‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle, servant de complément aux œuvres de Buffon, de G. Cuvier, aux encyclopédies, aux anciens dictionnaires scientifiquesChapitre 87 sur 170 · Le Pardalote poignardé, Pard. perçus · texte numérisé non relu

Le Pardalote poignardé, Pard. perçus

sus Temm. (Pl. col. 394 , f. 2). Toutes les parties supérieures , les côtés du cou et la poitrine, d'un bleu couleur de plomb; moustaches blanches; sur la téle une petite bande d'un rouge vif. — Habile Java.

C'est le type du genre Prionochilus de Strickland.

M. Lesson place encore parmi les Pardalotes, sous le nom de Pardalote cclaire, un Oiseau dont Latbam a fait un Bec-Fin, sous le nom de Sylvia hirundinacea , et Lewin {Birds of Ncw-Ifollandiœ, pl. 7), un Manakin sous celui de Pipragularis. (Z. G.)

PARDANTMJS («^o«, tigre; 5»0oîf fleur), bot. ph. — Genre delà famille des iridées, établi par Ker (in Annal. ofBot., 1, 246). Herbes des contrées sablonneuses de l'Inde, de la Chine et du Japon. Voy. iridées.

PARDIS1UH , Burm. {Flor. cap., 26).

bot. ph.— Syn. de perdicium, Lagasc.

PARDU3. m au. — Pline dit que de son temps on donnait ce nom au mâle de la Panthère. 1 1 est e n usage a uj ou rd' bu i com me n om latin de l'espèce entière. (E. D.)

•PARE AS. rept. — H. Wagler {Sysl.

Amphib.y 1830) applique cette dénomma»

tion à l'un des groupes nombreux formé aux dépens de l'ancien genre Coluber, et il n'y place qu'une seule espèce, le Pareas carinala, provenant d'Afrique. Voy. couleuvre. (E. D.)

PARELLE. BOT. CR. — Nom vulgaire d'une espèce de Parraélie , qu'on récolte particulièrement en Auvergne pour l'usage de la teinture.

PARENCHYME, bot. ph. — Syn. de Tissu utriculaire. Voy. aiutobie vécètàle

et FEUILLES.

PARENCHYME ( wapfavpa f épanchement ). bot. ce. — Ce nom, primitivement donné aux organes glanduleux des animaux, est très convenable pour exprimer le tissu des Champignons qui est en général homogène et pénétré de sucs. Dans ces derniers temps, on a cherché à y substituer celui de Contexlus , qui ne peut se rendre que par celui de tissu ; il n'y a aucun inconvénient i se servir de l'un ou de l'autre. Le Parenchyme des Champignons est variable, il ressemble à de la chair, de la gélatine, du cartilage, du liège, etc. Il est putrescible ou se dessèche facilement; dans quelques genres il parait homogène, mais le plussou-

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vent la partie sur laquelle reposent ie* organes de la fructification est plus molle et plus fugace. C'est à son abondance, sa sapidité et son innocuité que plusieurs espèces doivent l'avantage <Têtre recherchées par l'homme et quelques animaux. Les insectes moins délicats so nourrissent presque de toutes ; on remarque cependant dans les herbiers, qu'ils ne dévorent quelquefois que la membrane fructifère.

Quand on coupe en différents sens quelques Champignons, on est tenté de croire que les parties qui les composent ne sont pas formées des mêmes éléments : en effet, la couche supérieure d'un Champignon et la couche externe d'un pédicule offrent souvent une texture fibreuse , tandis que celle qui est dessous est plus ou moins homogène, compacte, moelleuse ou cotonneuse; dans d'autres, comme dans la base des Lycoperdons, le tissu parait composé de cellules polygones qui rappellent celles des végétaux supérieurs. Ces aspects différents dépendent du mode d'arrangement des cellules primitives. Quand elles sont disposées en séries longitudinales et parallèles , le tissu parait fibreux et se déchire facilement dans le sens de leur direction; quand, au contraire, elles sont entremêlées , anastomosées , elles forment alors un tissu plus ou moins compacte, homogène, dans lequel on ne distingue aucune fibre, et qui se laisse diviser dans un sens comme dans un autre ; il se prête même quelquefois, comme on le voil.dans certains Po) y pores dont on se sert pour fabriquer l'amadou, à une extension considérable.

La présence du suc propre dans quelques Champignons laiteux a donné lieu de croire qu'ils pouvaient être pourvus de vaisseaux. M. Corda assure les avoir vus ; les recherches que j'ai faites ne m'ont jamais permis d en soupçonner l'existence, et je pense, comme Dulliard , que le suc qui s'écoule est contenu dans les cellules et non dans des vaisseaux. Cet écoulement est d'autant plus facile à expliquer, que le tissu de ces Champignons est homogène, de sorte que, quand on vient à les rompre, la pression atmosphérique ou la rétraction qu'ils éprouvent facilitent le passage du suc des cellules qui •ont entières dans celles qui sont divisées ,

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et qui communiquent entre elles par de nombreuses anastomoses.

Quelques personnes pensent que h saveur d'un Champignon réside dans les organes de la fructification. C'est un fait incontestable pour les Truffes; tout le monde «ait qu'elles sont presque insipides quand elles sont blanches et jeunes. Il en est de même dans tes Lycoperdoos, que l'on mange en Italie quand ils sont jeunes; mais, arrivés à maturité, les spores leur donnent une odeur nauséabonde et repoussante. Dans les Champignons laiteux dont je viens de parler, la saveur paraît résider dans les surs qui les remplissent , mais il n'en est pas de même pour les Russules , qui souvent sont aussi âcres et aussi poivrées; ces saveurs appartiennent donc au Parenchyme, puisqu'elles sontdépourvuesdesucs. D'autres espèce, comme les Agaricus edulis , prunulus, al- Mlus, alliaceus, porreus, etc., doivent également la saveur et l'odeur qui les distinguent à leur Parenchyme et non à leurs spores.

Us genres Untinus, Panus, Xylomyzon, Gutpinia, Calocera, Bulgaria, etc., ont été" établis d'après la consistance, la nature da leur Parenchyme. Sont-ils bien légitime*? ne pot/rraienl-ils pas donner lieu à contes talion? (Lbv.)

PARE%TUCELLIA,Viviani (Ftor. Ubyc.t 32, t. 21, f. 2). bot. ra.— Syn. d'Euphrasia, Tourner.

PARESSEUSE, us. — Nom donné par Godart à la larve de l'Hylostome du Rosier.

PARESSEUX. auM. — Ce nom a été donné à deux animaux de l'Amérique méridionale , remarquables par la lenteur de leurs mouvements, et qui portent les dénominations particulières de Bradype ou Unau et dMt. Ces Mammifères sont devenus les types de deux genres distincts, dont il sera question à l'article tajuhcraoks. Voy. ce mot. (E. D.)

PARFUM D'AOUT. Bor. ra. — Nom vulgaire d'une variété de Poire. Foy. ce mol.

PARGASITE. arnv. — Variété d'Hornblende. Voy. AMPHIBOLE.

PAHHERTIES. météob. T'oy. cocboxhe.

PARIANA. bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Hordéacées, établi par Aublet (Guian., Il, 877, t. 337). 0 ramena de TAmér. tropic. V, gkauisées.

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PARIROEA. crist. — M. Philippi, dans les Archives de Wiegmann, 1845, donne ce nom à un nouveau genre de Crustacés, dont les caractères peuvent être ainsi présentés: Pieds masticateurs petits , Inarticulés , simples, épineux ; palpes grands, i cinq articles; pieds accessoires de la femelle ov itères et composés de neuf articles ; c'est dans Tordre des Crustacés aranéiformes et dans la famille des Pychnogonides, que doit Tenir se placer celte nouvelle coupe générique, dont la seule espèce connue est le Pariboea snrii»alpe,P. spinipalpis Philippi ( in Archiv. de Wiegm., 1845, p. 178). (H. L.)

•PARIDÉES. Parideœ. bot. ra. — Tribu de la famille des Smilacées. Voy. ce mot.

PARIÉTAIRE. Parietaria {paries, mur; plusieurs de ses espèces croissant sur les vieux murs), bot. ra. — Genre de la famille des Uriicées, de la polygamie monœcie , dans le système de Linné. Les plantes qui le composent sont herbacées ou sous- frutescentes, et se trouvent dans les parties tempérées et chaudes de toute la surface du globe, mais plus particulièrement dans la région méditerranéenne, dans l'Amérique du Nord et dans l'Asie tropicale; leurs feuilles sont alternes et opposées ; à leur aisselle se trouvent des fleurs des deux sexes, entourées d'un involucre commun à 2-3 folioles ou multipani ; ces fleurs sont monoïques. Les mdles se composent d'un périantbe à 4-5 divisions presque égales entre elles, concaves; de 4-5 élamines, dont le filet est d'abord courbé en manière de ressort dans la concavité de la partie du périanloe, à laquelle chacune d'elles est opposée ; se redressant ensuite brusquement pour l'anthère, il détermine une secousse vive, et par suite l'ouverture des deux loges de Panthère et l'expulsion du pollen ; le centre est occupé par un rudiment d'ovaire renfermant un ovule imparfait et stérile. Les fleurs femelles offrent un périanthe ventrutubuleux, à limbe divisé en 4 dents presque égales entre elles, ou dont deux opposées sont très petites; un ovaire libre, renfermant dans sa loge unique un seul ovule droit , surmonté d'un stigmate en pinceau capité, ou linéaire, unilatéral et velu, porté sur un style très court ou sessile. Le fruit est un caryopse entouré par le périantbe, qui tantôt est resté sec, tantôt, tu contraire, t. x.

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est devenu un peu charnu ou s'est dilaté en aile. L'élude que M. Gaudicbaud a faite des Pariétaires lui a révélé en elles des modifications de structure florale qui lui ont paru assez importantes pour autoriser la subdivision du genre de Tournefort et de Linné en six autres; mais ces genres n'ont été adoptés que comme de simples sous-genres par SI. Eodlicher, que nous suivrons ici.

a. Parietaria, Gaudic. (Voyage de l'Uranie Freycinel): Involucre polyphy Ile. Périantbe de la fleur femelle à peu près cylindrique , à limbe quadridenté ; style filiforme ; stigmate capité, velu; feuilles alternes. Ce sousgenre comprend deux de nos espèces françaises, les Parietaria judaica Lin. et P. o/"/l« cinalis Lin.

La Pariétaire officinale, Parietaria officinalis Lin., est une espèce très connue et très commune, qui porte un grand nombre de noms vulgaires : Paritaire, Casse-pierre, Perce-muraille, Herbe de Notre-Dame, etc. Elle croit communément sur les vieux murs, dans les fentes entre les pierres, sur les rochers, plus rarement le long des baies. Sa tige, ascendante, rameuse, rougeètre, velue, s'élève à 5-6 décimètres ; ses feuilles , longuement péliolées , sont lancéolées-ovales, luisantes en dessus, hérissées et marquées de nervures saillantes en dessous; le périanthe de ses fleurs mâles est court , co qui forme le principal caractère à l'aide duquel on la dislingue d'avec la Pariétaire de Judée. Cette plante est d'un usage très fréquent et populaire , surtout dans les campagnes ; on l'emploie d'ordinaire comme diurétique dans les maladies des voies urinaires, ou pour tempérer la chaleur fébrile et modérer la circulation en accélérant la sécrétion urinaire, et comme émollienle, rafraîchissante. On fait usage soit de la décoction de l'herbe fraîche ou sèche, soit de l'herbe elle-même bouillie et appliquée en cataplasme. Les anciens médecins la regardaient même comme propre à guérir la fièvre. Elle est remarquable comme donnant i l'analyse une assez forte proportion de salpêtre (nitrate de potasse) ; de plus, M. Planche l'a citée comme l'un des végétaux qui renferment la plus grande quantité de soufre.

b. Freirea, Gaudic. (toc. ctf.). Involucre à

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trois ou plusieurs folioles ; périanthe de la fleur femelletubuteux,quadripani, devenant chartacé autour du fruit; style court; stigmate capité, relu; feuilles alternes. Ici rentre le Parietaria lusitanica Lin., espère qui arrive jusque dans le midi de la France , près de Toulon et à Banyouls, dans les Pyrénées orientales.

c. Thaumuria, Gaudic. (toc. cit.). Involurrc quinquéfide, subtriflore, à deux divisions plus grandes, en forme d'aile; périanthe de la fleur femelle tubuleux, anguleux, à limbe quadridenté; style court; stigmate capilé, velu; feuilles alternes (P. crelica Lin.).

d. Gesnouinia, Gaudic. (toc. cit.). Involucre campanolé,6 fide, 2-3-flore, à divisions alternaiivement grandes cl petites; périanthe de la fleur femelle ovale, à limbe qnadrilobé; stigmate linéaire, allongé, velu d'un côté; feuilles alternes {Urtica arborea Lin.).

e. Pouzolzia, Gaudic. (toc. cit.). Involucre polyphylle; fleurs quelquefois diolques; périanthe de la fleur femelle tubuleux, à quatre dents, dont deux très petites; périanthe fructifère sillonné -anguleux ou aplani, à deux ailes, avec une crête h sa partie inférieure, bossu ou uni: stigmate linéaire, allongé, velu d'un côté; feuilles alternes ou rarement opposées (P. indica Lin ).

f. Rousselia, Gaudic. (toc. cit.). Involucre polyphylle; fleurs femelles par deux, cohérentes à leur base, les mâles en grappe; périanthe fructifère, aplani, à quatre ailes, les deux inférieures rudimentaires ; stigmate presque sessile, capité, velu ; feuilles alternes (Urtica lappulacea Swarlx). (P. D.)

•PARIETALES, bov. po. — M. Endticher, parmi les grands groupes ou classes dans lesquels il comprend plusieurs familles, en a désigné un qu'il compose des Cistinées, Droséracées, Vfotoriées, Sauvagésiées, Fran- Iceniacécs, Turnéracéa, Samydées, Bixacies, Homolinées, Passiflorées, Malcsherbiacées, Loasées, Papayacécs, familles qui sont toutes rapprochées par un caractère commun, celui de la placentation pariétale dans le fruit. (Ad. J.)

PARIÉTAUX, root. — Voy. tète.

PARILIUM, Gcrtn. (I, 234, t. SI), bot.

pu. — Synonyme de Nyctanthes , Linn. Voy. ce mot.

PARINARIUM. bot. ph. — Genre de la famille des Chrysobalanéet, établi par Jussiea

Gen.t S42). Arbres originaires de PAmèrique et de l'Afrique tropicale. Voy. cmtso-

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