‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 38 sur 170 · OIT · texte numérisé non relu

OIT

ce moment que les chiens peu yen t le forcer; à ce moment aussi, il arrive assez souvent qu'au lieu de fuir, il se couche à l'approche de son ennemi. Ces faits ont été principalement observés chez la grande Outarde. Du reste, dans toutes les espèces, les mâles, aussi bien que les femelles, sont très silencieux, même a l'époque des amours, ce qui est assez exceptionnel.

Après l'accouplement, les femelles se séparent de leur mâle pour faire leur ponte. Elles ne font ordinairement point de nid ; elles choisissent, dans les seigles ou dans les blés les plus fourrés, un lieu propice, et j déposent leurs œufs. La grande Outarde n'en fait ordinairement que deux de la grosseur de ceux du Dindon , mais plus allongés et tachés de brun rougeâtre sur un fond olivâtre. Les autres espèces sont plus fécondes : ainsi l'Outarde canepelière en pond jusqu'à cinq, d'un beau vert uniforme et luisant, et l'Outarde Houbara en produit à peu près le même nombre, d'une couleur olivâtre, comme ceux delà grande Outarde, et parsemés de taches brunes irrégulières. Cependant M. Desfoniaines, qui a eu en sa possession une femelle vivante de Houbara, dit que cette dernière ne pond que deux œufs. Quoi qu'il en soit , l'incubation dure, selon les espèces, de vingt-cinq à trente jours.

Une opinion des plus erronées, et qui ne résultait certes pas d'une longue observation, mais bien plutôt d'une hypothèse, était celle qui voulait que la grande Outarde prit ses œufs sous ses ailes pour les transporter dans un autre lieu , lorsque celui où elle les avait déposés tout d'abord était découvert. A cette opinion on en a substitué une autre, que d'autres faits analogues rendent plus vraisemblable. Ainsi, on a dit que, comme l'Engoulevent, la grande Outarde prenait ses œufs dans son gosier pour les transporter ailleurs. L'on sait positivement que le Coucou d'Europe emploie les mêmes moyens pour enlever du sol l'œuf qu'il y pond , et pour le porter dans un nid voisin. Il est probable que la grande Outarde use du même expédient, s'il est vrai toutefois qu'elle cherche réellement à cacher de nouveau ses œufs lorsqu'ils ont été découverts. On a dit encore que , si l'espèce dont il est ici question, après avoir quitté sa couvée pour aller prendre de la nourriture, s'aperçoit, a son re-

tour, qu'on y • touché, elle l'abandonne pour toujours. Ceci étant vrai de beaucoup d'autres Oiseaux , peut bien l'être aussi de la grande Outarde.

Les jeunes Outardes naissent couvertes d'un duvet blanc. Elles quittent le nid, courent et cherchent leur nourriture aussitôt après leur éclosion. Leur mère lea guide, et elles vivent longtemps sous sa conduite, à la manière des Gallinacés. Comme les Outardeaux n'acquièrent que fort tard la faculté de pouvoir voler, si un objet ou une cause quelconque vient les effrayer, au lieu de fuir, ils se blottissent contre terre, de manière à se laisser écraser plutôt que de dévoiler leur présence par un mouvement. Prises jeunes, les Outardes s'apprivoisent aisément et s'habituent à vivre dans une basse-cour. On les nourrit alors avec de la mie de pain de aeigle mêlée à du foie do bœuf.

En liberté, les Outardes mangent de l'herbe, des grains, des vers, des insectes et, scion quelques auteurs, des Grenouilles, «les Crapauds et dea petits Lézards. Lorsque la terre est recouverte de neige, quelques espèces se contentent d'écorce d'arbres. Elles ont , comme les Gallinacés , l'habitude d'avaler de petites pierres , afin de facilitera leur estomac la trituration des aliments. On prétend même qu'elles peuvent, comme l'Autruche, déglutir des pièces de métal sans en être incommodées.

Les Outardes sont un très bon gibier : la chair des jeunes, un peu faisandée, est, diton , excellente. S'il faut en croire les gourmets, les cuisses sont, de tout l'animal . les parties les plus savoureuses. Au rapport de M. Desfontaines, les Arabes attribuent à la vésicule du fiel et à 1 estomac de l ûutanie Houbara la propriété de guérir les maladies des yeux; ils en frottent l'organe affecté, ou les portent en amulette suspendus au cou. Toujours est-il que les Outardes sont des Oiseaux assez estimés, et ce qui le prouve, c'est que partout, et par tous les moyens possibles, on leur fait une chasse assidue. En Crimée, où la grande Outarde vit en troupes , principalement pendant l'hiver, on la force à l'aide de chiens courants ou de lévriers. Il arrive même quelquefois qu'on la prend à la main , et cela lorsque des morceaux de glace s'attachent à ses ailes,

ce qui arrive souvent dans les temps de neige et de >erglas. Les Arabes, au contraire, se

w servent du Faucon pour la chasse de l'Outarde Houbara. Celte cbaise est curieuse, et M. Desfontaioes , qui en a rendu compte dans les mémoires de l'Académie des Sciences pour 1787, assura avoir souvent pris plaisir à voir toutes les ruses que le Houbara emploie pour échapper au Faucon, lorsqu'il en est poursuivi. Il court rapidement, revient tout-à-coup sur ses pas, s'enfonce dans les broussailles, en sort, y rentre plusieurs fois de suite, et lorsqu'il se voit sur le point d'être saisi par l'Oiseau de proie, il se renverse sur le dos et frappe fortement avec les pieds. Chez nous, où les Outardes sont devenues rares, la chasse a ces Oiseaux n'est, pour ainsi dire, qu'un fait accidentel : le fusil est l'instrument dont on se sert pour la faire.

La grande analogie qui existe, sous le rjpport des mœurs, et même, eu partie, sous celui des caractères physiques, entre la plupart des Gallinacés qui vivent dans nos fermes et nos basses-cours et les Outardes, a dû nécessairement porter l'homme à faire des tentatives dans le but de convertir ers dernières à la domesticité. Tout semblait présager que les essais que l'on ferait dans cette vue ne seraient pas vains ; car les Outardes remplissent la condition principale de la domesticité : le penchant à vivre en troupes ; cependant ceux auxquels ou s'est livré n'ont pas été couronnés de succès. Le naturel farouche de ces Oiseaux peut être modifié , la preuve en est fournie par des individus pris jeunes que l'on élève; mais là n'est pas l'obstaeie qui s'oppose à ce que les Outardes deviennent domestiques. Il parait certain qu'elles refusent de pondre en captivité. D'après Pallas {Nouveau Voyage dans la Russie méridionale, t. II de la traduction française, p. 406), on s'est assuré en Crimée qu'elles ne font jamais d'oeufs, quelque ap- , privoisées qu'elles soient. Il est vrai qu'une ou plusieurs tentatives sans résultat ne sont pas, pour un cas pareil à celui dont il s'agit, une preuve démonstrative. La persévérance serait ici nécessaire. « Si l'on concevait le projet de former une race d'Outardes domestiques , a dit M. F. Cuvier dans son Supplément à l'Histoire naturelle de Buffon, il faudrait commencer par faire éclora les œufs de

l'espèce qu'on choisirait, et puis élever les petits en les nourrissant comme les jeunes

et en les ayant sans cesse près de soi , afin que leur apprivoisement devint aussi complet que i/ossible; car la grande difficulté est de porter les Oiseaux sauvages à se reproduire. Si celte première génération se reproduit, si les femelles qui naîtront sont fécondées par les mâles qui auront été élevés avec elles, la race domestique aura pris naissance, mais sa domesticité ne sera encore qu'en germe, et ce n'est qu'à la suite d'un nombre de générations plus ou moins grand que cette race pourra être abandonnée à ellemême pour sa propre conservation, et traitée, à cet égard, comme les autres Oiseaux de basse-cour. • Or aucune expérience n'a encore été entreprise dans cette direction ; il serait à désirer que les personnes qui sont à même de pouvoir se procurer les œufs de ces Oiseaux voulussent en faire l'essai. Une pareille tentative serait non seulement intéressante, mais pourrait même avoir son utilité, si les résultats étaient satisfaisants.

Les espèces d'Outardes que l'on connaît appartiennent toutes à l'ancien monde. Deux d'entre elles vivent et se reproduisent en France ; une troisième a été rencontrée dans quelques parties de i'Kurope méridionale.

Selon M. Temaainck, la mue, chez les Outardes, serait double : elle aurait lieu au printemps et à l'automne. Les màlcs, chez le plus grand nombre des espèces, différent des femelles par des ornements extraordinaires et par un plumage plus bigarré; les jeunes mâles âgés d'un ou de deux ans ont le plumage de celles-ci.

Les Outardes forment une division naturelle qu'on a cherché à subdiviser. 0. Cuvier, MM. Temminek et Lesson ont établi pour elles deux sections. Plus tard, ce dernier a porté ces sections à un nombre plus élevé. Nous distinguerons les Outardes en :

Espèces dont les mandibules sont comprimées à la base et dont la queue est ample, presque égale ou légèrement étagée.

A ce groupe appartient la gbàkde Outarde, Otis tarda Linn. (Buff.,pl.enl.,245). C'est l'Oiseau d'Europe qui a la plus forte taille. Son plumage varie selon l'âge et le sexe. Le mâle adulte se distingue par un faisceau de plumes longues, effilées et à barbes désunies.

qui ornent les côtés de la gorge. Il a la tête cendrée , le dessus du corps d'un roux jaunâtre rayé de noir, et les parties inférieures blanches. La femelle, ordinairement plus petite, n'a point de faisceau de plumes i la base du bec.

La graude Outarde était autrefois assez commune en France, dans les plaines de la Champagne, en Lorraine, dans le Poitou , dans les plaines de la Crau , aui environs d'Arles. Aujourd'hui elle est devenue très rare et ne niebe plus en Champagne qu'en très petit nombre. Elle paratt commune en Espagne, dans l'Andalousie, en Italie, en Dalmatie et dans le Levant. On la trouve aussi en Suisse , en Allemagne et surtout dans la Russie méridionale, en Crimée.

L'Outarde canepetière , Ot. telrax Linn. ( Buff. , pl. enl. , 25 et 10 ) : on la nomme •ussi petite Outarde. Un collier en sautoir d'un blanc pur sur le cou ; une bande blanche sur la poitrine; toutes les parties supérieures d'un jaunâtre clair, vermiculées de noirâtre; point de plumes en forme de moustaches.

Celte espèce habite la France une partie de l'année , y arrive en avril et en part à l'automne. On la trouve assez communément en Normandie, en Bourgogne, et surtout en Beauee et en Berry. Elle est très rare en Angleterre , assez commune en Russie , dans les déserts de la Ta r tarie, en Crimée ; on la voit aussi en Espagne, en Italie, particulièrement dans la campagne de Rome , en GrèceeteoSardaigne, où elle reste toute l'année.

C'est de cette espèce que Leach etStepbeni ont fait le type du genre Tetrax.

L'Outarde d'Afriqub, Ot. afra Linn., Ot. lorauata 6. Cuv. Front et devant du cou noirs ; occiput cendré ; dos roux vermiculé de brun ; couvertures inférieures de la queue rousses. — Habile le cap de Bonne-Espérance.

L'Outarde korbaan, Ot. cafra Laib. {Synopsis-, pl. 79 ). Occiput rayé de fauve ; joues blanches; dos roux vermiculé de noir et de blanc. — Habite le cap de Bonne-Espérance.

L'Outarde lohong, Ol. arabs Lalb. {Edw., pl. 12). Sur la tète une huppe noire; toutes les parties supérieures d'une couleur marron brillante , mélangées de noir; gorge et devant du cou d'un cendré bleu , traversé

par des lignes brunes; poitrine et dessoui du corps blancs. — Habite l'Afrique dans le voisinage du Cap, et l'Asie.

L'Ootarde dd Bengale , Ot. bengalensix Linn. (Less., Voyage de Bélanger, pl. 10). Tète et toutes les parties supérieures vermiculées de brun sur un fond roux: tout le dessous du corps , i partir du thorax , d'uoj noir profond. — Habile les Indes.

L'Outarde nubiemke, Ot. nuba Ruppell (Voy. pl. 1). Sur la tète une calotte rousse; le cou plombé, le thorax et le haut du corps d'un roux vif; les ailes et la queue vermiculées de noir. — Habile la Nubie.

L'Outarde rbaad , Ot. rhaad Lath. Tète noire ; occiput surmonté d'une huppe d'un bleu foncé ; dessus du corps fauve taché de brun ; parties inférieures blanches ; queue brune rayée transversalement.— Habile l'Afrique.

Dans le langage des Barbaresques , le nom de rhaad signifie tonnetre, et ces peuples l'ont donné aux Outardes que ce nom représente pour exprimer le grand bruit que font ces Oiseaux en s'élevani déterre.

L'Outarde rhaad et les cinq qui précèdent font partie du sous -genre Bupodotis de M. Lesson. Il y joint I'Outarde Dcrbab, OU Durhami Less. ; I'Outarde bleuâtre, Ot. ccerulescens Levaill.; L'Outarde de Vicors, Ot. Vigorsii Smith; I'Outarde a ventre hoir, Ot. melanogaiter Ruppell ; I'Outarde a tête koi re , Ot. nigriceps; 1*0/. afraoides, VOt. ferox et VOt. scolopacea. Ces quatre dernières sont douteuses pour M. Ruppell.

L'Outarde passeragb, Ol. aurita Lalb.

Une grande tache blanche sur la région parolique ; une bande blanche entre le cou et le dos ; la télé, le cou, la poitrine et le ventre noirs; le dessus du corps varié de noir et de brun ; sur l'occiput une huppe composée de plumes acuminées. — Habite l'Inde.

Cette espèce compose avec \'0t. fulva le sous-genre Sypheottdes de M. Lesson.

Espèces dont les mandibules sont déprimées dans une grande portion de leur étendue. ( Sous-genre Chlamydotis de 11. Lesson. )

L'Outarde boubara , Ot. houbara Linn.

(Vicill., Gai. des Ois., pl. 227). Espèce remarquable par l'espèce de mantclet, formé de plumes longues , effilées , blanchâtres , I striées de noir, qui orne les parties latérales

OVA

de iod cou ; elle e l'occiput , les Jouet et la gorge blancs raie* de brun ; tout le dessus du corps jaunâtre, finement rayé et parsemé de tache» brunes; les parties inférieures blanches.

On la trouve en Arabie et en Barbarie. Ses apparitions en Europe sont rares et accidentelles; elle se montre quelquefois en Silésie, en Suisse, en Espagne, et assez fréquemment en Turquie.

M. Ruppell , dans une monographie du genre Outarde ( Afem. du Mus. Seuckcnbergianum, 1837) a donné comme espèces nouvelles YOt. Koritt VOt. Ludwigii, et Smith, dans les Illustrations oflhe zoology oftouth Africa, a fait connaître, sous le nom de Ot. mficrisla, une espèce inédile. (Z. G.)

OUTARDE AU. ois. — On nomme ainsi le petit de l'Outarde.

•OUTARDES, on.— Famille établie par II. Lesson , dans son Traité d'ornithologie , pour des espèces qui ont un bec presque droit, recourbé à la pointe, et comprimé sur les côtés; des fosses nasales amples; des jambes nues au-dessus de l'articulation, et des tarses longs terminés par trois doigts courts, sans pouce. Les espèces de cette famille vivent exclusivement dans les lieux secs et sablonneux de l'ancien monde.

Les seuls genres Outarde et Coureur ou Court- Vite en font partie. (Z. G.)

OUTEA. bot. fb. — Genre de la famille des Légumincuses-Cssalpiniées , tribu des Amherstiées, établi par Aublet (Guian., I, 28). Arbres de la Guiane. Voy. légumineuses.

OUTIAS. mam. — Nom donné vulgairementaux Capromys. Voy. ce mot. (E. D.)

OUTRE DE MER. «ou.. -Les pécheurs nomment ainsi les Ascidies.

OUTREMER, mm. — Voy. laiulitb.

OU V 1ER. ois. — Nom vulgaire du Vanneau-Pluvier.

OUVIRAKDRA. bot. ta. ~ Genre de la famille des Naladées , établi par Dupetit- Thouars (Gen. Madagasc. , n. 3). Herbes aquatiques de l'Afrique tropicale. L'Ouuirandra Madagascariensis Dup.-Tb. t dont le nom spécifique indique la patrie , est la principale espèce de ce genre.

•OVA et OVUM. échu». -Genre d'Échinides proposé par Van Pbelsum et adopté par M. Gray pour certaines espèces de Spatangues ayant cinq ambulacres pétaloldes très

ova m

enfoncés, tel que le Spatangus canaliferus qui est un Micraster de M. Agassix. (Dcj.)

OVAIRE . — Voy. ovologie et mopagation.

OVAIRE, bot. — On donne le nom d'Ovaire à la portion inférieure du pistil dans laquelle sont renfermés les ovules ou les jeunes graines, portion qui se distingue à l'extérieur par son renflement et son volume.

D'après la doctrine de la métamorphose, telle qu'elle a été exposée par Ch. -F. WoltT, Batseh, Goethe, et adoptée par les botanistes modernes, le pistil , comme les autres parties de la fleur, résulte de la modification plus ou moins profonde d'une ou plusieurs feuilles qui se sont courbées et creusées de manière à former une cavité close par le rapprochement et la soudure de leurs bords. Cette cavité n'est autre que la cavité ovarienne, dans laquelle sont situés les ovules, et la portion de feuille modifiée qui la circonscrit n'est autre chose que l'Ovaire. Celui-ci est ordinairement surmonté d'un prolongement plus ou moins considérable , dans lequel se continue la cavité ovarienne, et qui forme dès lors un tube vide ou occupé par un tissu particulier lAche et très peu consistant; ce prolongement est le style, que termine une partie le plus souvent renflée, formée d'un tissu sans épiderme , en communication directe avec le tissu intérieur du style, et qu'on nomme le stigmate.

Cette formation de l'Ovaire par le ploiement et la modification plus ou moins profonde d'une feuille est fréquemment mise en évidence par des monstruosités dans lesquelles on voit sa cavité s'ouvrir, ses parois s'étaler plus ou moins, et reprendre l'apparence d'une portion de feuille normale. Ce retour à l'état primitif a été observé et signalé dans un grand nombre de cas; il se présente habituellement, et de la manière ta plus évidente, chez le Merisier à fleurs doubles. Dans cet arbre, fréquemment cultivé dans les jardins pour sa rare élégance, le centre de la fleur est occupé, non par un pistil, mais par une petite feuille de structure , de couleur et de forme analogues à celles des feuilles normales, qui ne diffère de celles-ci que parce qu'elle est ployée sur sa nervure médiane, prolongée elle-mfme en un filet que termine un petit renflement. Dans ce cas remarquable, l'Ovaire est devenu le limbe de la petite feuille , tandis

Page 1