‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 74 sur 170 · PIGEON. (Z. G · texte numérisé non relu

PIGEON. (Z. G

PALYTIIOA ou POLYTflOA (nom mythologique), polvp. — Genre de Polype* établi par Lamouroux, d'après des éeban* tillons desséchés provenant de la mer dei Antilles. Ce sont des croûtes peu considérables recouvrant divers corps marins, et formées de tubes ou mamelons larges de 5 à 6 millimètres, et saillants de 12 a 15 millim., très rapprochés et adhérents dans presque toute leur longueur. L'intérieur des mamelons est creux, et les parois présentent dix à douze lames longitudinales. Lamarck , d'après Ellis et Solander, classait avec les Alcyons les deux seules espèces connues ; M. de Blainville les a réunies au genre MamilliTère de M. Lesueur (voy. ce mol); cependant M. Ehrenberg a admis à la fois les deux genres Palythoa et MamttUfera dans sa famille des Zoanthines, qui sont des Zoocoraux polyacliuiés, c'est à dire ayant plus de douze tentacules. (Du.)

PAY1KORUS ( «x±Ç*?o;, vorace). ws. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques , tribu des Grandipalpes » créé par Latreille ( Bègn. anim. de Cuvier, t. V, 14 , 2) et adopté par Dejeau ( Species gén. des Coléoptères, t. H, p. 18). Il se compose des 7 espèces suivantes, qui toute? sont originaires de la Nouvelle-Hollande, savoir : P. alternons Lat., Latteillti Dej.,

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Guerinii , viridis , elongatus Gory , Cuminçhamii Lap., et morbii/osus B. D. (C.)

PAMET. holl. — Nom donné par Adan- •oo à une espèce de Donace qu'il classait dans ion genre Teiline , et que Lamarek a nommée Donax elongata. (Dtj.)

PAMEA, Aubl. (Guian., II, 946, t. 359). «or. pb. — Syn. de Myrobalanus, Gœrin.

PAMPA, m ah. — Syn. de Pajeros. Voy.

l'article chat. (E. D.)

PAMPELMOUSSE ou PAMPLE - MOUSSE, bot. pb. — Nom vulgaire d'une espèce ou variété d'Oranger, Cilrus pampelmos decumanus Rill. et Poit.

*PAMPUAGUS (««.u*)oît glouton), ms.

— Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Acridiens, famille des Truxalides, établi par Tbunberg. M. Blanchard Vtof. des /ru., édit. Firmin Didot) le caractérise ainsi : Antennes ruoniliformes à l'extrémité. Corselet relevé en crête , avec ses bords arrondis. Corps ailé dans les mâles , presque aptère dans les femelles.

Les espèces de ce genre , assez nombreuses, ont été réparties par M. Serviile en quatre groupes (Revue méthod. de l'ordre des Orthopt.), ainsi nommés et caractérisés : a. Xtphicera: antennes s'amincissant graduellement de la base à l'extrémité ( Pamphagus emarginatus) ; b. Akkera : antennes ayant leurs derniers articles brusquement plus étroits que les autres {Pamph. carinafus); c. Portheiis : corselet fortement élevé au milieu; antennes des Xtphicera, mais plus étroites ; femelles aptères (Pamph. alephos ) ; d. Tropinolus ; corselet élevé, se prolongeant sur la base des élytres ; femelles •ailées (Pamphagus cymbifoitnis).

Toutes les espèces de ce genre habitent l'ancien continent, principalement l'Afrique.

PAMPIIALEA. bot. pb. — Genre delà famille des Composées, tribu des Nassau viacées, établi par Lagasca {Amen. nat. , I, 3* ). Herbes marécageuses du Brésil. Voy,

COMPOSÉES

PAMPH ILLS, Latr. «s.— Syn. delyda, Fabr.

•PAMPHRACTUS ( «Sî, tout; çpaxroç, toit ). mai. ? rept. ? — llliger ( Prodr. sysl. Mam. et Av., 1811) a créé ce nom pour un animal de Java, décrit par Bontius comme une Tortue , sous la dénomination de Tes-

ludo squamata , et qu'il rapporte à ta classe des Mammifères, ordre des Marsupiaux. Les naturalistes modernes pensent que cet animal , que l'on n'a pas vu en nature en Europe, est bien réellement une Tortue, mais toutefois il est encore bien imparfaitement connu. (E. D.)

PAMPIIIÎ. bot. pb. — Nom vulgaire des rameaux de vignes chargés de feuilles et de fruits.

PANACHE DE HIER, ahhel. — Nom vulgaire appliqué aux Sabelles et aux Amphitrites. Voy. ces mot*. (E. D.)

PANACHE DE PERSE, PANACHE ROUGE et PANACHE DU VENT. bot.

pb. — Ces noms ont été donnés vulgairement, le premier, au FritiUaria persica ; le second , aux fleurs des Érytbrines; et le troisième, aux panicules de quelques espèces de Saccharum.

♦PANjESTHIA. ix9. — Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Blattiens, groupe des Blattitcs, établi par M. Serviile (Rev. des Orthopt. ) aux dépens des Blatta. L'espèce type et unique, Panœsthia javanica( Blatta œthiops Stoll., Bl. javanica Brull.), est originaire de Java, où elle paraît fort commune. (L.)

•PAN^ETIA. bot. pb. — Genre de la famille des Composées-Tubulifiores, tribu des Sénécion idées, établi par Cassini (in Annal, se. nat., XVI, 417; Dict. se. nat., LX, 580-593). Herbes de la Nouvelle-Hollande.

Voy. COMPOSEES.

PANAGAEUS (nom mythologique).

ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Girabiques, tribu des Patellimanes, établi par Latreille (Règn. anim. de Cuvier, t. IV, 14, 1), et adopté parDejean (Species général des Coléoptères, t. il, p. 283) et par tous les auteurs modernes. 36 espèces rentrent dans le genre : 14 sont originaires d'Afrique, 10 d'Asie, 5 d'Amérique, 3 d'Europe, 2 d'Australie, et 2 sont de patrie inconnue. Parmi ce grand nombre d'espèces, nous citerons seulement les suivantes : P. crux major Lin., reflexus, notulatus, angulatus F., 4-pustu/a/usSt., trimaculatus, brevicollis, microcephalus, australis, elegans, Icelus, amabilis Dej., fasciatus, cruciger Say, i-maculatus 01. , À-signatus Chv., etc. Ces Insectes sont robustes, poilus, noirs; leurs élytres offrent chacune

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deux taches marquetées , soit rouges, soit jaunes. On les trouve dans les bois ou près des eaux. (C.)

PANAIS. Paslinaca (pastinare , remuer la terre pour la rcudre meuble). bot. pu. — Genre de plantes de la famille des Ombellifères, tribu des Pcucédanées, de la pentandrie digynie dans le système de Linné. Établi primitivement par Tournefort , il fut adopté par Linné. Les botanistes plus modernes , non seulement l'ont conservé, mais encore ils y avaient fait entrer des espèces appartenant réellement à des genres voisins, tels quedes Fcruïa, Ancthum, Angelica, etc., et qui ont dû être rapportées plus tard à ceux-ci. D'un autre côté, dans ces derniers temps , quelques espèces qui étaient restées dans le genre Panais ainsi épuré, ont paru à certains auteurs devoir former des genres à part. Ainsi, Hoffmann a proposé d'établir, pour les Pastinaca graveolcns Bieb., et P. pimpiniïlifUia Bieb., le genre Malabaila qui n'a pas été adopté; on admet au contraire aujourd'hui le genre Opoponax , proposé par Koch pour le Pastinaca opoponax Lin., et que distinguent ses fruits sans côtes latérales , entourés d'un bord dilaté convexe, présentant trois lignes de eue propre {vittœ) dans chaque sillon ou vallécule. Les Partais sont des herbes bisannuelles vivares qui croissent naturellement dans les parties moyennes de l'Europe, dans la région méditerranéenne, le Caucase, l'Asie moyenne et méridionale; leur racine est fusi forme , souvent charnue; leurs feuilles pinnatiséquées ont leurs segments dentés, incisés ou lobés; leurs fleurs jaunes cont réunies en ombelle composée, à involucre et involurelles nuls ou formés seulement d'un petit nombre de folioles ; le limbe de leur calice est nul ou à 5 dents très petites; leur fruit est comprimé par le dos et presque aplani, entouré d'un bord dilaté et aplani ; chacun de ses deux carpelles présente 5 côtes très peu prononcées, dont les trois intermédiaires «quittantes, les deux latérales con ligués au bord dilaté; les vallécules qui séparent ces côtes présentent une ligne de suc propre {villa) linéaire , aiguC, à peine plus courte que ces dernières ; ces lignes sont au nombre de deux ou plus le long de la commissure.

Parmi les 10 ou 12 espèces de ce genre,

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la plus intéressante est le Panais cultive, Pastinaca saliva Lin., vulgairement codou sous les noms de Pastenade , Pastenague , Panais. C'est une berbe bisannuelle qui crott communément dans les lieux incultes, le long des baies et des chemins, et que la culture a fortement modifiée. Dans l'état sauvage, sa racine est petite, dureel presque ligneuse, sèche et acre; mais, par l'effet de la culture, elle devient épaisse et charnue; elle perd toute son âcrelé et conserve seulement une odeur forte que la cuisson fait à peu près disparaître. Sa tige est rameuse, profondément sillonnée et s'élève à 1 mètre environ; ses feuilles pinnatiséquées ont leurs segments souvent qualifiés de folioles, au nombre de 5-11, lancéolés, à grandes dents de scie et incisés ; les supérieures sont fréquemment dirurrentcs; son ombelle manque d'involucrc; son fruit est ovale-orbiculaire, très glabre. Le Panais a surtout de l'intérêt comme plante potagère; sa racine, améliorée considérablement par la culture, forme un légume très usité et très nourrissant; sa forme est allongée, mail dans une variété elle est raccourcie et comme turbinée. On la cultive de même que la carotte. La terre destinée à sa culture doit être soigneusement préparée et profondément ameublie. Sa graine n'est bonne que pendant un an. En Bretagne, on cultive cette plante comme fourrage avec d'autant plus d'avantages, que presque tous les bestiaux la mangent volontiers, et que, restant sur place pendant l'hiver sans souffrir du froid, elle n'expose à aucun des inconvénients qu'entraîne la conservation des fourrages ordinaires. Enfin, quelques médecins ont essayé de tirer parti des fruits du Panais, qu'ils ont considérés comme fébrifuges.

Dans l'Orient, notamment aux environs d'Alep, on cultive comme plante potagère le Panais sekakul Paslinaca sekakul Russel (P. disserta Vent., Tordylium suaieolens Delile), plante bisannuelle dont la racine, grise en dehors, blanche en dedans, est odorante et ressemble à celle de l'espèce précédente. La tige de cette plante est rameuse, arrondie ; ses feuilles pinnatiséquées, pubescentes, ont leurs segments pinnatifid'i incisés, à dents inégales et obtuses; elle manque d'involuerc et ses involucelles n'ont qu'une ou deux folioles; ses fruits toal

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•va les-orbiculaires. La racine de cette plante i M vend sur les marchés de l'Orient, et la consommation en est assez considérable. On l'a regardée comme stomachique. (P. D.)

«PANAPMLIS.Mégerle (Cat. Dahl). lis.

— Syn. A'Otiorhynchus, Germar, Scbœnherr.

PA\ARGYRUM (*a»«pyupoÇ, tout argenté), bot. po. — Genre de la famille des Composées- Labiatiflores, tribu des Nassauviacées, établi par Lagasca {ex DC. in Annal. Mut., XIX, 67). Arbrisseaux du Chili. Voy.

COMPOSÉES

PANATAGUE. bot. ph. — Nom vulgaire de la Pariétaire, dans certaines contrées de la France.

PA\AX (wavax*K, qui guérit tous les maux, panardes), bot. pn. — Genre de la famille des Araliacées , établi par Linné (Gen. , n. 1166) et généralement adopté. Ses principaux caractères sont : Fleurs polygames. Calice à tube soudé à l'ovaire; limbe supère, très court, à 5 dents. Corolle à 5 pétales insérés sur le bord du disque épigyne. Étamines 5, insérées avec les pétales; filets courts; anthères biloculaires, incombantes. Ovaire infère, à 2 loges uni-ovulées Styles 2, divergents ; stigmates simples. Baie comprimée, orbiculéeou didyme, rarement cylindrique-obeonique , à 2 loges monospermes.

Les Panax ou Ginseng sont des herbes , des arbrisseaux ou des arbres qui croissent dans l'Asie et l'Amérique tropicale. Leurs feuilles sont lernées , quinées ou digilées , rat ement surdécomposées ou simples, à pétioles engainants à la base. Les fleurs présentent divers modes d'inflorescence , et dans les espèces herbacées , elles sont disposées au sommet de la tige en ombellules longuement pédoncule».

Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces. De Candolle ( Prodr. , IV , 252 ) en décrit 28 , qu'il répartit dans les fi groupes suivants :

\. Herbes annuelles, à racines tubéreuses, à feuilles verticiUées péliolées, palmées-cornpoMS.

A ce groupe appartient l'espèce la plus connue, et qui jouissait autrefois d'une baute réputation en médecine : c'est le Pa~ nax quinquefolium. Sa tige simple, droite , unie , haute de 30 à 40 centimètres , se partage à son sommet en trois pétioles disposes en rayons, soutenant chacun une

feuille composée de cinq foliotes inégales, ovales, lancéolées, aiguës et dentées. Du point de réunion des trois pétioles , s'élève un pédoncule supportant une ombeltule garnie de fleurs d'un jaune herbacé. Ses fleurs sont polygames-dioïques , et ses baies globuleuses-déprimées, rouges.

Celte espèce croit principalement dans les montagnes boisées et les forêts de l'Amérique boréale , et dans l'Asie boréale , surtout en Chine, où elle était regardée comme un spécifique puissant contre toutes les faiblesses du corps et de l'esprit; contre les maladies du poumon, les pleurésies ; contre tous les maux, et même contre les décrépitudes de la vieillesse. Mais tout ce prestige est tombé devant un examen plus attentif. Le Ginseng est aromatique et amer, par conséquent stimulant et tonique, propriétés qu'il partage avec bien d'autres plantes plus communes et préférables.

Celle plante, cultivée dans nos jardins, réussit difficilement. On jouit de ses fleurs, mais jamais de son fruit.

Une autre espèce comprise dans ce groupe est le I'anax trifolium, qui diffère de la précédente par sa racine globuleuse, ses feuilles à 3 folioles et ses baies vertes, trigones. Elle est aussi beaucoup plus petite.

2. Arbrisseaux garnis d'aiguillons, à feuilles ternées ou palmali- lobées.

Six espèces sont comprises dans ce groupe : nous citerons principalement le Panax aculeatum , à rameaux et pétioles garnis d'aiguillons; à feuilles composées de 3 folioles ovales ou sublancéolccs , glabres ; à fleurs blanches, polygames , disposées en ombelles terminales brièvement pédonculées, simples ou rarement composées. — De la Chine.

3. Arbrisseaux dépourvus d'aiguillons, à feuilles simples, indivises.

Deux espèces seulement sont comprises dans ce groupe : ce sont les Pan. cochleatum et simplex. La première croit dans les Moluques et à Java; la seconde appartient à la Nouvelle-Zélande.

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