‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 39 sur 170 · U2 OVA · texte numérisé non relu

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que le style et le stigmate sont restés sous la forme du Blet grêle qui continue sa nervure médiane , et du petit renflement qai termine ce filet. C'est, en effet, dans le limbe delà feuille transformée en pistil que la plupart des botanistes semblent s'accorder à trouver l'origine de l'Ovaire, et cette manière de voir parait avoir pour elle l'appui de plusieurs faits tératologiques et diverses analogies, en même temps qu'une grande simplicité. Néanmoins, elle ne régne pas sans partage dans la science: des observateurs d'un grand mérite veulent voir dans l'Ovaire l'analogue de la partie vaginale ou de la gaine des feuilles de végétation, tandis qu'ils considèrent le style comme représentant le pétiole, et le stigmate comme correspondant au limbe des feuilles ordinaires ; telle est particulièrement l'opinion de M. Scbleiden; d'autres, comme MM. Endlicber et TJnger, pensent que l'Ovaire provient tantôt de la gaine, et tantôt du disque de la feuille; enfin M. L. Bravais (Examen organographique des nectaires; Ann. se.

nal., t. XVIII, septembre 1842) , signalant dans le pétiole d'une feuille ordinaire deux parties distinctes , le support et le pétiole proprement dit, admet que le support seul entre dans la formation de l'Ovaire , tandis que le pétiole proprement dit donne le style, que le stigmate est analogue à l'anthère, et que le limbe se trouve réduit à des sortes d'appendices sligmatiques, dont l'existence est peu fréquente.

Quoi qu'il en soit de ces diverses déterminations, ebaque feuille ployée et modifiée en pistil prend le nom de feuille pistillaire ou carpellaire, et elle forme un carpelle ou carpidie, ou un pistil simple ; plusieurs feuilles pistillaires ou plusieurs carpelles réunis donnent un pistil composé ou syncarpe. Examinons d'abord l'Ovaire d'un pistil simple; cette élude nous rendra beaucoup plus facile celle du même organe considéré dans Lo pistil composé.

Lorsque le limbe de la feuille pistillaire se pluie pour former l'Ovaire d'un carpelle, ses bords s'infléchissent vers le centre de la fleur, où ils se soudent l'un à l'autre, et sa côte ou sa nervure médiane reste nécessairement placée vers l'extérieur. Or, ce dernier côté forme le dos du carpelle, tandis que le premier constitue son ventre ou sa portion

ventrale; celle-ci est toujours marquée par une ligne résultant de la soudure des deux bords infléchis, et par laquelle s'ouvre le carpelle à sa maturité; cette ligne de soudure, qui devient plus tard la ligne de débiscence, se nomme la suture.

Ce mode de formation de l'Ovaire amène diverses conséquences importantes. En premier lieu, un carpelle isolé ou un pistil simple ne peut jamais être régulier, son côté dorsal, formé par la nervure médiane, sur laquelle s'est fait le ploiement , devant toujours être moins convexe que son côté ventral , formé par les deux bords rapprochés et soudés; on conçoit, en effet, sans peine, que les deux moitiés d'une feuille, appliquées l'une contre l'autre, ne peuvent former un organe régulièrement et uniformément arrondi de tous ses côtés. En second lieu , on peut comprendre d'avance que la cavité formée par le ploiement de la feuille carpellaire sera unique, à moins qu'il n'existe dans l'intérieur de l'Ovaire formé par elle quelque production nouvelle ou quelque modification de disposition qui ah pour effet de la subdiviser. C'est, en effet, ce qui a lieu dans la grande majorité des cas; l'Ovaire d'un carpelle ou pistil simple ne présente d'ordinaire qu'une senle cavité ou loge. Cependant, dans certaines circonstances, elle est subdivisée par des lames d'origine et d'importance secondaires , qu'on a nommées fausses cloisons , pour les distinguer des vraies cloisons, qui n'existent que dans les Ovaires des pistils composés, et qui, comme nous le verrons plus tard, résultent uniquement de la juxtaposition et de la soudure des carpelles. Ainsi, dans certaines Légumineuses (Astragalus), la nervure médiane s'infléchit assex fortement en dedans pour diviser la cavité ovarienne en deux moitiés, qu'on nomme encore loges dans le langage descriptif, et qu'il serait plus rationnel de distinguer par le nom de logeltes, avec quelques orgaoographes. Nous retrouverons des faits fort remarquables et analogues jusqu'à un certain point dans certains pistils composés (Lins, Datura). Plus souvent, ces fausses cloisons, soit complètes, c'est-à-dire traversant toute la cavité ovarienne, soit incomplètes, c'est-à-dire y formant seulement des chambres qui communiquent entre elles, partentde la suture ventrale et sont formées.

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