‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 73 sur 170 · PAM · texte numérisé non relu

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portant les yeux à leur base extérieure; mais le tentacule droit est plus renflé que le gauebe et percé à sa base pour la sortie de l'organe màlc, qui est cylindrique, très gros ; la téte est proboscidiforme, peu allongée; la bouche est sans dents, mais pourvue d'une petite langue hérissée. I.es branchies, formées de trois rangées de filaments, sont logées dans une cavité largement ouverte , avec un appendice auriforme inférieur à droite et à gauche. L'anus est situé à l'cxtrémitc d'un petit tube, au plancher de In cavité respiratoire ; le pied est ovale subtriangulaire, avec un sillon marginal antérieur. Les sexes sont séparés, et, chez quelques grandes espèces, les œufs éclosent dans l'oviducte de la femelle; c'est la ce qui leur a fait donner la dénomination générique de Vivipare , laissée aujourd'hui comme nom spécifique seulement à la plus corn* munc des grosses espèces habitant les eaux douces de l'Europe tempérée.

Les Paludines, étant toutes aquatiques, ont été confondues par Lister avec les autres Buccins fluvialiles; Gucttard, au contraire, les distingua le premier d'après leur organisation, et particulièrement d'après la viviparité des grosses espèces. Cependant Linné laissa avec les Hélices, sous les noms de //. vivipara et //. tentaculata, les deux seules espèces qu'il connût, et que Geoffroy, de son côté, nommait la Vivipare à bandes et la petite Operculée aquatique. O.-F. Mûller les plaça dans son genre Nérite; plus tard encore, Poirel les classa avec les Bulimes, comprenant à la fois les coquilles terrestres de ce nom, les Lymnées, etc. Draparnaud, d'après la seule considération des coquilles, les confondit avec les Cyclostomes, Mollusques terrestres, dont il leur donna le nom. Mais , en 1808 , Cuvier ayant publié l'anatomie de la Vivipare d'eau douce, montra clairement ainsi la nécessité de la séparer des Cyclostomes; aussi bientôt après Lamarck établit un genre Vivipare qui fut adopté par beaucoup de naturalistes, mais dont lui-même a changé le nom en celui de Paludinc, en associant ce genre aux Vallées et aux Ampullaires, dans sa famille des Pérîstomiens. Cuvier, au contraire, plaça les Paludines comme sous-genre dans son grand genre Sabot, entre les Valvées et les Monodontes. Depuis lors, d'autres genres,

les Littorines et les Planâtes, ont été généralement adoptés et rapprochés des Paludinés, pour former, avec elles et les autres Pérîstomiens de Lamarck , un groupe assez naturel.

On connaît aujourd'hui plus de vingt espèces de Paludines vivantes , dont seize au moins se trouvent en France, dans les eaux douces ou saum&tres; mais la plupart sont très petites, tandis que la P. vivipare et la P. Agathe , ainsi qu'une espèce de l'Iode (P. bcngalcnsis), atteignent ou dépassent une longueur de 30 centimètres.

On connaît aussi une douzaine d'espèces de Paludines fossiles des terrains tertiaires, et l'on cite même deux espèces fossiles du terrain oolitique de l'Allemagne septentrionale, quoique l'on doive admettre qu'en général ces coquilles ont vécu dans des eaux douces. (Du.)

PALUMBUS , Mœhring. o» - Synonyme de Colombar ( Trcron ) , Vieill. loy.

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