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PHILLODOtlE (nom mythologique).
axwk.l. — M. Savigny, dans son Système des Annélides, a donné le nom de Phyltodoce à un genre de Néréides glycériennes de sa méthode, qu'il caractérise ainsi: Trompe couronnée de tentacules à son orifice; antennes égales ; première, deuxième, troisième et quatrième paires de pieds couvertes de cirrbes tentaeulaires; cirrhes supérieurs et inférieurs des autres pieds comprimés en forme de feuilles, non rétractiles pour d'autres branchies.
La première espèce connue est la SertU laminosa Cuv., des cotes françaises de l'Océan. Depuis lors on en a ajouté plusieurs, également de nos cotes, et entre autres une très jolie qui est propre à la Méditerranée. Celle-ci est la Néréiphylle de Paretto Blainv. (Faune française). Celle-ci existe dans le golfe de Gènes, sur les côtes de Provence et sur celles de Languedoc. Nous l'avons prise dans le port de Cette.
M. de Blainville réunit les Phyllodoces à son genre Néréiphylle. (P. G.)
PUYLLODOCE. acal. — Voy. pbil-
LIDOCK.
PBYLLODOCE. axsél.— Ranzani s'est servi de ce mot dans une autre acception que M. Savigny. Phyllodoce est alors synonyme à'Eumolpe. (P. G.)
PHYLLODOCE, Salisb. (Parad., 36).
bot. pb. — Voy. ButziEsiA , Smith.
•PUYLLODROMA (r^Ue«, feuille; Spilte(, course), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pen ta mères, Tamille et tribu des Cicindélides, établi par Th. Lacordaire {Révision de la famille des Cicindélides, 1342, p. 28). Ce genre se compose des cinq espèces suivantes : P. cylindricoUUDei.,aperia, curticollis Kl., semicyaneaBr., et ignicollu Lac. Toutes sont originaires du Brésil. Les caractères du genre sont tirés du labre qui est fortement transversal et muni d'une à trois dents. (C.)
*PHYLLODYTES(ru'Uo«, feuille; o\'t*)î, qui fréquente ). bept. — Nom donné par Wegler à un genre de Rainettes. Voy. ce mot. (P- G )
•PUYLLCEDIUM (? Wo», feuille; otto;, tumeur), bot. c». — Genre de Champignons épiphylles, que Fries (Syst. orb.
veget., p. 158 et 195) a d'abord placé primitivement à la suite des Sclerotiumt puis
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parmi les Citysporées , et Corda (Anleit., p. 7) dam les Acomacées. Le réceptacle est solide, persistant, composé d'une matière grumeuse, gélatineuse, qui se confond avec l'épiderme; les spores sont globuleuses, simples et agglutinées ensemble. Si l'on adopte l'opinion du professeur d'Upsal, ce genre, qui se distinguerait à peine, par se* caractères extérieurs, du Ceutospora, de- Trait être classé parmi les Clinosporéis endoclines, tandis que, d'après celle du botaniste de Prague, il appartiendrait aux Clinosporés ectoclines, et semblerait plutôt se rapprocher de la section des Tuberculariés que de celle des Urédinés. Je n'ai jamais eu l'occasion d'étudier ce Champignon, et, comme il n'en existe pas de figure qui puisse Oxer l'opinion sur son organisation , je ne puis dire de quel groupe il se rapproche le plus. (liv.)
* PBYLLOGNATHUS (fv'Xlo», feuille; y»*9«î, mâchoire), ms.— Genre de Tordre des Coléoptères peutamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides xylophiles, créé par Escbscholtz (Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou, 1830, p. 65), et adopté par Ericbson et Mulsant. Il se compose des espèces suivantes : P. Orion, Silenus F., Corydo» Esch., punctalo-strialus Mot., Stculus Koll. (cephalotes Drj.), et lotus Dej. La première est originaire du Sénégal, et les autres sont propres à l'Europe méridionale. (C.)
•PUÏLLOGOMÉES. Phyllogonieœ. bot.
ca. — Tribu de la famille des Mousses, et qui ne renferme que le seul genre Phyllogonium, Brid. Voy. uocssfj.
•PDYLLOGOMLM (v^Uev , feuille; y»' via, angle), bot. ca. — Genre de la famille des Mousses, tribu des Pbyllogoniées, établi par Bride! {Bryolog., II , 671, t. 3), et dont 1rs principaux caractères sont : Coiffe cuculli forme, légèrement Telue. Sporange latéral , égal à la base ; opercule en forme de bec; péristome simple, à seize dents placées à égale dislance, subulées, entières.
Les Phyllogonium sont des Mousses tropicales de couleur vert-doré, et qui croissent sur les arbres.
Deux divisions ont été établies dans ce genre par Bridel ( loc. cit. ) :
a. Phyllogonium: Pédoncule court ; feuilles sans nervures.
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b. Euslichia : Pédoncule long ; feuilles nervées. (j.)
• PB YLLOL.CN A , EndI. (Gen. Plant., p. 331, n. 2098). bot. ph.— Voy. pimelba, Banks et Sol.
PHYLLOMA , Ker. (in Bot. h! a g., t.
1583). bot. ro. — Synonyme de Lomalophyllum, Willd.
PHYLLOMA (fv'Uo», feuille), ma. — Genre de l'ordre des Coléoptères pen tanières, de la famille des Clavicornes et de la tribu des Hisléroldes , établi par Erichson (Ktug Jahrbiicher der Insectcnkunde, 1834, p. 96), avec les caractères suivants : Mandibules avancées, égales, dentées; mâchoire* insérées près du menton ; proslernum large, aplati, peu élevé; tibias dentelés, presque épineux en dehors, antérieurs munis d'une dent basale en dedans; tarses grêtea, cylindriques , etc. L'espèce type , le P. corlicale Pk. (Uister), est originaire de l'Amérique méridionale. (C.) •PnYLLOMATIA,WightetArn.(Prodr.,
1). BOT. PH.— Voy. RHTRCB0S1A, DC.
* PtlYLLOMEDUSA ( yvlio» , feuille; medusa, méduse). *eit.— Genre de Rainettes établi par Wagter pour le Rana bicolor des auteurs, espèce de l'Amérique méridionale.
Voy. BJllNETTE. (P. G.)
«PI1YLL0METRA. ws. — M. Rambur {Gen. et Index Lep.) a créé sous ce nom un groupe de Lépidoptères pbalénites , caractérisé par les antennes du mâle, pectinées et terminées par un fil ; par les ailes supérieures allongées , et se croisant l'une sur l'autre dans le repos, etc. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce de l'Andalousie, le P. gracillaria Ramb. (E. D.)
• PIIILLOMORPHA (9v'Mc», feuille; fiopyn, forme), ixs. — Genre de l'ordre des Hémiptères, tribu des Lygéens, famille des Coréides, établi par M. La porte de Castelnau. L'espèce type et unique, Phyll. laciniata, habite la France méridionale.
•PHYLLOMIS (yiîJlo», feuille; rat), maii. — M. Lund (Annales des sciences naturelles , t. XI, 1839) indique sous ce nom un groupe de Rongeurs fossiles provenant du Brésil; il n'en donne pas les caractères. (E. D )
PI1YLL0MYZA fovttov, feuille ; je suce), ins. — Genre del'ordre des Diptères Brocbocères, famille des Atbtfricères, tribu des
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Muscidei, sous- trîbu des Hétéromyzides, établi par Fallen aux dépens des Agromyxcs de Meigen. M. Macquart, qui adopte ce genre {Diptères, Suites à Duffon, t. II, p. 613), y rapporte deux espèces : Phyll. sccuricornis et fiavilarsis Fall., qui habitent la France et l'Allemagne. (L.)
• PHYLLOKEJA , DC. (Prodr., V). bot.
M. — Voy. heja. Don.
PI1YLLONOMA, Wild. {Msc. ex Ramer et Sckult. Syst. VI, 210). bot ta. — Syn. de Dulongia, H. B. Kuntb.
•PDYLLOOTUS (yûXlov , feuille; »5- «cç , dos ). noix. — Genre proposé par 11. Swainson pour quelques espèces de Murex ou Rocher, et qui a pour type le Murex regius de Wood. (Duj.)
PHYLLOPHAGES. Phyllophagi. ins.— Section établie par La treille ( Règ. anim. ) dans l'ordre des Coléoptères pe d ta mères , famille des Lamellicornes-Scarabéides. Voy.
&CABUÉ1DKS.
PDVIXOPHASIS. ins. — G. de Tordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Nympbalides, établi par M. Blanchard (Buffon-Dumcnil , t. III, p. 447). L'espèce type, Phyll. galanthis Bl. (Pupiiio id. Fab.), provient de la Guiane.
*PH YLLOPHORA (*vilo,, feuille; *Sp»î , qui porte ). cblst. — C'est un genre de Tordre des Sipbonostomes , de la famille des Peltocépbales et de la tribu des Pandariens. Le type de ce nouveau genre, qui a été établi par M. Uilne Edwards, est un petit Cruslacé très remarquable par la disposition des appendices lamelleux dont son dos est couvert; par son aspect, il se rapproche un peu des Anthosomes {voy. ce anol); mais, d'après la structure de ses pattes et l'ensemble de son organisation, on ne peut le séparer des Pandariens.
On ne connaît qu'une seule espèce dans ce genre; c'est la Phtixophohe cousue , Phyllophora coruuta Edw. {Histoire naturelle des Crustacés, t. III, p. 472, pl. 38, fig. 13 à 14). Ce Cruslacé, long d'environ 30 centimètres, a été trouvé près de Tongatabou. (H. L.)
PHYLLOPHORA fovlio», feuille; <fi- P«(, qui porte), ins. — Genre de Tordre des Orthoptères, tribu des Locustiens, groupe des Locustites , établi par Tbunberg (Afem., t. V, p. 288), et qui ne comprend qu'une
seule espèce, Phyll. speaosa , trouvée tous l'Ile de» Papous.
•PHYLLOPNEVSTE. ou. — Division générique établie par lieyer aux dépens du genre Sylvia, pour les espèces vulgairement connues sous le nom de PouiiloL Voy. ce mot. (Z. G.)
PHYLLOPODES. Phyllopoda <fvil«, feuille; ©« , pied ) . ckcst. — Cia-
quième ordre de la classe des Crustacés, établi par La treille pour recevoir les Braicbiopodes, dont le corps tantôt nu, tantôt recouvert par un bouclier ou renfermé dans un test bivalve , est divisé en on grand nombre de segments, lesquels portent presque tous des pattes foliacées. Ces animaui varient, du reste, beaucoup par leur conformation, et sont quelquefois pourvus d'un certain nombre de pattes simplement natatoires , placées à la suite des pattes branchiales , mais toujours celles-ci sont an nombre de bnit paires au moins, et quelquefois on en compte une soixantaine de paires.
M. Milne Edwards, dans son Histoire naturelle des Crustacés, divise ce groupe en deui famille : les Apusiens et les Brancbipirni, suivant que le corps est nu ou cuirassé; mais, torsqo'on connaîtra un pins grand nombre de ces animaux , on sentira probablement la nécessité de doubler le nombre de ces subdivisions, et de prendre pour type d'autant de familles naturelles les Menâtes, les Apus, les Limnaàies et les Branehipcs {voy. ces différents noms). Jusqu'à présent cet ordre ne renferme que deox familles désignées sous les noms & Apusiens et de Branchipicns. (H. L.)
PHYLLOPODES. Phyllopoda ( yv'ttc, , feuille; «ov*. *tfoç, pied), noix. — Ordre de Conchifères proposé par M. Gray pour un grand nombre de genres qui n'ont guère d'autre caractère commun que la forme comprimée du pied.
*PflYLLOPODll'iI(r&l*», feuille; «ov;, nii»<i, tige), bot. pb. — Genre de la famille des Scropbularinées , tribu de* Bucbnérées, établi par Bentham (m Bot Mag. Comp., I. 372). Herbes du Cap. Voy. sctomu-AHirv.
•PHYLLOPTERA (TwU«», feuille; *-.t- Po», aile), urs— Genre de Tordre des Orthoptères, tribu des Locustiens, établi par Aodinet-Serville (Rev.) qui, dans son Histoire des Orlhoptèi es {Suites à Buffo», édition Roret)
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en décrit fept espères, dont deux du cap de Bon ne- Espérante et le» autres de l'Amérique méridionale.
PHÏLLOPCS (rvUe*. feuille; «»(, tige), bot. pb. — Genre de la famille des Mélastomacées , tribu des Miconiéet, établi par De Caodolle ( Prodr. III, 473). Arbrisseaux du Brésil. Voy. xrfLAsroucies.
* PtlYLLORHINA (fvllo», fenille; pfr, nez ). aua. — Groupe de Chéiroptères, voisin de eeiui des Phjlk>stomes(roy. cemot), créé par M. Charles Bonaparte. (E. D.)
PnTTJ.ORNIS. ois. — Genre établi par Boie sur le Turdns cochmchinensis, espèce du g. Phillédon. (Foy. ce mot.) (Z. G.)
PHYLL OSCOPIS, Boie. ois. — Synonyme de Phyopneuste Meyer.
PHYLLOSOME. Phyllmomtt («ôUicv, feuille ; oûfia, corps). crust. — Leach, dans une notice insérée a la fuite du voyage de Tuabzey dans les mers d'Afrique, a établi sous ce nom un genre de Crustacés que tous les carcinologistes ont adopté. Mais peu* dant que Leach se bornait à donner au groupe qu'il créait ooe simple valeur générique, La treille, qui (étudiait après lui, le convertissait en une famille, celle desBicui. rassés (Bipeltatà), qu'il rangeait dans Tordre des Slomapodes, à cause des affinités qu'il croyait remarquer entre les Squillcs et les Phyllosomes. Plus tard, M. Milne Edwards, considérant que les Phyllosomes, qui sont abranebes, ne pouvaient être placés dans l'ordre des Slomapodes, qui sont pourvus de branchies abdominale* libres, fonda un ordre des Phyllotomiens, comprenant seulement les Phyllosomes et les Ampbioos, qui ne sont très-probablement qu'un état plus avancé de ceux-ci.
Des recherches sur le développement de ta Langouste de nos côtes nous ayant démontré que les Phyllosomes ne sont qoe des larves de Langoustiens (voy. C. H. deïAcad. des se., décembre 1864; janvier 1865; avril et mai 1866), il y a lieu d'éliminer aojour. d*bui des méthodes cartinologiques le genre, la famille et l'ordre qui reposent sur ces prétendues espèces (1). D'un autre côté, le nombre de Phyllosomes que Leacb portait à
(1) La famille des Érictleiu, dan* l'ordre des Slomapodes, me parait également devoir sinon disparaître, du moins être profondément modifiée, car elle est évidemment établie, en grande partie, sur des Crustacés a 1 éut de larves.
quatre, et qui s'est élevé successivement jusqu'à douxe et plus, étant de beaucoup supérieur à celui des Langoustes actuellement connues, on est fondé h supposer que les modifications de forme qui se produisent d'une mue à l'autre, dans les larves, ont dû donner lieu à de doubles emplois, que de deux et peut-être de trois états de la môme larve, les naturalistes doivent avoir fait des auimaui spéciûquemeut distincts. C'est ce
certainement.
Quoi qu'il en soit, les Phyllosomes ressemblent si peu.aux Langoustes, qu'il n'y a pas lieu d'être surpris qu'on les ait considérés comme des-animaux différents et trèséloignés les uns des autres. Ils semblent, en effet, n'avoir aucun rapport : leur forme générale n'a pas niante un seul point d'aualogie ; en outre, tels organes, qui sont très dévelofmés chez celles-ci, sont ou incomplets, ou rudimentaires, ou manquent complètement chez ceux-là. Par exemple, les branchies, à l'aide desquelles s'accomplit chez les Langoustes la fonction respiratoire, font absolument défaut eh ex les Phyllosomes, et cette absence d'appareil spécial pour la respiration entraîne nécessairement une différence essentielle dans la circulation générale. Le san# que les artères ont distribué aux diverses parties du corps revient id, tout enuer, directement au cœur. Enfin il n'est pas jusqu'aux appareils nerveux et digestif qui, dans la larve et chez l'adulte, n'aient des rapports éloignés.
Ce ne sont pas seulement toutes ces différences organiques qui ont dû cacher aux yeux des carcinologistes l'étroite parenté des Phyllosomes et des Langoustes, les habitudes ont probablement contribué aussi à dissimuler leurs affinités. Il était difficile de soupçonner qu'un animal, qui ne peut en quelque sorte que ramper sur le fond des mers, eût dans son premier âge, sous la forme de larve, une vie toute pélagienoe, que favorisaient des appendices transitoires de natation.
En conséquence, le nom de Phyllosomr, s'il reste dans la science, ne doit plus être qu'un simple appellatir des larves des Langoustes. (Z. Gejuw.)
"PHYLL0SPAD1X («pwXXev, feuille; $padix, spadice), bot. ru. — Geore de la fa-
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mille des Naladées, établi par Hooker {Flor. bor. Amer., Il, 111, t. 186). Herbes de l'Amérique boréale. Voy. NaUdées.
PUYCLOSPUOEBA, Dumort. bot. c«.
— Voy. Spoabia. (Lév.)
« PHYILOSTEGU (?jXkv , feuille:
<nifr„ toit), bot. th. — Genre de la famille des Labiée», tribu des Prasiées, établi par Benlharo (Labial., 650). Herbes des Mes Sandwich. Voy. Labiées
PUYLLOSTEMA, Neck, bot. ph., synonyme de Simaba St-Hil.
PII Y LLOSTOMATÉS, Phyllostomata .
m a m. — Section établie dans la grande division des Vespertilions, pour les genres PAyilostoma, Vampirus, Madateus, Glossophaga, Rhinopoma, Artibceusel Monophyllus. Voy.
ces moU et Dksuodos. (E. D.)
PHY LLOSTOME . Phyllosloma (çûXHv feuille, «rrofta. bouche), uam. — Genre de Chéiroptères, créé par Et. Geoffroy Saint- Hilaire, pour les espèces de cet ordre qui ont normalement quatre incisives à chaque mâchoire, souvent serrées entre les canines, dont le nombre est de deut en haut et en bas; quatre ou cinq molaires; deux crêtes membraneuses nasales, Tune en fer à cheval sur la lèvre supérieure, l'autre au-dessus de la première, en forme de feuille ou de fer de lance ; un oreillon plus ou moins dentelé; une langue extensible, terminée par «les papilles cornées, et les lèvres pourvues de tubercules symétriquement arrangés.
Toutes les espèces de ce genre sont améliraines. On en connaît peu les moeurs, cependant on sait qu'elles ne se contentent pas d'insectes, mais qu'elles attaquent aussi les grands mammifères dont elles suçcnt le sang. Nous citerons parmi elles : Le Phyll<nioma haslalum El Geoff., de la Guyane-
— le Phyll. Imcalus Ét. Geoff. du Paraguay ; — et le Phyll. lilium Ét. Geoff., du Brésil. (E. D.)
PBYLLOTA (flXla», feuille; «5Ç , •t6< , oreille), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Podalyriées, établi par De Candolle ( Pradr., Il ,113). Arbustes de la Nouvelle- Hollande. Voy. LEGUMINEUSES.
•PHYI.LOTIS (9w)o», feuille; o04 , oreille? ). mam. — M. Waterbouse ( Proe. zoo1.. Soc. Lond., 1827) indique sous ce
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nom une subdivision qu'il propose de former dans le grand genre Rat, Mus des auteurs, et il y place les espèces suivantes: 1" Phyllotit Darwinii, de Coquimbo; 2° phyllotis xanlhopygus, de Santa-Crux ; et F Phyllotis griseoflavus, de Rio-Negro. (E. D.)
PHYLLURUS (9i\U,f feuille; eipd, queue), rept. — Genre de la famille des Geckos, établi par G. Cuvier (Règne animal), et caractérisé principalement par des doigts non élargis, grêles et nus, et par une queue aplatie horizontalement en forme de feuille.
La principale espèce de ce genre est le Phyllurus Cuvierii, rapportée des environs du port Jackson. Voy. geckos.
•PIiYMASPERML'M (rV* enflur«*.
•w/ppa, graine), bot. pb. — Genre de la famille des Composées-TubuliOores, tribu des Sénécion idées, établi par Lessing (Synops., 253). Arbrisseaux du Cap. Voy. cou posées.
PHY MATA (çwuo, enflure), ws.— Genre d'Hémiptères hétéroptères, tribu des Réduviens, famille des Aradides, groupe des Pbymalites, établi par Latreille. M. Blanchard donne à ce genre (Histoire des Insectes, édition Didot) pour caractères essentiels : Antennes plus longues que la tête, grêles, à premier article très long, terminé en bouton; écusson petit.
Les espèces de ce genre vivent d'insectes qu'ils poursuivent sur les végétaux. Les P. crassipes et monstruosa Fab., habitent l'Europe. (L.)
•POYMATEES (V«V«» enflure), iss. — Genre de l'ordre des Orthoptères , tribu des Acridiens, établi par Thunberg (Mm.) aux dépens des Diclyophorus de Brullé. Il ne comprend que trois espèces : Phym. morbillosus, scabiosus et leprosus , indigènes du cap de Bonne-Espérance.
•PIIYUATIDIUM f>uVs, enflure; UU, forme), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi par Lindley(OrcWd.,207). Herbesdu Chili. Voy.
oacaiDERS.
• PDYMATITES. Phymatites. os. — i Groupe établi par M. Blanchard dans la fa mille des Aradides , tribu des Réduviens f ordre des Hémiptères hétéroptères. Voy. *i-
DUVIFNS.
♦PIIYMATIUM tumeur), bot. ci.
— Nom que Chevallier (Flor. par. , vol. UI, p. 360) a proposé de substituer à celui d F-
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laphomycet, et qui n'a pas été adopté.
Voy. ELAPUOBTCKS. (LÉV.)
P11YMOS1A, Desv. (in Hamilt. Proir.
Ftor. Ind. occid., 43). m. pb.— Synonyme de Sphœralcea, St-Hil.
PHYSALE. Physalus(fiT*,ie$t\e). ma».
• — Lacépède (Histoire naturelle des Cétacés) a établi tout ce nom un genre de Cétacés auquel il donne pour caractères: Tète égale en longueur à la moitié ou au tiers de la longueur totale de l'animal. Évents réunis et situés près du museau. Pas de nageoires dorsales. Une seule espèce que Lacépède désigne sous la dénomination de Physalus cylindricus, et qui n'est connue que par la figure qu'en a donnée Anderson, entre dans ce groupe qui très probablement ne doit pas être conservé et devra rentrer dans le genre Cachalot [voy. ce mot), lorsqu'on en connaîtra mieux l'espèce type. (E. D.)
PHYSALIDE. Physalis (?wn>, ressie).
bot. ra.— Genre de la famille des Solanacées, tribu des Solanées, établi par Linné (Gen., n. 250) , et dont les principaux caractères sont: Calice à 5 divisions. Corolle bypogyne, campanulée-rotacée , plissée , à 5 divisions. Étamines 5, insérées au fond du tube de la corolle, incluses ; anthères conniventes, s'ouvrant longiludinalement. Ovaire à 2 loges multi-ovulées. Style simple; stigmate capité. Baie biloculaire, globuleuse, renfermée dans le calice, qui, à ce moment, est vésiculeux. Graines nombreuses, réniformes.
Les Pbysalldes sont des herbes annuelles nu vivaces , ou des arbrisseaux , à feuilles alternes ou géminées , entières ou lobées ; à fleurs solitaires ou groupées , et sortant des aisselles des feuilles.
Ces plantes croissent abondamment dans l'Asie , l'Afrique et l'Amérique tropicale ; elles sont rares dans les régions tempérées de l'Amérique ; une seule espèce est indigène des contrées centrales et boréales de l'Europe. Celte espèce est :
La Pbtsalidk alkékekge, physatis Alkekengi Linn. (vulgairement Coqueret offlci' nal) , plante traçante de 3 à S décimètres de hauteur. De sa racine rampante partent des tiges herbacées, rameuses, garnies de feuilles pétiolées , géminées , ovales , pointues , en» tières ou légèrement ondées. Les fleurs, d'un blanc pâle ou jaunâtre , sont portées par des pédoncules plus courts que les pé-
tioles : elles paraissent en juin et juillet. Les baies qui leur succèdent sont d'une belle couleur rouge, et offrent l'aspect d'une Cerise. On les nomme vulgairement Mirabelles de Corse ou Cerises d'hiver. Elles sont acidulés, légèrement rafraîchissantes et diurétiques. Ces baies sont peu usitées de nos jours; cependant elles entrent encore dans la composition du sirop dit de Chicorée.
Cette plante croit dans les lieui ombragé.*!, et dans les vignes en France, en Allemagne et en Italie. Elle se propage beaucoup et est difficile à détruire, une fois qu'elle s'est emparée d'un sol favorable à son développement.
Parmi les espèces exotiques, nous citerons la Pbtsaudb deCabpéche, Phys. arborescehs, la plus grande du genre : elle atteint quelquefois près de 2 mètres de hauteur; la Pbts. des Bakdades, Ph. Bardadensis; la Phts. pubescxhtk , Ph. pubescens; la Pbys. flexubcse, Ph. flexuosa; et la Pais, sosiri- PtiE, Ph. somnifera. On prétend que les anciens Égy ptiens employaient cette dernière espèce dans l'embaumement de leurs momies ; sans doute parce qu'elle a la propriété d'éloigner les Mites et autres Insectes destructeurs. (J.)
«PHYSALIDES. acai. — Famille ou sousfamille d'Acalèphes , établie par M. Brandi pour les genres Pbysale ou Salacia et Alophote. Elle est caractérisée par une vessie hydrostatique simple, à laquelle son t annexés les organes destinés i la nutrition et à la propagation , ces organes étant des tentacules simples. Cette famille correspond à celle des Pbysalies de 11. Lesson, qui n'y comprend que le seul genre Pbysalie, subdivisé en trois sous-genres, savoir : les Cyslisomes , les Salacia et les Alophotes. Pour Eschscboltx, c'est à la seconde division de sa famille des Physophorides, l'une des trois dont se compose son ordre des Acalèphes siphonopbores, que correspond la famille des Physalides. Pour M. de Blainville enfin , c'est un groupe de sa famille des Physogrades. (Duj.)
PIIYSALIE ou PHYSALE (ylm, vessie ). a cal. — Genre d'Acalèphes siphonophores , type de la famille des Pbysalies de M. Lesson ou des Physalides de M. Brandt , et faisant partie de la famille des Physophorides d'Eschschoitx , ou de celle des Pbiso-
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grades de M. de Blainville. Les Physslies , dont on distingue plusieurs espèces, se trouvent flattantes , et en bandes souvent fort nombreuses , à la sur Ta ce de la mer entre les tropiques ; quelquefois aussi les venu ou les courants les portent au-delà de ces limites, mais il est bien rare qu'elles arrivent •u 45" de latitude. Elles se font remarquer par une vessie oblongue, diaphane comme la vessie natatoire d'une Carpe , et produisant le même bruit quand , échouées sur le rivage , on les écrase avec le pied. Celte vessie, remplie d'air, les soutient à la surface des eaux : c'est ce qui leur a tait donner par Cuvier le nom général d'Acalèphes hydrostatiques ainsi qu'aux autres Pbysophorides. I-a vessie des Physalies est quelquefois longue de 30 à Si centimètres et trois ou quatre fois moins large, diversement renflée au milieu et amincie aui extrémités ; elle est surmontée dans sa partie moyenne par une crête membraneuse formée par un repli de sa propre enveloppe , pltssée et fraisée ou bouillon née au bord , et vivement nuancée de bleu et de pourpre. Cette crête , dressée comme la voile d'un navire, leur a fait donner aussi le nom de Galères ou Frégates , d'après l'opinion très douteuse qu'elle leur sert à naviguer à la surface des mers ; tandis qu'au contraire les Physalies n'ont aucun moyen de locomotion volontaire , et obéissent passivement à l'impul.won des vents et des flots. En dessous de la vessie, à la partie postérieure de la vessie, se trouve une masse tuberculeuse également colorée, et d'où pendent des tentacules de diverses formes plus ou moins nombreux ; les uns, longs seulement de 2 à 3 centimètres, sent tnbuleux ou legéniformes, terminés par un suçoir en manière de ventouse : ce sont les estomacs et les bouches , les organes de nutrition; d'autres, très extensibles et très contractiles, peuvent s'allonger jusqu'à plus de 6 mètres , et se raccourcir brusquement à quelques centimètres, en se contournant en tire bouchon. Ils sont amincis et comme membraneui d'un côté, glanduleux de l'autre coté, ou garnis de disques taillant* vivement colorés en bleu, et sécrétant un venin , une humeur excessivement caustique , dont le simple contact produit sur la peau la sensation de la brûlure la plus cruelle; de telle sorte que des marins en
nageant, s'ils viennent à rencontrer une de ces Physalies , qu'ils connaissent si bien sous le nom de Galères , éprouvent tout-àcoup une vive douleur qui peut être suivie d'accidents assez graves ; d'autant plus que les tentacules, en se contractant tout a coup au tour du corps qu'ils ont touché en un seul point , multiplient à l'instant même leurs points de contact. Une troisième sorte de tentacules, également effilés , mats moins longs, s'observe aussi sous la vessie des Physalies ; ils sont garnis de lamelles ou de cils vibratiles, et paraissent servir à la respiration et peut-être aussi à la locomotion, de la môme manière que ceux des autres Acslèphes. On voit enfin , eues tes plus grandes l'hysalies, une quatrième sorte d'appendices ! qui , susceptibles de se détacher aisément , paraissent être des corps reproducteurs , et se composent essentiellement d'une ventouse, d'un tube fermé à l'eitrémité, et d'un long filament ou tentacule. D'après ces détails , on conçoit combien rorganbation des Physalies est incomplètement connue, et cependant combien elle diffère de celle : des autres animaux. Ces Àcalépbes, en effet, j ne se trouvant qu'en pleine mer et entre lu tropiques, et, n'arrivant sur les cilles des pays chauds que jetés par les tempêtes, n'ont pu être étudiés suffisamment dans le cours des navigations lointaines , malgré tout le zèle des naturalistes attaches aux expéditions scientifiques. On ne connaît pas encore esactement leur mode de développement , qui , très probablement , comporte plusieurs transformations successives ou alternatives comme celui des Méduses. On a donc décrit comme un animal complet ce qui , sans doute, n'est qu'une dernière pba*e d'un cycle de développement, pendant laquelle divers organes ont disparu ou sont devenus rudimentairea, et d'autres ont pris OU accroissement escessif. Cela suffit pour expliquer la divergence des opinions des naturalistes les plus célèbres sur ce sujet. Linné avait placé parmi les Holothuries, sous le nom de H. physalit , la seule espèce sur laquelle il eût eu des renseignements, et que Sloane , dans son Histoire de la Jamaïque, avait nommée simplement Ortie de mer ( Vrtica marina ) ; 11 aller et après lui Gmelin en flsent une Méduse ; Bruguière , dans les planches de VEncyclop idie tnétho-
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tique, la rangea avec les Salpu ou Biphores tous te nom de Thalia. C'est Lamarck qui, le premier, institua et caractérisa le genre Pbysalie, qu'il plaçait parmi ses Radiaîres mollasses anomales, en lui attribuant une bouche unique inférieure et presque centrale. Pour cet auteur, les Pbjsalies ont, en outre, le corps libre , gélatineui , membraneui , irrégulier, ovale, un peu comprimé sur les côtés, vésiculeux intérieurement avec une crête sur le dos, et des tentacules nombreux «t inégaux sous le ventre, les uns filiformes quelquefois très longs, les autres plus courts et plus épais. Cuvier, tout en admettant le genre Pbysalie, disait que les Acalèpbes dépourvus de système nerveui, aussi bien que de vaisseaux et de glandes, ne peuvent avoir qu'une organisation très simple, et ne peuvent, en aucune manière, se rapprocher des Mollusques. Cette dernière opinion, au contraire, est celle de II. de Blainville, qui compare les Pbysalies aui Mollusques nageant sur le dos , tels que les Glaucus , les Cavolinies , les Janthines , et qui voit dans leur crête dorsale l'analogue du pied des Gastéropodes; les extrémités de la vessie aérienne correspondent à la bouche et à l'anus; les filaments diversiformes qui pendent en dessous sont des branchies; et enfin M. de Blainville dit avoir reconnu la terminaison des organes de la génération dans deux orifices très rapprochés qui se remarquent au côté gauche du corps, à la racine de la partie proboscidiforme : il croit d'ailleurs avoir remarqué aussi une plaque hépatique , des vaisseaux et un organe central de la circulation. D'un autre côté, Esrhscboltx , qui avait observé les Pbysalies vivantes, les classa, en 1829, dans sa famille des Pbysopborides , qui fait partie de son ordre des Sipbonophores, le troisième et dernier de la classe des Acalèpbes. Les Physalides, dit-il, ont le corps nu, formé par une vessie oblongue remplie d'air, portant en dessus une crête plissée, également remplie d'air, et pourvue, à une de ses eitrémités seulement, de tentacules et de suçoirs nombreux et de diverses sortes , avec des vésicules oblongues remplies de liquide à la base des tentacules. L'autre eitrémité de la vessie est tout-a-fait nue , prolongée en pointe , et présente un petit creux qui s'ouvre comme une soupape pour laisser échapt. x.
| per Pair quand on la comprime. Les tentacules, destinés i saisir et à engourdir la proie , sont isolés ou groupés plusieurs ensemble sur des pédoncules communs , mais toujours simples et formés d'un seul dament rond, susceptible de se rouler en tirebouchon, et portant dans toute sa longueur, sur u* côté, une membrane étroite, et sur l'autre une rangée de mamelons rétiformes, qui sont les organes sécréteurs du venin. A la base de chaque tentacule est un réservoir de liquide oblong et aminci en pointe, adhérent dans presque toute sa longueur, et que l'auteur croit être destiné à concourir i l'allongement du tentacule en y poussant le liquide contenu. Escbscholtz , d'ailleurs, nie l'existence d'une bouche centrale admise par Lamarck, et des prétendus ganglions nerveux indiques par d'autres observateurs. Avant lui , en 1826 , M. Eichwald avait considéré les Pbysalies comme voisines des Intusoires par la simplicité de leur organisation; plus tard, en 1835, M. Brandt, en établissant la famille des Physalidcs , caractérisée par une vessie simple et par des tentacules simples, divisa les Pbysalies en deux sous-genres : 1* les Salaria , dont la vessie aérïfère est surmontée d'une crête cloisonnée , et n'est pas portée par un disque; et 2* les Alophola , qui s'en distinguent par l'absence d'une crête et par la présence d'un disque, auquel s'attachent les suçoirs et les tentacules. M. Bennett, qui, dans un voyage à la Nouvelle-Hollande, avait pu aussi observer des Pbysalies , annonça , en 1837, que les appendices les plus couru ou les suçoirs sont autant d'estomacs distincts; car , après la dissection la plus soignée , il ne put découvrir aucun organe propre à servir de réceptacle commun pour la nourriture , ni aucune communication entre ces appendices et la vessie aérifère; d'autre part , U. Bennett déclarait aussi n'avoir pu parvenir à découvrir l'orifice admis précédemment i l'extrémité amincie de la vessie, et n'avoir pu en faire sortir par la pression aucune portion d'air, à moins qu'une piqûre n'eût été faite i l'avance. H. Lesson enfin , après avoir, depuis 1825, publié diverses observations sur les Pbysalies en contradiction avec celles des autres zoologistes, vient de les résumer, en 1843, dans son Binaire naturelle du Acalèphei. Suivant col
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auteur, la Pbysaliea un tube digestif large, enveloppé en dessous par un plan musculaire épaia, recouvert en dessus par un repli membraneux qui le lépare d'une vessie aérienne très ample, allongée, amincie et pointue aux extrémités , dilatée au milieu sur les côtés , et atténuée en dessus pour former une crête. La portion inférieure du tube digestif est couverte de suçoirs ou ventouses saccifbrmes , rétrécis au col , munis d'une bouche, dilatables, et communiquant avec le canal nourricier; celui-ci est attaché A un foie pyri forme ou aplati, allongé ou lobé, terminé en un ou plusieurs tentacules musculcui, dilatables, couverts, sur un coté, d'une rangée de glandes, à bord épaissi, sécrétant un fluide caustique. De la face inférieure du corps, entre les autres tentacules, panent aussi quatre tentacules simples, vibra tiles et respiratoires. M. tesson a combattu avec raison , par des eipériences directes, l'opinion généralement répandue en Amérique sur les propriétés vénéneuses de la Pbjsalie séchée et réduite en poudre. Il nie donc complètement les empoisonnements produits, soit par cette substan ce sèche qui est tout-a-fait inerte, soit par des Poissons qui s'en seraient nourris au sein de la mer. Ce naturaliste, en effet, a vu des Chiens, auxquels il en avait fait avaler, n'éprouver d'autre incommodité que celle qui résultait temporairement du contact des tentacules aux lèvres; et, d'autre part, des volailles, auxquelles on en avait Tait manger , n'avaient éprouvé aucun malaise, et n'avaient contracté absolument aucune qualité malfaisante après la cuisson.
La forme des Pbysalies est tellement irrégulière et variable, qu'on n'a pu encore préciser exactement leurs différences spécifiques; aussi la synonymie en est-elle singulièrement embrouillée et compliquée. Lamarck en admettait quatre espèces, dont la troisième , P. mgalitta , est rapportée par Escbscholtx à la deuxième, P. tuberculota. Ce dernier zoologiste en a décrit une cinquième espèce , P. ulriculus, et M. Brandt en a décrit une sixième sans crête sous le nom A'Alophota Olfertii. M. Lesson en admet également six espèces, dont une seule, P. ptlagica, la première deLsmarck, constitue sa tribu des Cyslisomes, caractérisée>nar des
breux. Les autres espèces composent la tribu des Salaria, qui n'ont qu'un seul tentacul* hépatique ou préhenseur, et qui ont des sacs proboscidieos inertes sur un des prolongements de la vessie; mais il admet comme espèce distincte la P. axone* , correspondant à la P. ptlagica d'Osbeck et de Chamisso, et réunit la P. elongata de Lama rck avec la P. tuberculota du même auteur, dégagée des synonymes appartenant à l'espèce précédente. Au reste, les espèces de cette deuxième tribu sont plus petites que la P. pelagica, etJes différences pourraient bien tenir à l'âge dans certains cas. (Du.)
PUYSALIS. bot. pu. — Voy. htsalids.
PI1YSALOPTÈRE. Physalopiera (?«••vessie; «r/pov,aile). belm.— Rudolphi et M. de Blain ville, d'après lui, ont parlé sous ce nom d'un petit groupe de Vers intestinaux voisins des Strongles, auquel le second de ces naturalistes assigne pour caractères: Corps rigidule, élastique, rond , atténué presque également aui deux extrémité* et généralement assex court; bouche orbiculaire, simple ou papilleuce ; anus tubtenninal ; orifice terminal de l'organe femelle situé au tiers antérieur du corps; organes de la génération maies avec un spieule simple, sortant d'un tubercule au milieu d'un renflement vésiculiforme de la queue.
Tels sont le Ph. clouta du Hérisson et le P. halata des Faucons. 11. Ebrenbergaajouté le Ph. tpirula du gros intestin du Daman de Syrie. (P. G.)
PHYSALUS. akhkl.— Swammerdam (fliblia naturat, pl. 10, fig. 8) a donné ce nom i VAphrodita aculeata, type du genre //ofithea de M. Savigny. (P. G.)
PHYSALUS. Sun.— Nom scientifique de la Baleine gibbar. <£. D.)
Pin S APODES. Phytapoda. iM.-Foy.
TBBIPSIEKS.
PIIYSAPUS, Deg. «s. — Voy. mm.
POïSARfJM. bot. ca. — Genre de la famille des Champignons , division des Bas», diosporés, tribu des Coniogestres-Physarés, établi par Persoon {Dispos, tnetk. Fu*g., p. 8 ). Ce sont de très petits Champignon* qui se développent sur le bois et l'écorce des arbres morts. Voy. mycologie.
pnYSCHlOSOMA (yv»«n, vessie; K«, corps). HELM.-Nom donné par Bréra aux Cysticerques. (P- <>•>
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PIIY9E. Physa (?v<n>, ampoule) noix. — Genrede Mollusques gastéropodes pulmonés, de la famille des Lymnéens, distingué d'abord par Adanson sous le nom de Bol in, puis définitivement établi arec son nom actuel par Draparnaud, et admis généralement quoique M. Sowerby ait proposé de le réunir aux Lymnées. Les Pbyses sont des coquilles d'eau douces orales ou oblongues, lisses ou luisantes, à spire saillante et enroulée à gauche, sans opercule. L'ouverture est longitudinale, rétrécie en haut; le bord droit est très mince, tranchant, s'avançant en partie audessus du plan de l'ouverture. Le manteau est très ample, lobé et renversé sur la coquille qui lui doit son poli eitérieur, tandis que la coquille des Lymnées est plus on moins inégale et striée. Les tentacules, enfin, sont allonges et étroits, comme ceux des Planorbes, au lieu d'être triangulaires et épais comme ceux des Lymnées. On trouve communément dans les fontaines et les ruisseaux les P. fontinalà et P. hypnorum, jaunâtres, diaphanes, longues de 12 à 13 millimètres; Tune ovale, à spire courte; l'autre oblongue, à spire plus saillant*. La P. acuta, longue de 15 millimètres et large de 9, se trouve aussi dans les rivières ; elle est ovale, oblongue, à spire pointue, et son dernier tour, enflé dans le milieu, occupe i lui seul tes trois quarts de la coquille. La P. ctutanea, encore plus grande (24 millimètres), se trouve dans la Garonne, et quelques espèces exotiques ont 25 millimètres de longueur. On en connaît une dizaine d'espèces vivantes, et une fossile, P. columnaris , des marnes blanches d'Épernay, dont la longueur est de 50 à 60 millimètres. (Du/.)
•PHY9EDIUM. bot. ca. — Genre de la famille des Mousses , tribu des Phascées , établi par Bridel ( Bryolog. , 1,51, t. 1 ) pour de petites Mousses du Cap. Voyez