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crinière). i«. — Genre de Coléoptères té Iramères, famille des Curculionides gonacères, division des Érirhinides , formé par MOller, publié par Germar (Specics Insectorvm, p. 302), adopté par Lalreille {Règne animal, V, p. 394), mais que Schœnherr n'a considéré que comme sous genre de ses Styphlus. Les deux espèces qui y sont comprises sont les Or. seliger Gr., et Caucassicus Moic. La première se trouve en France et en Allemagne sur le bois mort et humide, et la seconde au Caucase. Ces Insectes ont le corps bisphérique, couvert de soies écailleuses ; leurs pattes de moyenne longueur, ont les cuisses en massue et sont munies en dessous d'une large épine assez aigué. (C.)
ORTHOCLADA ( Sp8ôç , droit ; xl.'Joj , rameau), bot. pr. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Feslucacées, établi par Palisot de Beau vois (Agrost. , 69 , t. 14, f. 9 ). Gramens du Brésil. Voy. «abîmées.
OUTHOCORYS.Vicill. ois.— Synonyme d'Opislhocomus, HoITm. (Z. G.)
ORTIIODANIM (ijiOo'c, droit; J«»oî, action de présenter), dot. pr. — Genre de la famille des Légumineuses - Papilionacées , tribu des Eupbaséolées, établi par E. Meyer (Comment, plant. afr., 131). Arbrisseaux du Cap. Voy. légumineuses.
ORTIIODON (&pO*t, droit; Movî, dent).
bot. ca. — Genre de la famille des Mousses, établi par Bory de Saint-Vincent (apud Schwœgr. tuppl., II , 23, t. 106) pour des Mousses vivaecs, qui forment des gazons sur les troncs des arbres des lies australes de l'Afrique.
«ORTHODOIÏT1UM (Sp04*î, droit; èJ0««, é»roî, dent), bot. ca. — Genre de la famille des Mousses, établi par Scbwegrichen [Supp., II , 125, t. 188) pour de petites Mousses qui croissent au Brésil et au cap de Bonne -Espérance.
* ORTHOGENILM (i>9a'c, droit; ymiov, menton), icts. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiqucs, tribu des Ilarpaliniens , créé par de Cbaudoir (Ann. de la Soc. ent. de France, t. IV, p. 432, pl. 10, B, flg. 3). Le type, seule espèce du genre, 10. fémorale, est originaire de Sl-Doraingue. (C.)
•ORTHOGNATIIUS, Dejean {Catalogue, S'édit., p. 193). iss. — Syn. de Sphœnognalhus, Buquet. (C.)
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•ORTnOGNATULS M-s, droit; y,»'- Oo;, mandibule), ws. —Genre de Coléoptères tétramères, famitle des Curculionides gonalocères , division des Bhyncophorides cryptopygiens , créé par Schœnherr (Gênera et sp. Curcul. syn., t. IV, 2, p. 8 12). Ce genre devra être adopté, bien que l'auteur lui ait appliqué le nom de Sphœnognalhus (loc. cit., t. VIII, 2, p. 215), déjà employé par Buquet pour un genre de Lamellicornes que Dejean avait nommé Orlho» gnathus, et que pour celle raison Schœnherr avait cru devoir changer précisément en celui de Sphœnognathus. L'espèce type est 1*0. lividus, du Brésil. (C.)
ORTnOGOMUS (Sp6oyo«îev, rectangle).
irs. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carahiques, tribu des Troocatipennes, créé par Dejean (Species général des Coléoptères, t. I, p. 279). Il se compose des 9 espèces suivantes , dont 6 sont propres à l'Asie ( Indes orientales ) et 3 à l'Afrique tropicale, savoir : 0. duplicatus, alternant, acrogonus Wied., sligma F. , brevicollis Schr., Dej., femoralus, curvipes, Senegalensis Dej., et Hopei Gray. Ces Insectes ont pour caractères: Crochets des tarses dentelés en dessous; dernier article des palpes cylindrique; antennes plus courtes que le corps, flliformes; articles des tarses triangulaires ou cordiformes , pénultième fortement bilobé; corps large; tête ovale, peu rétrécie postérieurement; corselet transversal, court, coupé carrément en arrière; élytrcsen carré long. (C)
ORTDOGONODERES ( Ifli; , droit ; y«»«'«, angle; ifa, cou), ins. — Dcu\ième subdivision établie par Solier (Ann. delà Soc. ent. de France, t. IX, p. 233) dans son genre Proacis, et qui renferme les six espèces suivantes , qui toutes sont originaires du Chili, savoir: 0. subreliculatus , pleuroplerus, rugatus , sulcalus , punctatui et cribratus. '£•)
♦ORTnOMEGAS (iP9?'c , droit ; • grand), km. — Genre de Coléoptères subpentamères, tétramères de Latreille, famille des Longicoroes, tribu des Prioniens, créé par Serville ( Ann. de la Soc. ent. do France, 1. 1, p. 126 et 149), et qui se compose des quatre espèces suivantes: 0. serions Ol. , mucronatus F. (cortkinus Ol.) » cinnamomeus Linn., et faspfderis Buq. L*
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deuxième et la troisième lont originaires de Ciyeone, la première est indigène de Cuba, et la quatrième du Brésil. (C.)
•ORTUOMUSfoOôi, droit; wuoît épaule), t». — Genre de Coléoptères pcntamères, famille des Carabiques, tribu des Féroniens , établi par de Cbaudoir ( Mém. de la Soc. imp. des nalur. de Moscou , 1828 ; Tableau d'une nouvelle subdivision du genre Feronia, extrait, pag. 8, 14), qui y place les 3 espèces suivantes : Argutor Hispanicus, barbants Dej., punclula/us Duf. Lal" estorigioaire d'Espagne, la 2« de l'Algérie, et la 3* de la Styrie. (C.)
ORTnONEPETA, Benth. {Labial., 464).
•OT. PH. — Voy. REPETA.
•ORTnONEVRA (ôpOo'ï, droit; »i3po», nervure), irs. — Genre de Tordre des Diptères brachocères, famille des Doliehopodiens, tribu des Syrpbides , établi par M. Maequart {Diptères, Suites à Buffon, édit. Roret) , qui y rapporte deux espèces : Orth. elegans {Chrysogasler id. Meig.), et nobilis {Chrys. id. Meig., Euslalis id. Fall.), Elles sont toutes deui assez rares. (L.)
*ORTHO\YCI\ÉES Orlhonycinœ. ois.
— Sous-Famille de l'ordre des Passereaux et de la famille des Certhidées, proposée par G.-R. Gray, dans sa Litt of the gênera, et de laquelle font partie les genres Orthonyx tlMohoua. (Z. G.)
ORTHONYX. Orthonyx ( JpOôç , droit ; i»v'$ , onglet ). ois. — M. Temminck a établi sous ce nom , et dans son ordre des Anisodactjles, un genre auquel il donne pour caractères: Un bec très court, comprimé, presque droit, érbancré à la pointe; des narines latérales et placées vers le milieu du bec, ouvertes de part en part, et surmontées de soies ; des tarses plus longs que le doigt du milieu, celui-ci et l'externe égaux; des ongles plus loogs que les doigts, Torts, peu arqués, cannelés latéralement, une queue large, longue, à pennes fortes et terminées par une pointe aigué très longue.
L'espèce type de ce genre est I'Obtborïx smicACUE, Orlft. spinicaudus Temm. (pl.
col., 428), d'un brun marron en dessus; la tète surmontée d'une buppe de plumes effilées; quatre bandes sur l'aile, deux noires et deux d'un gTis terne; les plumes de la queue terminées par une pointe de 5 à 6 lignes de long, garnie latéralement de soies 1
raides, ce qui a valu à cet Oiseau la dénomination de Spinicaude (épine en queue).
M. de Lafresnaye a placé dans ce genre, sous le nom û'Orth. icterocephalus, une deuxième espèce que MM. Quoy et Gaimard avaient rangée parmi les Grimpereaux, et qu'ils ont appelée Certhia heteroclitus. Cette espèce est devenue pour M. Lesson le type de son genre Mohoua.
Quoiqu'on ne sacbe rien des mœurs des Orthonyx, cependant, si l'on a égard à quelques points de leur organisation extérieure, c'est-à-dire à la disposition de leur queue, à la longueur et à la puissance de leurs ongles, on peut en induire qu'ils doivent vivre à la manière des Picucules, des Sitielles et des Grimpereaux, à côté desquels M. Temminck les place.
Les Orthonyx habitent la Nouvelle Hollande et, dit-on, aussi la Nouvelle-Zélande.
*ORTHOPERUS (Jp6o's , droit; «*>. , sac), irs. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Taxicornes, tribu des Anisotomides, créé par Slephens {Systematic catalogue of Brilish însects, p. 156), et adopté par Hope {Coleopterisl's manual , H, p. 156). Le type, l'O. punclum Marsh.
(Derro.), est originaire d'Angleterre. (C.)
*ORTUOPLEL'RA (5p6s'«, droit; côté), irs. — Genre de Coléoptères té Ira mères , famille des Malacodermes , tribu des Clatrones, établi par Spinola {Essai monographique sur les Clérites, t. Il, p. 80, pl. 42, fig. 4 et 5). Les types sont les 0. damicornis et sanguinicollis F. Le premier est originaire de l'Amérique septentrionale, et le deuxième de l'Europe centrale. (C.)
*ORTHOPLO€ÉES. Orthoploccœ. bot.
fh. — On donne ce nom aux graines dont les cotylédons , pliés dans leur longueur , embrassent dans ce repli la radicule courbée en sens contraire. Il sert particulièrement à désigner une grande division des Crucifères. Voy. ce mot. (Ao. J.)
ORTHOPODIUM, Benth. {Labial., 638).
bot. ra. — Voy. TatcuosTEMMA, Linn.
ORTHOPOGON, R. Br. {Prodr. , 194).
dot. pb. — Voy. orusMERos, Palis.
ORTHOPTÈRES. Orlhoptera (t>0*c, droit; wt/po», aile), «s. — Tous les entomologistes désignent sous cette dénomination un ordre entier de la classe des Insec-
tes, caractérisé par des ailes antérieures semi -coriaces, ordinairement croisées l'une sur l'autre; des ailes postérieures membraneuses très veinées et pliées longitudinale* ment en éventail pendant le repos , et une bouche composée de pièces libres, des mandibules, des mâchoires et des lèvres propres à triturer les corps solides.
Linné confondait ces Insectes avec les Hémiptères; il les distinguait seulement des véritables représentant» de ce dernier ordre par l'épithète d'Hémiptères à mâchoires. Degéer prenant mieux en considération les grandes différences qui existent entre ces insectes pourvus de mâchoires libres et ceux chez lesquels toutes ces parties, extrêmement réduites, constituent par leur réunion un bec ou un suçoir , forma avec les premiers un ordre distinct. Ce naturaliste proposa de le désigner sous le nom d'ordre des Dermaptères. Ce changement dans la classification des insectes fixa peu d'abord l'attention des entomologistes. Olivier vint ensuite , et adoptant Tordre établi par Degéer , il lui fit un nouveau nom , celui d'Orthoptères.
Chose singulière , cette dernière dénomination, peut-être moins bonne même que la première, prévalut. Tous les entomologistes, en y comprenant Latreille , dont l'autorité étaitsigrande.radoptèrentsanspluss'embarrasscr de la priorité des noms. Depuis, chacun a craint avec raison d'amener de la confusion eu restituant, pour ce groupe de la classe des Insectes , une dénomination généralement oubliée, et c'est ainsi que celle d'Orthoptères a été conservée.
Les Orthoptères constituent un ordre très nettement circonscrit, mais néanmoins «voisinant les Coléoptères à un très haut degré. Ce sont, en effet, les ailes seulement qui fournissent le caractère réellement distinctif entre ces deux types. Chez les Orthoptères , les ailes antérieures , que Ton désigne encore sous le nom d'élytres , n'ont pas en général la consistance de celles des Coléoptères, elles sont d'une texture semieoriace. De plus, elles croisent Tune sur l'autre , au lieu de se rapprocher par leurs bords exactement sur la ligne médiane du corps, comme les élytres des Coléoptères. Les ailes postérieures des Orthoptères se font remarquer encore par leurs nervures
longitudinales ; n'ayant entre elles que de petites nervures transversales , formant ainsi un réseau. Ces ailes , comme l'indique la direction de leurs nervures , se plissent bien exactement dans le sens longitudinal pour se loger sous les élytres. La bouche de ces Insectes présente chez presque tous un développement considérable. Les mandibules et les mâchoires acquièrent une puissance remarquable, qui explique comment beaucoup d'Orthoptères broient et dévorent sans grande difficulté des feuilles et des tiges extrêmement dures. Du reste, la disposition, comme la forme générale de rej appendices buccaux, est tout-à-fait analogue à celle qui existe chez les Coléoptères. Les antennes affectent des formes très variées chez les Orthoptères: tentât ce sont des filets très grêles et d'une extrême longueur, composés d'une infinité d'articles; tantôt ce sont des appendices ensiformes, élargis et aplatis, se terminant en pointe, ou bien des filets renflés en massue vers le bout; tantôt encore ce sont des appendices, soit cylindriques, soit garnis de feuillets comme les dents d'un peigne. Les pattes de ces Insectes sont aussi très développées. Dans la plupart , elles acquièrent une grande longueur ; chez certains, les antérieures deviennent des organes de préhension, comme dans les Mantes ; chez d'autres , elles deviennent des organes propres à fouir, comme dans les Taupes-Grillons. Chez d'autres, au contraire, ce sont les postérieures qui prennent un développement particulier et deviennent des organes de saut, comme chez les Sauterelles, les Criquets , les Grillons.
Les Orthoptères offrent certains caractères particuliers dans leur organisation. Leur système nerveux n'acquiert jamais un degré de centralisation comparable à celui qu'on observe dans divers types parmi les Coléoptères, les Hyménoptères, les Hémiptères et les Diptères.
Les trois centres médullaires thoraciques restent toujours espacés. La chaîne abdominale s'étend toujours presque jusqu'à l'extrémité du corps. Ce qu'il y a surtout de remarquable dans le système nerveux des Orthoptères, c'est la portion stomatogastrique , qui atteint chez ces Insectes un développement qu'on ne retrouve pas ailleurs. Dans beaucoup, tels que les Taupes -
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Grillons , les Sauterelles, etc., le système nerveux de l'appareil digestif, au lieu d'être impair comme chcx tous les Coléoptères , est au contraire double. En outre, les ganglions ont un volume plus considérable ici que les ganglions gastriques des autres Insectes. On doit à M. Mflller plusieurs observations importantes sur le système nerveux s tomato-gas trique des Orthoptères. L'appareil alimentaire de ces Insectes occupe un espace très considérable de la cavité abdominale, offrant un développement tout-àfait en rapport avec la voracité si connue des Blattes, des Criquets, des Sauterelles.
Le tube digestif varie dans son volume , comme chacune de ses parties dans ses proportions relatives , suivant tes groupes ; aussi nous ne nous y arrêterons point ici , renvoyant aux articles de tribus ou de familles , pour ce qui les concerne plus spécialement. D'une manière générale, il faut remtrquer que les vaisseaux biliaires sont fort nombreux chez les Orthoptères , dispositionqu'on retrouve dans beaucoup d'Insectes, mais non pas chez les Coléoptères , où leor nombre varie seulement de quatre à six.
Les Orthoptères ont un mode de développement qui diffère notablement de celui des autres Insectes broyeurs , c'est ce qui avait engagé Linné à les rapprocher des Hémiptères, dont ils s'éloignent sous tant de rapports. Selon l'expression adoptée par les entomologistes, ils ont des métamorphoses incomplètes , e'est-à-dire qu'ils n'ont pas , comme le» Coléoptères, les Lépidoptères , les Hyménoptères , etc. , une période d'inactivité, et qu'ils ne subissent pas de changements considérables depuis leur sortie de
au moment de sou édosion, ressemble complètement à ceux dont il lient l'existence ; seulement il est privé d'ailes. Il subit quatre a cinq mues successives avant d'avoir ses ailes. Ordinairement après la cinquième, les ailes commencent à se développer.
Mais ce ne sont encore que des rudiments enveloppés d'une membrane. Après une dernière mua, celte membrane tombe, et les ailes s'étendent. L'animal est alors à son état parfait. Tantqu'il n'existe aucune trace d ailes, on le dit à l'état de larve. On le considère comme à l'état de nymphe dès
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que se montrent les rudiments de ces appendices.
Les Orthoptères atteignent des dimensions plus considérables que tous les autres Insectes, au moins par leur longueur. Diverses espèces de Phasmiens ont jusqu'à 40 centimètres de long. Ces Insectes affectent aussi entre tous les formes les plus bixarres; ce sont des éminences sur la tête, des expansions , soit au thorax , soit aux pattes. Certains Spectres privés d'ailes et très minces par rapport à leur grande longueur ont exacte m en t l'aspect de baguettes ou de liges plus ou moins cylindriques. Beaucoup d'espèces ont des ailes dont la coloration et la disposition des nervures leur donnent entièrement l'aspect de feuilles; de là, une foule de noms spéciûques indiquant cette ressemblance.
Les Orthoptères constituent, dans la classe des Insectes , un des ordres le moins nombreux en espèces. On en a décrit seulement environ huit cents. Mais les individus de certaines espèces se trouvent en abondance extrême, souvent en quantité incalculable ; ce qui explique comment ces animaux occasionnent parfois des ravages si étendus, comme cela arrive trop fréquemment pour les Blattes, les Criquets, etc.
Les Orthoptères sont herbivores pour la plupart. Certains (Blattiens) sont omnivores. Les représentants d'nne tribu tout enlièro (Mantiens) sont carnassiers.
Les Insectes de cet ordre sont souvent de très grande taille; très peu d'entre eux peuvent être considérés comme petits. Ils sont dispersés dans toutes les régions du globe , mais sont surtout abondants dans les pays chauds. Les grandes espèces d'Acridiens et de Locustiens habitent particulièrement l'Amérique méridionale; tandis que les plus grands, représentants de la tribu des Pbasmiens , proviennent de la Tasmanie et des Moluques. L'orient et le nord de l'Afrique sont les régions où quelques Acridiens apparaissent surtout en prodigieuse quantité.
Dans les parties tempérées ou froides de l'Europe et de l'Amérique, ces Insectes sont de moins en moins nombreux et représentés par des espèces de plus petite dimension.
Sans doute à cause de leur petit nombre, les Orthoptères peuvent compter parmi les Insectes les mieux connus sous le rapport
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spécifique. On les trouve décrits, pour la plupart , dans les ouvrages de MAI. Serville et Burmeister.
Latreille divisait cet ordre en deux grandes divisions, les Coureurs et les Sauteurs. Depuis, ce caractère n'ayant pas paru d'une valeur assez importante, la plupart des entomologistes ont repoussé cette distinction. Malgré les limites tranchées de Tordre des Orthoptères, on a cru pouvoir considérer deux tribus comme constituant deux ordres particuliers. M. Léon Du four a proposé le premier de séparer les Forficuliens des autres Orthoptères, en leur appliquant la dénomination de Labidoures. Les ailes de ces Insectes les éloignent un peu, en effet, des autres représentants de l'ordre , et les rapprochent des Coléoptères. Cependant ces caractères ne nous paraissent pas avoir une importance suffisante pour motiver cette séparation. II. Westwood, néanmoins, a adopté l'opinion de M. L. Dufour, mais il a créé un nom nouveau plus en rapport que celui de Labidoures avec les autres noms des ordres d'Insectes; c'est Tordre des Euplkxoptèkes. Comme les caractères des Forflculiens sont évidemment plus considérables que ceux qui séparent entre elles les autres tribus de l'ordre des Orthoptères , nous avons adopté (Uisl. des Ins., t. 2 , p. 207, 1845) deux divisions dans cet ordre. L'une, Euplexoptères de Westwood , comprenant seulement la tribu des Forficuliens ; l'autre, pour laquelle nous avons repris le nom de Dermaplires de Degéer, comprenant les six autres tribus généralement admises par tous les entomologistes.
Le tableau suivant présente le résumé de celte classification :