‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 140 sur 170 · PERROQUET. (Z. G · texte numérisé non relu

PERROQUET. (Z. G

P1MCA lentille), bot. ra. -Genre de la famille des Léguraineusw-Papiliooicées , tribu des Lotéet-Astragalées , établi par Linné (Gen., n° 891), et dont les principaux caractères sont : Calice tubuleui ta campanulé, à cinq dents, dont les deui supérieures plus écartées. Corolle papilioaarée, à étendard égalant ou dépassant les ailes , à carène obtuse. Étamines 10 , diadelpbes.

Ovaire sessile ou stipité. Style ascendant; stigmate capilé. Légume uniloculaire . Hï' sperme , un peu renflé , à suture supérieure séminifère, gonflée.

Les Phaca sont des herbes viïaces, q«d" quefois suffrutescentes ; à liges dressée* «i inclinées; à feuilles itnparipennées; à stipules distincts du pétiole ; à fleurs disposée» en grappes, en épis ou en capitules, bractée»; elles sont rouges, blanches, bleues ou jaunâtres.

Ces plantes croissent dans toutes les régions froides et tempérées de rbémispb<w boréal «surtout dans les endroits montagne*». On en connaît unequinxaine d'espèces, paroi lesquelles nous citerons la Phaca olp<>" Jacq., qui croit dans les montagnes escarpées des Alpes, des Pyrénées, de la Sibérie, etc. M

♦PHACECERUS lentille; corne), iw. — Genre de l'ordre des C«i«©-

PHA

■ptères tétramères, de la famille des Curculionidcs orthocères et de la division des Breolhides , créé par Schœnherr ( Gênera et sp. Curculion. syn. , t. V, p. 554 ), et qui se compose de deux espèces : les P. planicaudatus (olivaceus Schr.) et decollatus Cbevt. Toutes deux provien nen t de Madagascar. (C.)

*PUACEC0R1IMLS lentille; xo-

P«5»u, massue), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionidcs gonatocères , de la division des Rhyncbopborides , créé par Schœnherr (Gênera et sp. Curculion. syn., t. VIII , 2, p. 228 ) avec la Calandra Sommeri de Burmeister, espèce que ce dernier auteur ■ figurée, et dont il a donné l'analomie complète. Sa patrie est l'Afrique australe. (C.)

POACELIA (yctxfio;, faisceau), bot. ph.

— Genre de la famille des Hydrophy liées, établi par Jussieu (Gen. 129). Herbes abondantes dans l'Amérique boréale. Voy. ht-

DBOPHYLLÉES.

•PlIACELLOBARUS (v iuUç, faisceau ; 6apv;, lourd), as. — Geure de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionidcs gonatocères, et de la division des Apostasimérides cholides, créé parScuœuherr (Gênera et sp. Curculion. syn., t. VIII, I, p. 98), et qui avait été réuni à tort par l'auteur (loc. cit., t. IV, p. 462) à ses Cyphorh'jnchus. Le type, seule espèce connue jusqu'à présent , le P. singularis Cbev , Scbr., est originaire de Madagascar. (C.)

♦PHACELLOCERA {fixt\oit faisceau ; xipaî, corne), ws. — Genre de Tordre des Coléoptères subpentamères , tétramères de Lalreille , de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires, formé par Dejeao [Catalogue, 3' édit., p. 371), publié par de Castelnau (Iiist. nat. des anim. ariic, i. II, p. 469), et adopté par M. Guérin-Méneville (le. règ. anim.t t. III, p. 240). Ce genre se compose de deux espèces : les P. plumicornis Kl. (scopulicornis Dej. Cast.), et Buquelii Gm. La première est originaire du Brésil, et la seconde de Cayenne. (C.)

* PII ACE LLOPOOn A (yxxtlo;, faisceau; 9t'pw, porter), acal. — Genre de Médusa ires établi par M. Brandi, et caractérisé par seize faisceaux de tentacules situés entre les échancrures du bord, où ils forment une rangée simple sur un sinus en forme

d'arc. Celle Méduse , qui a aussi la cavité i. u

PHA 561

stomacale simple entourée seulement de canaux vasculaires, se rapproche beaucoup dtsSthenonia et Cyanea d'Eschscholix, mail elle se distingue de l'un par ses bras beaucoup plus développés , et de l'autre par ses tentacules plus courts, dépourvus de glandes ou suçoirs, par le manque de tentacules marginaux, et enfin parce que les canaux de l'estomac sont autrement divisés, et n'aboutissent pas i un vaisseau marginal. La seule espèce connue, la P. du Kamtschatka, a une ombrelle hyaline large do 6 décimètres, rayée de jaune, avec des vaisseaux brunâtres et des faisceaux de tentacules roses. M. Lesson place ce genre dans sa famille des Médusidées ou Méduses monoslomes, faisant partie du groupe des Méduses à pédoncule central. (Du.)

*PJlACELLUS(f «uJUç, faisceau), ws.— Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tétramères de Lalreille, de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires , formé par Dejean (Catalogue, 3* éd. , p. 361) et publié par Buquet (Revue zoob' gique, 1836, p. 255). Trois espèces font partie de ce genre , savoir : les P. Boryi Gory, Lalreillei et Dejeanii Buq. Toutes proviennent du Brésil. (C.)

*PUACEPHORU9 (y<u3, lentille; .yo'»

p»c , qui porte), ws. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Bracbydérides , établi par Schœnherr (Generaet sp. Curculion. syn., t. VI, p. 244). Le type , seule espèce connue, le P. vilis Schr., est indigène du nord de la Chine. (C.)

PHACID1UM (r<xx3, lentille ; lit», forme). bot. cb. — Genre de Champignons de la classe desThécasporés endotbèques et de la section des CliosloméJ. Quand il est parfaitement , développé , c'est un des plus faciles à reconnaître; le réceptacle est sessiie, arrondi, lenticulaire, coriace, d'abord fermé, puis il s'ouvre du centre à la circonférence en plusieurs lanières triangulaires qui se redressent et forment une petile cupule dont la marge est dentelée , et le fond recouvert par les organes de la fructification qui sont composés de tbèques renfermant huit spores dans leur intérieur. Le professeur Fries les divise en trois tribus : lo ceux qui sont Dénudés (denudata), qui, comme le Phacidium hemisphœricum Fr., que Wormskjold a trou-

562 PHA

PHA

té dans le Kamschatbka sur l'écoree du Bou- I leau, vivant en commun avec VHysterium pulicare, ont le réceptacle hémisphérique superficiel, noir, s'ouvrent en quatre lanières et laissent voir un disque blanc qui devient noir avec l'âge. Le phacidium Phœnicis Moug., Fr., ou Graphiola Phœnicis Poit., n'appartient pas à ce genre, comme Chevallier le pensait; il doit être placé à côté des JEcidium et conserver son nom primitif.

2° Les Erumpents (Erumpentia); ceux-ci sont recouverts par l'épiderme des plantes, qui se déchire et permet aux Champignons de se développer. On tes rencontre sur les rameaux et les feuilles. Le Phacidium Pini est assez fréquent; il forme, sur les rameaux du Pin, du Mélèxe, de petites pustules noires, larges de une à deux lignes, glabres, d'abord brillantes, puis opaques, s'ouvre en plusieurs lanières et laisse voir un disque de couleur fuligineuse. Le Phacidium roultivalvus Fr., qui appartient à cette tribu, en a été séparé parce que les spores ne sont pas contenues dans des tbèques. Il a servi à Greville pour établir le genre Ceulospora. En général , les individus de cette tribu se rencontrent sur des feuilles coriaces comme celles des Pins, des Sapins, de l'Andromède, des Vaccinium, etc.

3' Les Xylomcs ( Xyloma ). Dans cette tribu les réceptacles sont confondus avec l'épiderme des feuilles, et la déhiscence est simultanée. Nous en avons dans les environs de Paris deux espèces qui sont extrêmement communes. Le Phacidium coronalum croit sur les feuilles du Chêne, du Châtaignier, de l'Aune, du Bouleau, etc., il est orbiculaire, hémisphérique, le plus souvent déprimé au centre ; il s'ouvre en plusieurs dents aiguës. Son disque a une couleur légèrement jaune. Le Phacidium dentatum Fr., se trouve principalement sur les feuilles de Chêne. Les ré ceptaclcs sont I poncti formes, noirs, brillants, placés au milieu d'une tache pèle décolorée , quelquefois circonscrite par un petit filet noir ; ils s'ouvrent en quatre lanières seulement. Le disque est également jaune, mais, dans les saisons très humides , il devient blanc. On rencontre encore assez fréquemment le Phacidium repandum sur les tiges de quelques plantes , comme les Poteutilles,

I les Céraistes , etc. , mais rarement il arrive à p.irfaite fructification. (Ut.)

•PHACOCAP1VOS. bot. re.-Genredelt famille des Papavéracées , tribu des Fomtriées, établi par Bernbardi (in Iwiihm, XII, 664). Herbes du Cap. Voy. fapavéractes.

PHACOCHERE. Phacockœrus (yn3, verrue; xoîpoç, cochon), «a*. — Fr. Coiier (Bull, de la Soc. phil., 1818, et Ném. <h Mus., Y III. 1822) a créé sous ce nom m genre de Mammifères de l'ordre des Padijdermes, créé aux dépens des Cochons, linquels il ressemble par ses formes générale*, mais dont il diffère d'une manière bien notable par son système dentaire.

Les Phacochères sont plus loords et plai trapus que les Cochons; leur crâne est très élargi, et leur groin offre un grand aplatissement ; leurs yeux, placés très près de* oreilles , sont tellement rapprochés l'an de l'autre, que ces animaux ne voient prtqw pas de face ; on remarque de chaque ttoi de la Joue un gros tubercule ou verrue, qui a valu à ces Pachydermes leur non d* Cochons à verrues. Le système denlairaet caractéristique; aussi croyons- nous devoir rapporter ici ce qu'en dit Fr. Corier,dan<»« ouvrage intitulé : Des dents des J/ommi/fos, considérées comme caractères soologq*** (1825). Le nombre total des denu est de 24 ou de 16 ; 10 ou 8 à la mâchoire supérieure, savoir : pas d'incisives ou bien 2 , 2 canines et 6 molaires; 14 ou 8 à Inférieure, savoir : pas d'incisives on bien 5, 2 canines et 6 molaires. A la mâchoire «fr périeure, l'incisive est crochue et très éartée, par sa racine, de sa congénère, «mu s'en rapproche par sa couronne. La caria* est une puissante défense, dont l'alvéole esi ouvert sur les côtés du maxillaire, qui se développe en se relevant et en se recourbant en arrière, et qui se termine en une poioit aiguë. La première et la seconde moH"« sont, en comparaison surtout de la troisième, de très petites dents : elles se compo*»« de quatre tubercules, qui, dans l'usure, présentent quatre petites figures elliptique* ou circulaires entourées d'émail : la sec*"* est plus grande que la première; la derme* molaire, qui est la plus grande, occupe ua espace deux fois plus grand que celle «« la précède , et elle est composée de trou rangs de tubercules disposés longitude-

PHA

PHA 563

ment; ceux des bords sont placés vis-à-vis l'un rie l'autre, et ceux do milieu sont intermédiaires aux premiers. Quand ces tubercules commencent à s'user, ils présentent autant de d isques d'émail, et forment comme Crois chaînes d'anneaux; lorsque les effets de la mastication s'étendent plus loin , ces disques , ces anneaux s'agrandissent et se déforment plusou moins; ceux d'un côté se réunissent à ceux de l'autre, tandis que ceux du milieu quelquefois subsistent; d'où il résulte quelques variétés de figures, dans lesquelles cependant on retrouve ordinairement des indications des premières; et c'est toujours par la partie antérieure que ces dents s'usent d'abord , parce que c'est par là qu'elles commencent à sortir de l'alvéole et poussent devant elles les premières molaires, qui souvent ne se retrouvent plus qu'en grande partie détruites dans les vieux individus, et qui môme quelquefois ont tout-à-fait disparu. Ces dents sont fort longtemps à prendre racines; ce n'est que lorsqu'elles cessent de pousser, ce qui arrive très tard, qu'elles se terminent par des cônes plus ou moins allongés, en enveloppant, à leur base, la capsule dentaire , qui se divisa alors et cesse de former un seul organe. A la mâchoire inférieure, les deux premières incisives sont i peu près d'égale grandeur et fortement couchées en avant; la troisième est très courte et toul-à-fait appuyée contre les premières ; la canine est une forte défense triangulaire , qui s'écarte beaucoup de l'axe des mâchoires. Les molaires ne diffèrent pas essentiellement de celles de la mâchoire supérieure , seulement la première est plus différente encore de la seconde, pour la taille. Dans leur position réciproque, les deux premières incisives inférieures sont en relation avec la supérieure; la troisième d'en bas n'est opposée qu'à la gencive; la canine, par sa face postéro-interne, est unie i la face antéro- externe de la supérieure, et ces dents s'aiguisent par leur frottement : les molaires sont opposées couronne à couronne. D'après ce que nous venons de dire, l'on voit que les ; Phacochères ont un système dentaire beau- . coup plus herbivore que les Cochons ordinaires, et l'étude de leurs mœurs confirmera ce fait.

Les membres des Phacochères sont courts

et trapus et se terminent par quatre doigts: deux antérieurs garnis de sabots, et qui supportent l'animal , et deux postérieurs rudimentaires en forme d'ergot, et n'atteignant pas le sol ; la queue est courte et ne prend d'autre part aux mouvements que de se relever quand l'animal court; elle reste pendante dans toutes les autres situations ; leur allure est la marche et le galop.

Les yeux sont, de tous les sens de ces animaux, ceux qui leur offrent les moindres secours ; la petitesse de ces organes et les saillies qui les environnent restreignent beaucoup le champ qu'ils peuvent embrasser. L'oreille est grande, ovale, et l'ouïe paraît très sensible ; il en est de même de l'odorat , ce qu'annonce la longueur du museau ou de l'organe olfactif, dont les orifices externes , les narines , sont couvertes dans le milieu d'un groin très large et très mobile. La langue est douce; le pelage ne semble se composer que de soies dures et rares, produites par une peau épaisse et rugueuse, ce qui rend leur toucher d'autant plus obtus, qu'une épaisse couche de graisse se développe sous cette peau.

L'anatomie de ces animaux a été encore assez peu étudiée; toutefois Fr. Cuvier a publié quelques détails sur leurs organes génitaux, dont la disposition se rapproche beaucoup de celle des Cochons. M. de Blainviile prépare dans ce moment-ci un travail sur l'ostéologie de ces animaux.

A l'état naturel, les Phacochères sont des animaux féroces et indomptables; en domesticité, durant leurs premières années, ils montrent de la gaieté et l'expriment par la vivacité de leurs mouvements; ils s'apprivoisent même jusqu'à un certain point ; mais bientôt tous ces signes de douceur s'effacent, et quand ils sont tout ce qu'ils peuvent être , que leur développement est achevé, toute marque de confiance disparaît , et ils ne semblent plus éprouver que le besoin de la solitude , et celui d'éloigner d'eux ce qui pourrait les troubler. Ainsi, comme le fait remarquer Fr. Cuvier, le Phacochère mâle, qu'on a vu vivant en Hollande, éventra deux Truies qu'on avait placées près de lui, et tua l'homme qui le soignait en lui ouvrant la cuisse d'un coup de ses défenses. Notre ménagerie du Mu-

PHA

PHA

léum n'a encore possédé qu'une seule espèce de ce genre.

Les Phacochères se nourrissent essentiellement de matières végétales , et ils fouissent pour découvrir les bulhes et les racines, dont ils paraissent reconnaître la présence par leur odorat.

Ce genre ne renferme que deux espèces bien distinctes, confondues par la plupart des naturalistes anciens, et même par G. Cuvier,dans son Règne animal , quoique les auteurs systématiques les eussent distinguées sous les noms de Sus afrieanus et aihiopicus; noms très impropres, puisque l'Afrique est la patrie commune des deui espèces, et que le Sus aihiopicus habite particulièrement le cap de Bonne-Espérance; ce qui a amené quelques auteurs à changer ces deux noms en ceux de Sus incisivus et Sus edentatus, dénominations meilleures, car elles s'appliquent a une particularité caractéristique de chaque espèce; la première présentant toujours des incisives , et la seconde n'en ayant pas. Dans ces derniers temps, deux autres espèces ont été également placées dans ce groupe, mais elles ne sont pas encore assez connues pour qu'on puisse les 7 laisser. L'une est le Phacochœrus noiropotamus , qui n'est indiqué que par une figure donnée par Desmoulins, dans l'atlas du Dictionnaire classique d'histoire naturelle, et l'autre le Phacochœrus jEliani Ruppell, rapporté avec doute au Telracheros d'i£lien, et qui doit être réuni au Phacochœrus œthiopicus.

Le Phacochère 00 Cap oc d'Étuiofib, Phacochœrus œthiopicus Fr. Cuvier, A.-G.

Desm.; Sus œthiopicus Gm., Vosmaer, Pallas; Poic a la icc GROiH , Allemand ; Sanglier d'Afrique , BufJon ; Phacochère édeji • té, Phacochœrus edentatusU. GeofTr. {Dict. class. d'hist. nat.). Cet animal a environ 1 *, 35 de longueur, depuis le bout du musca u jusqu'à l'origine de la queue, et sa hauteur, entre les épaules, est de 90 cent.; sa queue a 15 à 16 cent, de longueur. Son corps est d'un gris roux et sa tête est noirâtre : on voit sur les épaules , le cou et le derrière de la tête une longue crinière composée de soies grises et brunâtres; le reste du corps est couvert de poils peu abondants. Sons les yeux , on remarque des lambeaux charnus de peau.

Mais le meilleur caractère de cette espèce [

1 est de manquer d'incisives, et cela non seulement dans les vieux individus, mais aussi dans les jeunes : toutefois on doit dire que l'on trouve assez fréquemment daos les gencives quelques rudiments d'incisives, comme l'a démontré G. Cuvier.

Le Phacochœrus œthiopicus ne se trouv< pas en Ethiopie, comme son nom pourrait le faire croire, mais c'est surtout aux environs du cap de Bonne-Espérance qu'on le rencontre le plus habituellement.

Le Phacochère d'Afriqce , Phacochœnts afrieanus Fr. Cuv. A.-G. Desm. ; Sus afrieanus G m., Pennant; Sakglier dc CanVeiî (Hist. nat. of Quadr.); Phacochère a wasms, Phacochœrus incisivus Is. Geoffr. [loc. cit.). De la taille du précédent; il s'en distiogst principalement parce qu'il est pourvu de deux incisives à la mâchoire supérieure et de six à l'inférieure; les deux incisives sopérieures éloignées par leurs racines, 5e rapprochent en convergeant par leur cooronne, et sont crochues; des six incisives inférieures, les deux dernières sont très courtes, couchées contre les quatre autres, qui sont à peu près d'égale longueur, et dirigées en avant. Il n'y a pas de lambeaui charnus au-dessous des yeux. La queue, terminée par un flocon de poils, descend jusqu'au jarret. Le corps est couvert de soie.» noirâtres , longues et fines , surtout au épaules , au ventre et sur les cuisses.

Celte espèce a été trouvée aui Iles da Cap-Vert. (E. D)

PHACOCYSTE. bot. ra.— Svnoojmedf Cytoblaste. Voy. ce mot.

•PHACODES (9**n, lentille; forme).

irs. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, télramères de Lalreille, de !j famille des Longicornes et de la tribu des Cérambycins , établi par Newmaon ( Tkc entomologist's, t. I, p. 7) avec \tCaM4tu* obscurum de Fabricius ( P. lentiginosut New. ) , espèce propre à la Nouvelle-Hollande, et qui a les plus grands rapports a>« les Hesperophanes de Dej., ou les Arhcfalus de Serville. (O

•PIiACOPS. crdst. — C'est un geore de la classe des Trilobiles établi par Emmrich. (in Leonhard und Broun Neues, Galibuck fur Minéralogie). (H. L.)

PHACORMZA lentille; racine), bot. ci. — Genre de Champignons

VïiM 565

de l'ordre des Basidiosporés réiobasides et de la section des Clavariés. Persoon (Myc. europ., t. I, p. 192) lui donne les caractère* suivants : Tubercule radical , charnu, en forme de volve, l'ouvrant au sommet et donnant issue, par la Qssure, a un réceptacle en forme de massue.

Le Phacorhiza sclerctioides a été trouvé dans les Vosges par M. Mougeot, sur les tiges desséchées du Sonchus alpinus et du Cacalia albifrons. On voit sur ces tiges des tubercules noirs, saillants, épars, qui ressemblent au Sclerotium semen. A une certaine époque, ils se tuméfient, se déchirent au sommet , et laissent voir une substance blanche. Cette substance se développe bientôt , et prend la forme d'une petite massue blanche et dressée. Quand le Champignon est parfaitement développé, le tubercule, qui d'abord s'était ramolli , n'a plus de substance intérieure; il ne reste plus que la partie externe sous la forme de membrane noire et friable. M. Fries pense que ce genre doit se confondre avec le Typhula , et que l'espèce représentée par Persoon est la même que le Typhuta sclerolioidcs. (Lbv.)

* P1IACOSPEHMA, Haw. (in Philo soph.

Maga3.tiWnt p. 124) bot. m.— Synonyme de Calandrinia, H.-B. Knntb.

•PHACl'S lentille, gousse de légumineuse ). ronjs. — Genre d'Infusoircs à corps aplati ou foliacé, non contractile, à tête membraneuse , résistant, prolongé postérieurement en manière de queue et muni d'un filament locomoteur flagelliforme. Les Phacut font partie de la famille des Eugléniens ; ils sontordinairement colorés en vert, avec un point oculiforme rouge en avant. C'est Nitxsch qui, te premier, établit ce genre pour une espèce très commune dans l'eau verte des fossés et dont O.-F. Mûller avait fait une Cercaire sons le nom de Cercaria pleuronectes. Elle est longue de 40 à 45 millièmes de millimètre, très aplatie, prèsque circulaire, avec des sillons longitudinaux peu marqués et un prolongement caudal très court. Bory Saint-Vincent la plaça dans son genre Virguline, et M. Ebrenberg, sans tenir compte de la non-contractilité du tégument, la réunit à ses Evglena, ainsi que les autres Phacus et notamment le P. longicouda, tua commun dans nos eaux douces, long de 9 centièmes de millimètre, y com-

pris la queue qui fait presque la moitié de ' cette longueur; le corps est déprimé en forme de feuille ovale, arrondie et tordue sur son axe, avec douxe à quinxe sillons longitudinaux. (Drjj.)

* PH/EA ( tf<xii , éclat ). ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpcntamères , tétramères de Latreille , de la famille des Longicornes et de la tribu des Lamiaires, créé par Newmann (The entomologisl's, t. I , p. 13), et qui comprend trois espèces de cet auteur : les P. saperda , dapsilis et dilata. La première se trouve au Mexique , et les deux autres proviennent de Manille. (C.)

*PH CDIMLS (f *%oç, brillant), «s.— Genre de l'ordre des Coléoptères pen tanières , de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides-Mélitophiles, établi par Wcslwood (Arcanaenlomologica, 1841), et adopté par Waterbouse , Burmeister et Schaum dans leurs publications. Il se compose d'une seule espèce : le P. Cumingii, originaire des lies Philippines. (C.)

* PH.CDIIMUS (fa&po;, éclatant), ms.

— Genre de Tordre des Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, de la famille des Longicornes , de la tribu des Cérambycins ( des Tracbydérides de Dupt. ) , établi par Dupont (Magasin zoologique, 1836-1840, p. 4, 5, 6, 19, pl. 30, 31, 32, 39), et qui renferme 5 espèces de l'Amérique équinoxiale : les P. tricolor Dup., lan», Debauvei ( vmustus New.) Guérin- Men., microthorax Pty., et corallifer New.

•PIl.F.DOUI (fatfipo;, brillant), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, de la famille des Cycliques et de la tribu des Cbrysomélines, formé par Mégerle ( Catalogue Dahl , p. 74), et adopté par nous et par Dejean ( Catalogue, 3, p. 429). Ce dernier en mentionne 17 espèces : 10 sont originaires d'Amérique et 7 d'Europe. Nous citerons les suivantes : P. Cochleariœ, auctum F., pyritosum Roni, semimarginatum Lat. , et auritum Germar.

Kirby a donné depuis le nom de Phœdon à des espèces de la même tribu , qui constituent notre genre Entomoscelis. (C.)

*PD/EDRA (r«tJf>é<> brillant), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères su bpen tanières, tétramères de Latreille, de la famille des Cycliques et de la tribu des Colaspides,

56fi

Page 1