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Comalula decacnemos (Voy. pektacrire).
11. de Blainville lut assigne les caractères suivants, d'après la description de M . Thompson: Corps régulier, circulaire, recouvert et entouré eu dessous par une sorte de capsule soliJc, composée d'une pièce centro-dorsale indivise, autour de laquelle s'articulent d'abord uu seul rang de rayons accessoires onguiculés , puis un autre rang de grands rayons didymes et pinnés au-delà de trois articles basilaires, dont les premiers seuls se louchent en partie. Tige articulée , ronde et sans rayons accessoires . Bouche centrale au milieu de cinq écailles foliacées et bordées d'une rangée de cirrhes tentaculaires; un grand orifice tubuleui eu arrière de la bouche. (Dcj.)
•PHYTODECTA, Kirby, Hope. ms.— Synonyme de Gonioctena et Phratora, Chevrolat, Dcjcan. (C.)
*PI1YT0KC!A (<p«to>, plante; oWtu, j'habite), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères siibpcntamères , télramères de Latreille, famille des Longicorne*, tribu des La m ia ires, établi par Dcjean (Catalogue, 3' édition, p. 377), adopté par Mulfant [Hist. nat. des d)L de Fi atne, 1839, p. 199), et ainsi caractérisé par le dernier de ces auteurs: Étytres réirécics vers l'extrémité, obliquement tronquées et presque terminées en pointe au sommet. Ce genre est formé d'une quarantaine d espèces ainsi réparties : vingt-huit sont originaires d'Europe , huit d'Asie, deux d' Afrique, et deux d'Amérique. Nous citerons comme eo faisant partie les suivantes : P. argus, flavipcs, lineola, rufimana, cyhippium, cyiindrica, virescens, ferrea, hirsutula, scutellala Fa b., ruflpcs 01., maculosa, Jourdani Muls. , puncikollis Men., etc., etc. (C.)
PIIYTOGRAPUIE. bot. — Voy. botaiqce.
* PIIYTOL ACCÉES , PHYTOXACCI- >ÉES, PH1TOLACCACÉES. Phytolaceœ, PhytolaccinecB , phytolaccacca). bot.
ph. — Le genre Phytolacca fut placé par A.- L. de Jussicu dans la famille des Atriplicées, dont , plus tard , M. R. Brown le sépara avec plusieurs autres pour en former une famille distincte , à laquelle il sert de type f < donne son nom. D'autres auteurs, comme i'> Limiley, en distinguent même deux:
»<>.;•* lis exposerons ici ensemble comme diluons d'uu seul et même groupe, qu'on
peut caractériser de la manière suivante:
Calice 4-5-parti , dont les segments herbacés, souvent membraneux sur les bords, souvent aussi colorés à leur face interne, sont égaux entre eux ou quelquefois inégaux, imbriqués dans la préflaraison ; il s'y joint, mais très rarement, des pétales alternes, égaux ou moindres en nombre, qui représentent probablement des étamines modifiées. Étamines insérées au tond ou un peu au-dessus de la base du calice , ta o lot en nombre égal aux divisions calieioaîe* et alternant arec elles, tantôt en nombre double : les externes alternes, les internes opposées au catiee; tantôt plus nombreuses disposées par faisceaux alternes, tantôt enfin indéfinies ; à filets filiformes ou iaférieurement dilatés, libres on cohérents i leur base; à anthères biloculaires , introrses , s'ouvrant loncitudinalement. Ovaire réduit à on seul carpelle, plus ordinairement formé de plusieurs, distincts on soudés ensemble à divers degrés, chacun surmonté d'un style latéral partant au dedans de son sommet , recourbé , stigmatifère en dedans : très rarement ces styles se soudent inférieureœent en un seul. Dans chaque carpelle an seul ovule courbe, attaché vers la base de la loge. Fruit utriculaire on charnu ou en forme de samare, dont les carpelles indéhiscents, lorsqu'il y en a plusieurs unis, se séparent à la déhiscence. Graine dressée, i testerustacé ou membraneux , renfermant un embryon qui , le plus souvent , contourne en anneau un périsperme farineux, rarement droit et presque ou tout-a-fait sans périsperme , à cotylédons fbliaeés, plans ou contournés , à radicule infore. Les espèce* sont des herbes on des arbrisseau» croissant dans les régions tropicales ou tempérées , à feuilles le plus ordinairement alternes, simpics , entières, quelquefois ponctuée», membraneuses ou un peu charnues , munies ou dépourvues de stipules ; à (leurs disposées en épis , en grappes ou en eymes contractées , atillaires ou terminales ou oppositifoliées. Plusieurs sont remarquables par l'àcreté de leurs surs, qui leur donne des propriétés vésicanies et purgatives.
GENRES
♦ PÉTivERtAcÉES. Cotylédons convolui<<5.
Feuilles stipulées. Toutes les espèces originaires de l'Amérique tropicale
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Embryon droit ou légèrement courbé ; péris perme du) ou très réduit. ( Ces» celte tribu qui constitue tôt Pétivériacées de Lindley; les plantes peu nombreuses qui lui eppartiennent sont remarquables par une odeur alliacée très prononcée.)
Seguieria, Lmffl. — Petiverio, Plum.
Tribu 2. — Rivikées.
Embryon annulaire , entourant un périsperme farineux.
Mohlana, Mark (Hilleria, Fi. Flum.). — Rivina, L. (Solanoiies, Tourn.).
** Phytolaccacéks. Cotylédons plans.
Pas de stipules.
Tribu 3. — Limées.
Test des graines membraneux. Plantes de l'Afrique tropicale ou du Cap.
Limeum, L. ( Dicarpcea, Presl. — Gaudinia, Gaj. -Litucotia, Ad.). — SemonviUeo, Gay.
Tribu 4. — POTTOLACCBKS.
Test des graines crustacé. Plantes disséminées sur la terre entre les tropiques et on peu en dehors.
Mkrotca, 8w. (Schollera, Sw. — Ancistrocarpus, Kuntb. — Aphanante, Link.).— G iesekia, L. {KalrcxUcra, Murr. — Al Mus, Lonr.). — Phytolacca, Tourn. {Anisomeria, Don. ). — BrciUa, Ad. J. (Dridgesia, Uuok. et Arn. ).
M. Endlicher place è la suite de celte Camille le petit groupe des Gyrostémoiiécs qu'il ne caractérise pas, et que d'autres ont rapproché des Malvaeées. (Ad. J.)
•POYTOl^MA (fwrc», plante; UlUa, dommage ). «s. — Genre de l'ordre des Coléoptères peniomères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides phyllopbages, formé par Dejeau {Catalogue, 3« édition, p. 180) sur une espèce du Chili, et que l'auteur a nommée P. moroinicol/is.
PH1TOLAQUE. phytûlacca ( ?wt4» , plante; lacca, suc), bot. m.— G. de la famille des Phytolaccacées, tribu des Pbytolaccées , établi par Tournelbrt (/nst., 154) et généralement adopté. Il offre pour caractères principaux : Fleurs hermaphrodites ou rarement diolques. Calice à 5 divisions arrondies, herbacées ou membraneuses sur les bords, sou-
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vent pétaldldes. Corolle nulle. Étamines 7-30, quelquefois 5 ou 6 seulement, insérées sur un disque bypogyne un peu charnu; filets subulés ; anthères biloculaires, incombantes, s'ouvrent longitudinalement. Ovaire à 5-10 carpidies, très rarement 12-, unilocuiaircs et uni-ovulés, et surmontés de styles distincts portant les stigmates à leur sommet qui est recourbé. Le fruit est une baie globuleuse, déprimée, ombiliquëe à son sommet, à plusieurs loges monospermes.
Les Pbytolaques sont des herbes dressées ou rarement rolubiles ; à racine fusiforme ou napiforme , épaisse; i feuilles alternes , pétiolées , penninerves , très entières , dépourvues de stipules; a fleurs disposées en grappes ou en épis, et i pédicellet bibractéolés.
Ce genre renferme une dizaine d'espèces, qui croissent dans les régions tropicales et sous- tropicales des deux hémisphères. Parmi elles , nous citerons principalement :
Le Phïiolaqcb a dix êtanpes ou décahdu, Phytolacca decandra Linn. (vulgairement Raiiin d'Amérique, Morelle en grappes, Épiuard de Virginie, Méchoacan du Canada, Herbe à la laque, etc.). Herbe vivace, haute de 2 à 4 mètres. Racine grosse, rameuse, mulliL-aule. Tiges dressées , cylindriques , cannelées, succulentes, très rameuses , souvent rougeàtres. Feuilles lancéolées, pointues, légèrement ondulées, glabres, d'un vert gai, fortement penoinervées. Grappes dressées, longuement pédonculées , multiflores ; pédicellea épais; pédoncules et pedieelles raides , roses ou d'un pourpre violet. Fleurs petites , d'un rose verdatre. Baie à 10 loges monospermes, d'un violet noirâtre.
Celle plante est originaire des États- Unis ; mais depuis longtemps elle vient spontanément dans diverses contrées de l'Europe australe. On la cultive assex sou vent dans les grands parterres; ses tiges élancées et ses nombreuses grappes, qui se succèdent sans interruption depuis juillet jusqu'à la fin de l'automne, produisent un coup d'oeil agréable. Aux États-Unis et aux Antilles, les jeunes pousses, ainsi que les feuilles de cette plante, se mangent en guise d'épinards; en Autriche , on la cultive aussi dans le même but. Le sue des racines est drastique , et le jus des baies , qui est d'un
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pourpre magnifique , sert , dans certains pays, à la coloration des vins. Il possède aussi des propriétés purgatives. Divers essais ont aussi démontré que des tiges du Pbytolaque décandre , réduites en cendre avant la floraison , Ton pourrait retirer une assez grande quantité de Potasse. (J.)
PDYTOMYDES- Phytomida. «s. — M. Robineau-Desvoîdy • donné ce nom à une section des Myodaires, comprenant ceux de ces insectes qui perforent l'épi derme des plantes pour y déposer leurs œufs.
PHYTOLOGIE. bot. — Voy. botaniqob.
PIIYTOMYZA (rvrov, plante; ^Ç». Je suce), ixs. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Aihéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Hétéromyzides, établi par Falleo.
M. Macquart, qui adopte ce genre (Diplè* res , Suites à Buffon , édition Roret, t. II, p. 615), le caractérise ainsi : Ouverture buccale petite. Face descendant beaucoup plus bas que les yeui, munie de soies, ainsi que le front. Antennes avancées. Style nu ou pubescent. Abdomen allongé , de six segments distincts. Ailes à nervure médiastine courte, doublée la base, simple i l'extrémité; première transversale rapprochée de la base; deuxième ordinairement nulle ou ne dépassant pas la première; costale ne s'étendaot que jusqu'à la sous-marginale.
On connaît vingt-deux espèces de ce genre (Macquart, loco citato) qu'on trouve dans les herbes, en France et en Allemagne, dès le mois d'avril. Nous citerons principalement les Phyt. clegans, flavipes, obscurella, albipennis, (lavilabris, varipes, minima, etc.
•PHYTON (Vut^, plante), ras.— Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tétramères de Latreille, de la famille des Longicornes cl de la tribu des Cérambycins, proposé par Newman (the Entomologisl's , 1. 1, p. 19). I.e type, le P. limum de l'auteur, est originaire de la Floride orientale. (C.)
PBYTOIVOM17S (<?vtc», plante; »»pii , pâture), ras. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Currulionides gonatocères et de la division des Mol jtides, créé par Scbœnherr (Disposilio methodica, p. 175; Gênera et sp. Curculion. 'V».t t. Il, p. 311, — t. V, 2, p. 311 ), et
composé d'une centaine d'espèces, qui, pour le plus grand nombre, appartiennent à l'Europe, quelques unes à l'Asie (Sibérie), à l'Afrique (la Barbarie) et 1 l'Amérique. Les plus connues sont les suivantes : P. rumkis Lin. , melanocephalus, plantaginit Deg. , contaminatus, Viennensis, oxalis, fascicvlalus Hst. , Poilus, arundinis, armUlatus, tawrinus, polygoni , mêles , nigrirostris , punctalus , wnustus F., philanthut, répandus, acetosm, paslinaca, tnelarhynchus 01. , suspiciosui, palumbarius Gr., pedwtrir, elongalus, viciai Ghl. , etc. Les deux plus élégantes sont les Ph. nigropunctatus et rubrovUtatus Gory.
Elles se trouvent à Madagascar.
Ces Insectes vivent souvent réunis sur des plantes particulières à chaque espèce; ils sont de taille variée, et leur corps, ordinairement de couleur grise ou brune , est couvert de petits points plus foncés. (C.)
PHYTOPHAGES. Phytophaga (r>*t** plante; ç^oç, mangeur), ras.— Nom proposé par Duméril , et adopté par Tb. Lacordaire (Mémoires delà Société royale de Liège, 1845; Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phytophages) pour une famille de Coléoptères, qui ont été compris par Latreille dans ses Eupodes et ses Cycliques.
Dans le volume 1" de M. Lacordaire, travail fort important, et qui n'a pas moins de 7*0 pages , ont été décrites les espèces rentrant dans les quatre tribus suivantes : Sagrides, Donacides, Criocérides, Mégatopidesf et le volume suivant, qui va bientôt paraître, comprendra environ 800 espèces de Clythraires. On estime i 6,000 au moins le nombre des espèces de nos collections qui se rapportent à cette famille. (C-)
•PHYTOPHILUS (9vt<», plante, aimer), ras.— Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Érirhinides, établi par Scbœnherr [Gênera d species Curculionidutn, synonymia, t. III» p 281 ; t. VII, 2, p. 161) sur les deux espèces suivantes : P. cruci/émsEsch., et Schœn* ft«TiDregc. La première estorigioairedesl!es
Philippines, et la seconde de Cafrerie. (C.) • *PHYTOPniLUS (yvté», plante ; ?ù>; aimer ). ras. Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Sténélytrcs et de la tribu des Hélopiens , établi par M. Guérin-Ménerille {Voyage autour du
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monde de la Coquille, par Dumont d'Urville , Zoologie, t. II, p. 99, pl. 4, f. 9). Le type, le P. hilopioides Gr. - M. , est originaire du Chili et des environs de Lima. (C.)
•PfliTOSAlJRIJS, J«ger(fvt*», plante; vaSpot , lézard), sew. — Dans notre article
CrOCOD1LIE»9 FOSSILES , DOUS aVOUS 0011*, SUt
une note inexacte , le nom de ce genre au $ 9 , page 365 du tome IV ; les noms de Cylindricodon et de Cubicoâon doivent être pris comme noms spécifiques du genre Phytosaurus. (L...D.)
POITOSCAPHUS plante; to. , creuser), ira. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Cureulionides gonatocères et de la division des Otiorhynchides , créé par Schœnberr (Ditpotitio metho&ica, p. S 10; Gênera et species Curcvlionidum synonymia, t. II, p. 642; VII, 1 , p. 41 1), et qui comprend les sept espèces suivantes : P. triangularis 01. (lixabu- «idujSchr.), indulus, Nepalensi$,chlorottcu$t Siamensis, arclicoUit et ktericus Schr. Les sis premières appartiennent aux Indes orientales, et la dernière est de Galam. (C.)
•paiTOSUS ( f «ti» , plante ). ws. — Genrede l'ordre des Coléoptères bétérotarses, de la famille des Bracbélytres , de la tribu des Aléochariniens, établi par Curtis {BritUh Enumolog. , XV, pl. 718 ) , et adopté par Erichson ( Gênera et tp. $taphylinorwn , p. 177), qui le caractérise ainsi: Languette presque entière ; paraglosses rétrécies, pointues; palpes labiaux de 3 articles, 2* et 3* égaux; Unes antérieurs de 4, et postérieurs de 5 articles, les 4 premiers des postérieurs égaux; tibias antérieurs garnis de petites épines. Le typ», le P. spinifer Curt., est propre à l'Angleterre et ■« nord de la France. On le trouve sur les côtes de l'Océan. (C.) PHYTOTOME. phytotoma (yvTs», plan- ■ te; tifam , Je coupe), ou. — Genre de l'ordre des Passereaux, de la famille des Pnytotomioées , dans la tribu des Conirostres. Il a pour caractères : Bec conique» épais, droit, muni à sa base d'une sorte de dent, et irrégulièrement dentelé sur ses bords ; des narines petites , arrondies , ouvertes près du front; des ailes courtes; une queue médiocre, arrondie à son extrémité; des tarses assez grêles, aonelés, terminés par deux ou trois doigU devant et un derrière.
Avec ces caractères génériques , les Phj-
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totomes possèdent une particularité d'organisation trop remarquable et trop opposée , eo apparence, aux faits généraux d'anatomie physiologique que l'on connaît, pour que nous la passions sous silence. Cette particularité organique , dont les Jaseurs , Oiseaux fructivores, ont seuls, jusqu'à ce jour du : moins, offert un exemple analogue, est relative à la brièveté du canal intestinal.
On a depuis longtemps posé en principe que la longueur de l'intestin est en rapport avec le genre de vie d'un animal , et que, très développé chez les espèces herbivores et granivores, il l'est beaucoup moins chez celtes qui sont carnivores. En parlant de ce principe , on devrait rencontrer chet des Oiseaux essentiellement phytophages, comme le sont les Phy totomes , un canal intestinal analogue, au moins pour ses dimensions, à celui des espèces granivores et herbivores, et surtout de celui du genre Fringilla, dont ils se rapprochent le plus par leurs caractères zoologiques. Il n'en est pourtant pas ainsi; l'observation anatomique donne la démonstration de résultats contraires, et les Phy totomes paraissent échapper à cette loi. Ainsi, le tube digestif du Phylolomarara est de moitié à peu près plus court que celui de la plupart de nos Gros-Becs d'Europe. Sa longueur, depuis le pharynx jusqu'à l'anus, n'est que de 17 centimètres environ , tandis que chez un Pinson, par exemple, ou chez un Moineau , elle est de 31 centimètres ; mais ce qu'il a perdu en longueur il semble l'avoir acquis en ampleur.
Observé dans ses rapports avec la cavité abdominale , le canal digestif du Phytotoma rara ne présente qu'une seule anse intestinale, et est dépourvu de ces circonvolutions qui , chez les autres Oiseaux , sont formés par la masse des intestins grêles. Au reste, malgré son peu de longueur et sa disposition en quelque sorte anomale , le tube intestinal présente pourtant, d'une manière bien évidente , toutes les divisions que Ton a établies dans l'appareil digestif des Oiseaux; et il y a une distinction bien évidente, produite par une sorte de valvule, entre le petit et le gros intestin , quoique le diamètre de l'un et de l'autre soit à peu près le même. Enfin toute la surrace interne de l'intestin est pourvue de villosités beaucoup plus longues que celles qu'on
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observe chez les autres Oi-eiux. La cause de cette organisation particulière se déduit naturellement, ce nous semble, comme nous Pavons dit à l'article oiseaux , du genre de nourriture des Phytotomes.
Molina avait dit, ce qui est très vrai, que Pespèce qu'il a décrite (Fhyt. rara) se nourrissait d'herbes. Nous avons trouvé le vaste cac que forme Pintcstin de celte espèce distendu par une grande quantité de détritus de Graminées. Il est probable que ses congénères ont le même régime et la même organisation. D'après Paulcur que nous venons de citer, le Phyt. rara a la mauvaise habitude découper la tige des plantes dont il se nourrit tout près de la racine; souvent il ne fait que les arracher comme par caprice, et sans y toucher après ; les paysans le persécutent pour cette raison et lui font une guerre continuelle, et les enfants qui détruisent ses œuf» sont récompensés. Selon Piidon , le Pbytolome d'Abyssinie se nourrirait aussi des amandes de plusieurs fruits à noyaux.
Les Phytotomes rivent dans les bois solitaires; ils font leur nid dans les endroits obscurs et peu fréquentés, sur les plus hauts arbres, • et par là, dit Molina en parlant du hyt. rara , ils échappent à la persécution de leurs ennemis; mais, malgré ces précautions, ces Oiseaux diminuent considérablement; je ne sais , ajoute-t-il , si c'est parce que leur tête est mise à prix , ou que Pespèce est peu féconde par elle même. » Il paraîtrait que les Phytotomes n'ont point de chant et ne font entendre que des cris rauques.
Beaucoup de doubles emplois se sont introduits dans le genre Phytotome.et l'on a quelquefois décrit la môme espèce sous deux et trois uoms différents : la seule bien authentique est le Phytotoma rara Molina. Cet oiseau, d'après Lafresnayc, habite nonseulement le Chili, mais aussi le Paraguay, et probablement le Pérou. (Z. G.)
POïTOTOMIDÉS. PftytofomioVr.ois. — Famille de l'ordre des Passereaui, fondée sur le genre Phytotoma, (Z. G.)
' PII YTOTW BUS (çvrw, plante; tP£<*, broyer), tss. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculiouides gonatocères et de la division des Érirhinides, proposé par Dcjcan {Catalogue, 3* ériit. , p. 301 ) et adopté par Scbœnherr ( Gênera et sp. Curcuiton. syn., t. VU , 2 , p. 181 ). L'espèce type, P. «nicolor Buqt. , est originaire de Cayenne; le même auteur en cite une seconde espèce, qu'il nomme P. pallidus. (C.)
PHYTOXYS, Molin. (Chili, 309). bot.
ra. — Syn. de Sphacele, Benth.
PHYTOZOAUIES. Phytozoa (yvte., plante; Çùov, animal), zool. — Nom employé d'abord par Bory Saint-Vincent pour designer la deuxième classe de son règne Psychodiaire qu'il croyait devoir établir entre le règne animal et le règne végétal. Cet auteur formait dans ses Phytozoaires trois ordres , savoir : 1" les Cératophyles, comprenant les Gorgones, les Vortirclles, les Polypes à tuyaux et les Polypes à cellules ; 2° les Artbrodiées, comprenant les Bacillariées et d'autres Algues, qui sont évidemment des végétaux ; 3° les Hétérogènes, comprenant les Spongiaires et les Corallines, avee ce que Bory nommait les Alcyonidiens. Depuis lors, M. Ehrenberg a employé le nom de Phytosua , pour désigner les classes inférieures do règne animal , tout en leur accordant une organisation extrêmement riche ou complexe : ainsi ses Phytoxoa polygaslrica sont les vrai» Infusoires, auxquels il réunit les Bacille riéés, les Dcsmidiées et les Clostéries; et ses Phytosoa rotatoria sont les Systolides ou Rotateurs. (Dw.)
•PHÏXELIS (pvfrîtî, fugitif), ixs.— Heure de l'ordre des Coléoptères téi«nieres, de la ramille des Curculionides gonatocères et de la division des Cyclomides, établi parSchœoberr (Gênera et species Curculiomdum, synonymia, t. VII, 1, p. 122) sur trois espèces des États-Unis : P. glomcrosus Gr., rigkku Say, et teliferus Cbevt. Ces Insectes ont le faciès des Trachyphlants, et Scbœnherr doute s'il ne conviendrait pas de les placer dans la division des Brachydérides. (C.)