ZAMA
ORMEMS (nom mythologique), dot. pu.
— Genre de la famille des Composée», tribu des Sénécionidécs , établi par Cassini («»
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onx
Dict. se. na/., XXXVI, 355). Herbes de l'Europe, Voy. composées.
ORMIER. moll. — Nom vulgaire des i llaliolide*.
ORMIÈRE. bot. ra. — Nom vulgaire du Spirœa ulmaria, ou Reine des Prés.
ORMOCARPUM (îof/oî, «allier; x»o«,'(, fruit), bot. ph.— Genre de la famille des Lepumineuses-Papilionacées, tribu des Hédysardes, établi par Palisot de Beau vois (F/or. cwar., I, 95, t. 58). Arbres de l'Asie et de l'Amérique tropicale. Voy. légumineuses.
•ORMOCERUS ( o.o'^î, collier; xt>«;, antenne), ms. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Chalcidiens, famille des Cbalcidides , groupe des Ormocériles , établi par \Valckena6r (Mon. Chalcid., t. II, p. 169). On connaît fort peu d'espèces de ce genre; la principale est VOrm. vernalis, qui habite l'Angleterre. (L.)
ORMOSIA (ôp^o;, collier), bot. ph. — Genre de la famille des Léguminetises-Papilionacées, tribu des Sophorées, établi par Jackson (in Linn. Trans. , X, 360). Arbres de l'Amérique tropicale. Voy. llgi'junelsrs.
*ORMOSOLEXIA (Sp/*o;, collier ; ••»*»)», canal), bot. pb. — Genre de la famille des Ombcllifcres, tribu des Silérinées, établi par Tausch (in Flora , 1834, p. 348).
Herbes de l'Ile de Crète. Voy. ohbellieères.
*ORMYRl.'S(Sp»o;( collier; evp*, queue).
155. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Chalcidiens , famille des Cbalcidides, groupe des Diph lépites, établi par Westwood (Lond. and Edinb. philos. Mag.t 3' série , n" 2, p. 127). La principale espèce est l'Or, puuctigcr trouvé en Angleterre. (L.)
OR\EODES (ôp»itîô«;, semblable à un oiseau), iss. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Ptérophorides, établi par Latreille et généralement adopté. Dupont hel ( Calai, des Lépid. d'Eur. ) en cite cinq espèces: deux se trouvent fréquemment dans les maisons et les jardins , aux mois de mai, juillet et octobre; ce sont les Or. hexadactylus et polydaviylus ; les autres habitent le nord de l'Europe : O. grammodactylus, dodecadactylus et pa>cilodaclylus. (L.)
ORXKOPIIII.es ou SYLVICOLES. iss.
— Sous ce nom, Durnéril (Zoologie Analytique) a établi une famille de Coléoptères heteromercs, composée des genres suivants:
Helops, Serropalpus, Ctstela, Calopus, l'y. rochroa et Horia. (C.)
•ORMSMYA, Lesson. ois. — Synonyme de Trochilus, Lath. Voy. colibbi.
*0RXIST0!I1LS ( êp»iç , oiseau ; »téj»* , bourhe). ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicorncs , tribu des Cérambyrins, formé par Dejean [Catalogue, 3' édit., p. 346) avec deux espèces du Brésil : les 0. Lyciformis Gr. (signatus)t tlbkinclus Dej. (C.)
ORXITIIIOIUM (5p»<;, O*;, oiseau; Wia, forme), bot. pn. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées . établi par Salisbury (in llortic. Transact. , I, 293). Herbes des Antilles. Voy. orchidées.
'ORXITHORIA (opv(î, 63î, oiseau ; C'.;, vie), ixs. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères , famille des Pupipares de Latreille, tribu des Coriaces, établi par Meigen et adopté par M. Macquart. Ce dernier auteur (Diptères, Suites à Buffon , éd. Roret, t. II, p. 639) n'en décrit qu'une seule espèce, 0. pallida Meig., d'Allemagne. (L.)
*0RXITII0R1LS (cpvif, 6oç, oiseau ; î«'o;f vie), hexap. — Genre de l'ordre des Épizoïques, établi par Denny aux dépens des I'hitopterus des auteurs , et dont les caractères sont: Tète large, cordiforme, échancrée, à plaque supérieure obtuse, avec deux saillies mandibuliformes cornées. Point de trabécules. Yeux saillants, situés près le bord antérieur de la tête. Antennesaui deux tiers de sa base; les trois premiers articles les plus gros, surtout dans le mâle. Prothorax étroit, aplati; métaihorax large et arrondi. L'O. cygnorum Denny (Anopl. Ihil. , p. 83), espèce type du genre, vil parasite sur trois espèces de Cygnes (Cygnus o.'or, fcrus> et Dcwickii ou Islandictis). (H. L.)
ORXITHODELPIJES, B'ainv. mam. — Syn. de Monotrômcs. Voy. MARsmut.
ORXITHOCEPIIALLS ( 3i»<; , Od- , oiseau ; xcyx/»î, tète), bot. pu. — Gonre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , établi par Hookcr (Exot. (lor., t. ti!7). Herbes des Antilles. Voy. orchidées.
ORXITflOGALE. Ornithogalum (^».;, oiseau ; yxî», lait), bot. ph. — Génie de plantes de la famille des Liliacées, tribu des Hyacinthées, del'hexandrie moiingy nie dans le système de Linné. En adoptant le genreélabli
•oui ce nom par Tourneforl, Linné en traça la circonscription de manière assez vague pour qu'elle comprit des espèces sur lesquelles on a basé, dans ces derniers temps , la formation de genres nouveaux. Ces genres •ont : le Gagea, Salisb., dans lequel rentrent quelques espèces indigènes \VOrylhia, Don ; le Myogalum , Link , dont le type est notre Omilhogalum nutans, Lin. Ainsi modiflé dans sa circonscription , le genre Ornithoga!e se compose de plantes bulbeuses croissant principalement dans les parties de l'Europe qui avoisinent la Méditerranée et au cap de Bonne-Espérance; leur bampe se termine par une grappe de fleurs blanches , accompagnées de bradées membraneuses et présentant les caractères suivants : Périantbe coloré , à 6 folioles étalées ; 6 étamines hvpogynes à filaments subulés , aplanis à la base dans les trois extérieures; ovaire à 3 loges renfermant chacune de nombreux ovules bisériés, surmonté d'un style à trois angles que termine un stigmate obtus , trigone. Le fruit est une capsule membraneuse à trois angles obtus et à trois loges qui renferment chacune un petit nombre de graines a test noir , crustacé.
Parmi nos espèces d'Ornilbogales indigènes, la plus commune et la plus connue est l'OasiTHOGALE ombelle, Ornithogalum umbellalum Lin., vulgairement désigné sous le nom de Dame-d' onze-heures , parce que ses fleurs ne s'épanouissent que vers le milieu de la journée. On la trouve communément dans les champs, les vignes, les prés , etc. De son bulbe s'élèvent des feuilles linéaires , canaliculées, dont la longueur est à peu près égale à celle de la bampe ; celleci s'élève en moyenne à deux décimètres ; elle se termine par un petit nombre de fleurs qui forment une grappe cory mbiforme, et qu'accompagnent des bractées membraneuses, lancéolées , linéaires , acuminées , deux ou trois fois plus courtes que les pédoncules ; ceux-ci s'étalent après la floraison ; les folioles du périaiuhesont blanches ,verdàtres à leur dos, elliptiques lancéolées, obtuses. Une autre espèce qui se trouve assez communément dans presque toute la France , est I'Obrithocale des Pyrénées, Omilhogalum pvrenaïeum Lin.,, à fleurs d'un blanc jaunâtre, avec une raie verte au dos, réunies en uue grappe allongée ter-
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mtnale, pins ou moins serrée, de manière à caractériser par leur espacement ou leur rapprochement deux variétés bien distinctes.
On cultive en pleine terre, comme planto d'ornement , I'Ormtuogale pyramidal , Ornilhogalum pyramidale Lin. , auquel on donne vulgairement les noms d'Epi de la Vierge , Epi de lait, à cause de ses fleurs d'un beau blanc , en étoile , réunies en grappe pyramidale , qui se développent vers la fin de juin ou le commencement de Juillet, lorsque les feuilles sont déjà presque entièrement desséchées. Une autre espèce cultivée est I'Ohnithogale tuyrsiflorb , Ornithogalum thyrsoides H. K. , que nous croyons devoir mentionner, à cause du développement remarquable de bulbilles, observé par Turpin, sur ses feuilles pressées. On peut consulter à cet égard le mémoire de cet observateur où il a exposé ce fait et les conséquences qu'il a cru pouvoir eu déduire. (P. D.)
ORMTHOGLOSSLSI ( ôp»(( , 0o{ , oiseau; />Û5ir«, langue), bot. pu. — Genre de la famille des Colchicacécs , tribu des Vératrées, établi par Salisbury {Parai., t. 54). Herbes du Cap. Voy. colcqicacéks.
ORMTnOLlTIIES ( cp»i« , oiseau ; li- Oo; , pierre ). paleont. — Nom sous lequel on désigne les ossements fossiles d'Oiseaux, parce qu'on les trouve le plus souvent incrustés dans les couches pierreuses. Ces ossements sont plus rares jusqu'à ce jour que ceux des autres classes de Vertébrés, et ce n'est que vers la fin du siècle dernier que l'on a mis leur existence hors de doute : on croyait même, il y a peu d'années, que les terrains tertiaires seuls en recélaient; mais on en a trouvé tout nouvellement dans les formations secondaires , et parmi les empreintes de pieds nommées Chcirolhcrium , que l'on trouve dans certaines couches du trias, il s'en trouve que l'on croit avoir été laissées par des pieds d'Oiseaux.
Nous avons vu à l'article dinoiwis que le terrain diluvien ou môme alluvien de la Nouvelle-Zélande fourmille d'ossements do ta famille des Autruches , dont une espèce était haute comme une Girafe. Les cavernes du Brésil renferment, suivant M. Lund, des espères atsez nombreuses d'Oiseaux, les brèches osseuses et les cavernes de rEup':>**
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en ont aussi fourni quelques débris; dam les terrains supérieurs tertiaires d'Auvergne, on trouve non seulement un grand nombre d'Oiseaux de proie , d'Échassiers , de Gallinacés et de Palmipèdes , mais encore des roquilles d'oeufs et des plumes très reconnaissables. Les terrains tertiaires sous-pyrénéens en renferment également , comme aussi les terrains tertiaires d'Angleterre et d'Allemagne. Cuvier [Ossements fossiles, III) a figuré les restes de neuf espèces d'Oiseaux trouvés dans le gypse des environs de Paris, l>armi lesquels il croit avoir reconnu trois genres d'Oiseaux de proie, dont deux diurnes et un nocturne, un Gallinacé, trois genres d'Échassiers, et deux espèces du genre Pélican. Les terrains crétacés contiennent quelques ossements d'Oiseaux. M. Mantell a trouvé Un Héron dans la formation wealdienne de la forêt deTilgate; lord Ennishillen, un Albatros près do Maidstone; M. Escher , un Passereau dans les schistes du canton de Claris. Enfin les Ornitichnites du nouveau grès rouge d'Amérique sont rapportés par M. Hitchcock (Amer, jour n. of se, by Silliman, 1836 , et Ann. des se. nal.t 3* série , V) a huit espèces , qu'il nomme : Or. giganteus, tuberosus, ingens, diversus, ciaruSfptalydaclylus, palmalus tlminimus.
Les caractères ostéologiques des Oiseaux D'étant point encore assez connus, et les dents, ces organes si importants pour la détermination des autres Vertébrés, manquant ici complètement , on ne peut arriver bien souvent qu'à des approximations sur les affinités des Oiseaux fossiles. Nous croyons cependant qu'une élude approfondie du squelette des Oiseaux fournira les moyens de reconnaître les familles , les genres et ntvme les espèces fossiles. (L...D.)
ORNITHOLOGIE. Ornithologia (o>>;, oiseau ; io/s'î, discours). ïool. — Partie des nicnces naturelles qui a rapport à la connaistaticc des Oiseaux. Voy. ce dernier mot.
ORMTHOMYIA (£>(î, Ooî, oiseau; fivT* , mouche), ihs. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Pupipares, Latr. , tribu des Coriaces, Latr., établi par I.aireille aux dépens des Hippobosqiics de Linné etFabricius. M. Macquart (Diptères, Suites à Duffon , édit. Rorct, t. II , p. Cil) eu décrit quatre espèces, dont deux (0. avi-
cularia Meig., viridis Latr.) sont répandues sur toute la surface du globe. (L.)
ORNITII01IIYZIEKS. Ornithomyzii , Dumér. bexap. — Syn. de Riciniens. l'oy. ce mot. (H. L. )
ORMTIIOPODIUM , Tour nef. ( Inst. , 224). bot. pu. — Syn. à'Omithopus, Linn.
•ORNITHOPTÈRE . Ornilhoptera (Ô?*.it Ooî, oiseau; «t/po», aile), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes , tribu des Papillonides, établi par M. Doisduval (Lépidopl., Suites à Duffon, éd. Roret), et dont les principaux caractères sont: Tète grosse; yeux saillants; palpes ne s'élevant pas audelà du front ; antennes longues , à massue allongée; prothorax formant un col assez développé; abdomen gros, notablement allongé; ailes grandes, robustes, à nervures saillantes ; les supérieures allongées, les inférieures grossièrement dentées. Chez les mâles, l'abdomen est muni, à l'extrémité, de dcui vulves anales fort grandes, et, en dessous , d'une profonde gouttière.
M. Boisduval (loc. cit.) a décrit neuf espèces de ce genre ; une seule habite le continent Indien ; les autres sont propres aux Moluqucs, aux Iles Philippines et aux Iles de la Sonde. Toutes ces espèces sont remarquables par leur taille et la beauté de leurs couleurs. Parmi elles, nous citerons principalement l'OawiTHOPTtiiB oe n'UaviLLE, OmùA. Urvilliana (allas de ce Dictionnaire, Lépidoptères, pl. G ) : Ailes supérieures d'un bleu violet très brillant; ailes inférieures d'un noir de velours, avec les nervures, la parité comprise entre la cellule discoîdale et le bord interne, et la bordure postérieure d'un bleu violet très brillant; cinq taches noires, ovalcs-oblongucs sur la partie bleue; bord abdominal d'un jaune doré, garni de poils de la même couleur; dessous des ailes supérieures noir, avec des taches violettes à reflet d'un jaune doré; dessous des ailes inférieures d'un jaune doré, à reflet bleu ou un peu verdàtre sur le milieu; sept taches noires orbiculaires , mais plus petites que celles du dessus ; une petite tache d'un jauue orangé , peu marquée , entre la base et la tache noire la plus externe. Thorax noir, marqué d'une raie médiane violette. Téte et antennes noires. Abdomen entièrement d'un beau jaune. Côtes de la poitrine marqués d'un peu de rouge. (L.)
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OnMTHOPUS (èavi;, Os;, oiseau; «0w;, pied ). bot. ra. — Genre de la famille des Légu mineuses- Papilionacées , tribu des Hédysarées, établi par Linné (Gen., n. 584). Herbes des régions centrales et australes de l'Europe.
•ORMTHORnYNCIlI, Wagler, OR- Kl THOnilYNCHID.E, C.-L. Bonaparte, et OKM rilOniIV\CIII\€, Gray. «Aa.-On i proposé, sous ces divers noms, de former, parmi les Marsupiaux, une subdivision particulière qui ne comprendrait que le genre Orniihorbynque. Voy. ce mot. (E. D.)
ORKITHOnn YKQUE . Ornithorhyncus.
(isi»t;, 6c;. oiseau, f'iY//'», bec), mas. — Blumenbacb , le premier, en 1796 (Man.
d'hist. nat.), donna la description de ranimai qui va nous occuper, d'après une peau bourrée que Banks lui avait adrcs«ée de la Nouvclle-Hollaudc. A la vue de l'espèce de bec, très- analogue a celui des oiseaui, que présentait cette peau couverte de poils comme celle des vrais mammifères, l'idée lui vint d'en faire le type d'un genre qu'il nomma Ornithorhynctis ; et ce geure, compose d'une seule espèce, fut classé parmi les mammifères dans la famille des Palmipèdes édentés. Peu de temps après, Shaw (Saturalists'Misccllany, 1799), donna la figure et la description du même quadrupède, et ne connaissant pas le travail de Blumrnbarb, il eo fit son Plaiypus anatinus, le désignant ainsi comme un animal à pieds aplatis, et ayant un bec analogue à celui <tu canard. Le même naturaliste, qui avait décrit l'Ecbidné quelque temps avant (1792), sous la dénomination de Myrmccophar,a aculcata, rapprocha de cet animal, et par conséquent des édentés, son Platypus, qui. ainsi que nous venons de le dire, n'est autre que rOmitborhyoquc. Home fit, des deui animaux, deux espèces d'un même genre; il appela le premier, à l'exemple de Hlumenbath , Ornithorhynchus para' doxus . et le second Ornithorhynchus hystrix. G. Cuvier fit de celui ci un genre particulier pour lequel il proposa le nom A'Echidna {voy. ce mot), généralement adopté par les zoologistes.
Les Orniihorhynques et les Ecbidnés, malgré de grandes ressemblances, offrent néanmoins des différences très- remarquables, et Latrcille (Faro. nat. du règne
animal) a cru devoir faire du premier du ces genres la tribu des Pinnipèdes, et du second celle des Macroglosscs. Et. Geoffroy Saint-Hilaire proposa de retirer l'Ornithorhynqueel PEcbidné de '• ordre des Edentés, et il en Ot un ordre particulier sous le non» de Moootrèmes, appelés depuis Ornilhodelphes (voy. Marsupiaux) ; mais il n'indiqua pas la place que celle division doit prendre dans la série des mammifères. A. G. Desmarest, en 1804, la plaça entre 1rs rongeurs et les édentés, et plus tard G. Cuvier la considéra comme une simple fam.llc du dernier de cês deux groupes. Enûu Blainvillc, en 1812 (Thèse pour le concours do la faculté des sciences), fit voir que les genres Orniihorbynque ctEcbidné u'appartienneut pas au groupe des mammifères monodclphrs, et les rapprocha des didclphrs auxquels ils ressemblent par la présence des os marsupiaux. Quelques années plus tard (en 48 N»), il les plaça dans la même sousclasse que ces derniers et à la fin des mammifères, en ajoutant, toutefois, que l'ou devrait peut-être en faire une sous -classa distincte, ce que, depuis, il a proposé d une manière définitive. D'après lilainville et d'autres naturalistes qui ont étudié avec soin leur organisation, tant extérieure qu'intérieure, les Orniihorhynques, forment doue le dernier degré de l'échelle mammalogique, et constituent non pas un groupe anormal, hétéroclite, comme on l'a souvent dit, mais un lien par lequel les mammifères s'unissent aux oiseaux et aux reptiles.
A considérer dans son ensemble la forme extérieure de rOrnithorhynque, on pourrait dire qu'il ressemble à la Taupe par le corps, aux Castors par la queue, aux Canards pue le bec. La tète, le corps cl la queue tout entièrement couverts de poils d'un brun plus ou inoins roussùlre; c'est à tort que l'on a dit que le dessus de la queue était habituellement déuudé. Ses poils longs et soyeui sur tout le reste du corps sont beaucoup plus roides sur le dessus de la queue, où ils sont entremêlés par une sorte de feutrage. Ceux du dessous de la queue sont courts et roides, mais ue soul pas entremêlés. Les mâchoires oui beaucoup de ressemblance avec le bec d'un Cygne ou d'un Canard, seulement la membraue qui les recouvre est loin d'avoir chez l'animal
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vivant l'aspect corné qu'elle offre sur les peaux sèches, conservées dans les collections; elleest.au contraire, assez souple et pourvue de nerfs qui lui donnent une grande sensibilité. Celle peau lisse et coriace, complètement dépourvue de poils, mais criblée de petits pertuis, d'un gris fonré sur la mâchoire supérieure, morbrée sur la roâi hoire inférieure, s'étend jusque près des orbites où elle est limitée par un repli transversal très épais qui se continue derrière les commissures des lèvres et entoure également la mâchoire inférieure. La mâchoire supérieure est limitée en avant et sur les côtés par une lèvre épaisse, que soutient une charpente cartilagineuse. La lèvre inf ricure est plus étroite, mais sa face buccale, au lieu d'être lisse, présente, de chaque côté, environ vingt plis légèrement obliques. Ces lèvres sont excessivement mobiles, et souvent agitée» par une sorte de trépidation. L'ouverture de la bouche ne correspond qu'à la moitié de la mâchoire inférieure, et derrière la commissure des lèvres il y a de chaque côté une vaste abajoue. C'est au niveau de ces abajoues que se trouvent à chaque mâchoire des dents cornées dépourvues de racines, et qui peuvent, en raison de leur forme, être considérées comme des molaires. Outre ces dents, qui sont au nombre de quatre, il y a deux stylets cornés appliqués à la partie antérieure du palais.
La langue est très remarquable par la quantité de papilles cornées qui ta recouvrent et par le volume de sa partie posté' rieurc.qni forme une masse arrondie, bien distincte de la partie antérieure. Les narines, percées dans le bord de la lèvre supérieure, peuvent se fermer à volonté. Les yeux, en partie dirigés en haut, sont très petits, brillants, et d'un brun clair. L'oriBcc extérieur de l'oreille se voit facilement chez les sujets vivants ; il n'est pas pourvu de couque auditive, et le conduit auditif est un long tube entouré d'anneaux cartilagineux incomplets qui permettent à des faisceaux du muscle peaucier de le comprimer à volonté.
Tout le corps de l'animal est déprimé ; les pieds sont courts, écartés, dirigés latéralement, et garnis en dessous de palmaturcs qui dépassent les doigts et même les ongles, quoique ceux-ci soient très puissauts ; les antérieurs sont plus forts que les
postérieurs, et les uns et les antres ont cinq doigt«, mais les pieds de derrière présentent de plus, aux tarses, un ergot acéré. Cet ergot, signalé d'abord par Blainvi Ile { Journal de physique, t. 83, 1817), offre à son sommet une ouverture que l'on a reconnue être la terminaison du canal excréteur d'une glande, placée entre les muscles de la cuisse: glande dont Mcckel et Knov ont donne la description. C'est par cette ouverture qu'une liqueur graisseuse, que l'on regarde à tort comme un poison, est versée an dehors.
Les os du squelette ont été étudiés par Everard-Home, Meckel (Omithorhynchi paradoxi, àescript. anatom.), Ticdemaoo, Et. Geoffroy Saint-Hilaire,G. Cuvicr, Blaiuville, Carus, Oken, Rudolphi, Knox, Vondrr Hœven, R. Owen, etc. La colonne vertébrale se compose de sept vertèbres cervicales, dix* sept dorsales, deux lombaires, deux vraies sacrées et eoviron vingt et une caudales. Les côtes, remarquables par l'ossiBcation de leur partie stcrnsle, ne s'articulent pas avec les apophyses transverses.
Le sternum porte à sa partie autérieurc, de même que chez l'Echidné. un os épwternal en forme de T, dont chaque branche s'unit par une articulation immobile à la clavicule correspondante. L'apophyse coracoïde de l'omoplate, longue et forte, s'articule comme chez les oiseaux tvec le sternum, mais reste soudée à l'omoplate comme chez les mammifères. Elle supporte, par son bord interne, unos épicoracoldien sembhble à celui que l'on observe chez les Lézards. L'humérus s'articule avec les os de l'épaule par une tête allongée reçue dans une gouttière comme chez les oiseau* ; cet humérus, court et contourné, rappcllecelui de laTaupe. Le bassin est complet, muni en avant, sur le pubis, d os analogues aux os marsupiaux des Didelphes; le péroné s'articule avec le fémur. Ces membres sont disposés pour l'action de nager et celle de fouir.
Meckel et R.Owenoot donné de nombreux détails sur la myologie, le système vasculaire, la névroiogie de ïOrnilhorhynque, et plus récemment le Dr M. Alix {Bull. Hoc. philom., 1867), a étudié comparativement les organe* locomoteurs de cet animal et de l'Ecbidné ; nous nous bornons ici à signaler ces éludes.
Les orgaues génito-uriuaires et excrémen-
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titicls de l'Ornilhorhynque ne s'ouvrent à l'extérieur que par uo seul orifice, une sorte de cloaque, qu'Eve rard Home a nommé vestibule, nom qu'Et. Geoffroy Saint-Hilaire a appliqué par extension à la môme partie chez tons les ovipares. Dlumcnbacb avait avancé que les Ornilhorhynqucs n'avaient pas de mamelles et cette opinion a été également soutenue par Et. Geoffroy Saiot- Uiuire. Tour lui, les glandes mammaires, admises par quelques auteurs, n'étaient que des amas de cryptes analogues à ceux que l'on voit sur les flancs des musaraignes; mais nous pouvons confirmer ce qu'eu ont dit de Bla inville, Meckel, a. OwenetG. Bennctt,car nous avons constaté leur existence sur les nombreuses femelles qu'il nous a été donné d'ouvrir. Ces organes sont situés entre lepannicule charnu, fort épais, et le muscle grand oblique à peu près au milieu du ventre et assez près de la ligne médiane. Us se composent d'un nombre assez considérable de gros cryptes intestiuiformes, assez longs et ficiueui; ces espèces de rsecums viennent se terminer tantôt isolément, tantôt après s'être réunis deux ou trois ensemble, a peu de distance de leur orifice, d* sunc auréole dépourvue de toute saillie, incapable d'érection, percée d'un grand nombre d'orifices, et qui ne peut être aperçue qu'après avoir rasé le poil qui la recouvre. Les mamelles sécrètent un lait graisseux dont nous avons pu recueillir une certaine quantité. I.e bec du jeune Ornitborbynque, plus court, plus large et plus souple que celui de l'adulte, s'applique sur cette auréole pour exercer une succion, en môme temps que les pattes exercent sur la {.lande une sorte de trituration; plus tard, lu:»que le petit peut suivre sa mère dans l'eau, il recueille le lait d'une autre manière. Nous avons vu de jeunes Ornitborhynques en compagnie de leur mère, avec laquelle ils jouaient, profiter du moment où celle-ci se trouvait parmi les plantes aquatiques, à peu de distance de la terre, là où aucun courant ne se faisait sentir et, en plongeant rapidement, imprimer avec leur bec une forte pression sur les glandes mammaires. Le lait expulsé par cette pression montait à la surface, y surnageait et, le jeune pouvait le humer avec facilité, ce qu'il faisait en tournoyant, afiu d'en perdre le moins possible.
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Le pénis du maie est divisé en quatre, les testicules ne sont pas apparents à l'extérieur. Leur volume, suivant G. Dennctt, peut varier depuis celui d'un œuf de pigeon jusqu'à celui d'un petit pois. Chez les femelles, l'ovaire a les ovules contenus, comme chez les autres mammifères, dans de véritables vésicules de Graaf, et, après qu'un de ces œufs s'en est échappé pour passer dans la trompe, ces vésicules se cicatrisent de la môme manière. Il est aujourd'hui démontré, conformément à l'opinion de Blainville, et contrairement à celle d'El. Geoffroy St-Hilaire, que ces animaux sout réellement vivipares; mais, comme l'a démontré R.
Owen, ils sont aplacculaircs et la vie du fœtus est entretenue pendant une longue période par le contenu de la vésicule ombilicale. Au bout de quiuze ou vingt jours les petits sont couverts de poils et peuveut nager.
Le sens de l'odorat paraît excessivement développé chez l'Ornithorbynquc. Nous avons remarqué que cet animal ne prenait jamais le moindre objet sans le flairer d'avance, et qu'il en était de même pour tous les corps dont il s'approchait.
Les organes de la vue et de l'ouïe, le premier surtout, paraissent moins pronoucés que dans beaucoup d'autres mammifères.
Ces animaux vivant en grande partie dans des terriers obscurs, et forcés de fouiller souvent dans la vase épaisse, on comprend que leurs yeux deviennent sinon inutiles, du moins de peu d'utilité, comme cela arrive pour certains mammifères fouisseurs.
L'Ornithorbynquc, on le sait, se creuse des terriers qui lui servent de refuge pendant le jour. Lorsqu'il dort, cet animal prend uue pose des plus bizarres : on peut en juger par les iudividus montés d'après uature, qui sont déposés dans les galeries du Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dans cette pose, les pal tes sont repliées sur elles mêmes, la téte ou plutôt le bec, vient joindre la partie postérieure, et le tout se trouve recouvert par la queue large et velue, ce qui lui donne l'apparence d'une boule tronquée un peu en arrière.
Lorsque l'Ornithorbynquc n'est pas effrayé et qu'il se trouve sur le sol, il lui arrive souvent de se dresser sur ses pattes de derrière, en prenant un point d'appui sur la queue. Dans cette position, les pattes de de-
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vont, qui sont chez lui disposées à peu près comnx: chez les taupes, uc touchent jamais le sol : dles sont pendantes; la tôle tourne dans tous les sens et les reins parassent courbés en demi-cercle. Quant aux crochets qui arment les membres postérieurs du mâle, et qui, chez la femelle, sont rudiment.-lires, leur rôle, d'après nous, se borne à maintenir la femelle pendant l'acte de la copulation; c'est aussi l'opinion du Dr Palmeter. Des expériences souvent réitérées à diverses époques nous out démontré que ces crochets, contrairement h ce que quelques auteurs ont avancé, n'avaient rien de nuisible ; nous avons môme constaté que l'auimal, lorsqu'on le tourmente, ne cherche jamais a les employer comme arme de défense. Cependant il est incontestable qu'ils sont en rapport avec une glande, dont ils constituent en partie le conduit excréteur. Mais à quoi peut servir le produit excessivement onctueux et jaune olive que contient cette glande? c'est ce que nous n'avons jamais pu nous expliquer.
L'Orottborhynquc qui, par sa structure informe, paraîtrait ne posséder aucune intelligence, est cependant susceptible de recevoir de l'éducation. Plusieurs individus, que nous avions acqnis vivants, étaient devenus tellement familiers que, ta nuit, l'un d'eux cherchait parfois un refuge jusque dans notre lit, lorsqu'il pouvait y grimper en s'adossant au mur. Ils mangeaient très volontiers du riz cre\é, mélangé à du jaune d'œuf, et paraissaient même préférer, au bout d'un certain laps de temps, cette nourriture aux insectes et aux larves qu'on plaçait dans leur cage. Nous avons remarqué que nos Oruithorhynqucs captifs ne prenaient leurs repas que pendant la nuit, et que si l'on venait à les dérauger, ils grognaient en indiquant leur mécontentement, et se livraient même à des accès de colère.
Une seule espèce, comme nous l'avons dit, outre dans ce genre, c'est : rOnKiTitouuYKQtT. paradoxal. Oi'nitli. paradoxus, Blum., PiVitypus anatinus, Scbaw. Ornith.rufus ci fuseus, Péron et Lcsucur(Voy. aux Terres australes), d'un peu plus d'un pied delong; entièrementcouvcrtdepoilscourts,forts,£errés, lisses et de deux sortes ; les intérieurs très fins, ardoisés d'un gris clair; les autres plus
longs, seuls visibles à l'eiléricur, et d'une couleur générale d'un brun roussAtre en dessus, d'un blanc argenté endossons. L'Ornitborhynquo paradoxal offre d'ailleurs d'assez grandes variétés, mais uous croyons pouvoir offirmer qu'en Australie comme cnTasmanie il n'y a qu'une seule et même espèce.
Les poils des jeunes sont plus longs, plat soyeux et plus clairs de tous ; ceux des adultes varient suivant les saisons.
Il y a des spéculateurs qui dénaturent ces animaux en les peignant fortement pour en extraire les longs poils du corps; ils en fabriquant ainsi trois ou quatre espèces différentes pour tromper les acheteurs.
Excessivement rares il y a cinquante ans, les Omithorhynques sont devenus commun»
dans uns collections, on a même pu en avoir des individus vivants dans quelques ménageries et notamment en Angleterre.
(J. VtRBEAL'X.)
•OItMTI10XA\THUM, Link. {Handb., I, 161). bot. ph. — Syn. de Gagea, Salisb.
ORMTROPHE, Juss. (Gcn., 247). bot.
pn. — Syn. de Schmidelia, Linn.
ORMX (ornix, oiseau), iss. — Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes , tribu des Tinéides, établi par Trcistchkc. Duponchel (Catal. des Lc'pid. d'Eur.) en cite trois espèces, parmi lesquelles l'Or, gulliferella, se trouve en France et en Allemagne , dans les mois de juillet et août. (L.)
ORM'S. bot. ru. — Voy. frêne.
OROBANCHACÉES. Orobanchaceœ. bot.
po. —M. Lindley, d'après les règles de sa nomenclature , change en ce nom celui des Orobancbées. Voy. ce mot.
ORORAXCnC. Orobanche{l?iÇo;, orobe, bx<*> j'étrangle; pour rappeler le parasitisme de ces plantes sur plusieurs Légumineuses). bot. pu. — Geurede plantes de la famille des Orobanchécs à laquelle il donne son nom, de la Didynamie angiospermie, dans le système de Linné. Dans ces derniers temps , plusieurs botanistes ont porté leur attention sur ces végétaux singuliers que réunissait le groupe linnéen de ce nom, et ils les ont étudiés , tant sous le rapport des caractères génériques, que sous celui de leur délimitation spéciflque. Il en est résulté que le genre primitif a été démembré en plusieurs. Ainsi Desfontainçs avait établi, dans sa Fiorcatla»-
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tique, te genre PheHpœa dans lequel les travail de M. C.*A. Meycr et de quelques autres botanistes ont fait rentrer plusieurs de nos Orobancbes indigènes.
Ce genre se distingue par ses fleurs hermaphrodites accompagnées d'une bractée et de deui bractéoles latérales ; par son calice liibuleui, 4 -S- fi de; par sa corolle à lèvre supérieure dressée, à lèvre inférieure étalée, triûde : par son oraire uniloculaire, à quatre placentaires pariétaux rapprochés par paires; enfin par sa capsule qui s'ouvre en deux vôtres seulement dans sa partie supérieure.
C'est à lui que se rapporte, par exemple, comme l'ont montré MM. Cosson et Germain [Flor. descript. et analyt. de Paris, p. 507), notre Orobanche rameuse qui crott sur les racines du Chanvre et de plusieurs autres plantes de familles diverses, et qui devient le Phelipia ramena Coss., Germ.
Ainsi encore VOrobanche virginiana Lin., et VOrobanche amtricana Lin., l'un et l*autre de l'Amérique du Nord, sont devenus les types des genres nouveaux Epiphegus, Nutt., à fleurs polygames, les inférieures de chaque inflorescence femelles, fertiles; les supérieures hermaphrodites stériles ; et Conophoto, Wallr., dans lequel les fleurs sont hermaphrodites, le calice, accompagné de deux bractéoles, comme chez les Phelipœa et VEpiphegus, est fendu profondément sur le derant, la corolle est ventrue à sa base, cl où la capsule s'ouvre à sa maturité en deux valves. Enfin M. C.-A. Meyer a élevé encore an rang de genre distinct, sous le nom de Boschniakia, une espèce de la Sibérie que MM. Cbarnissoet Schlcthtendal avaient décrite sous te nom d'Orobanche rossica, plante remarquable par son tubercule souterrain, &u, duquel partent plusieurs tiges.
Les plantes qui restent dans le genre Orobanche, après les suppressions que nous venons d'énumérer, sont des espèces herbacées, des parties tempérées de l'hémisphère septentrional, qui s'attachent en parasites aux racines de diverses espèces de plantes auxquelles elles empruntent les matériaux de leur nutrition au moyen de suçoirs radicellaires en forme de petits tubercules; leur t'ge, «impie ou rarement rameuse, ne porte que des feuilles rudimentaires , réduites à l'eut de simples écailles ; toute la plante a «ue couleur roussàtre particulière. On avait
posé comme une sorte de toi que toutes ces plantes parasites et colorées sont dépourvues de stomates; cependant nous avons montré que c'était là une erreur. Les fleurs des Orobancbes forment un épi terminal ; elles sont hermaphrodites, solitaires à l'aisselle des écailles supérieures qu'on peut qualifier de bractées, et dépourvues de bractéoles. Leur calice c«t formé de deux sépales distincts ou un peu soudés à leur base en avant, rarement en arrière, entiers ou plus ou moins profondément dentés. Leur corolle est bi labiée, à lèvre supérieure dressée, 2-lobée ou 2-fide; à lèvre inférieure étalée, 3-fide. Leur ovaire, accompagné au côté postérieur d'un disque hypogyne, est uniloculaire, et présente quatre placentas pariétaux, rapprochés par paires, auxquels s'attachent des ovules nombreux ; le stigmate est eapité-bilobé. La capsule qui succède à ces fleurs est uniloculaire, et s'ouvre incomplètement en deux valves qui restentadhérentesentreelles à la base et au sommet; elle renferme un grand nombre de graines très petites, à test épais, fongueux, dont l'histoire laisse encore quelques points à éclaircir.
Les travaux dont les Orobanches ont été l'objet dans ces dernières années en ont beaucoup, probablement même trop multiplié les espèces. En général , les dénominations spécifiques qu'on leur donne rappellent la plante sur laquelle elles sont parasites, au moins te plus habituellement; mais on sent tout ce que ce système de nomenclature présente d'arbitraire et même d'inexact 7 puisqu'on peut révoqueren doute qu'il y ait une Orobanche qui ne s'attache qu'à une seule espèce. Au reste , comme l'histoire de ces plantes présente beaucoup de difficultés et même beaucoup de divergences chez les auteurs qui s'en sont occupés , nous renverrons pour ce qui s'y rapporte aux ouvrages descriptifs; nous nous bornerons à signaler comme les plus répandues dans nos contrées VOrobanche Epithymum DC. , qui s'attache au Serpolet et à quelques autres Labiées, VOrobanche Rapum Thuil. (Oiob. majot Lam.), qui croit sur le Genêt à balais, 10robanche Galii Duby, parasite sur quelques Gaillets, etc. (P. D.)
OKOUAMCHÉES. Orobanchca. sot. ru.
— Famille de plantes dicotylcilonées, monopélales, bypogynes, confondue primilhe-
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