BALANCES
♦PARfNÉES. parinœ. ois. — C'est dans la List ofthe gênera ofbirds de G.-R. Gray , le nom d'une sous-famille de l'ordre des Passereaux, de la tribu des Dentiroslres, formée des éléments de l'ancien genre Parus d« Linné auquel ont été associées quelques espèces que l'on rangeait parmi les Sylvtœ, et dont on a fait les sujets de divisions nouvelles. Cette sous famille comprend lesxen res Penduline, Mélanochlore, Mésange, Mégisiine, Tyranneau, Sphéuostome, Calamophile, Mécislure, Parisome, Psaltrie, j£githine et Hylopbile. Voy. pour la plupart de ces genres l'article mésange. (Z. G.)
*PARIO€ELA (««o<iâ, Joue; *fat tumeur), rept. — Genre de Sauriens, famille des Scincoldiens, crée" par M. Finieger {Syst. Itopc., 1843) aux dépens dt genre Pleistodon de MM. Duméril et Bibron, et dont le type est le P. laliceps d'Asie et d'Amérique. Voy. pleistodon. (E.D.)
*PARIOPELTIS (iwpna, Joue, «i'ith, bouclier ). rept. — M. Fitzinger ( Sytt. Rept., 1843) a éubli soua cette dénon»nation un genre d'Ophidiens faisant partie de l'ancien groupe des Couleuvres ( voy. « mot), et ayant pour type le Coluber triscalii Lin., qui provient de l'Asie. (E. D.)
PARIPE1MNÉE. bot. pb. — On doRM cette épithèteaux feuilles pennées terminées i leur sommet par deux folioles opposées.
Voy. VEUILLES .
PAR1SETTE. Parti, bot. ph — Genre de la Tamilledes Smilacées, tribu des Paridees, établi par Linné (Gen., n. 500), et dont les principaux caractères sont : Fleurs hermaphrodites. Périanthe herbacé, à huit oo dit folioles très étalées ou réfléchies; les intérieures beaucoup plus étroites et quelquefois nul les. Étamines huit ou dh , insérées au fond du périanthe; filets subniés, soudés entra eux à la base; anthères linéaires, à deui loges placées sur les cotés du filet qui les dépasse, et forme au sommet un appendice subulé. Ovaire à quatre ou cinq loges pluri* ovulées. Styles quatre ou cinq, distincts; stigmates irréguliers. Baie à quatre ou cinq loges polyspennes.
Les Parisettes sont des herbes vivaees, à racines rampantes, i tige très simple, à fenH-
PAR
PAR
les sessiles ou presque sessiles, ovales-elliptiques , nerveuses, groupées en un vertieille unique; à fleur terminale, solitaire, supportée par un pédoncule nu. Ces plantes sont originaires de l'Europe et des contrées centrales et boréales de l'Asie.
Parmi les espèces les plus répandues, nous citerons principalement la Parisbtte a quatre feuilles , Parts quadrifolia L. (vulgairement Herbe à Paris , Raisin de Renard, Étrangle- Loup), assez commune dans les bois humides, aux environs de Paris (Bond y, llontmoreney, kleudon, etc.). Sa tige porte quatre et quelquefois cinq feuilles verticillées. Elle était autrefois considérée comme l'antidote de certains poisons acres et corrosifs; aujourd'hui l'usage de celte plante est à peu près abandonné. (J.)
PARISIOLLE. »ot. ra. — Nom vulgaire du genre Trollie.
*PARlSOMA. ois. — Genre établi par Swainson, dans l'ordre des Passereaux , sur une espèce que Vieillot plaçait parmi les Fauvettes, sous le nom de Sylvia subcœrulea (c'est le Griguette de Levaillant {Ois. d'Afr., pl. 126, f. 1); Swainson le nomme Par. ruflventer. (Z. G.)
*PARISTEMIA (««p*, presque; <>Tt^* , couronne), ins. — Genre de Coléoptères subnenlamères, tétramères de La treille, famille des Longicorues , tribu des Cérambycsns, créé par Westwood (Aun. and Mag.
ofNat. Utst. , 1841), et qui a pour type la P. platypiera de l'auteur , la seule espèce connue. Elle provient de l'Afrique tropicale. (C.)
PARITAIRE, bot. pb. — Même chose que Pariétaire. Voy. ce mol.
PARlTlliM. sot. ra. — Genre de la famille des Malvacées, tribu des Hibiscées, établi par y. Adr. de Jussieu (m St-HUaire Flor. brasit., 1. 198). Arbres ou arbrisseaux des coutrées tropicales du globe. Voy. malvacées.
PARIVOA. bot. ra.— Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Cassai pi niées, établi par Aublet (Gutan., II, 757, t. 303, 304). Arbres de la Guiane.
L'espèce type a été nommée par Tauleur Parwoa grandiflora ( Dimorphe id.
"Willd. ).
PAHkFRIA. bot. en. — Genre de la famille des Fougères, tribu des Poljpodiacées, ;
établi par Hooker (£«ot. /Ior.,t. 147 et231). Fougères des eaux marécageuses de l'Amérique tropicale. L'espèce type, Parkeria ptoridoides, a été trouvée à la Guiane.
PAUK1E. Parkia (nom propre), bot. pu.
— Genre de la famille des Légumineuses- Mimosées, tribu des Parkiées, établi par R. Brown (m Oudn. Denh. et Clappert. Narrai., 234), et dont les principaux caractères sont : Fleurs polygames. Calice allongé, cylindracé; limbe bilabié; lèvre supérieure bifide; l'inférieure 3-fide. Corolle a 5 pé- ! Laies insérés au fond du calice, dépassant à peine les divisions calicinales. Éiamines 10, bypogynes, saillantes, monadelpbes à la base, distinctes à la partie supérieure; anthères oblongues-linéaires. Ovaire linéaire, uu peu arqué. Style latéral, très long; stigmate simple. Légume linéaire, comprimé; l'épicarpe s'enlève et forme deux valves, tandis que l'endocarpe se partage en autant de loges qu'il y a de graines, et chacune est recouverte par le sarcocarpe, qui est farineux. Graines nombreuses, oblongues.
Les Parkies sont des arbres sans épines, a feuilles bipinnées, à pinnules nombreuses, muliifoliolées, accompagnées de petites stipules ; à fleurs rouges, très apparentes, disposées en capitules très longuement pédoncules, renfles en massue, cylindriques à la base, globuleux au sommet. Ces arbres croissent principalement en Afrique et dans l'Asie tropicale.
Parmi les espèces de Parkies les plus répandues, nous citerons principalement la Parkik d'Afrique , Parkia africana R. fir. (Inga biglobosa Palis. Deauv.). C'est un arbre qui atteint environ 15 mètres d'élévation, à rameaux forts, diffus, dont l'écorce, de couleur cendrée, est couverte de cicatrices. Ses feuilles sont composées de qui nie à vingt paires de pinnules et audelà; ces dernières sont elles-mêmes formées d'un grand nombre de folioles très petites, linéaires , pu Descentes en dessous; le pétiole commun, tomenteux, est dépourvu d'une glande à la base et d'une autre au sommet. Ses fleurs, d'un beau pourpre, constituent de très gros capitules supportés par des pédoocules longs quelquefois d'un mètre. Ses fruits, selon M. Perroitet (Flor. sénég., 1. 1, p. 237), renferment une pulpe I jaunâtre et sucrée, très recherchée par les
356 PAR
PAR
nègres Mandingues , qui en Font une boision rafraîchissante fort agréable. Les graines de cet arbre sont aussi employées à divers usages, entre autres, à préparer une boisson assez analogue à celle du café. (J.)
•PARKIKES Parkiea. bot. ph.— Tribu du groupe des Mirnosées dans les Légumineuses {voy. ce mot), composée des seuls genres EryihrophlcBum et Parkia , qui lui donne son nom. (Ad. J.)
PARKIÎMSOME. Parkinsonia (nom propre), bot. pu. — Genre de la famille des Légumineuses Papilionacées, tribu des Cœsalpiniées, établi par Plumier (Gen., 25), et généralement adopté. Ses principaux caractères sont : Calice coloré, à tube court, urréolé; limbe à 5 divisions réfléchies. Corolle à 5 pétales insérés à la gorge du calice, plus longs que les divisions calicinales et alternes avec elles ; le postérieur longuement onguiculé. Étamines 10, insérées avec les pétales, toutes fertiles; filets libres, égaux, hirsutés à la base; anthères oblongués. Ovaire sessile, comprimé, multi -ovulé. Style subulé; stigmate simple; légume très long, acuminé, poljsperme, comprimé et resserré entre les graines» moniliforme , uniloculaire, bivalve.
Les Parkinsonics sont des arbustes pourvus d'épines simples ou à trois divisions. Des aisselles de ces épines, naissent les feuilles, géminées ou ternées, et pin nées, à pétiole commun très long, plan comprimé, très étroit au sommet, et à foliotes alternes très petites. Les fleurs , de couleur jaune et d'une odeur agréable, sont disposées en épis lâches , axillaires et terminaux , et supportées par des pédicelles unibracléés à la base.
La principale espèce de ce genre est la Pahkixsosie ÉnxKcsE, Parkins. aculeata Lin., Jaeq. C'est un arbrisseau de 3 à 4 mètres de hauteur, à tronc dressé, garni de nombreux rameaux effilés, flexibles et munis d'épines droites, solitaires ou ternées. En Amérique et surtout dans les Antilles, où celle plante a le mérite de prendre très vite on grand accroissement, on se sert fréquemment de cet arbrisseau pour en former des baies, des clôtures, non seulement impénétrables, mais aussi fort agréables par le charmant aspect que présentent ses fleurs, qui sont jaunes avec le pétale supérieur ta-
[ cheté de rouge. Bory de Saint- Vincent assure avoir vu cette plante dans quelques Jardins de l'Andalousie, dont elle était aa<si un des plus beaux ornements. (J.)
PARKINSOMLS, Becbstein.ots.— Sya.
de Menura. Dav. Voy. mékcrk.
PARMACELLE. Parmacella { pama , bouclier), moll — Genre de Mollusques gastéropodes pulmonés, nus, de la famille des Limactens , différant des Limaces et des Tes La celles par la position de l'écusson ou du manteau rudimenlaire. Chez les Parmacelles, en effet, l'écusson est situé vers le milieu de la longueur du corps, tandis qu'il est en avant chez les Limaces et lout-à-fait en arrière chez les Testacelles. Les caractères de ce genre tracés par Lamarck, d'après une seule espèce ( P. Olivier») , d'Asie, sont d'avoir te corps rampant, oblong, renflé vers son milieu, où il est recouvert par l'écusson , et terminé par une queue comprimée, caréné en dessus. L'écusson est ovale, charnu, adhérent postérieurement où il contient une coquille , et libre dans sa moitié antérieure qui peut se retrousser; au milieu du bord droit de l'écusson se voit une éebaocrure correspondant aux orifices anal et respiratoire. Les tentacules sont au nombre de quatre, dont les deux postérieurs plus grands portent les yeux. L'orifice génital est situé entre les deux tentacules du coté droit. L'espèce type fut rapportée de la Mésopotamie par l'entomologiste Olivier, et Cuvier en fit l'anatomie : elle est longue de 5 à 6 centimètres et présente trois sillons dirigés du bouclier vers la télé. Une deuxième espèce, P. Taunaisii, rapportéedu Brésil, a été disséquée par M. de Blainville; elle présente plusieurs différences notables dans sa structure interne, quant aux organes de la génération; mais c'est surtout par la forme et la disposition du manteau qu'elle se distingue de l'autre espèce. En effet, cet organe, au lieu de former un écusson , représente seulement ici un collier mince comme celui des Hélices, et échancré au milieu du bord droit; en même temps, l'extrémité antérieure est susceptible de s'allonger beaucoup et dépourvue de trois sillons caractéristiques de la Parmacella OUvieri. (Du.)
PARMACOLLS. iemn. — Synonyme ancien du genre Sculelle. Voyez ce mot.
PAR
PARMELIA. bot. cr. — Voy. parbélib.
PARMÉLIACÉES. Parmeliacem. bot.
cb. — Tribu de la famille des Lichens. Voy. ce mot.
PARMÉLIE. Parmelia(parma,bouc\fct).
bot. cb. — Genre de la famille des Lichens, tribu des Parméliacées, sous- tribu des Parméliées, établi par Arharius, et revu par Fries {Lichen., 56) qui lui assigne les caractères suiva nts : Thalle cartilagineux variable, horizontal, centrifuge, pourvu d'un hypothalle. Apotbécies étalées en forme de disque , à lame proligère, marginée par le thalle.
Les Parmélies vivent généralement sur les plantes qui entrent en décomposition ; on les rencontre rarement sur la terre ou sur les feuilles vivantes. Elles sont répandues dans toutes les contrées froides du globe , et paraissent plus abondantes dans les régions polaires. Parmi les mieux connues, nous citerons principalement la Par- ■élik des rochers , Parmelia taxatilis Acb. ( Lichen saxalilis Hoffm. ). Celte espèce se présente sous forme de rosettes sur les vieux troncs d'arbres , et aussi , mais plus rarement , sur les pierres. Son thalle est grisâtre, rude, marqué d'enfoncements disposes en reseau , fibrilleus et noir en dessous ; les laciniures sont imbriquées , sinuées , lobées , planes et dilatées; les apothécies sont é par s es et roussàtres avec une marge crénelée.
Plusieurs sections ont été établies par Fries dans son groupe des Parmélies, auquel il réunit des genres créés par différents auteurs. Les principales sections , au nombre de trois, sout ainsi désignées et caractérisées : a. Squatnaria, DC. (Fl. fr., II, 374) : Thalle cruslacé , lobé ou écailleux ; hypothalle glabre, adhérent à la matrice, et souvent confondu avec le thalle ; b. Zeora, Fr. ( Pl. hom. , 244 ; Lichen. , 86 ) : Thalle foliacé, se durcissant bientôt en une croûte granuleuse ; hypothalle fibrilleux , répandu au-delà de la matrice; c. Lobaria , HolTm. ( Germ., 159 ) : Thalle foliacé ; hypothalle fibrilleus, adhérent à la matrice. (J.)
PARMENA (iraflu'»» , avoir de la persévérance). Ins. — Genre do Coléoptères subpentamères, létramères de Latreille, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, formé par Mégerle, adopté par Dabi et Dejean dans leurs catalogues respectifs, et publié par
PAR 357
Servi lie (Ann. de la Soc. entom. de France, t. IV, p. 68, 98) et par Mulsant (Hist. nat. des Coléopt. longicornes de France, p. 119). Il se compose d'une dizaine d'espèces propres à l'Europe méridionale et à l'Afrique septentrionale. Nous indiquerons les suivantes comme en faisant partie : P. balleala Lin. , 01. ( fasciata Vill. ), unifasciala Rossi , pubescens Schr. (algérien Dey), pilota Br. (Solieri Muls.) et hirsuta Kusler. Solier a publié les métamorphoses complètes de l'avant-dernière espèce. Voy. l'art, lamiaires. (C.)
'PARMÉKIDÉES. Parmenidea. ikb.
Leach a désigné sous ce nom une famille de Coléoptères pentamères qu'il compose des genres Parnus de Fabricius et Dryops d'Olivier, correspondants i la tribu des Leplodactyles de Latreille; mais l'auteur en retire les Helerocerus. (C.)
PARMENTARIA , Fée (Method., 23, t. 1 , f. 14 ). bot. cb. — Syo. de Pyrenastrum , Eschw.
•PARME1VTIERA (nom propre), bot. m.
— Genre de la famille des Bignoniarées , tribu des Crescentinées , établi par De Candolle (Revis. Bignon., 19). Arbres du Mexique. Voy. BlCNONIACtES.
PARMEUTIÈRE. bot. m. - Nom vulgaire, dans quelques contrées de la France, de la Pomme de terre. Voy. morelle.
PARMOPHORE. Parmophorus (parma, bouclier ;Vopoç, qui porte), mole.— Genre de Mollusques gastéropodes scutibranches, de la famille des Dicranobrancbes, très voisin des Émarginulcs, auxquelles plusieurs naturalistes ont voulu le réunir. Ce genre, confondu primitivement avec les Patelles, fut d'abord indiqué par Montfortsous le nom de Pavois (Scutus) ; mais ce fut M. de Blainvillc qui, après avoir fait l'anatomie de la Palella atnbigua, typedecegenre, l'établit définitivement en le nommant Parmophore, et en signalant ses affinités avec les Fissurelies et les Einargicules. L'animal des Parmopbores a le corps rampant, fort épais , oblong ovale , un peu plus large en arrière, muni d'un manteau dont le bord, fendu en avant, retombe verticalement tout autour , et il est recouvert par une coquille en forme de bouclier. La léteest distincte, placée sous la fente du manteau, et elle porte deux tentacules coniques, rélracliles, à la base desquels se trouvent eu dehors deux yeux presque pédon-
PAR