou sur une seule.
L'espèce type, P. lamdlosa, se trouve dans la Méditerranée, et se creuse un gîte dans les calcaires poreux ou dans le bois pourri. Elle est large de 21 millimètres, couverte de lames ira ns verses, droites, légèrement recourbées et finement striées dans les intervalles. Uue autre Pétricole de la Méditerranée, P. ochroleuca, également large, mais simplement striée transversalement avec d'autres stries longitudinales très fines, offre cette particularité, qu'elle se trouve presque toujours libre et enfoncée dans le sable. Elle se trouve en môme temps fossile dans les terrains tertiaires supérieurs, en Touraine.
Plusieurs autres espèces plus petites se rencontrent dans les pierres des côtes de l'Océan et des mers équaloriales. D'autres, aussi, se trouvent fossiles dans les terrains tertiaires. (Duj.)
PÉTRIFICATION {petra , pierre; fici i , devenir), geol. — Nom donné aux Fossiles qui proviennent de parties organisées dont les molécules détruites ont été remplacées par des molécules minérales. Voy. fossiles.
PETROBIUM (ir/rpoî, pierre ; g. j«, vie). bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Sénécionidées , établi par R. Brown (in Linn. Transacl. , XII, 113). Arbres de nie Sainte Hélène.
Voy. COBPOSKES.
•PETROBIU8(i«Tpoï, Pierre*. $»'°«. vie).
xexap. — C'est un genre de l'ordre des Thy-
sanures, de la f.miille des Lépisraes , établi par Leach qui lui donne pour caractères: Corps subcylindrique, acuminé en arrière, bombé au thorax ; des fausses branchies imitant des appendices pediformes sous les «a* neaux de l'abdomen ; filets terminaux nul* liplcs, le médian plus long que les autres; antennes insérées sous les yeux, longues , sétiformes , composées d'un grand nombre d'articles; palpes allongés; yeux gros.
Geoffroy plaçait les animaux de ce genre avec les Léphmes, sous te nom commua de Forbicine. Linné, 1 jbricius ne les ont pis distingués non plus, et Latreille est le premier qui reconnaît la nécessité de le faire. Ce genre renferme cinq ou six espèces dont le Pclrobius maritimus Leach (Zool. mhct'l, t. III, p. 62, pl. 145), peut être considéré comme le type. Celte espèce habite les rite» d'Angleterre et d'Irlande ; on la trouve aussi en France. (II L)
♦PETROBIUS (iriTP0Ç, rocher; Çf«;, rie).
W3. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromercs, delà famille des Mélasoroe, et de la tribu des Blapsides, créé par Bruflé (Expédition scientifique de Morée , p. 102), adopté par Hope {Coleopterist's montai, t. III, p. 12i). Le type est le Teurtriospinimanus de Pallas ; on le trouve en Hongrie et dans la Russie méridionale. (C.)
PLTROCALLIS («irpo;, pierre; beauté), bot. mi. — Genre de la famille d« Crucifères , tribu des Alyssinées, établi dit R. Brown {in Aiton Nort. Hew., 2, IV, 93!. Herbes des montagnes de l'Europe. Foj.
CRCCIFÈRES.
•PETROC.tRVI. bot. ra. — Genre de h famille des Ombellifères , tribu des Smjr. nées, établi par Tausch (in Flora, 185*). Herbes originaires de Hle de Crête. Toy. cnrciFfencs.
PETROCARYA, Scbreb. (Gen., n. 629).
Jacq. (m //oofc. Bot. Miscell., II, 220). k* pb. — Syn. de Parinarium, Juss.
♦PÉTROCINCLE. Pctrocmclo. ois.— Division générique établie par Vigors pour I» espèces saxalilei du genre Merle. Fo». re mot. (Z- G >
PETROCOSSYPHUS, BoM. ois.- -Sp
nonyme de Petrocincla, Vigors, qui In» «*
antérieur. (Z- 6 ■>
PETRODOMA. on.— CestdansV*.!-
lot le nom latin de «on genre Pichkm, gfnre
PÊT
fui est synonyme de Echelet (Climacteris, Temm.). Voy. ce mot. (Z. G.)
♦PETROGALE (w/tpoç, pierre; y*\?„ belette), «ah. — M. Gray. (Ann. nat. hist., nouvelle série, 1. 1, 1837) indique sous cette dénomination un groupe de Mammifères de la division des Marsupiaux. (E. D.)
•PETROGALLFJS. ots. — Genre établi par G.-R. Gray sur la Perdix fusca de Vieillot. Voy. peiobix. (Z. G.)
•PETROGETON, Eckl. et Zeyb. {Enumerat. Plant, cap. , 290-298). bot. pu. -- Voy. ca assola , Haw.
•PETROGNATHA {nixPoit pierre; yvoMoç, mâchoire), nts. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, télramères de Latreille, de la famille des Longicoroes , de la tribu des Lamiaires, établi par Leach {Bowdich Mission to ashanties appendix.
1819, p. 4), sur la Lamia giyas de F., espèce de l'Afrique occidentale , et l'une des plus grandes de la tribu. Sa larve vit dans l'intérieur du Baobab.
Serville (4»n. soc. ent. de Fr„ t. IV, p. 89) a depuis désigné cette espèce sous le nom générique d'Omacantha. (C.)
•PETROICA, Swains. ois. — Synonyme de Muscicapa, Gmt\.; Muscylva, Less. (Z.G.)
PÉTROLE, «in. — Une des principales variétés du Bitume. Voy. amure.
PETROMARUL A . bot. ph. — Genre de la famille des Campa oulacëes , tribu des Campanulées, établi par Alph. De Candolle (Camp., 209). Herbes de l'Ile de Crète. Voy.
C ABPAHtJLACÉ ES.
•PETROMELES, Jacq. f. (Use), bot.
pb. — Syn. à'Amelanchier, Medik.
PETROMYS , A. Smith, mai. posa. — Voy. bohgeurs fossiles. (E. D.)
PETROMYZON oo LAMPROIE (w/rpoî, pierre; fivÇ», Je suce), roiss. — Genre de l'ordre des Chondroptérygiens à branchies fixes, famille des Cyclostomes, Duméril, établi par Linné. G. Cuvier, qui a adopté ce genre {Règne animal, t. II, p. 403), le dislingue des Cyclostomes proprement dits (voy. ce anot) par les sept ouvertures braochiales que tes Poissons présentent de chaque coté. La peau se relève au-dessus et au dessous de la queue en une crête longitudinale qui tient lieu de nageoires, mais où les rayons ne s'aperçoivent que comme des fibres à peine
aensibles. Leur anneau maxillaire est armé t. x.
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de fortes dents, et des tubercules revêtus d'une coque très dure et semblables i des dents, garnissent plus ou moins le disque intérieur de la lèvre qui est bien circulaire. Cet anneau est suspendu sous une plaque transverse, qui parait tenir lieu des intermaxillaires, et aux côtés de laquelle on voit des vestiges de maxillaires. La langue a deux rangées longitudinales de petites dents, et se porte en avant et en arrière comme un piston ; ce qui sert à l'animal a opérer la succion qui le distingue. L'eau parvient de la bouche aux branchies par un canal membraneux particulier, situé sous l'œsophage, et percé de trous latéraux qu'on pourrait com parer à une trachée-artère. Il y a une dorsale en avant de l'anus, et une autre en arrière qui s'unit à celle de la queue.
L'organisation interne des Lamproies no consiste qu'en une suite de vertèbres entièrement dénuées de côtes, dans une sorte de longue corde cartilagineuse et flexible qui renferme la moelle épinière. Les ovaires occupent, dans les femelles, une grande partie de la cavité abdominale, et se terminent par un petit coude cylindrique et saillant hors du corps de l'animal, à l'endroit de l'anus. Les organes renferment un très grand nombre d'œufs de la grosseur des graines du Pavot.
Les Lamproies ont l'habitude de se fixer par la succion et par leurs dents fortes et crochues aux rochers, aux bas-fonds limoneux, aux bois submergés et aux autres corps solides; ce qui leur a fait donner le nom qu'elles portent. C'est aussi le moyen qu'elles emploient pour attaquer les grands Poissons qu'elles parviennent souvent à percer et à dévorer. Cependant leur nourriture principale consiste en Vers marins et en Poissons très jeunes.
Presque tous les climats paraissent convenir aux Lamproies ; on les rencontre dans les mers de l'Amérique méridionale, aussi bien que dans les eaux de la Méditerranée, dans l'Océan, ainsi que dans les fleuves qui s'y jettent.
Les espèces rapportées par G. Cuvier (toco citato) au genre Petromyson ou Lamproie, sont :
1 . La gbanoe Lampboig, Petromyxon ma' rinus L., Bl., Lacép. Elle est longue da 0"80 à 1"00, marbrée de brun sur un fet/