RIX0P0S
*Pat\OCOMA (f ««'«., briller; «S,»), chevelure ). bot. pb. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Sénécionidées, établi par Don (in Mem. Wemer. Soc, V, 554). Arbustes du Cap. Voy. con-
* PHJ5XOGÏIVE, DC.(Prodr.,VI> 145).
bot. pb. — Voy. eriocepbalcs, Linn.
*PH.f.\OMEIHS (<?at»«, je montre; pnps«, cuisse), irs. — Genre de Tordre des Coléoptères pe nia mères , de la famille des Lamellicornes , de la tribu des Scarabéides pbyllopbages , créé par Hope ( Transaction zool. Soc. London, 1833, 1. 1, p. 97, pl. 13, flg. 6), et adopté par Burmeister {Bandbuch der Entomologie , t. IV, 1 , p. 333), qui le compreud parmi ses Ru tél ides chasmoiides. Ce genre se compose de deux espèces : les P. magnifka H., et Beskii(Eupyga) Mann.
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La première se trouve à Port-Natal , et li seconde en Mozambique. (C.)
•TU f:\OMERLS (?««'»., Je montre; pup^ç , cuisse), irs. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de ta famille d« Curculionides gonatocères, de la division des Apostasimérides ebolides , créé pir Scbœoherr {Gênera et sp. Curculion. syn., 1. 111, p. 632 ; VIII , p. 98). Le type, seule espèce connue, le Ph. Sundcwalii i Schr., a été" rapport é des environs de Calcutta (Indes oriestaies). (C)
PD.EtVOPODA, Cass. (m Dkt. se. nat., XL11 , 84 ). bot. pb. — Syn. de Podollm, Cass.
*PBiE\OPS , Mégerle, Dabi et Dejwe.
irs. — Synonyme de Bvprcstis, Solier ; ipaturat Castelnau, Gory; Trachypteris, Orypteris , Klrby; et Melanoptula, Eschscbolu. Voy. ces mots. (C)
PH tOCARPCS, Mart. et Zuctar .
gen. et sp., 1 , 61 , t. 37 , 33 ). bot. n. — Syn. de Magonia, St.-Hilaire.
PILEOPUS, Cuv. ois. — Nom spérifiqw du Corlieu d'Europe , devenu nom du genre dont cette espèce est le type. (Z. G )
•PUAETHORMNEES. Phaethoniia.
ois. — Sous-famille établie par G.-R. Grty dans la famille des Trochilidées (Oisein- Mouches ) pour les espèces de cette tiraille dont les rectrices moyennes se terminent en brins étroits et prolongés. Les genres Grypus et Phaethornis font partie de «w sous-famille. (Z- G.)
* PI1AETH0RMS. ois. — Genre éuWi par Slrickland dans la famille des Cfceiui- Mouches sur le Troch. supercQiosvs de Uns*. Voy. colibri. (Z. G )
PHyEOTHRIPS. as.— Voy. rmarm*-
PHAÉTOX ou PAIIXE-EN-QUÏlE Phaeton (nom mytholog.). ors.— G. de li bmille des Totipalmes de G. Cuvier, et àt Tordre des Palmipèdes. On lui assigne poai caractères : Un bec long, assez robuste, primé latéralement, droit, pointu, à dentelés; des narines concaves, étroites. î demi fermées par une membrane; de» pieds courts ; un pouce petit; tous les doigts reoon dans une même membrane: les ongles recourbés ; une queue composée de quitor* rectrices, douze courtes arrondies, et le» dwi moyennes très longues, très minces . simolant des brins. C'est ce dernier caractère «à
a valu aux Oiseaux dont il est question le nom pins vulgaire que scientifique de Paille-en-Queue.
D'après Linné , le genre Pbaéton n'a pas subi de variations quant à la composition, et fort peu relativement a la place qu'il convient de lui assigner. 0. Cuvier l'a rangé dans sa famille des Totipalmes , à côté des Anhingas; c'est ce qu'ont également Tait Vieillot, dans sa Méthode ornithologique, et G.-R. Gray, dans sa List of the Gênera of Birds. M. Lesson l'a placé à la fin de sa tribu des Palmipèdes loogipennea, après les Sternes et les Bec-en-Ciseaux , en dehors, par conséquent, des Totipalmes, et loin des Anhingas.
Les mœurs des Phaétons sont celles de tous les Oiseaux pélagiens. Condamnés , à cause de leur organisation, à ne pouvoir se reposer impunément à terre , leur nourriture d'ailleurs ne se trouvant qu'à la surface des mers, on les voit, doués autant que les Pétrels, les Fous, les Frégates d'un vol rapide et soutenu , voltiger presque sans relâche au-dessus des eaux pour guetter les Poissons volants, ou toute autre proie, que les vagues ramènent à la surface. S'ils se reposent, ce n'est jamais sur une surface plane. La difficulté qu'ils auraient de pouvoir prendre leur essor à cause de l'étendue de leurs ailes, trop grandes relativement à la brièveté de leurs jambes , leur fait toujours préférer des positions élevées, les arbres ou les rochers escarpés , par exemple. Lorsque parfois ils s'abattent sur les ondes pour y prendre du repos, ils attendent, pour reprendre leur vol , qu'une vague les soulève; ils peuvent alors s'élever sans difficulté.
Les Pbaétons ont une manière de voler qui leur est particulière. Ils impriment à 1 leurs ailes une sorte de tremblement qui . n*a rien de bien gracieux; on dirait qu'é- - puisés de fatigue ils ont de la peine à les agiter, et qu'ils sont toujours sur le point de tomber. Quelquefois cependant, mais rarement,' ils planent. Us s'abattent de très haut, en s'abandonnent à l'impulsion de leur propre poids , et saisissent le Poisson sans plonger, comme font beaucoup d'autres Oiseaux marins.
Comme les Pbaétons vivent dans des limites qu'ils ne dépassent guère; comme les
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tles qu'ils fréquentent de préférence, et desquelles ils s'écartent rarement à plus de deux cents lieues, sont situées sous la zone torride, dans certaines circonstances, ils sont presque la boussole du navigateur. Ils lui annoncent le voisinage de cette zone, et par conséquent le passage prochain sous les tropiques. C'est à cause de leur habitat qu'on les appelle quelquefois uiseaux des Tropiques, et c'est parce qu'ils semblent suivre, pour ainsi dire, le soleil , en ne s'écarlant pas des régions que cet astre éclaire le plus longtemps, que Linné avait donné à ces Oiseaux le nom de Pbaéton, qu'on leur a généralement conservé.
Les tles peu fréquentées et isolées au milieu des mers qui baignent les deux couiinents sont habitées de préférence par les Pbaétons : c'est là qu'ils se livrent à l'œuvre de la reproduction. Ils cherchent, à l'effet d'y établir leur nid, des positions d'un accès difficile. Les uns le placent dans des trous d'arbres élevés; les autres le posent dans les anfractuosilés des rochers les plus escarpés. Leur ponte n'est que de deux ou trois œufs. Les jeunes, encore dans le nid, ramassés en boule et couverts d'un duvet d'une blancheur éblouissante, ressemblent parfaitement à des houppes à poudrer, en duvet de Cygne.
On a décrit un assez grand nombre d'espèces appartenant au genre Pbaéton, mais M. Brandi, qui a fait la monographie de ce genre (Mém. de l'Acad. imp. des se. de Saint-Pétersbourg, 6* sér., t. V, part. 2), n'en reconnaît avec certitude que les trois suivantes :
Le Pbaétos a brkm bouges , Ph. phœn\~ curus Linn. (Buff., Pl. enl., 979). Plumage généralement blanc, mais nuancé d'une légère teinte rose; région oculaire eleouvertures des ailes noires ; les deux longues pennes de la queue rouges ; le bec de cette couleur. — Habite les mers de l'Inde et de l'Afrique, Madagascar, l'Ile de- France et l'océan Pacifique.
Le Pbaétos a bmns bubcs, Ph. œlhereus Linn. (Buff., Pl. enl., 369 et 998). Plumage blanc; région oculaire et haut de l'aile noir»; les deux longues pennes de la queue blanches , à tiges brunes ; bec rouge. — Habile l'océan Atlantique.
Le Puaétos a bec IACHB, Ph. flaviroslris
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Br. Cette espèce, caractérisée par la couleur de son bec, se trouve dans les lies Bourbon et Maurice. (Z. G.)
•PDAÉTOMNÉES. Phaetoninœ. ois. — Sous-famille établie par G.-R. Gray dans la famille des Pélicaoidées (Pélicans), et dont Tunique représentant est le genre Pbaéton.
PnETUSA, Gasrtn. (II, 465, t. 169).
bot. ph. — Syn. de Verbesina, Cass.
* PB.CTUSA, Wagl. o».— Synonyme de Slerna, Licht. (Z. G.)
•PILEUS (f a«5ç, brun), helm. — Nom employé par Nitzsch ( Encyclopédie d'Ersch et Gr., 1845), pour un Ver du groupe des Trémalodes? (P. S.)
P1IAGNAI.0N. bot. ph. — Genre de la famille des Composées -Tubuliflores, tribu des Asléroldées, établi par Cassini (in Bullet. soc. philom., 1819, p. 174). Arbrisseaux des régions méditerranéennes et des Canaries.
Voy. COMPOSÉES.
PIIAJL'S (yatlc, noirâtre), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu ou sous-ordre des Épideudrées, établi par Loureiro ( Fl. Cochinch. , H, 529). Herbes de l'Inde. Voy. orchidées.
•PHALACREA (y«>«xPo'ç, lisse), bot.
ph. — Genre de la famille des Composées Tubuliflores, tribu des Eupatoriacées , établi parDeCandolle(Prodr., V, 105). Herbes du Pérou. Voy. composées.
PI1ALACR0C0RAX , Briss. ois. — Syn.
de Carbo, Lacép. (Z. G.)
* PII AL ACRODERIS (f«W^, glabre; ôiptî, cou), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Liguliflores , tribu des Chicoracées , établi par De Candolle {Prodr., "VII, 77). Herbes des montagnes de l'Ile de Cos. Voy. COMPOSÉES.
*PHALACRODISCUS, DC. (Prodr., VI,
47). BOT. PH. — Voy. LEUCANTHENUM.
♦PHALACROGLOSSLM, DC. {Prodr.t
VI, 45). BOT. PH. — Voy. LEOCANTHEMUM.
PUALACROLOMA ( r«>a.pls , lisse ; 15^«t frange), bot. pu. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Astéroïdées, établi par Cassini {inDict. se. nui., XXXIX , 404 ). Herbes de l'Amérique boréale. Voy. composées.
PHALACROMESLM, Cass. (inDict. se.
nat., LUI, 235; LVI1, 339; LX, 586). bot. ph. — Synonyme de Tessaria, Ruiz et Pav.
PHALACRLS (faX^d* chauve). r«.
— Genre de Tordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Clavipalpes, delà tribu des Érotyliens , créé par Paykul , et adopté par Lalreille ( Règne animal, t. Vf p. 157), par Dejean (Catalogue, 3' Mit. , p. 454 ), par Hope (Coleopterisl't manval, t. II, p. 156). Ce dernier auteur comprend ce genre parmi ses Anisotomides. Il se compose d'une trentaine d'espèces . répandue! en Europe, en Afrique, eu Amérique et ea Australie. La moitié appartient à la première, et le quart à la seconde. Noos citerons parmi les espèces qui font partie de ce genre, les P. corrwcut Pl., xubstriatw, ulicis Gbl. , œneus, bicolor F., gminus St. Er. , corticalis III., trichopus, macvlifer Wallr., et brunneus Er. Ce sont de très petits Insectes, longs de 1 à 2 millitn., à corps sub-bémisphérique, lisse, noir ou châtain. La massue des antennes est formée de 3 articles. On les trouve sur les fleurs et soo* les écorces. (C.)
PIIALEXA. iiw.— Poy. rn.vtiKE.
* PHALEN0PSI9 (vaiaivi, phalène; o|c{, aspect), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Va ndées, établi par Blume (Bijdr., 294).*Herbes des Moluquej.
Voy. OBC'NOÉES.
PHALAXGER. Phalangista. «aï. — On connaît dans la Polynésie et l'Australie, terres si riches en Marsupiaux, une vingtaine d'espèces, qui joignent à des caractères secondaires asseï variables des dispositions communes, à l'aide desquelles on peut aisément les reconnaître. Elles sont de taille moyenne ou petite, ont un régime essentiellement frugivore et une formule dentaire qui tient à la fois de celle des Insectivores et des Rongeurs. Leur» doiçts sont pourvus d'ongles en forme de griffes, sauf le pouce des pieds de derrière, et celui-ci , qui ressemble à celui des Sarigues, est également opposable aui autres doigts. Toutefois les Mammifères dont nous voulons parler ne sont ni du même genre, ni de la même famille que les Sarigues de l'Amérique. Us n'en ont pas la formule dentaire, et leurs pattes elles-mêmes dinVrent notablement. Les postérieures ont, en effet, le second et le troisième doigts plus r*lit» que les autres, et réunis par la peau jusqu'aux ongles. Aux pieds de derant, il y a
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quelquefois aussi une sorte de main, formée ptr l« séparation des cinq doigts en deui faisceaui opposables, comme aux pattes des Caméléons. Daubenton a donné à ces animaui le nom français de Phalangers , que les naturalistes ont adopté. Storr emploie même ce nom en latin; E. Geoffroy et G. CuTîer l'ont traduit en latin par le mot Phalongtsta t qu'on a plus généralement conservé.
Antérieurement i Daubenton , Ton connaissait déjà les Phalangers. En 1605, Clusius en avait parlé sous le nom de Cusa (1). En 1726, Valentyn décrivit celui d'Amboine sous le nom de Coèx-Coès, que lui donnent les Malais ; toutefois il lui attribua, par erreur, quelques détails relatifs au Kanguroo d'Aroê; et Buffon « qui d'abord n'étudia pas le Phalangeravecautantdesoin qu'il le fit plus tard avec Daubenton , rapporta ce que l'on avait dit du Cocs Coèset de la Sarigue, ajoutant qu'il ne voyait aucune différence entre ces animaux. Aussi fut-il conduit, par les belles remarques qu'il avait faites sur la répartition géographique des MammiTères, à nier que les Iles Mol u que* fussent bien la patrie des Quadrupèdes signalés par Valentyn, et inscrits par les naturalistes linnéens sous la dénomination de Didclphis oricntalis.
Mais les observations de Wosraaer, celles de Banks, de Pallas, démontrèrent à Buffon
(r) Cent , -ait-il. mm Animal 4a la taille d'un Chat «t qu' fat obterré par l'amiral Vaoderiuuren , tort de aon troiticma «orage i Ambeine; Il porta aou* le «entra on anc dam la. que! pendant ers mamelle». L«a petit* l'y forment et retient •dheresti m tcbaea , don l Ile ne a* aé parant qu'âpre» avoir pria aaa utile luOaantfjet, apre* l«ar naiaaance. ila peuvent y rentrer de nouveau. Cea animant, dit encore Cluaiua . «i. «ent de * raina, dlierbaa verte, et de léguait»; \„ Portnpla lea mangent habituellement, ma la lea Mahomdtan* a'ea interdirent la cbalr.
Deantoolina a peuen, i limitation de Camper, que lea ar- «riene rot-meme* pouvaient bien avoir eo quelque connaissance de ce* Martnpraut proprea an Tira Indienne* . Fîtes, «lit Pteferque dan» aon Trmité etr t mm—r d„ perrnu pour lté enfantj , Sara votrr attention aar cea Cliata qui, aprta •eoir produit lenra prtiu virant*, lea cachent de nouveau etarae leur ventre, d'oA II* le* lalwent aortlr ponr aller
eru'Oa dorment eo rrpoa. » En effet, ce paasafr. que Camper «t Dctmoulln* ont cité t l'appui de leur opinion, et m. laie a* rapporter A An Marioplan.t.
Baffon . cp»| «ai al rien* en eJtattam , n*e rappaiti ni came pbmae de Pletarqun, ai ce que Clarine a dit de aon Ctum, «t, ce qnl a un* doute contribué A aa première erreur, r'eat qne le nom de Philamdtr, qu'on avait donne" ant Cou*roaa et no Kanrnroo d*Aroe, eat attribut* par Seba A «m anlml MW T. i.
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| qu'il s'était trompé, ou plutôt que des renseignements inexacts et l'imperfection des documents dont il avait d'abord disposé l'avaient induit en erreur. L'objection qu'on •• avait pu faire à sa loi sur la répartition géographique des Quadrupèdes n'en était donc pas une, puisque le Pbalanger était un animal différent des Sarigues, noo seulement comme espèce, mais encore comme genre. ;
« Nous étions mal informés, écrivit plus tard Buffon , lorsque nous avons dit que les [ animaux auxquels nous avons donné le nom de Phalangers appartenaient au nouveau continent... M. Pallas est le premier qui ait remarqué cette méprise, nous sommes maintenant assuré que le Phalanger se trouve dans les Indes méridionales , et même dans les terres australes comme a la Nouvelle- Hollande. Nous savons aussi qu'on n'en a jamais vu dans les terres de l'Amérique. M. Banks dit, avec raison, que je me suis trompé et qu'il a trouvé dans la Nouvelle- Hollande un animal qui a tant de rapports avec le Pbalanger, qu'on doit les regarder comme deux espèces très voisines. »
Vicq d'Asyr, l'un des premiers, a parlé f sous le nom de Bruno {Didelphisperegrinus), d'un Pbalanger de la Nouvelle -Hollande, celui qu'on a nommé depuis lors Pbalanger- Renard , et plus récemment les recherches des Hollandais dans les Iles Malaises, celles des naturalistes français (Pérou et Lesueur. MM. Quoy, Gaimard, Lessoo, etc.), ainsi que les collections faites par les Anglais aux terres australes, ont augmenté le nombre des espèces connues de Phalangers. Elles nous ont aussi éclairés sur leurs caractères zoologiques , sur leurs mœurs et sur leur organi- 1 sation déjà décrite par Daubenton et par Vicq d'Azyr; elles ont bien davantage enrichi nos collections, où l'on voit aujourd'hui un assez grand nombre de Phalangers préparés. On peut donc répéter avec plus de certitude celte assertion de Buffon : « Les Phalangers se trouvent dans les Indes méridionales et dans lea terres australes; ils n'existent ni en Amérique, ni ailleurs. •
Nous avons dit que l'on possédait déjà une vingtaine de Phalangers. Leurs caractères sont assez différents dans certains cas, pour qu'on ait pu les partager en plusieurs groupes. Trois genres sont faciles à établir :
Phnlnnaista i»t 36*
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Petaurut : le premier pour le Koala , qui est un groi Phalanger sans queue ; le second pour une quinzaine d'espèces h queue longue, mais plus ou moins préhensile, et à dents molaires sujettes à quelques variations, ce qui les a fait partager en Cuscus, Trichosurus , Pseudockeirus et Dromicia; le troisième, au contraire, pour des espèces moins nombreuses, a queue non prenante, mais dont les flancs ont, comme chez les Écureuils volants , une expansion al i forme tic \z p*au. On les a aussi divisés, d'après la considération de quelques caractères particuliers, en Petauriita , Belideus et Acrobates.
Ces détails nous font aisément comprendre pourquoi les auteurs considèrent aujourd'hui comme une famille distincte , parmi les Marsupiaux , le petit groupe des Pbalangers ; cette famille a reçu le nom de Phalangistidœ. Waterbouse y ajoute aussi le genre que nous avons nommé Tarsipes, mais celui-ci présente des particularités trop différentes pour que nous acceptions cette manière de voir. Il ne sera donc question ici que des véritables Phalangistidœ , et les Tarsipèdes seront décrits dans un autre article.
Parlons d'abord de quelques traits généraux propres aux Pbalangers.
L'extérieur de ces animaux rappelle à la fois celui des Lémuriens et des Sarigues; ils ont le museau assez saillant , terminé parun petit mufle dénudé; les yeux gros, à pupille circulaire ou verticale; les oreilles médiocres ou en cornet appointi et plus ou moins membraneuses. Leur corps est trapu , peu élevé sur jambes , et terminé le plus souvent par une queue préhensile ; leurs membres sont courts, forts, très bien disposés pour grimper, et pourvus , en avant et en arrière , de cinq doigts tous armés d'ongles en forme de griffes, saur le pouce de ceux de derrière, qui est opposable aux autres, et onguiculé ou non. Les femelles ont une poche abdominale assez ample, et chez les mâles, les organes de la reproduction sont disposés comme ceux des autres Didelphes. Les dents ont, dans leur disposition générale, quelque chose qui rappelle la dentition des Musaraignes, mais elles sont moins épineuses et en rapport avec un régime plus frugirore ; aussi les vraies molaires ont-
elles des collines tranirerses à leur couronne, comme celles des Semnopithèques et des Indris. Auprès des vraies molaires, dont le nombre est de quatre paires en haut et de quatre ou trois en bas, et dans la même série qu'elles, il y a une ou deux grosses fausses molaires en haut et une ea bu. Vient ensuite, en haut, une paire de fausses molaires caniniformes , écartées des autres dents, puis la dent qui porte le nom de canine , et trois paires d'incisives à peu près semblables à celles des Kanguroos; à la mâchoire inférieure, on voit, en avant de la série continue des molaires, entre celles-ci et la longue paire d'incisives, qui existe ici comme chez les Kanguroos , d'une à quatre paires de petites molaires gemmiformes , assez comparables à celles que l'oo voit i la mâchoire supérieure des Musaraignes, dans l'espace qu'on a nommé la barre.
Les Pbalangers sont des animaux crépusculaires qui vivent dans les forêts épaisses, et se nourrissent essentiellement de fruits. Il est probable néanmoins qu'ils ajoutent aussi des œufs et des Insectes à leur régime ordinaire. Leur intestin est pourvu d un cœcum assez long.
Ils n'ont pas l'intelligence fort développée; et leurs ruses peu perfectionnées, jointes à leur grande multiplication, font qu'on peut aisément se les procurer. Presque partout ils servent de nourriture à l'hoir; Cependant ils répandent une odeur désagréable.
Voici l'énuméràtion des espèces connut de Pbalangers, et des principaux caractères qui ont permis de les partager eu genres et sous-genres.
Genre I. — PHASCOLARCT0S.
Il a été établi par M. de Blaioville ea 1816, et ne comprend qu'une seule espèce, Phascolarctos fuscut de Biainv. et Desmarest, appelée aussi Koala {voy. ce mot), Iqwntf cinereus, Phaxolarctot Flindtniï, etc., les différents auteurs. Il a pour caractères: Incisives f, canines i, molaires J; corps uniforme ; point de queue.
Le Koala vit à la Nouvelle-Galles ( Nivelle-Hollande), dans les régions montagneuses couvertes de forêts. Il est de la grosseur d'un Blaireau, et reçoit des Européens établis en Australie le nom d'Ours. U
PUA
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est encore assez rare dans les collections. Plusieurs auteurs l'ont fait représenter, et nous en avons nous-même donné une figure dans le supplément au Diclionnaire des sciences naturelles. Voy. l'article koala.
Genre II. — PHALANGISTA.
Ce genre , nommé Balantia par Illiger , avait été appelé antérieurement Phalangisla par E. Geoffroy-Sain t-Hilaire et G. Cuvier, d'après Daubenton. 11 comprend, ainsi que nous l'avons déjà dit, des espèces à queue préhensile , dépourvues de membraoe aitforme entre les flancs, et dont les grosses molaires sont au nombre de cinq ou six paires a la mâchoire supérieure ainsi qu'à l'inférieure.
On a divisé les Pbalangers proprement dits en plusieurs sous-genres.
Sous-genre 1. Coscus. — Coes Coes, Lacépède ( Tableau mamm. , 1 803) . — Ceontx, Temminck (Honogr. de mammalogie , t.l, p. 10). — Ccscus, Lesson {Die t. class. d'hist. nat.t t. XIII, p. 330).
Queue velue à sa base seulement, dénudée , au contraire , écailleuse et prenante dans la plus grande partie de son étendue; oreilles courtes et plus ou moins cachées dans les poils ; tête rappelant celle des Loris; pupille verticale ; molaires ~.
Les Couscous sont des lies de l'archipel indien, Celebes, Amboine, Banda, Timor -et Waigiou , ainsi que de la Nouvelle- Guinée et de la Nouvelle-Irlande. Ils vivent 4ans les forêts boisées, et sont nombreux en beaucoup d'endroits. Sous le nom de Didelphis orientales , on a confondu longtemps plusieurs de leurs espèces. Ils sont frugivores et un peu insectivores à l'état sauvage. G. Cuvier rapporte que « quand ils voient » un homme, ils se suspendent par la » queue, et que l'on parvient en les fixant » à les faire tomber de lassitude. » Ce fait, dit M. Lesson , est fort probable , car les nègres du Port-Praslin , à la Nouvelle- Irlande, en apportaient un si grand nombre à bord de la corvette la Coquille, qu'ils ne devaient point avoir beaucoup de peine à s'en emparer. Us leur passaient cependant un morceau de bois dans la bouche, aûn sans doute de les empêcher de mordre.
Quoique les Couscous aient une mauvaise odeur, les Papous les recherchent
comme aliment. M. Lesson rapportée cet égard qu'ils les font rôtir sur des charbons avec les poils et ne rejettent que les intestins. Avec leurs dents ils font des ceintures et d'autres ornements, et leur abondance est telle, dit le même naturaliste, que nous avons vu des cordons de plusieurs brasses de longueur qui attestent la grande destruction que l'on fait de ces Mammifères.
Couscous oursin , Phalangisla ursina Teraminck(AYonopr. demammal., t.l, p. 10), Lesson (Centurie de zoologie, pl. 10). De le taille du Paradoxure, à pelage brun-noiratre serré, plus clair, et roussatreen dessous, à queue assez longue. Les jeunes sujets sont de couleur plus claire que les adultes. Celte espèce vit dans l'Ile Célèbes; elle a été rapportée par le naturaliste hollandais Reinwardt. La planche publiée par M. Lesson est reproduite dans notre Allas de zoologie.
Pua langée a CBOUPiON dobb, Phalangisla chrysorrhas Temminck ( Monogr. de mammalogie, t. I, p. 12). Sa taille est celle d'un fort Chat , et sa queue a treize pouces de long. Sa couleur, sur toutes les parties supérieures du corps, est d'un gris cendré , plus clair sur la tête; la croupe et te dessus de la queue sont d'un jaune doré. La face interne des membres , la partie inférieure du cou , la poitrine et le ventre sont blancs; une bande noire sépare les flancs du ventre, et les membres sont roux clair à leur extrémité.
On trouve cette espèce aux lies Moluques et particulièrement à Amboine.
Phalangkb tacheté , Phalangisla maculata Geoff., Desm. {Mammal. p. 266), F. Cuvier {Dict. se. nal., t. XXXIX, p. 413), Quot et Gaimard {Voyage de l'Uranie, pl. 7).
C'est i celte espèce qu'appartient le Phalanger mâle, Buffon, t. XIII, pl. 11. C'est celle qu'on a connue la première; son corps mesure à peu près un pied en longueur, et sa queue a neuf pouces; les couleurs de son pelage consistent en taches brunes irrégulières, sur un fond gris jaunâtre clair. Le dessous du corps est entièrement de cette dernière couleur. On la trouve à Amboine, à Waigiou, i Banda et à la Nouvelle- Guinée.
M. Waterhouse lui réunit comme doubles emplois les :
Phalangisla paputA sis Des mares t (Jtfammal, p. 541).
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Phalangitta Quoyi Quoy et Gaimard (Zool. du voyage de VUranie, p. 58, pl. 6).
Phalangista macrourus Lesson ( Zoul. de la Coquille, t. I, p. 156, pl. 5).
Phalanger oriental, Phalangista orientales Pal las (Niscell. zool., p. 59). — Phalangista alba E. Geoffroy , Desmarest (Ma mm., p. 266 ). — Ph. rufa id.— Ph. cavifrons Terom. {Monogr. demamm., t. I, p. 17). Ce Ph a langer est le Coes-Coon de Valentyu et le type du Pbalanger femelle de Burton (t. XIII, p. 92, pl. 10). Il a la taille et les proportions du précédent; il est blanc ou blanc-jaunâtre, varié de brun en dessus. On Ta rapporté d'Amboine , de Timor et de la Nouvelle Irlande.
Sous «Genre 2. Trichoscbds (6fc€, poil; eûpa, queue ), Lesson (Dict. clou, d'hist. nat., t. XIII, p. 333).
M. Temminck et d'autres auteurs avaient fait de ce Pbalanger une section sous la simple dénomination de Phalangers proprement dits. M. Lesson a cru convenable de leur donner un nom, et M. Waterbouse s'est rangé à sa manière de voir. Les Phalangers trichosures sont caractérisés par leur queue abondamment velue et seulement dénudée en dessous dans sa partie terminale, comme celle de certains Singes américains ; leurs oreilles sont assez grandes , en cornet membraneux; leurs yeux sont à pupille ronde; leurs doigts antérieurs ne sont pas divisés en deux faisceaux.
Ces Phalangers habitent l'Australie, la Nouvelle-Hollande et Van Diemen.
On connaît encore assez peu leurs habitudes, et les premiers bons renseignements que l'on ait possédés à leur égard sont dus à un médecin nommé Rotin , qui les communiqua au savant Vicq d'Azyr. Ils vivent dans des terriers , sont plus diurnes que les Cuscus, et l'une de leurs espèces, qui a dans ses mœurs, dans ses habitudes de chasse et sa physionomie , quelque analogie avec nos Renards, a été nommée Phalanger renard.
c'est celle dont Vicq d'Azyr avait parlé sous le nom de Bruno. C'est à tort, d'après M. Lesson , que Cook a supposé que les Trichosures vivaient de fruits. On ne connaît, dit-il , pas un arbre qui en produise, même pour les Oiseaux ; on sait, en effet, que la liouvelle-Hollande ne possède que des fruits
sees et coriaces et qu'aucun n'est bou & manger, eicepté la baie maigre et rare du Leplomeria Billardieri. Le sol , d'ailleurs, est très meuble et arénacé, et liés- propre à creuser des terriers.
Pn a langer renard , Phalangista wlptM Shaw (Gen. zool., t. I, p. 503), Temminck (Monogr. de mamm., t. II, p. S)., Sa taille surpasse un peu celle du Makis, « sa queue épale son corps en longueur. U «s: brun -rous.-à ire en dessus, plus gris eo dessous, jaunâtre sous la gorge et aux joues. On le trouve dans plusieurs parties de la Nouvelle-Hollande. C'est le Bruno ( DnUphis peregrinus ) de Vicq d'Azyr ( EacL méth. anat., 1. 11. p. 251).
M. Waterbouse considère comme a'ea différant pas les :
Didelphis lemurina Shaw (Gen. zool., t. I, p. 487).
Phalangista melanura Wagoer (in Scbreb., Saug.).
Phal. fuliginosa O'Gilby ( Proceed. sooL soc. Lond. , 1831, p. 135).
Phal. Cuvicri Gray (in Waterboux, Nat. libr. Marsup., p. 268).
Phal. setma Wagner [in Scbreb., Swg).
Phalanger xanthope, Phalangitta xamthopus O'Gilby ( Proceed. zool. soc. Lo*àont 1831, p. 135). Espèce voisine de la précédente sons plusieurs rapports. Elle estawsi de la Nouvelle-Hollande.
Pbalanger courte orkille, Pkala*gist* canina O'Gilby (Proceed. zool. soc. Lonàtm, 1816, p. 191). De la Nouvelle-Galles. Il diffère également peu du Ph. vulpina: IL Waterbouse {Nat. hist. ofmamm.) donne quelques nouveaux détails sur celte espèce et sur la précédente.
Sous-genre 3. Pseudochucs (^cvJc;, t»uli X««>, main), O'Gilby (Proceed. zool. soc. London , 1836, p. 26, — Hepoosa, J. t. Gray, d'après Waterbouse (Nat. ktst. y the mamm., t. I,p. 297).
Phalangers dont les doigts de devant sont partagés en deux groupes sub-oppo«ab!es , l'on , interne, composé de deux doigt* comprenant le pouce et l'index ; l'antre externe, de trois comprenant les trois autres doi$u, queue comme celle des Tncbosures, mai* garniede très petits poils dans la partie eà élites! dénudée chez ceux-ci; oreilles courtes, i r-
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rondies ; sept paires de molaires à la mâchoire supérieure, dont sis eu série continue et plus grosses.
Leurs mœurs sont semblables à celles des Tricbosures, et ils sont également de la Nouvelle-Hollande ou des contrées voisines.
Pdalasgeh de Cooe, Phalangista Coukii Desm. (iVouv. Dict. oThist. nor., t. XXX, p. 478). Cette espèce, qui est le New-Holland opossum de Pennant, reçut des colons anglais de la Nouvelle-Hollande le nom de Ringtailed opossum , à cause de la disposition prenante de sa queue. On le trouve principalement à la Nouvelle-Galles. Il en est déjà question dans le troisième voyage du capitaine Cook. On le dit aussi de la Nouvelle- Hollande ; il est brun-cendré en dessus, blanc eD dessous, roussfttre à la face externe des membres et à la région oculaire; le tiers terminal de sa queue est blanc. Sa taille est un peu moindre que celle du Chat domestique.
M, Waterhouse considère comme étant de la même espèce que le Pbalanger de Cook , les individus d'après lesquels ont été établies les deux espèces suivantes de Pbalanger» :
Phalangista vivevrina O'Gilby (Proceed.
xool. toc. London , 1837, p. 131), Phalanges os Boogaintills , G. Cuvier (Règne animal, 2« éd. t. I, p. 183).
Cuvier dit cependant de celui-ci : Grand comme un Ecureuil, cendré en dessus, blanc en dessous; la moitié postérieure de la queue noire et la moitié postérieure de l'oreille blancbe.
Phalange* grisonnant , Hombron et Jacquinot ( Voyage au pôle sud de Dumont d'Urville, Mamm. pl. 16 ), Ph. canesems Waterhouse (Nat. hist. of mamm. , t. I, p. 305). Cette espèce, très bien figurée dans l'on des ouvrages cités, n'a pas encore été décrite par les voyageurs auxquels on en doit la découverte.
Sous-genre a. Dsohioa (Jpojmôç , bon coureur ) , J. E. Grsy (Appcndix to Grey's Journ. of lu» exptd. in Australia).
Pbalangers de petite taille à ? molaires ; oreilles médiocres, en partie nues et pliées; ODglcs petits; queue garnie de petits poils, sauf à sa base, où sa fourrure est semblable à celle du corps, tout à fait nue à son extrémité en dessous.
Ces Animaux ont quelques autres caractères dans le crâne et dans la formule dentaire, qui semblenten faire un acheminement des Pbalangers vers les Tarsipèdes. Ils vU vent à la Nouvelle-Hollande; leur pbysiono» mie est celle des Loirs et des petites espèce de Sarigues , telles que le Didelphis élégant du Chili.
Pualanger KAnt t Phalangista nana Georfroy, Desmarest ( Mammalogie, p. 268 )t Waterhouse (Nat. hist. ofmamm.f t. I, p. 309), Ph. gliriformis Bell. ( Trans. linn. soc. London, t. XVI, p. 121, pl. 13). Pelage doux , en général , gris lavé de roux pale; blanc en dessous un peu jaunâtre; taille moindre que celle du Lérot.
Il habite la terre de Van-Diemen et quelques Iles voisines.
Phalamger gracieux , Phalangista concinna Gould ( Proceed. sool. soc. London , 1845, p. 13; — Mammals of Australia, part. I, pl. 9). Pelage très doux, brun roux en dessus, blanc en dessous ; une tache foncée en avant des yeux ; pieds blancs ; queue garnie de petits poils bruns. De l'ouest et du sud de la Nouvelle-Hollande.
Phalanges de Neill , Phalangista Neillii Waterhouse {Nat. hist. of mammalia, t. I, p. 315). Gris en dessus, blanc en dessous; une tache noire en avant de chaque oeil; taille moindre que celle du Rat commun.
De la Nouvelle-Hollande.
Genre III. — PETAURUS ( «rravpov, voltigeur ) , Scbaw (General zoology , 1800).
— Pbalangebs volants des auteurs.
lia ont une membrane poilue et frangé, étendue entre les flancs; leur queue, généralement longue et velue dans toute so u étendue, n'est pas préhensile.
Ces Animaux jouissent de la possibilité de s'élancer d'un arbre à l'autre comme les Écureuils volants, et leurs membranes leur servent, comme à ceux-ci, de parachutes; ils ont une grande analogie avec ces Rongeurs dans leur forme extérieure, mais leurs vrais caractères les rapprochent des Phalangers. Comme leur système dentaire présente quelques variations, on les a partagés , ainsi que les Phalangista eux-mêmes, en plusieurs sous-genres. Un fait remarquable et qui est en rapport avec la légèreté de leurs mouvements et la propriété de voltiger, c'est la
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disposition celluleuse de leur crâne dans la région temporo-zygomalique ; celte disposition est 1res évidente chez le P. sciureus. Il y a des Phalangers volants de diverses grandeurs. Ces animaux sont de la Nouvelle- Hollande. Leur régime est plus insectivore que celui des autres Phalangers.
Sous-genre I. — Petadrista ( «»T«vpt»T>»ç, funambule), Desmarest (Mammalogie).
Sept molaires en série continue de chaque côté de la mâchoire supérieure; six à l'inférieure. Les vraies molaires garnies à leur couronne de saillies en forme de pyramides.
Le Petaurus taquanoides compose à lui seul ce sous-genre dans l'ouvrage de M. Waterbouse. Ce naturaliste considère le Petaurista Peronii de Desmarest comme n'en étant qu'une variété.
Sous-genre II. — Belideds ( 6«ioç , dard ) , Walerbouse ( Nat. hist. of mammalia, 1. 1, p. 325).
Ils ont sept paires de molaires supérieures et huit inférieures. Tels sont les:
Pelaurus australis Shaw, auquel appartiennent aussi les Didelphismacroura Shaw, et Pelaurus flaviventer Desm.
Petaurus sciureus Desm. Cette seconde espèce est le Sugar squirrel des colons de la Nouvelle-Galles.
Petaurus breviceps Waterb. {Nat. hist. of mamm. , t. I , p. 334).
Petaurus arutGould (Proceed. zool. soc.
London, 1842, p. H).
Sous-genre III. — Acbobata ( 5xpo{ , sommet; S a i'v m, je marche), Desmarest (Mammalogie, p. 270).
Ceux-ci n'ont que six paires de molaires à chaque mâchoire. Tel est le Petaurus pygmams Desmarest. (P. G eh vais.)
'PHALANGIDES. Phalangides. abacdw.
— C'est le cinquième ordre de la classe des Arachnides, et dont tous les animaux qui le composent ont le céphalothorax d'une seule pièce en dessus , a deux yeux , et toujours situés sur levertex. L'abdomen esteontracté, multi-arliculé avec les arceaux inférieurs souvent confondus, quelquefois aussi les supérieurs. Les maxilles sont en pinces didactyles. Lee mandibules sont pal pi formes , plus ou moins allongées, filiformes ou épi-
neuses. Les pattes sont au nombre de boit, onguiculées et souvent fort grandes; la respiration est trachéenne.
Les nouvelles recherches des voyageurs ont fait connaître nn nombre de Phalangides bien plus grand que celui qu'on pondait, il y a quelques années encore, et c'est de l'Amérique méridionale que nous socl venues les plus curieuses espèces : ce sont eo général des animaux inoffensifs, lucifuges, vivaot de petits insectes. Il eo est qui soal ornés de fort jolies couleurs; leurs patte», habituellement fort grandes, contribueotàla singularité de leur aspect. On en a rapporté de toutes les parties du monde, mais l'Amé- . rique et l'Europe ont fourni la grande majorité des espèces observées.
Les animaux qui composent cet ordre ont été étudiés par un très grand nombre d'auteurs, et parmi eux, je citerai Trenranus qui a observé depuis longtemps l'aoatomie des Phalangium d'Europe. Saugny a donné dans l'ouvrage d'Égypie d'excellents détails de caractères extérieurs, d'après des espèces égyptiennes. Enfin, M. P. Gervais a reproduit avec soin , dans l'atlas supplémentaire du Dictionnaire des sciences naturelles, ceux d'un Faucheur très fréquent dans les jardins à Paris; Hermann avait anciennement publié aussi quelques figures, que je dois également citer.
Dans l'espèce qui a été observée par M P. Gervais, les maxilles se composent de trois articles seulement , un qui répond à l'avaitbras, et dont la base interne présente ont petite dent , un autre à la main et le ttoi» sième à son doigt mobile; le mâle et la femelle ne diffèrent pas pour les proportions de cette première paire d'appendices; mais dans d'autres groupes des Phalangides, elle se renfle considérablement dans les mâles et prend un aspect bulbeux, principalement dans la partie qui constitue la main; c'est ce que I on voit très bien dans les Cosmelv. Les maxilles de certains Phalangium et entre autres des P. cornutum d'Europe, et P. Savignyi d'Égypte , se relèvent à leur partie posléro-supérieure, de manière à simuler une paire de cornes. Les mandibules palpiformes sont également variables; ellfj ont six articles et sont terminées par un crochet onciforme. On voit déjà dans noue Faucheur ordinaire, mais à un asseï fort
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grossissement, de petits poili épineux qui sont le commencement des grandes épines, assez semblables i celles des Pbrynes 'voy. ce mot) , que présentent le bras et Pavantbras des Gonyleptes (voy. ce mot) et autres genres voisins dont les mandibules pal piformes sont fort longues. Chez d'autres, les mêmes appendices sont déprimés, quelquefois même un peu spatuliformes; c'est ce qui a lieu cbex les Cometus(voy. ce mot). Leur ongle terminal est alors fort petit. Le céphalothorax est toujours d'une seule pièce en dessus , mais plus ou moins grand. Chez les Trogoles (voy. ce mot), il présente une saillie en avance , perforée à son centre et même quelquefois écbancrée. Chez la plupart des autres Phalangides, il est grand, souvent spinigère, et porte vers la partie antérieure deux yeux lisses. Le mode d'implantation des yeux et le nombre ainsi que la forme des grandes épines portées sur le céphalothorax , fournissent de bons caractères ; il en est de même de la forme du céphalothorax, de sa nature plus ou moins tuberculeuse, et de sa longueur par rapport à celle de l'abdomen qui recouvre le plus souvent ce dernier dans les individus desséchés de nos collections. L'organe respirateur, que Latreille a signalé depuis fort longtemps, s'ouvre bilatéralement au bord inféro-antérieur de l'abdomen, par une paire de stigmates en arrière des organes génitaux; la respiration est trachéenne.
Dans les Gonyleptes , ces stigmates sont sur le bord postérieur de la hanche très élargie de ces animaux.
Dans sa concordance des différentes parties de la hanche des Entomozoairesapiropodes, Savigny a pris pour exemple un Phalangium.
Le canal intestinal du Faucheur commun se partage en deux parties : 1" l'estomac, qui est une poche rétrécie vers la bouche , dilatée dans son milieu, et rétrécie au pylore; autour de lui sont des poches cœcales symétriquement placées à droite et à gauche, et qui se voient aussi dans les Gonyleptes. Suivant Réaumur , ces poches du Phalangium ne communiqueraient pas avec l'estomac; 2* l'intestin , qui est court , droit , d'une seule venue. L'anus est percé dans le dernier anneau de l'abdomen; le système nerveux a été figuré par le même auteur; mais est-il |
réellement comme il le croit? La disposition serait singulière pour mériter un nouvel eiamen. Un fait curieux et bien connu de la physiologie du système nerveux des Faucheurs, c'est la persistance de vitalité dans leurs membres , après qu'on les a détachés du corps. Il n'est personne qui n'ait vu le mouvement de flexion que chacun d'eux exécute encore pendant quelques minutes.
La reproduction de ces animaux est ovipare, dans nos espèces du moins, et les organes par lesquels elle s'exécute sont tout-àfait remarquables. Treviranus en figure les parties intérieures. L'oviducte de la femelle aboutit à un long tube proboscidiforme , exsertile par la pression de l'abdomen , annelé dans son dernier tiers, avec des verticilles de poils , comme écailleux près de la fin , encore avec quelques poils, et présentant a son extrémité deux petits pinceaux latéraux. Le pénis est moins long, mais il n'est pas moins curieux. Dans notre espèce, c'est un cylindre courbe , en manière de tube, un peu plus large à sa base, s'élargissent de nouveau au sommet, où il est ouvert en bas des flancs, tronqué pour l'écoulement du fluide séminal et portant à son extrémité un petit cuilleron spinigère et mobile.
Hermann donne , dans sa planche VII , plusieurs figures des parties génitales observées dans le P. parietinwn. Treviranus les figure aussi , et même avec leurs parties intérieures; mais sa figure du pénis n'est pas heureuse. Savigny , dans les admirables planches de l'ouvrage d'Egypte, a représenté le pénis du P. Savignyi et celui du P. copticum , qui parait fort différent du précédent.
Latreille a communiqué anciennement i la Société pbilomatique, et publié dans son histoire des Fourmis, des renseignements sur l'accouplement des Faucheurs. Dans le P. cornutum% dont le mâle est assez différent de la femelle, pour qu'on ait pris d'abord celle-ci pour une espèce différente, les mâles se disputent entre eux la possession des femelles, et la lutte qui s'engage à ce sujet est quelquefois des plus vives. Lors de l'accouplement, le corps du maie est placé de telle façon, que la partie antérieure est contiguê avec celle de la femelle, et les pinces saisissent les mandibules de celle-ci à leur naissance et à la partie supérieure, près du cé-
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phalothorax. Le plan inférieur des deux corps est dans la même ligne; l'organe du mâle peut donc atteindre l'organe respectif de la femelle. L'accouplement dure trois ou quatre secondes.
Les Phalangides ont été partagés en deux tribus, les Gonyleptesetles Pbalangiés. Voy. ces mots. (H. L.)
PHALANGIEN9. Phalangii. abachh. —
Voy. PHALANGIDKS.
•PHALAXGIÉS. axachv. — M. P. Gervais désigne sous ce nom , dans son Hist. nat. des Ins. apf., une tribu dont les caractères peurent être ainsi présentés : Palpes non épineux ; pattes égales ou subégales ; abdomen plus ou moins caché sous le céphalothorax, surtout dans les individus desséchés. Les genres que cette tribu renferme aont ceux des Cosmetus, Discosoma, Phalangium, Trognlus et Cryptoslemma. Voy. ces différents mots. (H. L.)
PHALANGISTA. ma*. — Nom latin des Pbalangers. Voy. ce mot.
PHALANGISTA, Pall. roiss. — Sjn.
d'Aspidophorw, Lacép.
*Pfl ALANG ISTID/E. M av. — Nom que les naturalistes anglais donnent à la famille de Marsupiaux qui comprend les Phatangers et les PhasaAaretos ou Koala. M. Wa terbouse {Nat. hist. of mammalia) y place également le genre si singulier des Tarsipes.
PHALAIVGITES. Phalangita. AEAcœr.
— Voy. PHALANGIDES.
PRALANGIUM ( phalange, artienlation). asachh. — Genre de l'ordre des Phalangides , tribu des Pbalangiés , créé par Linné et adopté par tous les aptérologistes. Le corps, chez les espèces qui composent ce genre, est coupé à la partie antérieure ; celte coupe, presque circulaire et perpendiculaire, est formée par une membrane divisée dans son milieu et dans le sens de sa hauteur par uoe cloison linéaire, coriacée, te prolongeant en forme de lèvre supérieure ; c'est de cette cloison que partent, de chaque coté, les mandibules , au nombre de deux; elles sont coriaces, presque écailleuses vert l'extrémité , parallèles dans le repos , grandes, souvent de la longueur du corps , creuses, mobiles de bas en haut ou se portant en avant , de deux pièces ; celle de la base est plus courte , cylindrique, comprimée un peu sur les côtés,
lisse, quelquefois luberculée, droite; U seconde pièce est articulée avec celle-ci à angle aigu , et elle est ramenée dans l'ioaclion le long de la poitrine; elle est presque cylindrique , aplatie sur sa face antérieure, vers l'extrémité principalement ; deux serres ou pinces écailleuses, dont l'extérieure, qu'on appelle doigt, est' plus forte, arquée, plus dentelée et mobile, la terminent. Les pinces sont coniques, armées au côté intérieur de deux petites dents, pour mien retenir les objets qu'elles ont saisis ; eUej font l'office de tenailles. L'extrémité supérieure de la seconde pièce des mandibules a, dans l'espèce désignée sous le nom de P. cornutum, un prolongement supérieur, formant une pointe aiguë , peu arquée; la mandibule entière figure alors une espèce de T. On remarque au milieu du bord ultérieur de la coupe du céphalothorax, une pièce faiblement coriacée , presque triangulaire, tenant lieu de lèvre supérieure. Le» deux palpes insérés sur les côtes de la œandibule, à la face extérieure des premières mâchoires, sont minces, filiformes, de te longueur de la moitié du corps dans le grand nombre, arques, de cinq articles presque cylindriques , dont le premier très court, le second toujours allongé, le troisième et le quatrième courts , ce dernier ordinairement long, terminé par un crochet écaille», arqué; ils sont coudés à l'articulation de U troisième pièce, qui se rapproche avec tes suivantes, de la poitrine. Les mai boires aont disposées sur trois rangs; celles ou premier et du second sont termioées deux à deux par leur base et portées sur une pièce que l'on peut signaler comme no article, très courtes, molles; elles présentent un corps arrondi , concave au coté intérieur dans l'inaction, se gonflant prodigieusement et en forme de vessie , membraneux ; la surface , dans les premières, paraît composée de trois plans, dont l'intérieur plus grand est d'une consistance plus membraneuse , en pointe an sommet, ayant quelques poils noirs, et , en outre , sur le dos une petite pièce triangulaire, membraneuse, un peu velue; les mâchoires de second rang un peu plus grandes , striées au coté antérieur, dont la membrane est susceptible d'une grande dilatation , ce qui donne alors une figure très bombée; le contour est uo
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peu cilié et noiràlre , étranglé vers la partie interne; les extrémités des mâchoires du premier rang reposent sur celle-ci , et c'est entre elles qu'est placée l'ouverture de l'œsophage. Viennent ensuite deux languettes membraneuses, coniques, un peu velues, couchées obliquement un peu en dessous des précédentes ; elles répondent a la naissance de la seconde paire de pattes. Immédiatement au dessous est une pièce membraneuse, petite, arrondie et échancrée au milieu du bord supérieur, supportée par une pièce unie, carrée , mais plus grande , et celle-ci sur une troisième plus courte. On peut considérer ces derniers organes comme ceui qui tiennent lieu de lèvre inférieure. L'abdomen est ovoïde ou arrondi , souvent déprimé, renfermé sous une enveloppe continue, d'une substance parcheminée. Le céphalothorax , qui occupe environ un tiers de sa grandeur , n'est distingué de l'abdomen que par une ligne transversale , et son contour est anguleux : en examinant avec attention la partie qui se trouve au-dessus de la naissance des pattes antérieures , on aperçoit de chaque côté un stigmate, distingué par un fond plus rembruni. La coupe est ovale ou presque circulaire et rebordée; les deux tiers antérieurs de la surface sont occupés par une membrane blanche, et l'autre l'est par un prolongement intérieur du rebord; une fente transversale, qui se trouve dans rentre-deux , est destinée au passage de l'air. En séparant doucement la voûte supérieure du céphalothorax de l'inférieure ou de celle qui répond à la poitrine, ou met à découvert trois ou quatre tuyaux cylindriques , formés de plusieurs fibres roulées sur elles-mêmes, d'une couleur argentine, qui se divisent postérieurement en deux faisceaux très ramifiés, dont l'un va aboutir i une tache noirâtre en dessous du stigmate , et l'autre se rend près du 'tubercule dorsal oculifére ; ce tubercule est creux, et en le considérant au grand jour, on voit très bien la transparence et le brillant des cornées des deux yeux. On observe aussi trois ou quatre muscles plus remarquables , ayant leur attache inférieure audessous de l'insertion des mandibules , et se réunissant près des supports oculaires. L'ouverture de la bouche est entre les premières mâchoires. Les intestins se replient t. x.
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en une infinité de détours ou de xig zng , au-dessous de la poitrine et sur l'abdomen. L'anus est caché sous une pièce du chaperon , formé de plusieurs demi-cercles concentriques. Les œufs sont lenticulaires, blancs et en très grand nombre. Les anneaux de l'abdomen ne sont que les plis de la peau , celle-ci étant d'une seule pièce qui recourre tout le corps. Les pattes, au nombre de huit , sont très longues relativement au corps, et très dilatées ; celles de la seconde paire et de la quatrième paire sont les plus longues , aussi ces Arachnides paraissentelles montées sur des écriasses.
Les Faucheurs ou Phalangium ont reçu des pattes aussi longues non seulement pour pouvoir marcher plus facilement sur les buissons, sur les plantes, mais encore pour mieux échapper à la poursuite de leurs ennemis, et pour être avertis de leur présence; placés sur un mur, sur le tronc d'un arbre, ils les étendent d'une manière circulaire , et ils occupent ainsi un espace assez considérable; quelque animal vient-il à toucher quelqu'une de leurs parties, ils se relèvent aussitôt ; les pattes forment autant d'arcades sous lesquelles l'animal passera, s'il est petit; mats si le danger est pressant, il a bientôt sauté a terre. La fuite est prompte , car, dans l'espace d'une seconde, ils par' courent un sixième de mètre environ ; ils s'échappent aussi souvent des doigts qui les ont saisis, et c'est ordinairement en y laissant quelques unes de leurs pattes, qui conservent encore longtemps après avoir été arrachées, les mouvements, en se repliant et se dépliant alternativement. On concevra facilement la raison de ce phénomène , en considérant les dispositions intérieures des pattes ; ce sont autant de tuyaux creux, occupés dans toute leur longueur par une espèce de filet tendineux et très délié , sur lequel l'air exerce son action , dès que la patte est séparée du tronc de l'animal. Outre les deux stigmates antérieurs placés sur le céphalothorax, l'abdomen en présente deux autres qui sont cachés par les banebes des pattes postérieures à peu de distance de leur origine. L'ouverture est grande et très sensible ; elle est formée de deux demi-ovales.
On trouve ordinairement au printemps de petits Phalangium qui proviennent des œufs depuis l'automne précédent. Ce n'est guère
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que ver* la fin de l'été qu'ils ont pris lout leur accroissement, et c'est alors qu'ils s'accouplent. L'accouplement n'a pas lieu quelquefois, surtout dans l'espèce la plus commune aux environs de Paris, le Phaïangium des murailles, sans uu combat entre les mâles, et un peu de résistance de la part des femelles. Quand celle ci se rend au détir du malc, ce dernier se place de manière que sa partie antérieure soit contiguéà celle de la femelle, face contre face; il saisit les mandibules avec ses pinces; la face inférieure des deux corps est sur une mfmc ligne : alors, l'organe du mâle atteint celui de la femelle, et l'accouplement a lieu; il dure trois ou quatre secondes; après l'accouplement, la femelle dépose dans la terre, à une certaine distance de sa surrace, des œufs de la grosseur d'un grain de sable, de couleur blanche, entassés les uns auprès des autres.
Quoique les Faucheurs soient très voisins des Aranéides, ils ne vivent cependant point, comme elles, pendant plusieurs années; presque tous périssent à la fin de l'automne. Ce genre renferme un très grand nombre d'espèces; parmi elles, je citerai le Phaïangium comulum Lalr. (Ilist. nal. des Fourni., p. 377); cette espèce se trouva dans toute l'Europe, très communément en automne, dans les jardins et les bois, à Paris et dans les environs. (H. L.)
PIIALAXGIUM (ralafoiov , nom grec de la Tarentule , appliqué à cette plante parce qu'on l'employait autrefois contre la morsure de celle araignée), bot. pb. — Genre de la famille des Liliacées, tribu des Anthéricées, établi par Jussieu (Gen.t 52), et correspondant au genre Buanlhericum de Schultes fils (Syst., VII, 1394), qui ne comprend que les Anlbérics a pérîgone étalé et à étamiries «labres. Voy. antuémc— F alangium, Houttuyn (Syst., II, 129, t. 8, J. 2), yn. de Watsonia, Mill. — phalangiumt Burm. (Cap. , u- 3), syn. de Diasia, DC. (J.)
* PHAJ.AXGODES ( y*l«yy«**)ç » semblable aux Phaïangium). abacbîc . — M. Gervais, dans son Histoire des Arachnides, désigne cous ce nom un genre de l'ordre des Pbalangides, de la tribu des Phalangiés, et dont les caractères peuvent être ainsi exposés : Palpes à peu près de la grandeur du corps , épais ; le dernier et l'avanl-der-
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nier article épineux ; mâchoires robaslci, lubépineuses , renflées; céphalothorax ne thoraco-gastre subquadrilatère, un peu allongé , non épineux , en continuité arec 1rs arceaux supérieurs de l'abdomen ; deux yeui; pattes de longueur moyenne; hanches des postérieures non renflées, sans épines.
On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, c'est le Phalangodes anacomdui Gerv. {Ilist. nat. des Ins.apt., t. III, p. III, n* 1). Cette espèce a pour patrie la Noavelle-Holtandc. (H. L.)
♦PII ALANGOGOXIA (?«TbyÇ, article de»
doigts; rJvt«, angle), m.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la familledfi Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides phyllophages, établi par Burraeister (f7a»dbuch der Entomologie, t. IV, p. 151). qui le classe parmi les Pelidnotides platycœlides. Le type, seule espèce du genre, la Pi. oèfja Dupt., B. , est originaire du Mexique. (C )
*PI1 ALANGOPSIS foiWS, phalangiv*; o|<t, aspect), iss. — Genre de l'ordre da Orthoptères, tribu desGryllieos, groupe à» Pbalangopsites , établi par M. SeniHe (Orthoptères, Suites à Buffon), et qui comprend quatre espèces (P. longipes, annulipes, facicornis, tcssellata), toutes de l'Aroériaat méridionale. fl*)
• PHALAXGOPSITES. PkalançtpsUts.
iss. — Groupe de la tribu des Grylliefi, Voy. ce mot.
PIIALAMDÉES. pholaridea. sot. ic — Tribu établie par Kunlh (Gran , 13) dans la famille des Graminées. Voy. ce moi.
PIIALAIUDION. ois. —Genre fondé pir Kaup sur le Rallus pusillus de Ps"*» Foy.