‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 55 sur 170 · II. De l'allantotde · texte numérisé non relu

II. De l'allantotde

Cette poche membraneuse se compose rie deux croissants qui germent de l'extrémité de la cavité viscérale , et ne tardent pas à se réunir pour former une vessie unique. C'est entre la quarante-huitième et la soixantième heure de l'incubation que celte germination a lieu. Le quatrième jour , l'allantotde croît rapidement ; le cinquième , elle a un long pédoncule; le sixième, elle se montre comme une grosse vessie aplatie.

Dans les derniers jours de la seconde semaine, elle enveloppe tout l'embryon, y compris le sac vitellin, tapisse l'intérieur de la coque, et se compose d'un réseau vasculaire extrêmement riche, contenant un sang vermeil. Les troncs de ce réseau sont les vaisseaux ombilicaux, composés de deux veines et de deux artères. L'allantoïde est essentiellement le poumon du Poulet dans l'œuf, son organe de respiration, soumettant son sang à l'action vivifiante de l'air atmosphérique. Lorsqu'elle a atteint tout son développement , elle tapisse et garnit d'un riche et très beau réseau vaseulaire toute l'étendue de la membrane de la coque.

La classe des Oiseaux ne présente, dans les observations qu'on a pu faire sur d'autres espères que celle du Poulet, aucune différence qui mérite d'être citée. Les observateurs se sont bornés d'ailleurs généralement aux Oiseaux domestiques, comme plus faciles à étudier pour la précision des observations.

Les caractères si prononcés de cette classe ne permettent pas de conjecturer qu'on trouvera des espèces qui s'écartent dans leur développement des règles bien constatées dans le Poulet.

E. Ovogénie des Mammifères.

L'extrême petitesse de l'œuf des Mammi-

ovo

fères dans l'ovaire, dans l'oviducte propre, et même dans l'oviducte incubateur ou l'utérus, durant les premiers jours de la gestation, a fait qu'il a été longtemps inaperçu, et que son étude est très difficile. Ce très petit volume tient, ainsi que nous Pavons déjà espliqué , à la faible quantité de matière nutritive que cet œuf emporte en sortant de l'ovaire; l'activité vitale dont son germe est anime devant lui servir à puiser, dans les parois de l'organe incubateur, par endosmose eu par imbibilion , au moyeu de ses enveloppes membraneuses ou de ses valsseaui , la nourriture nécessaire à son développement. Les Mammifères monodelpbes, nous l'avons déjà indiqué en parlant du lieu d'incubation, ne tardent pas à prendre celte nourriture au moyen des Tillosités vasculaires des enveloppes de l'œuf; ces villosilés s'enracinent généralement dans les parois de l'utérus, qui ont éprouvé des modifications organiques correspondantes pour l'établissement de ces rapports. Les Marsupiaux, dans le sens que nous avons donné à cette expression dès 1828, en y comprenant les Didclpbes et les Monotrémes, qui divisent cette seconde sous-classe des Mammifères en deux groupes principaux (I) ; les Marsupiaui, dis-je, se distinguent des Mammifères de la première sous - t insse par l'absence d'un placenta. Cependant leur œuf, à part le manque de ce développement extérieur de leur allantolde, ne diffère pas essentiellement de celui des Monodelphes. Mais cette absence de placenta nous détermine à traiter de leur Ovogéoie dans une parUe distincte.

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