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PDALARIS. bot. pb. — Genre de la »mille des Graminées, tribu des PbalirideH établi par Linné (Gcn., n. 71), et doat te principaux caractères sont : Épillets tril>res : les deux fleurs inférieures très petite*, en forme d'écaillés , neutres; la supérieure hermaphrodite. Glumes 2, navieulaires , à carène souvent ailée. Paillettes 2, m"* culaires, mutiques, l'inférieure pluspand? enveloppant la supérieure. Paléole» 2 , libres. Étamines 3. Ovaire sessile. Styles î ; stigmates plumeux. Caryopse obtoog. J«fculaire-comprimé, libre.
Les Phalaris sont des Grameni vtvtcH .
à feuilles planes ; à panicules en forme d*
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pis, groupes ou éparses; à épillets pédi celles.
Ces plantes croissent dans les régions qui avoisinent la Méditerranée, principalement dans les contrées occidentales; le Népaul en possède une espèce; l'Amérique tropicale une autre ; le Chili une troisième; quelques unes se trouvent aussi dans l'Amérique boréale.
Deui sections ont été établies dans ce genre : la première, Phalaris, Palis. {Agrost., 36 , t. 7 ), comprend les espèces qui ont la carène des glumes ailée, et les panicules groupées; la seconde, Digraphis , Trin.
( Agrost. , 127 ), se compose de celles qui ont la carène des glumes uon ailée, et les panicules diffuses. (J.)
PHALAIIOTE. Phalaropus(f*\*?ti, brillant ; «ov; , pied), ois. — Genre de la famille des Longirostres de G. Cuvier, dans l'ordre des Échasiiers, et de celle des Scolopatïdécs dans la méthode du prince Ch. Bonaparte. Ses caractères sont : Un bec droit , presque rond , sillonné en dessus , grêle , pointu , À mandibule supérieure légèrement recourbée vers la pointe; des narines situées à la base du bec, linéaires, percées dans un sillon; des doigts au nombre de quatre , trois en avant et un en arrière, les premiers réunis par une membrane qui s'étend jusqu'à la première articulation , et qui se festonne ensuite sur les bords jusqu'à leur extrémité; un pouce libre, court, à ongle très grêle.
Linné rangeait les Pbalaropes dans son genre Tringa; Drisson les en sépara génériquement. Généralement adoptée par tous les ornithologistes, la division desPhalaropes , n'est cependant pas resiée telle que l'avait instituée Drisson. Aussi G. Cuvier Ta subdivisée. Conservant le nom générique imposé par Brisson, pour l'espèce que Buflon a décrite sous celui de Pbalarope à festons dentés {Phal. lobatus Lath.), il a fait du Pbalarope cendré, ou bjperboré, la division des Lobipèdes. Vieillot, établissant les mêmes coupes, a seulement remplacé par le mot de Crymophtie celui de Pbalarope, que G. Cuvier avait conservé pour le Ph. lobatus , et a affecté celui de Pbalarope aui Lobipèdes de ce dernier auteur. Enfin le prince Cb. Bonaparte a pris pour type d'une troisième coupe l'espèce décrite par Vieillot sous le nom de Phal, frenatm. M. Temminck a
! compris ces trois espèces dans on seul genre, auquel il conserve la dénomination créée par Brisson.
Les détails que Ion possède sur les mœurs et les habitudes des Pbalaropes sont peu nombreux. Tout ce que Ton peut dire d'une manière générale, c'est que, habiles nageurs, ils voguent sur l'onde avec une légèreté et une grâce admirables. S'ils se plaisent au balancement des vagues, ils aiment également bien les eaui tranquilles. En effet, ils fréquentent indifféremment la mer avec sa houle, et les lacs avec leur calme; cependant ils paraissent préférer les eaux saumâtres et salées aux eaux douces. Ils cherchent les petits Insectes et les Vers marins, dont ils font leur nourriture, tantôt à la surface des flots, tantôt sur les bords du rivage. Ils marchent et courent beaucoup moins qu'ils ne nagent; aussi vont-ils rarement à terre. L'époque durant laquelle on les y voit le plus fréquemment est celle de leur reproduction ; car c'est dans les herbes, dans les prairies, mais toujours à proximité des eaux, qu'ils vont établir leur nid. Leur ponte est de trois ou quatre œufs olivâtres , parsemés de nombreuses taches noires.
La double mue à laquelle les Pbalaropes sont sujets , les différences que présente leur plumage selon l'âge, ont quelquefois donné lieu à la création d'espèces purement nominales. Celles sur l'existence desquelles il n'y a point de doute, variant légèrement entre elles par la forme du bec, peuvent être distinguées de la manière suivante :
V Espèces à bec grêle , déprimé seulement à la base [G. : Lobipedk, Lobipes, G. Cuv.).
Le Phalahopb a hausse -col, Ph. hyperboreus Briss. (Buff., pl. enl. , 766). Dessus de la tête et côtés de la poitrine d'un gris cendré foncé ; joues, côtés et devant du cou d'un roux vif; gorge, milieu de la poitrine et parties inférieures d'un blanc pur; sur les flancs de grandes taches cendrées.
Cette espèce fréquente les plages qui bordent les lacs du cercle arctique ; elle est très commune au nord de l'Écosse, en Laponie, dans les Orcades et les Hébrides; est de passage sur les côtes delà Baltique; visite très rarement les lacs de la Suisse , et accidentellement ceux de l'Allemagne et de la Hollande.