‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 22 sur 170 · OHO · texte numérisé non relu

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ment i la suite des Pédicularinées où ses divers genres étaient rapprochés, distinguée maintenant par les caractères de sa placenta lion , de sa graine et de sa végétation pa rasite. Voici l'ensemble de ceux qu'elle pré* sente : Calice libre, persistant, Un tôt tubuloix avec un limbe à 4-5 divisions souvent bi labiées, tantôt fendu sur un de ses côtés ci rejeté de l'autre, quelquefois alors réduit a deux folioles. Corolle bi labiée, la lèvre supérieure entière ou bilobée, l'inférieure trilidc ou tridenlée, quelquefois rudimeutaire. Quatre élamines didynames, à lilets infericurement dilatés et inséré» sur la gorge, à anthères dont les deux loges , très rarement réduites à une, s'ouvrent par une fente occupant toute leur longueur ou seulement leur base , se prolongent quelquefois en puitite vers le bas , et en une sorte d'éperon par la face postérieure de leur connectif. Ovaire libre , sessile sur un disque glanduleux, surmonté d'un style simple, ordinairement courbé au sommet que terminent deux gros lobes d'un stigmate plus rarement indivis , offrant à l'intérieur une loge unique dont les parois présentent deux placentas saillants et bilobés , ou quatre rapprochés deux à deux, tout couverts d'ovules menus, anairopes : très rarement ces placentas se prolongent et se touchent vers l'axe en se réfléchissant ensuite en dedans, de manière À former deux loges distinctes. Capsule uni- (oculaire ou rarement biloculaire, s'ouvrant en deux valves. Graines petites, pyriformes, i test épais, fongueux, ponctué ou tuberculeux, à périsperme cellulaire et blanchâtre, logeant près du bile un très petit embryon presque globuleux.— Les espèces, qui habitent presque toutes les régions tempérées de l'hémisphère boréal, et principalement la méditerranéenne, sont des herbes d'un aspect tout particulier à cause de leur coloration toujours différente de laverie, et de la déformation de leurs feuilles qui simulent ordinairement des écailles : on a constaté néanmoins à leur surface l'existence de stomates plus ou moins abondants. Elles s'implantent par des fibrilles radiciformes sur les racines des végétaux voisins, aux dépens desquels elles paraissent se nourrir, du moins au commencement de leur vie. La tige s'élève au-dessus de la «erre, simple ou ramifiée, et se termine par une ou plusieurs fleurs, naissant cha-

cune à l'aisselle d'une de ces feuilles bractéiformes, et accompagnées souvent eu outra de deux bractéoles latérales. Leur emploi dans la médecine , qui a été recommandé autrefois comme celui de la plupart des végétaux à chacun desquels on attribuait sa vertu particulière, est abandonné aujourd'hui ; l'agriculture les considère comme nuisibles , parce qu'elles s'attachent en grande quantité à certaines plantes cultivées , comme, par exemple, l'Orobancbe rameuse au Cbanvrc.

CCNttES.

* Ovaire t-loculairc.

Epiphegus , Nuit. (Leplamnium, Raf. — Mtjlanchc, Wallr.) — Phelipœa, Desf. (Kopsia, Dum. — Cislanche, HoiTms. ) — ConO' pholis, Wallr. — Orobanche, L. — Bosclmiakia, C. A. Mey. {Stellara, Fisch.)-C/andcslina, Tourn. — Lathrœa, L. (Squarnaria, Hall.) — Anoplanlhus, Endl. (AnUalum, Tourn.).

** Ovaire biloculaire.

jEginelia, L. — Hyobanche, Thunb.

On y ajoute avec doute une plante de Java , l' Bpirhizanlhus BI. , à 4-5 «"lamines monadelphes, et à 2 loges monospermes.

(An. J.)

OROBAXCnOIDES, Endl. dot. ru. — Voy. STiur.A, Lour.

OKOBK. Orobus. dot. mi. — Genre de la famille des Légumineuses- Papilionacées , tribu des Lotées, établi parTournefort(/nsf., 216), et dont les principaux caractères sont: Calice rampanulé, à cinq divisions, dont les deux supérieures sont plus courtes. Corolle papilionacée, formée d'un étendard cordiforme, réfléchie sur les côtés ; de deux ailes oblongues, et d'une carène bifide à sa base. Élamines dix, diadelnhcs ; filet de l'étendard libre; anthères conformes. Ovaire sessile, multi-ovulé. Style semi-cylindrique, barbu à la face intérieure; stigmate terminal un peu plus large que le style. Légume comprimé, à valvules se roulant en spirale après la floraison.

Les Orobes sont des herbes dressées, ordinairement glabres, à feuilles pennées sans impaires, terminées par une soie courte, simple et non roulée, à stipules sagiitées; à fleurs de couleur cendrée , fixées en nombre sur des pédoncules axiliaires.

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On connaît une quarantaine d'espèces de j ce genre qui croissent abondamment dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal. La France en possède neuf espèces, parmi lesquelles nous citerons I'Orobb tubéreux , Orobus tuberosus L. Cette espèce croit particulièrement dans les bois des environs de Paris ; sa racine est pourvue de beaucoup de filaments sur lesquels sont placés sept à huit tubérosilés, grosses comme une noisette, et que l'on dit bonnes à manger, cuites dans l'eau. En Écosse, les habitants en obtiennent une boisson rafraîchissante et fortifiante. Ses tiges sont d'une grande ressource pour les bestiaui dans les pays où les plantes fourragères viennent mal. Ses feuilles se composent de trois à six paires de folioles lancéolées, pointues , vertes en dessus, et d'une couleur glauque en dessous. Ses fleurs, d'un rose tendre, quelquefois versicolores , sont disposées par trois ou quatre sur chaque pc doncule, et s'épanouissent ordinairement daus le mois de mai.

Deux autres espèces qui croissent également dans les bois sont : I'Orobe sauvage, Or. sylvalicus, à feuilles composées de quatorze a vingt folioles, et à six ou douze fleurs purpurines; — I'Orobe koiratre, Or.niger, qui a ses feuilles composées de huit à douze folioles, et dont les pédoncules soutiennent quatre à huit fleurs d'un violet bleuâtre.

D'autres espèces croissent sur nos montagnes; telles sont: I'Orobb printanier, Or. vernus, à fleurs rougeàlres ou bleuâtres,— rOftoae iauxe , Or. lut eus, remarquable par ses grandes fleurs safranées et ses tiges hautes de 60 centimètres ; — I'Orobe blanc, Or. aiùus, a fleurs blanches, et chez qui les grappes et les feuilles ne sont point terminées par un filet, etc. (J.)

OROBUES, Sthœobcrr, Dejean. ins.— J'oy. oro.itis, Germar. (C.)

OROBIT1S (ipoS;™;, semblable à un grain d't-r»). ins. — Genre de Coléoptères tétraméres, famille des Curculionides gonatoteres, division des Apostasimérides cryptorbyncbides , établi par Germar ( Spccics Inset-lor»TO, p. 242) et adopté par Scliœnherr (Dtsp. méth., p. 314; Gênera et species Curcul. syn., 4, 604-8, 2 , p. 121 ). Le type de ce genre , le C. cyaneus Linn. {Alt. globcsus F.), hypoleucus Quensel , est propre à toute l'Europe ; il se trouve dan»

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les bois sur les plantes basses. Une seconde espèce d'Andalousie, l'O. niger Walt., fait aussi partie du genre. Ce sont de petits Insectes à corps sphérique. Leurs pattes, insérées les unes à côté des autres , se contractent en se repliant sur les cuisses au moindre danger. (C.)

•OROBIUM, Rcichenb. (Consp., 185).

bot. pu. — Syn. à%Aphragmus, Andrz.

OROBUS. bot. pb. — l'oy. orobe.

•OROCETES, G.-R. Gray. ois.— Synon.

de Petrophila, Swainson , division de la famille des Merles. (Z. G.)

•ORODINUS. ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, division des Cyclomides, formé par Mcgerle et adopté par Dabi (Catalogue, p. 61 ), qui y rapporte les deux espèces sui vantes, originaires de Hongrie, savoir: l'O. femoralis Meg., et asphaltinus Dahl. (C.)

•OROLAMÏltS, E. Mey. (Comment, plant. Afr. auslr., 230). bot. ph. — Syn. d'AEolanthus, Mart.

ORONGE. Orontium. bot. pu. — Genre de la famille des Aroïdées, tribu des Oron liacées, établi par Linné {Gen., n. 435), et dont les principaux caractères sont : Spatbe nul. Spadice conique, continu au scope.

Périantbe à 6 folioles. Étamines 6, bypogynes, opposées aux folioles du périanlhe; filets larges, plans; anthères à deux loges divariquées , à déhiscence transversale.

Ovaire à une seule loge uni-ovulée. Stigmate petit , conique. Utricule monosperme.

Les Oronces sont des herbes aquatiques, à feuilles ovales, à scape cylindrique, renflé au sommet. Elles sont originaires de l'Amérique boréale.

La principale espèce de ce genre est 1*0ronce aquatique, Or. aquaticum L. (J.)

ORONGE, bot. cr. — Nom vulgaire des Amanites, Agaricus aurantiacus Bull, et A. cœsa reus Schœff.

On a encore appelé :

Oronge blancue, VA. ovoïdes Bull.;

Oronge cigce blanche, VA. bullosus vanus Bull. ;

Oronge ciguë jaunâtre, l'A. phalloidcs Bull.;

Fa isse Oronge, IX muscarius L. Voy.

agaric.

OROXTIACÉES. Oronliaceœ. bot. rn. — Tribu de la famille des Aroïdées, sous-

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ORP

ordre des Hermaphroditanthées. Voy. aaoI-

DÉES.

ORONTIUM. bot. ra. — Voy. obonce.

ORONTIUM, Pers. {Encheir., Il, 158).

bot. pu. — Syn. d'Antirrhinum, Juss.

OROPETIEM. bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Rottbœlliacées, établi par Trinius ( Fund. , 93). Petits gramens des Indes orientales, l'oy.

CRABINLES.

*OROP!IACA, Torr. et A. Gr. (F/or. of rorlh Amer. , 1 , 342 ). bot. ph. — Voy. phaca, Linn.

OROPHEA (ipofn , toiture), bot. pu. — Genre de la famille des Anonacécs, tribu des Bocagées, établi par Diurne (Dijdr., 18). Arbrisseaux de Java. Voy. AHocuctts.

•OROSPIXA. ois. — Genre démembré par Kaup des Emberizas de Linné, cl auquel il donne pour type le Gavoué de Provence (Emb. provincialh), espèce fort douteuse qui n'a point été revue depuis Buffon.

OROSTACDÏS, DC. {Prodr., III, 399).

BOT. PII. — Voy. LUBIUCUS.

OIIOXVLIM , Vent, (in Kunth. Kov.

gcn. cl spec. III, 133). rot. pu. — Syu. de Dignouia, Juss.

OROZO. mam. — Espèce du genre Hamster.

Voy. ce mot. (E. [).)

ORPIIEUS, Swains. ois.— Synonyme de Mimus (Moqueur), Briss. , division de la famille des Merles, l'oy. ce mot. (Z. G.)

ORPHIE. Belonc. poiss. — Genre de l'ordre des Malacopténgiens abdominaux , TamUlc des Ésoccs, établi par G. Cuvicr (lièg. anim., t. II, p. 28G). Chez ces Poissons, les intermaiillaires forment tout le bord de la mâchoire supérieure, qui se prolonge, ainsi que l'inférieure , en un long museau; l'une et l'autre sont garnies de petites dents; celles de leur pharynx sont rn pavé. Leur corps , allongé , est revêtu d\. ailles peu apparentes, excepté une rangée longitudinale, carénée de chaque côté, pics du bord inférieur. Leurs os sont remarquables par leur couleur d'un beau vert.

Ce genre comprend plusieurs espèces, p.iriui lesquelles n«us citerons I'Omiui: proprement dite, Esox Iklone L., qui vil près de nos cotes. Ce Poisson a 65 centimètres de longueur, il est vert en dessus cl blanc eu dessous. Sa chair passe pour être assez

agréable, malgré la prévention qu'inspire la couleur des os de ce Poisson. (M.)

«ORPIllUM. bot. ph. — Genre de la famille des Gentianées, tribu des Chironiées, établi par E. Meyer (Comment, plant. Afr. austr., t. 181). Sous-arbrisseaux du Cap. Voy. gkntianées.

* OR PII NE A (ôf.9»6ç, sombre), crust. — C'est un genre de l'ordre des Décapodes brachyurcs, établi par Munster sur des Crustacés à l'état fossile , et dont on connaît environ G espèces. VOrphnea pseudoscyllarus Munst. (Beit. petref., 2, p. 39, peut être considérée comme le type de ce genre. (H. L.)

ORPIIMS (ipvvi*, sombre), «m. - Genre de Coléoptères penlamères, famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides xylophiles, créé par Mac Lcay (Uorœ Entomologicœ, édit. Lcq. , p. 33), adopte par Dejean {Calai., 3e édit., p. 166) et par Laporte de Castelnau (llùt. nat. des animaux articulés, t. H, p. 1 15). Les six espèces suivantes y ont été rapportées, savoir : 0. bicolore., meleagris Dcj., MacLeayi La p. (Senegalensis Dej.), Senegalensis Lap., nitidulus Duf. , et Madagascariensis Dupi. La première est originaire des Indes orientales ; les deuxième, troisième, quatrième et cinquième sont indigènes du Sénégal, cl la sixième de Madagascar. Ce genre est assez semblable aux Oryctes , mais il en diffère par la massue des antennes qui est subglobulcusc, par un labre avance, par des mâchoires terminées en un faisceau de cils spinuliforraes, arqué extérieurement, avec un lobe crustacé, triangulaire. (C.)

ORPIMENT ou ORPIN. sur. — Syn.

d'Arsenic sulfuré jaune, l'oy. arsenic.

ORPIN. Sedum. oor. ni. — Genre nombreux de plantes de la famille des Crassu lacées, de la décandric pentagynie dans le système de Linné. Le nom français d'Orpin appartient particulièrement à une de ses espèces, le Scdum Telcphium Linn.; mais on l'applique aussi, par extension, au genre tout entier. A l'inverse de la plupart des genres, que les botanistes modernes ont éu* conduits a subdiviser, celui des Scdum» été étendu dans ces derniers letnp* i en effet, tel que l'a circonscrit De Caudollc, et que nous l'admettons ici , il e>i formé par la réunion des lihodiola etdes iY./umdc Linn(«, ce dernier groupe lui-même lesulumi de

onp

or.p

1 union des Sedum Tourft., et AnacavipseroiTourn. Envisagé de la sorte, le genre Orpin se compose de plantes herbacées ou sous-frutescentes, qui habitent toutes les contrées tempérées du globe, mais plus particulièrement les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie. Leurs feuilles sont alternes, rarement opposées, charnues, cylindriques ou planes, le plus souvent entières; leurs fleurs, disposées en eyme, sont blanches, jaunes, purpurines ou bleu clair; elles présentent les caractères suivants: Calice à cinq sépales ovales ; corolle à cinq pétales périgynes, le plus souvent étalés ; élimines périgynes en nombre double des pétales; disque formé d'écaillés bypogynes entières ou légèrement échancrées; cinq pistils simplet, uniloculaires, dans lesquels les ovules s'insèrent en grand nombre le long de la suture ventrale ; il leur succède autant de capsules folliculaires, distinctes, polyspermes, s'ouvrant tongitudinalement a leor c6té interne. Dans quelques espèces, la fleur, au lieu d'être pentamère , comme nous venons de la décrire, se montre tétraou heptamère ; dans ce cas, elle ressemble beaucoup k celle des Joubarbes, de laquelle elle se distingue par les écailles hypogynes de son disque, entières ou tout au plus légèrement échancrées, et non dentées ni déchi • rées a leur bord , comme dans ces dernières. Environ 30 espèces de Sedum appartiennent à la Flore française; plusieurs autres sont cultivées dans nos jardins comme f iantes d'ornement. Parmi les unes et les autres nous choisirons les plus remarquables, et nous nous arrêterons sur elles quelques instants.

1 . Omm* a ODKtrn de nos* , Sedum RhodMa DC. ( Rhodiola roua Linn. ). Cette Mante formait le type du genre Rhoâiola, Linn. , que le botaniste suédois rangeait dans sa dkscie oetandrie , et qu'il caractérisait surtout par des fleurs télramères, diolques paravortement. Elle croit dans les •ndroits frais et sur les rochers des montagne» Hans le midi de la France. Elle doit son nom «l'odeur agréable qu'eihale, à l'état frais, son rhn«nje épais et charnu. De ce rhizome s'élèvent plusieurs liges simples, délicates et cassantes , hautes d'environ 2 décimètres , chargées dans toute leur étendue de feuilles planes, lancéolées, un

peu élargies et dentées vers leur sommet, un peu glauques. Ses fleurs sont pelites, rougeatres, en cyme assex serrée, et ressemblant à une ombelle ramassée. Leur calice est à 4 ou plus rarement 5 pétales; leur corolle à 4-5 pétales ; leurs élamines au nombre de 8 ou 10. On cultive celle plante comme espèce d'ornement. Elle fleurit au mots de juin.

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