‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 158 sur 170 · GENRES DOUTEUX OC INSUFFISAMMENT CORNUS · texte numérisé non relu

GENRES DOUTEUX OC INSUFFISAMMENT CORNUS

Thermocœlium , Kg.; Myriaetit , Kg.; Halorhiia, Kg. ; StecAospermum, Kg.; 5pa> togloxum. Kg.; tfaloptossum , Kg.; PAycopteris. Kg. ; Sfypopodiwro, Kg. ; PhyUUis, Kg. ; Carpomt/ra, Kg.

PBTCÉES FOSSILES.

Genres : Con fer vîtes , Brongn. ; Caulerpites , Sternb. ; Codiles , Slernb. ; Encœtitcs , Sternb. ; Ilaliscrites , Slernb. ; Zonarites , Sternb. ; Laminaritcs, Sternb.; Sargassites, Sternb. ; Cystosirites, Sternb. ; Ilalymemtes , Sternb. ; Miinsteria, Sternb. ; BaJioirtcAus , Sternb. ; Sphaerococcites , Sternb. ; Chondrites, Sternb. ; Rhodomelites, Sternb. ; Delesserites, Sternb.

PUTCBES FOSSILES DOUTEUSES.

Genre : Cy/indrftw, G*pp.

(Camille Montagne.)

•PriYGANTHUS, Pœpp. (AW. gen. et sp-, H , 71, t. 200). nor. pu.— Syn. de TVcophilcra, Bert.

PflYGAS. ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu •lis Tinéides, établi par Treitscbke, et adopté par Duponcbel (Catal.desLépid.d'Eur., 362) qui n'en cite qu'une seule espèce, P. taurelia, qu'on trouve dans toute l'Europe , au mois de juillet.

• PH1GASIA (v«r«'î, fugitif), ma. — Cenre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tétramères de Lalreille, famille des Cycliques, tribu des Alticiles, établi par De- ( Catalogue, 3« édit., p. 411 ) sur les Altica unicolorQ]. et helvola D*\ai. La première est originaire des Indes orientales, et '., seconde de la côte de Guinée. (C.)

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•PHYGELIUS. bot. ra. —Genre d« la famille des Scrophularinées, tribu des Digitalées, éubli par E. Meyer (ex fient, in llut. Mag. Compan., Il, 53). Arbrisseaux du Cap. Voy. scbophulabiki.es.

PHYLA. bot. pb. — Genre dont la place dans la méthode n'est pas encore Siée. Il a été établi par Loureiro ( Fl. cochinch., 83) pour des herbes annuelles de la Chine.

*PHYLACIA (rvXou*), prison), bot. ca. — Genre de Champignons appartenant à la tribu des Sphéropsidés, de la division de, Clinosporés endoclines , et présentant les caractères suivants : Réceptacles verticaux globuleux ou un peu allongés, placés les uns à coté des autres; ils sont durs, noirs et friables comme du charbon, et sans aucune apparence d'ostiole; leur cavité offre des espèces de colonnes verticales aciculaires de même nature; les spores sont fixées aux filaments d'un clinode et finissent par se réduire en poussière. Ce genre est très curieux; il rappelle par son aspect charbonneux , et sa fragilité , quelques espères de Spbéries exotiques. Le Phylacia globosa que j'ai décrit d'après des échantillons rapportes par M. Justin Goudot, du pic de Tolima, croit sur les troncs d'arbres. Les réceuUcles sont placés les uns contre les autres, souvent même pressés au point de se déformer, obtus, d'un noir brillant. Quand on les coupe verticalement, ils offrent à la vue quatre couches : l'inférieure , noire , composée de filaments parallèles et qui, sous le microscope, parait être formée par l'écorre. La seconde est blanche, nacrée, et enveloppe la couche inférieure dans toute son étendue; la troisième est formée par les conceptacles qui paraissent taillés dans l'épaisseur du réceptacle même ; enfin , la quatrième couche , et qui enveloppe les autres , offre l'aspect et la friabilité du charbon. Les spores sont ovales, continues et transparentes.

(Lxv)

♦PIIYLACItM(Vvla'K,o», prison), dot.

ph. — Genre de la famille des Légumineuses - Papilionaées , tribu des Hédysarccs , établi par Bennett (in Honfield Plant, jav. rar., 159, t. 43). Herbes de l'Inde. loy.

LÉGUMINEUSES

PIIVLAX. ins. — Voy. philax.

•PI1YLETBUS. ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille

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des Taxicoroesel de la tribu des Diapériales, formé par Mégerle , et adopté par Dabi et Dtjean dans leurs Catalogues respectifs. Le type , le Ph. populi M ég. , a été trouvé en France, eo Autriche et en Angleterre. Cet Insecte parait être le même que VAlphUophagut À pustulalus Curlis, espèce exotique apportée avec des grains de Rix. M. Sallé a rencontré aussi cet insecte à la Nouvelle- Orléans. (C.)

PilYLICA. BOT. PB. — Voy. PBTLIQCB.

•PUYLICÉES. Pkyliceœ. bot. ph. - M. Endlicher, d'après M. Reissek , partage la famille des Rbamnées en plusieurs tribus, dont Tune porte ce nom , et a pour type le genre Phylica. (Ad. J.)

PHYLIDIENS. noix.— Voy. pbyludikns.

*PHYLIDONYRIS. ois.— Division générique éublie par M. Lesson dans la famille des Méliphagidées. Voy. souI-bahga. (Z.G.)

PBYLINA. «oll. — Nom générique employé par Ascanius pour la Bullaa apcrla qu'il nomme Phylina quadripartites. (Ddj.)

PHYLIQUE. Phylica. bot. pb. — Genre de la famille des Rbamnées, tribu des Phylicées, établi par Linné (Gen., n. 266), et dont les principaux caractères sont : Calice velu extérieurement , à tube cylindrique , soudé a la ba&e avec l'ovaire, libre à la partie supérieure ; limbe à 5 divisions subulées, dressées, calleuses au sommet, trigones. Corolle à 5 pétales insérés sur le bord du disque qui recouvre l'ovaire et le tube, oblongs. Étamines 5, présentant la même insertion que les pétales et incluses ; filets subulés ; anthères oblongues, k 2 loges l'ouvrant longitudinalement. Ovaire infère, à 3 loges uni-ovulées. Style simple , en forme de massue ou de filet; stigmate simple , très entier. Capsule ovoïde , resserrée ou dilatée au sommet , couronnée par le lube du calice persistant ou caduc , à 3 loges, à 3 coques membraneuses et monospermes.

Les Pbyliques sont des arbrisseaux ou des .«ous arbrisseaux, à rameaux dressés, réuuis en faisceaux ; à feuilles éparscs, dépourvues de stipules , linéaires , enroulées sur les bords , glabres en dessus , pu Descentes ou villeuses en dessous ; à fleurs disposées en tète ou en épis r* pi tés, munies de bractées ciliées ou entourées de longs poils.

Ces plantes croissent au cap de Bonne-

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Espérance. On en conuatt un assex grand nombre d'espèces, parmi lesquelles quelques unes sont cultivées dans les jardins. Nous citerons surtout :

La PUVLIQOB A FEUILLE* DE BBOTÊBE, PAtf-

lica ericoides Linn. , vulgairement Bruyèrt du Cap, arbuste haut de 30 à 70 centimètres , très rameux , portant des reuilles fort nombreuses , rapprochées , comme imbriquées, à face supérieure d'un vert foncé, et à face inférieure blanchâtre; des fleurs petites, blanches, d'une odeur agréable , et disposées eo petites têtes terminales.

La Poïuquk plubeose , Phylica plumosa Lamk. , remarquable par les poils long*, soyeux et blancs qui couvrent ses feuilles , ainsi que ses fleurs réunies en forme de tête au sommet des rameaux.

Ces deux espèces sont les plus répandues dans nos jardins; mais on y cultive encore les Phylica orientait* , tricolor, axillaris, laxifolia, rosmarintfolia, thymifolia, ledifolia, etc. Ces plantes se multiplient de boutures. (J.) Pli Y LIRA. causT. — Voy. philyra. * PB YLLACANTHUS ( fw'lio» , feuille ; âua*0«, épine). ECBui. — Sous-genre d'Écbinides établi par H. Brandt aux dépens des Cidarites, et comprenant les C. imperialis, Hytlrix , Geranioides , PistUlaris et une cinquième espèce qu'il nomme C dubia.

(Du.)

PHYLLACTIS, Pers. ( Ench. , I, 39).

BOT. PB. — Voy. VA LEMAN A, Neclt.

PHYLLADE (?vilo»t feuille), geol.— On a longtemps cru que le Pbyllade appartenait aux roches argileuses, soit d'après l'odeur qu'il donne au souffle , et qui ne tient qu'à sa légère porosité, soit par suite de la décomposition facile que présentent quelques variétés ; mais en le soumettant à l'analyse mécanique, M. Cordier a reconnu qu'il appartient évidemment aux roches ulqueuses et qu'il ne contient point d'argile. Il est , en effet, composé de matières talqueuses atténuées et triturées, déposées à la manière des limons et mélangées à quelques autres matières, telles que des parties microscopique* de Feldspath et de Quarts.

Sur quelques points se trouveot des cristaux de fer sulfuré et des nœuds de Quartz qui ont cristallisé au moment où se formait le dépôt pbylladien. Ou y voit aussi par-

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foliqnelquei rares paillettes de Mira éparses au milieu des éléments microscopiques ; enfin, quelquefois il s'est infiltré du calcaire dans les Pbyllades , qui fout alors effervescence dans les acides.

Cette roche a quelque ressemblance arec le Talcite qrdinaire; mais elle est composée d'éléments plus fins; elle renferme des cailloux roulés, des grains de Quartz, des débris organiques marins , et alterne arec des couches conglomérées , ce qui atteste suffisamment son origine sédimen taire. Ses teintes sont très variées, verdâtres, grisâtres, brunâtres , rouge* très , etc. La couleur noirâtre des ardoises est due à une matière aolhraciteuse, et la couleur rougeitre à des matières ferrugineuses.

Le Phyllade, ordinairement terne, quelquefois luisant, est moins tendre que les roches talqoeuscs ; il est fusible au chalumeau , en émail bulbeux ; généralement i! résiste longtemps aux influences météorologiques , et se transforme a la longue en une matière onctueuse qui ne fait point pâte avec l'eau. Il est essentiellement schistolde, et fréquemment susceptible de se diviser presqu'à l'infini en feuillets de très grande dimension (Ardoise) : aussi l'emploie-t-on , comme tout le monde le sait, a couvrir les toits, à faire des tables, des planches à écrire , etc. Outre son délit , cette roche présente des fissures transversales, d'où résultent souvent des blocs naturels prismatiques à quatre pans et à base rhomboïdale.

Le Phjllade est très commun dans la nature; il succède en stratification concordante aux terrains ta! queux feldspatiques , sans qu'on puisse souvent distinguer, d'une manière bien précise, le point de séparation entre les Pbyllades et les Talcites. (C. n'O.)

PHYLLAMPRORA , Linn. ( Flor. cochinch. , n , 74* ). aoT. re. — Sjn. de Nepenthes, Linn.

PBYLLAKTHE. Phyilmthus (jvllo», feuille; âvOo;, fleur), bot. ra. — Genre delà famille des Euphorbiacées, tribu des Pbyllantbées, établi parSwartz (Flor. hi. occident., 1. 11, p. 1101), et auquel il faut rapporter les Xylophylta et PhyUanthus de Linné.

Les principnux caractères du genre Pbyllanthe sont : Fleurs monoïques, rarement diofques. Calice à 5 ou 6 divisions , placées sur

otux rangs, staminés 3, rarement 5 ; filets réunis en une sorte de colonne entourée de S ou 6 glandes ou d'un disque i 5 ««6 lobes; anthères extrorses, adnées. Fienn femelles: Ovaire entauré de 5 ou 6 glasdts à la base, ou fixé sur un disque glaodoleux ou membraneux , à trois loges 2-ovuléts. Stries 3, soudés quelquefois à la base, souvent bifides ; stigmates 6. Capsules à 3 coques bivalves et dispermes.

Les Phyllanitics sont des arbres , ou des arbrisseaux, ou des herbes, tantôt garnis de feuilles et à fleurs axillafres, tantôt nus, et à

bords.

Les espèces qui présentent ce dernier aspect font partie des Xyluphylla de Linné; les autres composent les véritables PkyRanthus du même auteur. Ces plantes Dansent daDS les régions tropicales et subtropicales

mërique.

Le genre Phyllanlbe comprend un très grand nombre d'espèces, parmi lesquelles

-il».. I l)laill/in thtMC térian ri il »l

nous nierons les / nyiiamimi munuiiu ci

virosa : elles croissent au Brésil, où la première est surtout connue sous les noms de Conami , Bois à enivrer, etc. On s'en sert pour engourdir et enivrer les Poissons.

* FrTïLLAKTIIÉES. phylla»(he<x . bot.

PB. — Tribu de la famille des Eopborbiacees (coy. ce mot), qui a poor type le genre Pnytfanmu*. (Ad. J.)

PHYLI ANTHERA (?£Ue», feuille; h- 6»îpa, floraison), bot. ru. —Genre de la famille des Asriépiadées , tribu des Périplocées?, établi par Blume (btjdr., 10*8). Arbrisseaux de Java. Voy. ascLtruacrs

PUYLLANTDVS, Mer. (i 1839, p. 112). bot.

cactus, Link.

•PfllLLAItTHBI», Neck. ( Elem. .

n. 7*2 ). bot. ra. — Syn. de PkyUocactus, Link.

•PHYLLA5TREPHU9. ois.— Genre éttbli par Swainsou, dans la famille des Turdidées , sur une espèce voisine des Turdoldes. Levaillant l'a figurée à ta pl. 112 de ses Oiseaux d'Afrique. Elle « reçu de Swainson le nom dislinctif de P. copensts ou fermfrij. (£• G.)

•PHYLLECTHRIS (rv»M, feuille; tx- 0p«î(7»», s'élancer de), va.— Genre de l'ordre

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des Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreitle, de la famille des Cycliques et de la tribu des Gatérurites, formé par Dejean {Catalogue, 3* édition , p. 406) sur le Gai. dorsalis, seule espèce qu'il 7 rapporte. Elle est propre aux États-Unis. (C.)

PHYLLIDIA (rtoat, feuflle). «ou.. — Genre établi par Cuvier pour des Mollusques marins et qu'il plaça d'abord à coté des Pleurobranches, mais que plus tard il mit arec les Dipbyllides dans une famille à part, celle des Inférnbranches. Lamarck adopta le genre Pbyllidie et le prit pour type de la ramifie des Pbyllidiens, qu'il dut successivement réduire beaucoup en n'y laissant que les Oscabrions et les Patelles , avec ces Mollusques, quoique l'on doive aujourd'hui séparer encore ces trois types. Les Phyllidies qui rampent an fond de la sner ou sur les Pneus près du rivage , ont le corps orale-allongé, un peu convexe et recouvert en dessus par une peau coriace, variqueuse on tuberculeuse, formant un bord saillant tout aotoor; leurs branchies font disposées sous ce rebord en une série de feuillets transverses occupant la circonférence des corps. Elles ont quatre tentacules, deux supérieurs sortant chacun d'une cavité particulière à travers le bouclier ou manteau, et deux inférieurs et coniques situés près de la bouche. Les orifices pour la génération sont au côté droit; l'anus est dorsal et postérieur. On connaît trois espèces de Phyllidies qui vivent dans la mer des Indes : MM. Quoy et Gaimard en ont trouvé une quatrième espèce pins petite à 111e de Tonga; elle est longue de 25 millimètres , ornée en dessus de taches blancbleuâtres , diveniformes, sur un fond noir.

(Dur)

PIIYLLIDIEKS. Phyllidii. srotx. — Famille de Mollusques nus , Inférobranches , établie par Lamarck, qui voulut y comprendre d'abord les Pleurobranches , rangés plus tard parmi les Semiphyllidiens et les Fissurelles, ainsi que les Émirgin u les classés aujourd'hui dans la famille des Catypiraciens. Cependant la famille des Pbyllidiens, quoique réduite par Lamarck lui-même dans ses dernières publications, contenait encore les Patelles et les Oscabrions qui , évidemment , appartiennent i «n autre ordre , celui des

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Cyclobrancbes ; car ils sont hermaphrodites , tandis que les Phyllidies sont monoïques. (Doj.)

PUYLLIDOCE ou PHYLLODOCE (nom mytnol.). acal.— Nom générique donné par Modeer aux Porpiles. Poy. ce mot. (Dw.)

PHYLL1NE (yvlXcvoç , foliacé), nus.— Cette dénomination a été appliquée à des Vers assez différents : d'abord aux Caryophy liées par Abilgaard, et ensuite à des Trématodes par Okeo. (P. Q.)

*PHVLLINEMA, Bl.(Jfsc). bot. ph.— J Syn. û'Enhydra, Lour.

IHYLLWEA, Tourner, (fnst., 367).

■ot. pr. — Voy. oLtvtn.

PfJYLLfREASTlWM, DC. {Prodr., IV, 449). bot. ra. — Voy. noainuA.

PIIYf.LIROE ( nom mythol. ) «ou- »

Genre de Mollasques gastéropodes de l'ordre des Hétéropodes , établi par Péroa et Lesueur pour un Mollusque gélatineux, transparent , comprimé latéralement , et dont la tète , s'avançant comme un museau , est surmontée de deux tentacules qui ressemblent à des cornes, et lai donnent une certaioe ressemblance avec la téte d'un Taureau ; c'est pourquoi ces naturalistes nommèrent Phylliroé bucéphale le Mollusque qu'ils avaient observé dans la Méditerranée à Nice, et qui est long de 4 a 5 centimètres sur une largeur moitié moindre.

D'après les observations très incomplètes de Pérou et Lesueur, ce genre fut caractérisé par la forme obloague très comprimée du corps, presque lamelliforme, arec une seule nageoire caudale ; des branchies en forme de cordons granuleux et intérieurs; et une tète distincte portant deux tentacules, deux yeux et une trompe rétractile. Ces détails avaient pourtant suffi pour faire classer le Pbyltiroé à côté des Carinaires et des Ptéro trachées. MM. Quoy et Gaimard, pendant le royage de l'Astrolabe , ayant eu Poceesion d'étudier trois autres espèces de Pbylliroés, ont publié sur leur organisation des observations prérieuses , et qui confirment les rapports de ces Mollusques arec les autres Hétéropodes. La transparence des Phylliroés est telle qu'ils échapperaient complètement i l'observateur si l'on n'apercevait quelques organes colorés i l'intérieur. La) tète est en forme de trompe, fendue verticalement par une bouche garnie de plaques

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cornées ; elle porte en deisui et en arrière deux grands tentacules coniques sans aucune trace d'yeui. On aperçoit dans l'intérieur, à travers les tissus transparents, un oesophage très grêle aboutissant à un estomac presque quadrangulaire, d'où partent quatre grands cœcuros, dirigés les uns en avant et les deux autres en arrière. L'intestin assez court vient aboutir directement sur le cdié droit, vers le tiers postérieur du corps. MU. Quoy et Gaimard ont vu un cœur dont les contractions sont assez régulières et précipitées , et qui est situé entre les deux cœcuros postérieurs vers la face dorsale. Un organe bifurqué, sortant vers le milieu du bord vertical, a été regardé comme l'organe génital mâle , et de petites grappes verditres, insérées sur un canal longitudinal près du dos , ont été prises pour les ovaires. Le système nerveux est très développé, et prétente autour de l'œsophage quatre ganglions principaux , d'où partent un grand nombre de nerfs. Ces auteurs, d'ailleurs, n'ont pu voir aucun appareil respiratoire, et se trouvent ainsi conduits à penser que la respiration s'effectue par toute la surface du corps.

(Dw.)

PflYLI.IS ( nom mythologique ). bot.

ra- — Genre de la famille des Rubiacées- Cofféacées , tribu des Anlhérospermées , établi par Linné (Gen., il. 328 ). et dont les principaux caractères sont : Fleurs hermaphrodites-polygames. Calice à tube ovale, comprimé dorsalement , soudé à l'ovaire ; limbe supère à 2 divisions inégales . caduques. Corolle supère , arrondie , a 5 divisions linéaires-lancéolées. Élamines 5, insérées au fond du tube de la corolle , taillantes ; filets filiformes; anthères oblongues, dressées. Ovaire infère , biloculaire, à disque épigyne charnu ; ovules solitaires. Styles 2j allongés-filiformes , soudés entre eux à la base, et portant chacun un stigmate. Fruit ovale un peu comprimé, bi -denté au sommet, à 2 loges, à 2 coques lisses, indéhiscentes, monospermes. 1

Les Phyllis sont des arbrisseaux à feuilles opposées ou verlicillées par groupe de trois i ou de quatre, acuminées, à stipules mem- I braueuses, adnées au pétiole, et prolongées < en plusieurs filets soyeux; à fleurs petites, | d'un blanc verdatre, et disposées en pani- | culc terminale. <

Ces plantes sont originaires des Canaries. La principale espèce, la Phyllis nobla, est cultivée dans plusieurs jardins de l'Europe. (J.)

PniLLIUM(?ÛÀlev, feuille), ira.— Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Pbasmiens, établi par II liger, et caractérisé principalement par un corps très aplati, membraneux, large; par des élytres imitant des feuilles, et le premier segment du corselet cordi forme.

Parmi les espèces que renferme ce genre, nous citerons principalement le Phyllium tic~ cifoiia Illiger, qui habite les grandes Indes et plusieurs lies de l'Océan indien. Voy.

PHASIIENS.

•PUYLLOBENLSOpvilc, feuille; y», marcher), lus. — Genre de l'ordre des Coléoptères pen la mères, de la famille des Malacodermes et de la tribu des Clsirones, établi par Dejean (Catalogua, 3* édit., p. 127) qui y rapporte dix espèces américaines, dont huit sont propres aux États-Unis, et deux à la Nouvelle-Grenade. Le type est le P. humeralis Gr.

Spinola, dans sa Monographie (Euaimonographique sur tes ClérUes, t. II, p. I), rapporte les Insectes ci-dessus aux Hydnocera de Newman, et se sert du nom de Phyllobœnus pour le P. tronsvertalis DeJ., espèce également originaire des États-Unis, et quia pour caractères principaux : Des yeux éebancrés au bord interne : l'échancrure bien apparente; ta massue antennaire perfoliée.

L'un et l'autre genre font partie des Clérites hydnocéroldcs de l'auteur. (C.)

* PU YLLOB ATES favllo», feuille ; Sim'o, marcheur), »m. — Genre de Batraciens hyl&formes, c'est -à-dire de la famille des Rainettes , dénommé et caractérisé par M. Bibron [Erpétologie générale , t. VIII, p. 637). Il ne comprend qu'une seule espèce propre à l'Ile de Cuba. M. Bibron en a donné la figure dans V Atlas zoologique de l'ouvrage sur Cuba, publié par M. de la Sagra. Foi', l'article kai-<ette. (P. G.)

P11YLLOB1DES. ras.— Huitième division de Coléoptères tétramères, établie par&chcrnherr (Dispositio methodica, p. 178; Gênera et species Curculionidum synonymia , t. 7» pars 1) dans la famille des Curculionides gonatocères, avec ces caractères : Trompe courte, presque horizontale, assez épaisse, le

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plus Murent cylindrique, parfois un peu renflée, et quelquefois aplatie en dessus; corps allongé, ailé, et offrant un écusson en dessus ; épaules à angles obtus. L'auteur y comprend les traite genres suivants: Aptolemus, Myllocerus, Macrocorynw, Phyllobiust Aphrashu, Eustylus, Hormotrophus , StyUscus , Ârhines , Macrot , Cyphicerus , PiatytracMt , Amblyrkmus. Chez les dii premiers, le corselet n'est point du tout lobé, tandis que, cbes les trois derniers, les lobes sont très avancés près des yeui. (C.)

PHYLLOBIUS (^Uo», feuille; £(•«, je vis), ws.— Genre de l'ordre des Coléoptères tétrarnères , de la famille des Curculionides genatocères et de la division des Phyllobides, créé par Sebcenberr (Ditpositio methodiea, p. 180; Gênera et species Curculionldum synonymia, t. H, p. 434; VII, 1, p. 278), et qui se compose de soixante deux espèces : quarante-six sent originaires d'Eu* rope, quatorze d'Asie et deuz d'Amérique. L'Afrique septentrionale (1* Barbarie) en possède aussi plusieurs qui sont inédites. Nous citerons, comme en faisant partie, les suivantes: P.pyri, argentatus, oblongus L., calcaratue, mus, tmuatut, vetpertinus F., u+aculicornis, subâentatvs parvalus, viridicollit Germ., etc., etc.

Les PAyltooiusont des antennes allongées, 1 scapus légèrement renflé vers le sommet, et atteignant presqu'au corselet; une trompe courte, subcylindrique; un scrobs apieal, court, caverneux; des yeux arrondis, proéminents; un corselet petit, rétréci en avant, arrondi sur les côtés, transversalement convexe en dessus ; des élytres oblongues, plus larges que le corselet. Leur corps est le plus souvent d'un vert végétal tendre. On les trouve au-dessous des feuilles de certains arbres. (C.)

PHYLLOBRANCHES. Phyllobranchiata.

«olu — Nom proposé par Latreille pour une famille de Mollusques Nudibrancbes, comprenant les genres Glauque, Laniogèrc, Eolide et Tergipède. (Dtj.)

•PBYLLOBROTICA (9C\)oi, feuille; Çp»t-vç, nourriture), ras. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tétrarnères de Latreille, de la famille des Cycliques et de la tribu des Gslérueites, proposé par nous et adopté par Dejean {Catalogue, 3* édition, p. 405) qui en mentionne 12 espèces: Huit

appartiennent à l'Amérique, trois à l'Europe et une est originaire d'Asie. Les types du genre sont les suivantes: Gai. quadrimaculata, adusta, discoidea F., et Sibirica Dej. La première se rencontre quelquefois aux environs de Paris, sur les plantes de marais. (C.)

• PBYLLOCACTUS (fJU«, feuille; cactus, genre de plantes), bot. n. — Genre de la famille des Opunliacées, établi par Link ( Handb. , III , 11). Arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Foy. orcxmrtxs.

* PHYLLOCALYMNA ( yûUm , feuille:

xaDivf.fi!» t enveloppe ). bot. pu. — Genre de la famille des Composécs-Tubuliflores, tribu des Sénécionîdées , établi par Bentham ( in Enum, plant. Hugel., p. 61 ). Herbes de la Nouvelle-Hollande. Voy. couresée*.

* PHYLLOCEPHALA («^ttw, feuille; xn^iln , tète), nu. — Genre de l'ordre des Hémiptères, tribu des Scutellériens, groupe des Pentatomites , établi par M. Laporte de Castelnau, qui n'y rapporte qu'une seule espèce, P*y/Iocep*. Senegalensis , du Sénéfc*-. (L.)

PHYLLOCERUS (^vilo», feuille; *«>«-, antenne), rus. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Slernoxes et de la tribu des Élatérides ou plutôt de celle des Cébrionites, proposé par Dejean [Catalogue, 3* édition, p. 95), adopté par Latreille {Annales de la Société entomoloyique de France, t. IU, p. 109), par Lcpelletier, Serrille, Spinola, Guérin et Germer. L'espèce type, P. (lavipennis Dej., Guér., est propre à la Dalmatie, et le P. Spinolœ du dernier auteur se trouve en Sicile. Le dernier n'est considéré par quelques uns que comme une variété du précédent. (C.)

«POYLLOCHARIS (,v'X>ov, feuille; Xr pccK, qui se plaît), ras.— Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tétrarnères do Latreille, delà famille des Cycliques et de la tribu des Cbrysomélines, établi par Dalmann (Éphéméridcs entomalogiques , t. I, p. 20), adopté par Latreille (Règne animal de Cuvier, t. V, p. 140) et par Dejean (Catalogue, 3e édition, p. 419). Le principal caractère de ce genre consiste dans le mésosternum qui est sans saillie. Huit espèces en font par. lie, savoir : P.nigricornis, cyanicornis, undulatafOctodecim-guttata, cyanipes (smuafu 01.) F., Klugiit vindex U.-L., et bicincta

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Guér. L.1 cinquième et la huitième se trouvent aux Indes orientales, et les six autres en Australie. (C.)

PHYLLOCHAIU9, Fée(Motn. Lichen., 44, t. 2, f. 3). bot. c». — Voy. stm- 6CLA, Fr.

•PHYLLOCLADTJS (? tf»o», feuille; xMioç, rameau), bot. ph. — Genre de la famille des Taxinées, établi par L.-C. Richard {Conif., 127, t. 3). Arbres de la Nouvelle- Hollande. Voy. TAXIHÉES.

* PH VLLODACTYLUS («pv'tte», feuille; iaxTvloî, doigt), rkpt.— Genre de Geckos caractérisé par MM. Gray, Bibron, etc., ainsi qu'il suit:

Tous les doigts garnis d'ongles dilatés a leur extrémité libre en un disque subtriangulaire, offrant en dessus une surface unie, plane ou convexe, mais toujours creusée sur la longueur par un sillon médian au fond duquel l'ongle est logé et paraît être enfoncé.

Ce genre comprend plusieurs espèces vivante la Nouvelle-Hollande ou en Amérique. M. Géné, dans son Erpétologie de la Sardaigne, en a signalé plus récemment une propre à cette Ile; il la nomme Ph. euro pceus. Le prince Bonaparte reproduit, dans ses Amphibia europaa et dans sa Faune italique, les caractères de ce Reptile. (P. G.)

PIIYLLODE. «oll. — Genre proposé par M. Schumacher pour quelques Tellines très déprimées , ayant les dents latérales de la charnière très rapprochées des dents cardinales , telles que la Tellina foliacea; mais ces différences n'ont pas assez de valeur pour faire adopter le genre Pbyllode. (Du.)

PH YLLODE. Phyllodiumfritiw, feuille).

bot. pi?. — De Candolle nomme ainsi les pétioles de certaines feuilles privés du limbe de la feuille {Iris, Mimosa, etc.).

PHYLLODES, Lour. ( Flor. Cochinch. , I, 16). bot. PB. — Syn. de Phrynium, Willd.

PHYLLODES. 1RS. — Genre de Tordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Catocalites, établi par M. Boisduval {Faune de l'Océanie, p. 1, p. 246). L'espèce type et unique, Ph. conspicillatoi;*iié trouvée à la Nouvelle-Hollande.

»PHVLLOUIA (vv/J^V., foliacé), uam. — M. E. Gray ( Voy. of Sulph. Mamm., 184* ) indique sous cette dénomination un groupe de Chéiroptères. (E. D.)

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