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rées pour la grandeur et la beauté. Par la luite des siècles , il peut acquérir des dimensions colossales, comme le prouvent divers eiemples , parmi lesquels nous rapporterons celui d'un Orme cité par Loudon (Arbor, and frutic., t. III), qui existait en Irlande, dans le comté de Kildare , et qui fut abattu par un ouragan , dans l'hiver de 1776. Son tronc mesurait 38 pieds 6 pouces (anglais) de circonférence , et sa cime avait plus de 34 yards ou mètres de diamètre.
2. Dans son Arborctum and fruticelum, t. III , Loudon décrit sous le nom d' Ulmus montana Baub. (U.scabraWiW.), une espèce qui, quoique très répandue en Écosseeten Irlande, et fréquemment plantée en Angleterre depuis le commencement de ce siècle, paraît, dit-il, être inconnue en France et en Allemagne , puisqu'il n'en est fait mention dans aucun ouvrage. Il la caractérise de la manière suivante : Feuilles aiguës, rudes , larges, doublement dentées en scie ; fleurs assez longuement pédiculées, en gloroérule lâche , à 5-6 divisions ; samare à peu près orbiculaire, échancrée au sommet, nue. Branches nutantei à leur extrémité , ecorce lisse et unie. 11 ne produit pas de rejets comme l'Orme champêtre. Son bois , très utile en Irlande et en Écosse, est plus léger que celui de cette dernière espèce , moins durable, d'un grain plus grossier.
B. Orcoptelca, Spacb. Fleurs à 6-9 étamines (ordinairement 8), plus ou moins longuement pédiculées , disposées en fascicules lâches , corymbiformes , pendants ; périanthe peu profondément lobé; ovaire et samare ciliés de poils serrés ; pédicellcs fructifères aussi longs ou plus longs que la sarnare. Lobes de l'aile de la samare pointus.
3. Orse a cobyudes, Ulmus e//usa Willd. Otte e>pèce est indigène de diverses parties de l'Europe; elle croit aux environs de Paris, pfle-mêle avec la précédente, au bord des roules et dans les bois. En Russie, elle forme un grand arbre. On la dislingue aisément de l'Orme champêtre sous tous les états; ses bourgeons sont allongés , aigus , verd aires , tandis que dans ce dernierarbre ils sont courts , obtus , couverts d'un duvet griiâtre ; ses feuilles se développent deux eu trois semaines plus tôt que chez l'Orme rbampêtre , et généralement que chez les autres espèces; ses feuilles, de configuration
à peu près semblable à celle que nous avons signalée chez celui-ci , sont revêtues en dessous d'un duvet mou ; ses fleurs sont longuement pédiculées, pendantes ; il leur succède des samares notablement plus petites que chez l'Orme champêtre, longuement pédiculées, velues et ciliées. Son port diffère de celui de ce dernier; son tronc, revêtu d'une écorce unie et peu crevassée , se termine par une cime plus étalée. Son bois se distingue par des propriétés analogues.
Pallas dit qu'il est très dur, très durable, et qu'on en fait grand usage en Russie.
4. Orme d'Amérique , Ulmus americana Lin. Ce bel arbre représente notre Orme champêtre dans l'Amérique septentrionale ; il y croît abondamment dans les forêts des lieux bas , et la Nouvelle-Angleterre , jusqu'à la Caroline ; il y acquiert jusqu'à 25- 35 mètres de hauteur. Ses jeunes branches sont inclinées ou pendantes, revêtues de poils courts et très fins. Ses feuilles sont luisantes, largement et presque doublement dentées en scie , acuminées , d'un vert foncé, et rudes au toucher en dessus , pâles et duvetées en dessous , remarquables par des sortes de petites membranes qui occupent les angles des nervures. Ses fleurs sont portées sur un pédoncule court et glabre ; el'es ont 5-8 éiamines; la samare qui leur succède est ovale, aiguë, ciliée. Cet Orme a été introduit en Angleterre en 1752; mois quoiqu'il y végète très bien, il y fleurit rarement, et n'y mûrit jamais ses graines. En France , il en existe aujourd'hui , particulièrement à Trianon , des pieds assez forts qui sont provenus de graines envoyées d'Amérique par Michaux, en 1807, et qui se font remarquer par la beauté de leur feuillage. Aux Étals-Unis , on emploie le bois do celle espèce aux mêmes usages que celui de l'Orme champêtre en Europe; néanmoins, il est inférieur en qualité à ce dernier; il a moins de force et de dureté ; il est moins compacte, et de plus il se fendille plus facilement. Cet arbre réussit très bien dans les lieux bas et humides. (P. D.)
ORME D'AMÉRIQUE, bot. ra. — Nom vulgaire du Guazania ulmifolia. Voy. cua-