III. Genre Splalax, Guldenst
Les molaires sont au nombre de six à chaque mâchoire , et leur émail forme des replis et non un simple bourrelet. On en connatt un assez grand nombre d'espèces , qui toutes sont de l'ancien monde.
Les Spalax, qui portent vulgairement le nom de Rats-Taupes , ont éié, dans ces derniers temps, partagés en plusieurs genres distincts , tels que ceux de Siphneus, Brandt; temmotnj/s , Lesson ; Rhizomys, Gray, ou Nyctoleptes, Temminck, etc. Nous ne décrirons pas maintenant ce groupe important , nous renvoyons le lecteur au mot rat-tacpe; cependant nous avons cru devoir indiquer brièvement les caractères principaux des Spalax, parce qu'ils ont de grands rapports avec les Georychus et les Bathycrgus. ^ (E. D.)
ORYCTÈRES. «s. — Syn. de Fouisseurs. Voy. ce mot.
ORYCTÉRIENS. mam.— A.-G. Desmarest (Dictionnaire d'histoire naturelle de Détcrvillc, t. XXIV, 1801) a créé sous ce nom une famille de Mammifères particulièrement caractérisée par ses molaires d'une forme simple et par ses ongles fouisseurs, et ne comprenant que les genres Tatou et Oryctérope. Voy. ces mots.
Les divisions des Orycterina , Wagn. ; Orycteropina, Gray, et des Orycteropodina, C.-L. Bonaparte, correspondent presque entièrement à la famille des Orycl«Viensd*A.-G. Desmares t. (E. D.)
•ORÏCTEROMYS (lpixn'»t fossoyeur; rat), mam. — M. Pictet (Schiveig. nat.
acs., 1842) a employé ce nom pour désigner un genre de Rongeurs américains voisin de la grande division des Rats. (E. D.)
ORYCTÉROPE. Orycteropus (ôovxm'p , fossoyeur; «o3ç, pied), mam. — Genre de l'ordre des Édentés, établi en 1791 , par Et. Geoffroy Saint-Hilaire ( Mag. encycl. , t. VI ; et Bull, de la Soc. phil. de Paris , t. I) pour un Mammifère du cap de Bonne- Espérance, placé précédemment avec les Fourmiliers , sous la dénomination de Myrmecophaga capensis.
Les Oryctéropes, qui ont beaucoup de rapports avec les Fourmiliers et les Tatous , s'en distinguent bien aisément en ce que leur corps est couvert de poils semblables à
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ceux de la plupart des Mammifères , et par l'existence, quoique imparfaite, d'un système dentaire. De même que chez la plupart des Édentés, il n'y a ni incisives ni canines, mais il existe aux deux mâchoires des molaires dont la structure est remarquable: leurs racines ne diffèrent pas de leur couronne, mais elles ne possèdent pas de cavité pour la capsule dentaire comme toutes les espèces de dents chez les Mammifères; elles semblent présenter un mode particulier de développement pour ces organes. De même que toutes les dents dépourvues de racines proprement dites, elles paraissent croître constamment; mais au lieu d'être formées de couches successives et toujours renaissantes, elles te sont, en apparence du moins , de fibres longitudinales, pentagones, et dont le centre serait percé ou rempli d'une substance de couleur plus foncée que ces fibres. On a dit pendant longtemps que les molaires étaient au nombre de douze à Tune et à l'autre mâchoire ; mats , d'après les observations de Fr. Cuvicr, il semble démontré qu'il y a réellement sept molaires à la mâchoire supérieure. En effet, il existe, de plus qu'on ne l'avait dit, une petite dent placée en avant et assez loin des autres, mais très peu visible, très rudimenlaire , et même à peine sortie de la gencive. Au reste, la seconde dent est elle-même très petite , et c'est seulement la troisième qui commence à servir à la mastication ; sa coupe représente un ovale très allongé ; la quatrième et la septième sont de même longueur , mais beaucoup plus larges que celles-ci; et les deux autres , les plus grandes de toutes , présentent un large sillon sur chacune de leurs faces latérales , et semblent résulter de deux portions de cylindre réunies. Les trois premières dents de la mâchoire inférieure sont assez semblables à la seconde, à la troisième et à la quatrième delà supérieure, mais elles sont un peu plus petites; au contraire, les trois dernières molaires inférieures sont un peu plus grandes que les trois dernières supérieures, auxquelles elics sont analogues et auxquelles elles correspondent. La tête est très allongée, de forme généralement conique, et terminée par une sorte de boutoir ; les oreilles sont membraneuses, longues et pointues; le corps est
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usez long; la queue est renflée à la base et de forme conique ; les membres sont robustes, assez courts, le* postérieurs plantigrades et pentadaclydes, et les autres digitigrades et tétradactyles; enfin, les ongles sont très forts, très épais, très comprimés, entourant presque toute la phalange unguéale et rapprochés par cela des vrais sabots. La peau, en général dure et très épaisse, est presque nue sur les oreilles et le ventre , mais garnie de poils ras sur la tête , sur les trois quarts postérieurs de la queue et sur la partie postérieure de l'avanthias; le reste du corps, des membres et de la queue est couvert de poils soyeux , ru ies , peu abondants et de grandeur moyenne.
L'espèce type de ce genre est I'0«yctkrope do Cap, Myrmecophaga capensis Pallas, Oryci&opus capensts Él. Geoffr. , qui est désigné vulgairement sous la dénomination de Gcaoei dk TE«*t,que Kolbe lui a appliquée. De la taille à peu près du Fourmilier- Tamanoir, il a un peu plus de 1 mètre depuis le bout du museau jusqu'à Toriginede laqueue, et celle-ci a environ un demi-mètre de longueur ; ses oreilles sont très longues , cat elles atteignent près de 1S centimètres ; enfin sa hauteur est de 50 centimètres. Le corps est généralement d'un gris roussi ire , avec la jambe, l avant bras et les pieds noirâtres ; enfin la queue est presque blanche.
L'Oryctérope est un animal fouisseur et nocturne, qui se creuse des terriers qui lui servent de demeure ; sa nourriture ordinaire consiste en Fourmis, ce qui donne à sa chair un goût très prononcé d'acide formique , et cependant c'est un gibier assez recherché des Européens et des Hottentols. Kolbe ( J oy. au cap de Bonne-Espérance, part. 111, cha p. V, pag. 5, 6 et 7 ) a donné sur cet animal des détails que nous croyons devoir transcrire ici. « La terre sert de demeure à lOryctérope; il s'y creuse une grotte, ouvrage qu'il fait avec beaucoup de vivacité et de promptitude ; et s'il a seulement la tète et les pieds de devant dans la terre , il s'y cramponne si bien que l'homme le plus robuste ne saurait l'en détacher. Lorsqu'il a faim, il va chercher une fourmilière. Dès qu'il a fait cette bonne trouvaille , il regarde tout autour de lui pour voir si tout est tranquille et s'il o'y a point de danger. Il ne t. x.
mange jamais sans avoir pris cette précaution ; alors il se couche en plaçant son grouin tout près de la fourmilière, et tire la langue tant qu'il peut; les Fourmis sautent dessus en foule, et dès qu'elle en est bien couverte, il la retire et les gobe toutes. Ce jeu recommence plusieurs fois et jusqu'à ce qu'il soit rassasié. Afin de lui procurer plus aisément cette nourriture , la nature , toute sage , a fait en sorte que la partie supérieure de cette langue, qui doit recevoir les Fourmis, est toujours couverte et comme enduite d'une matière visqueuse et gluante , qui empêche ces faibles animaux de s'en retourner lorsqu'une fois leurs jambes y sont empêtrées; c'est là sa manière de manger. Il a la chair de fort bon goût et très saine; les Européens et les Holtentots sont souvent à la chasse de ces animaux. Rien n'est plus facile que de les tuer. Il ne faut que leur donner un petit coup de bâton sur la tête. »
Cet animal parait assez commun aux environs du cap de Bonne-Espérance.
Dans ces derniers temps , M. Lesson {Mast. mélh., 1840) a signalé une seconde espèce de ce genre, qui habite la Sénégambie, et que pour cela il a nommée Orycteroput Senegalensit. Mais cette espèce est encore bien loin d'être connue des naturalistes.
A côté des Orycléropes on doit placer un animal fossile fort remarquable, dont les débris ont été trouvés par M. Lartet aux environs de Sansans, dans le département du Gers, et qui a reçu le nom de Macrolherium giganteum. (E. D.)
ORVCTEROTHER1L1I. paléokt. —
Voy. MKGATUÉRlofOES.
ORYCTES (êpwxTDî, qui creuse la terre).
ims. — Genre de Coléoptères peniamèrcs, famille des Lamellicornes , tribu des Srarabéides xylophiles , créé par llliger ( Va :cichniss der Kctfer Preusscns, p. 14), et généralement adopté aujourd'hui. Une vingtaine d'espèces , originaires d'Europe , d'Asie et d'Afrique , y sont comprises ; nous citerons comme en faisant partie les espèces suivantes : O. Rhinocéros, nasicornis Lin., grypus 111., Stentor , Boaj , Ilircus F., monoceros, Augias et Tarandus 01. La 2« espèce, la plus grande, se trouve, ainsi que sa larve, dans le terreau des couches à melon. L'Insecte parfait est vulgairement nommé Licorne ou Rhinocéros. Ce genre a pour ca-
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ractères : Épistome en forme de triangle renversé ; joues formant sur les yeux un canthus brusquement coupé à sa partie postérieure, où il représente une sorte de dent ; plantule terminée par quatre ou cinq poils divergents ; ongles toujours égaux. (C.)
•ORYCTÉSIEX9. Onjctesii. ras. — Cinquième famille de Coléoptères pentamères lamellicornes, du groupe des Pétalocérides , établie par Mulsant {Hist. nat. des Lamellicornes de France , 1842 , p. 37 ), et qui a pour caractères : Pieds intermédiaires rap prochés; écusson toujours visible; élytres laissant le pygidium à découvert; ventre généralement plus long que les deux segments pectoraux; yeux faiblement coupés; prosternum relevé postérieurement et couronné de poils; antennes de 10 articles; mandibules cornées et saillantes sur les côtés. Elle se divise en deux branches , celle des Oryctésaires et celle des Pentadonaires. (C.)
♦ORYCTODERUS (orycfes, genre de Coléoptères ; à/pyj , cou), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides xylophiles, établi par M. Boisduval (royale de l'Astrolabe, Ins., 1 835, p. 160, atlas, pl. 9, fig. 5), avec une espèce de la Nouvelle-Guinée que l'auteur nomme 0. latitarsus. (C.)
•ORYCTOJIORFIIL'S (oryetes, genre de Coléoptères; jaoû<j»/i', forme). n»s. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides xylophiles , créé par Guérin-Méneville ( Voyage de la Coquille, Ins., p. 79, atlas, pl. 3, f. 3), avec les caractères suivants : Antennes allongées , plus longues que la tète , avec les 2% 3* , 4e et 5' articles allongés ; les 6* et 7' courts et dilatés en dedans. Crochets des tarses antérieurs très inégaux , l'externe plus grand et bifide. Deux espèces composent ce genre : l'O. bimaculaius Guér. , et pictus Waterh. New. La première est originaire de la Conception , et la seconde de Valdivia. (C.)
•ORYCTOMYS (ipCxrr,,, qui creuse; pZi, rat), ham. — M. de Blainville {Cours de la Sorbonne, 1831) réunit sous ce nom générique plusieurs groupes de Rongeurs américains à huit dents molaires. Ce genre, qui, pour M. de Blainville, rentre dans la grande division des Balbyergues, comprend les subdivisions des Ascomys, Diploitoma, Sacco-
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inys, Patphagomys, Cimomys , Octodon, Abrocoma,ete. Voy. ces divers mots. (ED.)
ORï G AMES. Orygama. un. CM. — 3yn.
de Corbeille. Voy. ce mot.
ORYGIA. bot. pb. — Genre de la foralUe des Portolacacées , tribu des Molluginées, établi par Forskal ( Mgypt. , f OS ). Herbe» de l'Arabie , des Indes orientales et du cap de Bonne Espérance. Voy. poartrucACiES.
•ORYGMA (Spvyita, trou), ras. — Genre de Tordre des Diptères bratbocères, famille des Dichcetes , tribu des Muscides acatyptérées , sous-tribu des Psilomydes , établi par Mcigen pour une Muscide d'Angleterre, que l'auteur du genre a nommée Orygma luctuosa. (L.)
* ORYGOTHERIL'M (SpvÇ, oryx ; pfov, béte sauvage), ma*. — Groupe de Ruminants fossiles créé par Hermann Von Meycr (Jahrtb. f. Mm., 1828). (E. D.)
♦ORYSSIDES. Oryssides. ras. — Famille de la tribu des Siriciens, dans l'ordre des Hyménoptères, et qui ne renferme Jusqu'à présent que le seul genre Orysivs. Voy. ce mot et siftictens.
ORYSSIE^S. ras. — Syn. d'Oryssidcs.
Voy. ce mot.
ORYSSfSfpvS&cr», creuser), nw. — Genre de l'ordre des Hyménoptères , tribu des Siriciens, famille des Oryssides, établi par Latreille et généralement adopté. Les principaux caractères dece genre sont : Corps épai«, légèrement convexe. Mandibules courtes, sans dentelures ; lèvre inférieure sans échancrure; palpes maxillaires de 5 articles, longs et sétacés; les labiaux de 3, dont le dernier ovalaireet plus gros que les autres. Antennes filiformes, de 11 articles dans les mêles, de 10 seulement dans les femelles. Ailes ayant une seule cellule radiale et deux cellules cubitales. Pattes assez épaisses, surtout les antérieures : les intermédiaires et les postérieures épineuses. Abdomen sessrle; tarière capillaire, roulée en spirale daus l'intérieur de l'abdomen.
Deux espèces seulement composent cm genre ; elles se trouvent dans nos bois , an printemps, posées sur les vieux arbres exposés au soleil , et soutent sur ceux qui ont été coupés ; elles courent très vite sur une ligne droite, marchent aussi de côté et même en arrière. Les Sapins, les Hêtres et les Chênes sont les arbres qu'elles préfèrent.