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face inférieure du corps , elle est garnie d'un labre, d'une paire de mandibules palpigères, d'une lèvre inférieure et de deux paires de mâchoires , dont les postérieures portent un grand appendice flabelliforme , considéré par quelques auteurs comme étant une branebie. Les membres, qui s'insèrent en arrière de la bouche , et qui doivent être considérés comme étant de véritables pattes thoraciques, ne sont qu'au nombre de deux ou trois paires. Enfin le corps se termine par une queue bifide, et les œufs se logent entre le tronc et la partie dorsale de la carapace. Cet ordre ne se compose que d'une seule famille, désignée sous le nom de Cyproldes. Voy. ce mot. (H. L.)
OSTRACOPODES. cbost.— Syn. d'Ostrapodes.
OSTR.EA. «oll. — Nom scientifique du genre Huître. Voy. ce mot.
OSTRALEGA, Brus. ois. — Syn. d'Hœmaiopus, Linn. Voy. Buttau*.
OSTR APODES Oslrapoda. cbost. — Straûs donne ce nom a un ordre de Crustacés qui, antérieurement, avait été désigné par La treille sous celui d'Ostracodes. Voy. ce nom. (H. L.)
•OSTREOCARPLS , L. -C. Richard (1/sc.). bot. pb. — Syn. d'Aspidosperma , ilart. et Zucc.
•OSTROPA. bot. ca. — Genre de Champignons pyrénomycètes, établi par Fries (PL hom. , 109 ) aux dépens des Spbéries , et qui comprend les Sphœria sclerolium et barbara.
OSTRYA. bot. pb. — Genre de la famille des Cupulifères, établi par Micbeli (Nov. gen., 223, t. 104) aux dépens du Charme (Carpinus), dont il diffère principalement par la présence d'une écaille florale en forme de vésicule qui recouvre entièrement la fleur et le fruit. La principale espèce, VOstrya vulgaris, est un arbre qui croit dans l'Europe australe et l'Amérique boréale.
OSYRICERA (Osyris, genre de plantes; xip*î, corne), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Plcurothallées, établi par lilume {Bijdr. , 307, f. W). Herbes de Java. Voy. orchidéf.s.
OM RIS (nom mythologique), bot. pu. — Genre de la famille des Santalacées , établi par Linné (Gen., n. 1101). Arbrisseaux des régions méditerranéennes. V. sartalacées.
•OT A C H Y RI L M , Nées (m Mort, fl.bras., II, 173 ). bot. pb. — Syn. de Ponictws, Linn.
•OTAN DR A , Salisb. ( m Hortk. Transact., I, 261 ). bot. ph. — Syn. de Geodorum, Jacks.
•OTANTBERA (5t«, oreille; 4*8np4, fleuri), bot. pb. — Genre delà famille des Mélastornacées, tribu des Osbeckiées, établi par Blume (in Flora, 1 831 , p. 488). Arbrisseaui des Moluques. Voy. bél astob acées .
OTANTMIS, Link. (Flor. Portug., II, 364 ). bot. pb. — Syn. de Diotis, Desfont.
OTARIA («ta'pto» , petite oreille), bot. ph. — Genre de la famille des Asclépiadées , tribu des Cynanchées, établi par Kunlh ( in llumb. et Bonpl. Nov. gen. et spec., III, 191). Herbes du Mexique. V. asclépiadées.
OTARIE. Olaria ( »7«po* , petite oreille), bum. — Péron {Voyage aux terres australes, 1807) a créé sous ce nom un groupe de Carnassiers amphibies, que l'on réunit généralement au grand genre des Phoques. Voy. ce mot. . (E. D.)
OTARION (wrapiov, petite oreille).
crust. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Trilobiles, a été établi par M. Zenker; il est très voisin des Trinuculcs, et semble établir le passage entre ces Trilobiles et les Ogygies. Cette coupe générique se compose de Trilobites aplati.s et dépourvus d'yeux, dont le corps est obovalaire; le bouclier cépbalique est grand et cormgère; les lobes latéraux sont larges, contigus et obtus à leur extrémité; le front est court et arrondi en avant, et séparé des joues par deux petits tubercules oculiformes. Les lobes latéraux du thorax sont composés de segments très grands et entiers. L'abdomen est petit et formé de segments plus ou moins confondus entre eux. Il est a noter qu'on n'aperçoit pas sur le devant du front un sillon médian, comme dans les Ogygies.
On ne connaît que deux espèces de ce genre, et parmi elles nous citerons VOtarion diffractum Zenkcr. Ce fossile a été trouvé dans un conglomérat calcaire du terrain de transition de Bohême. (H. L.)
•OTEROSCEL1S («Trpoî, différent; jambe), ins. — Division de Coléoptères Jiétérornères, famille des Melasomes. tribu des Piméliaires, établie par Solier [Ann. de ta Soc. ent. de Fr., t. IV, p. 546) , avec le*
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6 espèces suivantes do genre Aéexnia, sa-
voir : 0. pulcherrima Fiscb., carinata, Audouinii, dévala Sol., metalUca KL, et Pariseii I-eTebv. Les 3 premières sont originaires de Pêne , et les 3 dernières de la Haute- Egypte. (C)
OTUÉROCEIWE ou KIKO. CHM.—Suc desséché analogue à l'Opium, et qui parait provenir de divers végétaux des bords da fleuve de Gambie en Afrique, de la Nouvelle-Hollande, etc. (Pterocarput erinaceus, Eucalyptus restmifera, Nauclea gainbvr, Coccoloba uvifera). L'Othéroceroenu Kino est apporté en masses irrégulières assez considérables, sèches et cassantes, d'un brun foncé, opaques, et oiïraot souvent de petites cavités dans leur intérieur. Sa poudre est d'un rouge sale ; sa saveur est très astringente, d'abord un peu anère , ensuite douceâtre. Le Kino répandu dans le commerce est, d'après M. Guibourt, recueilli sur le Coccoloba uvifera. On le nomme indifféremment Gomme de Gambie , Gomme-Kino ou Résine-Kino. Cette substance est considérée par M. Vauquelin comme une espèce particulière de Tannin , abstraction faite d'une matière qui ne se dissout que dans l'eau, et d'une autre qui est tout à fait insoluble. Cette substance possède une propriété astringente très énergique. Voy. aussi l'article rauclee. (M.)
•OTH1LS. ms. — Genre de Coléoptères peu ta mères, famille des Brachéljtres, tribu des Staphyliniens , établi par Leaeh , et adopté par Erichson {Gênera et tp. Staphylinorum, p. 294). Dix espèces rentrent dans ce genre ; 8 appartiennent à l'Europe, et 2 i l'Amérique septentrionale. Nous citerons les suivantes comme en faisant partie : 0. fuivipennis F., melanocephalus, alternons Fr., ptiicomis Pk., punctipennis Lac, macroccptuUus Nordm., et Californiens Escb. Ce genre a pour caractères : Antennes droites; languette entière; paraglosses linéaires ; palpes filiformes.
Dejean a donné à ces Insectes le nom générique de Sauriodet, et Lacordaire celui de Cafius. (C.)
•OTHLIS, Sebott (m Spreng. Cur. post., 407). bot. po.— Syn. deDoliocarpus, Roland.
•OTHONIA (nom propre), causr. — C'est on genre de l'ordre des Décapodes bracb jures, de la famille des Oxjrbynques, établi par
M. Bell, et ainsi caractérisé par ce tarant : Cirapace largement ovale, terminée par unrostre petit, courtetbifide. Yeux épais, à pédoncule allongé, cylindriqae. Antennes internes très petites; antennes externes plus allongées, avec l'article basilaire lamelleux et armé au côté externe d'une dent triangulaire. Pattes de médiocre longueur. Abdomen de la femelle composé de sept articles; on ne connaît pas celui du mâle. La seule espèce connue de celte singulière coupe générique est TOtbokie a six dewts, Othcnia sexdeniaia Bell. ( Trans. xool. Societ. of lond., t. 11, 1836, p. 56, pl. 12, fig. 1 ). Celte espèce a été rencontrée aux Iles Gailapagos. (H. L.)
•OTHONIA. amrsL.—Genre d'Annélides tubicoles des cèles d'Angleterre, établi par Johnston dans le Magazin de Loudon pour 1835, et dédié à Othon Fabricius. (P. G.)
OTH ON \ A ( MJwa, nom grec de l'Œillet d'Inde), bot. m. — Genre de la famille des Composées, tribu des Cynarées, établi par Linné (Gen., n. 993), et dont les principaux caractères sont : Capitule multiflore, bétérogame; Oeurs du rayon unisériées, ligulées ou tronquées, femelles; celles du disque tubuleuses, miles par l'imperfection du style. Involucre uiiisérié,à écailles soudées plus ou moins entre elles par les côtés. Réceptacle convexe ou snbconique, muni d'une fossette, quelquefois duveteux ; limbe de la corolle du disque 5denté. Akènes du rayon fertiles , ovales , hirsutes ou glabres, papilleux ; ceux du disque cylindriques, glabres; ces derniers avortent constamment. Aigrette soyeuse.
Les Olhonna sont des herbes ou des arbrisseaux originaires du Cap; à feuilles dentées ou entières , charnues ou membraneuses ; à capitules fauves ou rarement azurés, solitaires au sommet des pédoncules.
Les espères de ce genre, au nombre de plus de soiiante, sont cultivées pour la plupart dans les jardins botaniques de l'Europe ; quelques unes étalent aussi dans nos parterres leurs grandes et belles fleurs radiées. Parmi les plus remarquables nous citerons la suivante :
Otboitoe a feuilles dk cmoFL^E, Oth.
Cheirifolia Linn., Dubam. Sa tige s'élève à 65 centimètres et quelquefois plus; elle supporte des feuilles alternes, sessiles.
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glauques, entières, spatulées, an pea charnu«, cartilagineuses sur leurs bords, marquées de trois serrures saillantes; les inférieures obtuses , les supérieures aiguës , longues d'environ 5 centimètres. Ses fleurs, grandes, belles, radiées, jaunes, de 5 centimètres de diamètre, sont portées sur de longs pédoncules simples, solitaires, et un peu renflées en tête. Cette plante, quoique originaire de l'Ethiopie, supporte très bien la gelée, et présente l'avantage de ne , oint perdre ses feuilles. Elle n'est pas difficile sur le choix du terrain; on la multiplie aisément de marcottes, ou de boutures et de graines. Sous le climat de Paris , celte plante fleurit vers la fin de mai ou au eom-
ûn cultive assex fréquemment aussi les Othonna tcnuissima, cormopifolia, peclinata, parviflora, abrotanifolia , retrofractati orborescens, dont les fleurs sont d'un agréable aspect. (J.)
OTBRYS, Noronh. («se Thouars gen.
iladagasc., n. 44). bot. ph. — Syn. de Crafcri'a, Linn.
•OTIDERES (Ar'î, outarde ; <fyw» , eou). us. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curcul ion ides gonatocères , division des Cléonides, formé par Dejean ( Catalogua, 3< édiu, p. 283) avec une espèce des Andes , l'O. mguinatus de l'auteur. Ce genre a beaucoup de rapport avec les Listrcderes , mais il en diffère par un corselet avancé aoguleusement sur le milieu latéral, et par des antennes beaucoup plus longues. (C.)
OTIDÉES. Olidea. «ou.. — Famille de Mollosques ou Halacozoaires proposée par M. de Blainville, et comprenant les genres Haliotide et Aneyle. Cette famille fait parlie du troisième ordre de ses Paracéphalophores hermaphrodites. (Dcj.)
OTID1A, Lindl. (in Suxet geran., t. 98). iot. ph. — Voy. PFXAaGomDU , L'Hérit.
#Oïf DOCE PIIALllS («.'?, outarde; xrf>«lïî, léte). nw. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères , division des Érirhinides , créé par nous ( .dit», de la Soc. eniomol. de France » t. 1 , p. 98, pl. 3, f. 1), adopté par Dejean {Catalogue, 3« édtt., p. 303) et par Schœnherr (Gêner, et sp. Cureulion. syn., t. 111 , p. 363 ; Vil, 2, p. 194). Ce genre renferme
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plus de 20 espèces, qui toutes appartiennenl à l'Amérique, et nous citerons comme y étant comprises les espèces suivantes : 0. mexicanw, albopilosus, pilosus, flavipennis, pmyi Cnev., gaiella F., /brmicortus 01., apioniformis, oculatus, pelliceus, pubescens, setulotus, parvulus, gibbus, boops, scrobicol- Us,bicolor Scbr., americanus Dej., myrmecodet III., et pulicarius Er. Ces Insectes sont écailleux, lisses et poilus; leurs élytres sont pyrîformes , et quelquefois élevées ou gibbeuses vers l'extrémité ; leurs cuisses offrent des éperons anguleux, assez larges. (C.)
OTILOPHUS. bbpt. — Genre établi par Cuvier pour quelques espèces de Crapauds. Voy. ce mot.
♦OTIOCERÎJS (ivfov, petite oreille; xccorne), ras. — Genre de l'ordre des Hémiptères bomoptères, tribu des Fulgoriens, famille des Fulgorides, établi par Kirby {Trans. Linn. soc, XIII, 16). L'espèce type etuniqne, l'Ofiocertis Stollii Kirb., est originaire de Philadelphie. (L.)
OTION, Leacb. cinan. — Syn. de Gymnolèpe , Blainv.
•OTIOPIIORA («Wo», petite oreille ; fSpoç, qui porte), bot. pn. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Spermacocées , établi par Zuccarini (Arov. Plant, fasc., t. I, p. 316 ). Arbrisseaux de Madagascar. Voy. bobiacbes.
OTIOPHORES. Otlophori. iks. — Nom donné par Latreille (Gen. Crust. et Inst., t. II, p. 53) à sa douzième famille des Coléoptères pentamères. Elle a pour caractère principal : Antennes dilatées extérieurement et présentant l'apparence d'une sorte d'oreille. Genres Dryops, Macronychus et Gyrinus. Dans les ouvrages subséquents de l'auteur cette famille a été abandonnée, et les genres ci-dessus rentrent soit dans ta tribu des Gyriniens , soit dans celle des Leptodactyles. (C.)
•OTIORHYNCniDES. Otiorhynchi. ira.
— Dixième division de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, établie par Schœnherr {Dispositio melhodica gen. et sp. Curcul. syn., t. III, p. 591 ; VII , 1 , 257) , et que l'auteur caractérise ainsi : Trompe assez courte, renflée, subhorizontale , dilatée , épaisse au sommet , à peu près plane en dessus; ptéryges étendues au sommet. Genres : Offornync/ius, Tylode-
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res , Embrithes, SUeytes, Agraphus, Calergus , Caterectus , Elythrodon , Nastus , Hyphantus, Phytoscaphus et Clasbius, Chez ces deux derniers le corps est ailé, el le corselet lobé près des y eut; mais chez les précédents le corps est aptère, et le corselet presque trooqué antérieurement , sans aucune trace de lobe. (C.)
OTIORBYNCBUS («*tm>« , petite oreille ; fax9* > trompe ). «s. — Genre de Coléoptères létramères , famille des Curculiooides gonatocères , division des Oliorbyncbides , créé par Germar (Inseclorum species, t. I, p. 343, t. 2, r. 9 à 12), et adopté par Schœnberr (Disp. melhod. , p. 203 , Gênera et sp. Curculion. syn. , t. Il, p. 551 ; Vil , p. 257). Il se compose de plus de 300 espèces propres pour la plupart à l'Europe , quelques unes à l'Asie (Sibérie) et à r Afrique (la Barbarie). Les Oliorhynchus habitent de préférence les pays montueux; ils sont nocturnes , et se trouvent pendaut le jour immobiles contre les feuilles, sous les écorccs , les pierres , la mousse et les détritus. Quelques espèces causent des dégâts assez notables à certains arbres. On ne sait encore rien sur leurs métamorphoses.
Nous citerons parmi les espèces qui y sont comprises les suivantes: 0. singularis, ligustici, ovatus Lin., sutphunfer , niger, muttijmncJatus, lavigatus, gemmatus, leptdopterus, nigrita, picipes, raucus, sulcalus, sebra, morio Y., fuscipes, mastix, perdix, Itgneus, pimeloides 01., goerxensis, pianatus , tenebricosus , irritant , tinicolor, orbicularis, conspersns, hirsicornist septentrioms , porcalus, pinastrt Hst., giraffa , alutaccus , lasius , du/ci» et obsidianus Gr., etc.
Ces Insectes ont reçu plusieurs noms géîii'riques , savoir : teui de Luborhynchus et de Bi achyihynihus par Mégerle et Dabi ; de liachyrlunus par Latreille; de Pachygaiier et de Simo par Germar, Mégerle et Dcjcan, et de Jlftcoceru* par Billberg.
Les caractères de ce genre sont : Antennes longues, brisées au milieu ; scapus dépassant les yeux; massue plus ou moins oblongue ou ovalaire; trompe plus longue que la téte, renflée à l'extrémité ; fossettes courtes, larges , un peu élargies et dilatées du coté des yeux; yeux arrondis; écusson petit, triangulaire; élytres sub-ovalaires, plus larges
que le corselet , arrondies sur les épaules , convexes en dessus; corps dur, aptère,
obscur. (C.)
•OTIOTHOPS. abacbk. — C'est un genre de Tordre des Aranéides, de la tribu des Araignées, établi par Mac Leay et ainsi caractérisé par ce savant : Yeux au nombre de huit, sur trois lignes, la ligne antérieurs courbée en arrière; deux autres sur une seconde ligne, au-dessus des latéraux de la ligne antérieure, mais rentrant, et faisant celte seconde ligne moins longue que la première. Les deux yeux postérieurs, plus gros, sont reculés sur le derrière de la téte , teintent condensés entre eux, qu'ils paraissent ne former qu'un seul œil, marquant seulement le milieu de la troisième ligne, séparés par un intervalle notable des yeux latéraux, et sur la perpendiculaire qui passe au milieu de l'intervalle des yeux intermédiaires de la ligne antérieure. La lèvre est allongée, triangulaire, conique. Les mâchoires sont larges, triangulaires, resserrées à leur insertion, tronquées en ligne droite à leur extrémité. Les pattes antérieures sont 1 premiers articles renflés; la première est palpiforme et ne présente que six articles. La première paire est plus longue, la seconde ensuite, la troisième après ; la quatrième est la plus courte. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre remarquable , c'est 1*0-
TIOTHOPS DE WlLCKEHAE* , OtiûtkOpS Wttlc-
kenaerii Mac Leay (4nn. ofnat. hist., 1833, t. 21, p. 12, pl. 2, fig. 5). Celte espèce, qui habile sous les pierres et qui a été rencontrée dans l'Ile de Cuba , se trouve aussi dans les bois. (H. L.)
OTIS. ois. — Dénomination scientifique du genre Outarde. Voy. ce mot.
•OTISOllEX. (oî«,»«4, oreille; sorex, musaraigne), mam. — M. Dehay (Nat. hist. New- York, t. 1, 1842) forme, sous ce nom, un groupe de Mammifères créé aux dépens du grand genre Musaraigne. V. ce mol. (E. D.)
OTITES, lus. — Genre de l'ordre des Diptères bracbocères , famille des Albéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Psilomydes , établi par Latreille (Règne animal), et dont les principaux caractères sont, d'après M. Macquart (Diptères, suites à Buffon, édit. Roret, 1. 11, p. 124): Téte assez grande; face un peu convexe, carénée, à deux fossettes ; front saillant, obtus, plat; deuxième
OTO
OTO ltl
article des antenne* conique, un peu allongé; troisième ovale, de la longueur du deuxième ; style nu.
Ce genre renferme neuf espèces qui habitent la France et l'Allemagne. Parmi elles nous citerons principalement VOtites for-
/or-
mosa Rob.-Desv. , Musca id. Panz., Ortalis gangrœnosa Meig. , Dictya id. Fab. , ScafopAoga ruficeps Fab. ), que Ton trouve abondamment dans la forêt de Saint- Germain , sur les fleurs de l'Aubépine. (L).
OTITES, Otth. (in DC. Prodr., I, 367).
sot. ra. — Ko?/, siuma, Linn.
"OTOCÉPIIALE. Olocephalus (.îç, *t<îç, oreille; xc^oW, tète), tb«at. — Genre de Monstres unitaires appartenant à la famille des Otocépbaliens.
• OTOCÉPBALIENS. Otocephalœi. téut. — Famille de Monstres unitaires appartenant à l'ordre des Autosites. Ce sont les derniers Monstres de cet ordre , fort voisins, à quelques égards, des Cyclocéph a liens , mais beaucoup plus anomaux encore. Les oreilles sont rapprochées et •ourent réunies sur la ligne médiane chez les Otocépbaliens, comme les yeux cbez les Cyelocépbalienj, et il eiiste une atrophie plus ou moins marquée de la région inférieure du crine ; le plus souvent même la mâchoire et une grande partie de la face manquent. La fusion et l'atrophie , tout en affectant surtout la portion inférieure de la tète, et c'est là le trait caractéristique des Otocépbaliens , s'étend , dans beaucoup de cas , jusqu'à la région supérieure; et l'on retroure, parmi les Otocépbaliens, des groupes caractérisés par l'existence d'un seul ail médian, et un genre «hez lequel manquent les yeux et l'appareil nasal.
L'organisation générale de ces Monstres, et les circonstances de leur naissance et de la mort, ayant la plus grande analogie avec celles des Cyclocéphaliens , nous nous bornerons à ajouter à ce résumé des caractères des Otoréphaliens la caractéristique de chacun des genres que comprend cette famille.
A. Deux yeux séparés.
1. Spbxkoçêpbalb. Sphenocephalus (Sphénenréphale de Geoffroy Saint-Hilaire , qui a ainsi nommé ce genre des modification! remarquables qu'y présente l'os sphénoïde).
—Les deux oreilles sont rapprochées ou réunies sous la tète ; mais les mâchoires et la bouche sont encore distinctes. C'est le genre le moins anomal de cette famille , et en même temps le plus rare de tous.
B. Un seul ail , ou deux yeux réunis dans la même orbite.
2. Otociphale. Otocephalus. — Genre très rare aussi, qui est caractérisé par la réunion ou le rapprochement, sous la tête, des deux oreilles , la mâchoire et la bouche étant encore distinctes ; l'appareil nasal est atrophié, ses téguments ne forment point une sorte de trompe.
3. Édocéphale. Mdocephalus («Woïb», parties sexuelles; xiraXi), tête). — Cne trompe formée par les téguments de l'appareil nasal atrophié d'ailleurs; au-dessous d'elle, un œil médian; plus bas, une ouverture transversale, que l'on a quelquefois prise pour la bouche, mais qui représente les deux trous auditifs réunis sur la ligne médiane; enfin les conques auditives placées de chaque côté, en dehors du trou auditif commun : telles sont les seules parties que présente la face dans le genre Édocéphale , privé par conséquent de bouche , et n'ayant que des mâchoires rudimentaires.
Ce genre est beaucoup moins rare que les précédents. Les Édocépbales ont excité à un haut degré l'attention et l'étonnemenl de quelques anciens tératologues qui, prenant la trompe nasale pour un pénis, regardaient comme hermaphrodites les Édocéphale* femelles qu'ils avaient sous les yeux. Quelques replis de peau ont été de même pris pour des testicules; et c'est ainsi que l'on croyait retrouver insérées sur la tête toutes les parties sexuelles; erreur sin gulièreque rappelle le nom donné à ce genre.
4. Opocéphale. Opocephalus (&{>, £i»£ç, œil; xi?«Xn, Wle). — Genre fort voisin du précédent, mais qui est nettement caractérisé par l'absence de trompe nasale.