D VEX
PEA
les concevait, et chacune avec sa couleur propre : le derme avec ta couleur blanche , 1'épiderme avec sa couleur cendrée , et le corps muqueux avec sa couleur noire.
Jean-Frédéric Ideckel, dans son aaatomie, presque en tout si «acte, de la Peau du nègre , remarqua que la matière colorante restait tour à tour appliquée du côté du derme ou du côté de 1'épiderme , selou le degré de macération (1).
Mitchell, guidé par l'action des vésicatoires sur la Peau des nègres, reconout que leur épiderme se composait de deux lames, et que ce n'était que sous ces deui lames que se trouvait la couche muqueuse ou colorée (2).
Cruiskshank, profitant du développement vasculairc produit par les pustules de la petite vérole sur la Peau d'un nègre , mort de cette maladie, parvint jusqu'à compter, entre le derme et 1'épiderme , quatre couches, deux placées au-dessous de la couche colorée, cette couche et une autre placée par dessus (3).
Enfin Gaultier, s'appuyant tout à la fois et sur l'aspect que présente une coupe mince et longitudinale de la Peau de la plante du pied du nègre, vue soit à l'œil nu , soit au microscope, et sur l'action des vésicaloires, crut pouvoir compter aussi, mais en prenant le corps papillaire pour un corps à part, quatre couches entre le derme et l'épiderrne, savoir : sa -courbe de bourgeons vasculaires sanguins ou le corps papillaire même, sa membrane albuginée profonde, sa substance brune ou couche de gemmules , et sa membrane albuginée superficielle (4).
On voit quelle a été la marche des progrès relativement à l'an a tonne de la peau du nègre, ou, à parler plus généralement, de la peau de l'homme. Les anciens n'avaient connu que deux lames de la Peau , le derme et l'epiderroe; Malpighi découvre, dans le nègre, une troisième lame, ou plutôt une
(i) Ketmtrtku *»«tomiaa« tmr la mwlur, de PtpUUtm, , du rittau iSo* uppttlt Malpighi*», tic. (Cuil. at.duniq. — W*«n. de P*c»d. roy tir l'ruur).
(î) An Eu» j upon th* cmui of Ihc iliffrrrnt contour* of ptople ib difffftat cllmato (Pkilu. ira™., «al. XUH.
[3) EiperinenU on tba iattiuible pcttpiration of lb« bu. m»n botlv. etr.
(t| Rtchtrchrt iut rortanisnt.om delà ptuu aV rkommt tl êur Ut IMtun dt su colc/Mmm
autres le coros muoueux • Meckel t'attacha a caractériser ce corps muqueux ; Mitchell aperçoit les deux lames de 1'épiderme; enfin Cruisksbaak et Gaultier pénètrent plus avaat et commencent à distinguer tes lames même» dont le derme se compose.
Toutefois, et malgré de si habiles recherches, on peut dire que la structure de la Peau était loin d'être démêlée encore; aussi les plus célèbres anatomUtes n'oot-ili cessé, depuis Gaultier, de reprendre, ai je pou m'eiprimer ainsi, toute celte structure si compliquée, et d'en approfondir l'a «étonne: en France, MM, de Blainville , Dulrocbet, Bcclard , Brescbel et Roussel deVauième; en Allemagne , al. Weber, etc.
Quanta moi, l'objet spécial que j'ai en en vue dans les dissections qui ont servi de base au travail que j'ai publié en 1812 sur cet important sujet (1), a été de soumette enfin aux procédés réguliers de l'anatomie positive , la structure foliée de la peau de* races humaines , et d'établir avec précision le nombre et le caractère des lames qui la composent.
$ II. Peau du Charruas. Quatre Américains indigènes , de la tribu des Cftamws , tribu voisine de la république de l'Uruguay, Turent amenés à Paris en 1832.
De ces quatre Américains, deux moururent: leurs cadavres fureut apportes au Muséum d'histoire naturelle, où j'eus ocwmoo de les disséquer; et comme c'était la première fois que, du moins en France, des individus de la race rouge , cuivrée , indienne ou américainet car on lui donne tous ces noms , étaient soumis au scalpel , je tachai de porter mon attention sur tout ce que l'organisation de leurs diverses parties, et notamment celle de leur peau, pouvait m'offrif de neuf ou de curieux.
Or, je vis bientôt, par mes dissections, que , dans la peau des races humaine* , quelles qu'elles soient, une des lames du derme , la plus eiterne, peut être détachée, séparée des autres par la macération , et qu'elle a un caractère propre. Le donne» partage donc en deux portions: une portion composée de lames percées de grands trous,
fi) Jnatwmit \iwttwlé dt lé) peau tu i*tmtrd»m mm~
mutuM.
PEA
PEA
4e lames que j'appelle ar Solaires , et une portion qui forme une membrane continue, polie , hérissée de papilles, une membrane propre.
La face externe de cette membrane propre, c'est à dire de la lame externe du derme, porte le pigmentant; sa face interne est toute hérissée de prolongements, lesquels traversent les trous de la portion arêolaire du derme, se portent jusque sur la racine des poils, et n'existent que là où il y a des poils.
Je ne dois pas oublier de nolet que, comme Pavait déjà vu Meckel,à un certain degré de macération , le pigmentutn se dé- ' tacbe de cette membrane qui le porte , et reste attache à celle qui le recouvre, et que je vais décrire sous le nom de second épiderme ou épidémie interne.
Quant à la membrane que Je décris en ce moment, et que j'appelle membrane ptgmentale, perce qu'elle porte le ptgmentum , elle est d'une consisUnce partout à peu près égale , et assez épaisse pour pouvoir être divisée en deux feui.leis, l'un desquels pourrait bien être une des lames de Cruiskshank; car Cruisksbank, et c'eM là ce qui rend son beau travail incomplet, n'a pas caractérisé ses lames.
Renversée sur sa face externe, et celle face étant chargée du pigmentum , celle membrane prend, à sa face interne, une couleur bleuâtre : dépouillée du pigmentutn , elle est d'une couleur blanche ; l'épidémie est cendré , tout ce qui est derme est blanc.
Le pigmenlum n'esl qu'une simple couche, un enduit, un dépôt, et non une membrane.
La membrane qui le recouvre est une véritable membrane continue (1); c'est la lame interne de Tépiderme.
J'ajouie que de la face interne de celte dernière lame partent des prolongements pa reils à ceux de la membrane pigmentale, et qui Cxeut l'épiderme à cette membrane.
11 en part de même de la face de l'épiderme extérieur , qui le fixent à l'épiderme ia- 1 terne.
On savait qu'une macération longtemps
(i) lt r»t bien entendu que Je ne perle pt« If i d« la structure de IY»ideiae, eue au mirrowope; je parle de U ttttimm„i de lepidtrwe, Mlle «pe l'ail ne U donne.
prolongée permet de diviser le derme en plusieurs lames : ce que j'ai vu, ce qui m'est propre, c'est que la plus extérieure de ces lames est remarquable, comme je viens de le dire, par une conlexture irè» différente de celle des autres, lesquelles, en effet, se ressemblent toutes entre elles, à cela seul près que les ouvertures de la première sont moins grandes que les ouvertures de la seconde, les ouvertures de la seconde que celles de la troisième, et ainsi de suite jusqu'à la dernière, dont les mailles ou ouvertures sont les plus grandes. La lame extérieure, par le poli de sa surface, par la densité de son tissu , par cela surtout que les trous par où passent les poils y sont beau coup plus petits et s'y continuent en prolongements internes, par la plus grande facilité, enfin, avec laquelle, à l'aide de la macération, elle se détache des autres, semble constituer une lame ou membrane particulière, dislincte, et sur la nature de laque. le je reviendrai.
§ III. Des deux épidermes. Un point plus nouveau encore que celui que je viens d'Indiquer est celui de la division de l'épiderme en deux lames : l'une qui est ce que je nomme Véptderme interne, et l'autre ce que je nomme Vépiderme externe.
J'ai retrouvé ces deux épidermes dans tontes les races humaines : dans le nègre , dans le mulâtre, dans Yaméricaint dans l'homme de race blanche, etc.
J'ai déjà parlé des prolongements que les deux épidermes envoient au derme , prolon gements remarquables et qui Aient toutes ces lames entre elles.
§ IV. Du corps papillaire. Le corps populaire n'est que l'ensemble des papilles du derme: loûle papille vient du derme, n'est qu'un prolongement du derme, et le caractère le plus marqué du derme , le caractère auquel on le reconnaît toujours avec certitude, est précisément celui-là; c'est qu'il produit les papilles.
Malpighi l'avait déjà vu. Les papilles de la Peau, comme celles de la langue, sont produites, dit-il, par le derme (1).
Et ce qu'avait vu Malpighi a éle vu par presque tous les anatomisles. « Les papilles en naissent aussi, «dit Bichat, en parlant du
(i) Et kii il j.Wiaw rirfr»ef«r mummt ctrtiw rt<Uii*r
derme (I). — « Les papilles , dii Béclard, sont de petites Milites ou éminences du derme (2). Le corps capillaire, dit-il encore el avec grande raisou , le corps papillaire , qu'on a mal à propos décrit comme une couche distincte de cette membrane, appartient à la face superficielle du derme (3). »
Les anatomistes qui ont voulu faire du corps populaire un corps à part se sont évidemment trompés; les papilles naissent du derme, sont des productions du derme, sont le derme, et par conséquent le prétendu corps papillaire, pris comme un corps à part et distinct du derme, n'est qu'un vain nom.
S V. Du corps muqueux et du prétendu corps réliculaire. On a déjà vu : i« que le corps appelé muqueux, dans le nègre, par Malpigbi, par Albinus, par Meckel, etc., n'est que la couche même du pigmentum ; 2° que cette couche n'est que la partie sécrétée, la partie morte; 3" qu'une membrane propre sécrète cette couche, cette partie morte; *• que ni celte couche, ni celte membrane ne constituent jamais un réseau; et 5* que celte membrane et cette couche forment, par leur réunion, ce que j'appelle V appareil pigmentai.
El de tout cela il suit : r que la dénomination de corps muqueux doit être remplacée par celle d'appareil pigmentai; et que la dénomination de corps réliculaire , prise pour la dénomination d'un réseau particulier, qui sérail placé entre le derme et les deux épidémies , doit être bannie de l'anatomie.
S VI. De la lame ptgmentale ou lame ex- Hrne du derme. J ai dit que je reviendrais •ur la nature de cette lame. Celte nature doit, en effet, être remarquée. Meckel, après •voir décrit, avec une grande eiaclitude , I épidémie, la couche ptgmenlale qu'il appelle membrane muqueuse, et le derme, se demande comment se fait la génération de ' tp'dcrmc; et, après avoir rassemblé toutes
«... «*«*™„„, urr9M 4twutu{art COfrort {Dtltlermo Mer. orf. Esircit tpitWic ) Wintlow pjrlc de m«me i « Ce»» " liiau, dil-il. qu'un •i>|>rll«comman«mrnlcuirl et qui hit
le corp. de I. pea„ L> .urf«-, e«i,,,.e de rt
tiMU te »„«,,oe en de p^tit,, t«i..enrr. q„',| 4 plu .„
anatomifte» d'appeler mamelon* » Bipatit. mmrnl. dt ta
tfmttmn dm corp* kumaim, 7V ,t:è U<, UtumtHtê.
(«) A*at finir .K \\
(l) tlim. (Tanat. finirai
(JJ Uut.
PEA
•es remarques sur ce sujet , il conclut très justement que « Tépiderme n'est autre ebo* » que la couche extérieure de la membrane »«ous-cuticulaire, desséchée, endurcie, et » a laquelle la compression et l'action de » l'air extérieur donnent insensiblemeolcetie » épaisseur et celte dureté, plus ou moins » grandes, qui a'y voient dans les différentes » parties du corps humain (i). .
Pour dire tout en un seul mot, YépUeme esi produit par le derme, \ du derme.
Le derme ( entendez toujours la lame externe du derme) produit ses deux épidennei. Quand les deux épidermes sont détruits, il les reproduit ; ou plutôt , et à parler plui exactement , comme ils sont exposés sans cesse à des causes de destruction, comme il» sont sans cesse détruits, il les produit elles reproduit sans cesse.
Le derme, la lame externe du derme, produit et reproduit sans cesse de même le pigmentum.
La lame externe du derme est dune l'organe producteur des deux épidermes et du pigmentum.
S VIL De la peau de l'homme blanc. U peau de V homme blanc se compose de trois lames ou membranes distinctes, le derme et les deux épidermes.
Celte peau n'a point de pigmentum , du moins visible à l'œil nu. Le microscope seul y en découvre encore quelques traces (2). J'excepte de ce que je dis ici la peau du m», autour du mamelon , peau qui a une coloration très marquée , et dont je m'occuperai bientôt.
Je passe à un autre fait , peut-être plu* curieux encore ; je veux parler de la couche pigmentale que m'a offerte la peau même de la race blanche, vue dans V Arabe.
S VIII. La figure 3 de la planche 1 représente la peau de V Arabe.
Cette peau est couleur de bistre.
Il y a , dans celte peau , deux épidermes et un derme ; et , entre le second épiderme et le derme, il y a une couche de pigmentum.
§ IX. La peau du nègre ( fig. 6), nous offre la même structure que celle de l'Arabe, que celle du Charmas ( fig. 5 ) , que j'étudiais tout à l'heure : partout deui épidermes;
(i) Prar. amat. m tipi* tin* h ré$. mafpét, lit Vojn la description de la planche ».
PEA
PEA 393
partout, cotre le second épiderme et le derme , une couche de pigmentum,
$X. J'ai eu occasion d'étudier la peau d'un jeune habitant de l'Ile de Tonga, mort à bord de V Astrolabe , après sept mots de séjour sur ce vaisseau. Ce jeune homme, fils d'un grand-chef à» Tonga, avait demandé û M. Dumont-d'Urville la permission de faire partie de son équipage : H voulait Yoyager ; il fut bientôt atteint de phtbisie pulmonaire, et finis par succomber. J'ai dû ce moyen d'étude à l'illustre et infortuné navigateur dont la mort déplorable a laissé, parmi nous, de si douloureux souvenirs.
Celte peau m'a donné toujours la même structure, la structure commune à toute peau humaine , dès qu'elle est colorée : deux épidémies et un derme ; et, entre le second épiderme et le derme , une couche de pigmentum.
S XI. Comparaison de la peau dans les diverses races humaines. Que l'on compare maintenant la structure de la Peau dans Iol tes ces races si profondément distinctes; l'Arabe d'un coté, et, de l'autre, l'Américain, le nègre, etc., et Ton trouvera que cette structure est partout essentiellement et fondamentalement la même.
Or, ce premier fait n'a-t-il pas quelque chose qui nous étonne? L'Arabe appartient évidemment à la race caucasique ou blanche. 11 n'appartient ni i la race rouge, ni à la race noire; et cependant il a un appareil pigmentai tout semblable à celui de l'homme noir et à celui de l'homme rouge.
Et ce n'est pas tout; la Peau de l'homme blanc lui-même, de l'homme blanc dans tous les climats, n'échappe pas entièrement à la loi commune; elle a aussi son appareil pigmentai, à la vérité très circonscrit, mais très marqué.
Dans tous les hommes de race blanche, le mamelon est entouré d'une aréole ou cercle coloré plus ou moins brun ou couleur de bistre (flg, 4). Il importait de déterminer avec précision le siège de cette coloration.
J'ai soumis à la macération la Peau colorée dont il s'agit. La macération a détaché peu a peu les deux épiderme* , et la coloration de la couche pigmentale, placée sous les deux épidémies, a paru de plus eu plus prononcée.
Mai* re n'est pas tout. Une macération
plus longtemps prolongée encore a permit enfin de séparer la couche pigmentale même de la face interne de l'épidémie interne, i laquelle elle était resiée , d'abord , adhérente.
Dans la Peau colorée du mamelon de la race blanche , il y a done deux épidémies , et, sous ces deux épidémies, une couche de pigmentum.
Là où l'épideraae externe se superpose sur l'interne , la coloration de la couche pigmentale parait plus faible; là où le second épiderme est à nu , il se montre brun foncé, parce qu'il porte Je pigmentum sur sa face interne; le derme est toujours blanc.
Dans la Peau de l'homme blanc, le siège de la coloration , lorsqu'il y a une coloration, est done, comme dans la Peau de l'homme de race colorée, sous le second épiderme.
§ XII. J'avais étudié, dans mes premières recherches, la Peau fcasaneede l'homme blanc, et j'avais cru voir que c'était le second épidémie même qui était bruni par le bâlc. Une nouvelle étude, ou plutôt une étude plus longtemps poursuivie, m'a montré, entre le second épiderme et le derme, c'està-dire à sa place ordinaire, une couche très manifeste de pigmentum {flg. 3).
L'homme blanc, l'homme blanc lui-même, a donc une Peau qui, dans certaines circonstances, qui, sur certains points, offre toute la structure de la Peau des races colorées.
§ XIII. J'ajoute encore un fait.
La Peau du nègre, qui plus tard se caractérise par une couche épaisse de pigmentum , la Peau du nègre commence par être sans pigmentum.
J'ai disséqué la peau d'un fœtus de nègre, et je n'y ai pas vu plus de couche pigmentaio que dans la peau de l'homme blanc.
§ XIV. Lorsque nous comparons brusquement et sans intermédiaire la Peau de l'homme blanc à celle de l'homme noir ou de l'homme rouge , nous sommes très porté à supposer, pour chacune de ces races, une origine distincte; mais si nous passons de l'homme blanc a l'homme noir ou à l'homme rouge par l'homme blanc basane, pari'Arabe; si nous faisons surtout attention aux parties de la peau colorées naturellement , et sans
le secours du tulle, dans l'homme d« race
blanche , ce n'est plus la différence, c'est l'analogie qui nous frappe.
Ceux qui ont voulu soutenir cette belle thèse de l'unité primitive de l'homme n'ont procédé, jusqu'ici, que d'une manière indirecte. C'est toujours de quelques altérations, observées sur les Animaux, qu'ils ont conclu à des altérations semblables éprouvées par l'espèce de l'homme.
Ici , l'anatomie comparée de la Peau nous donne, par l'analogie profonde et partout , inscrite de la structure de cet organe, la preuve directe de l'origine commune des races humaines et de leur unité première.
L'homme est donc, essentiellement et primitivement, un. (Flourens.)
PE AU. non.. — On a donné vulgairement ce nom, en y ajoutant quelque épitbète , à un assez grand nombre de coquilles appartenant à des genres différents. Ainsi l'on a appelé :
PtAC d'Ane, le Cyprœa flaveoia; Peau de cuagbik , les Conus varius et granulalus;
Peac de Chat , le Cyprœa fragilis;
Peau de Civette, le Conus obesus;
Peau de Lièvbe, le Cyprœa lestudinaria ;
Peau de Liox, le Strombus lentiginosus ;
Peau de Serpeat , le Turbo pellis serpentis, Y Hélix id., le Conus Ustudineus, le Cyprœa mauritiana;
Peau de Twre, le Cyprœa Tigris, etc.
PEAUTIA, Comraers. (Msc.) bot. ph.— Synonyme dn genre Hydrangea, Lino. Voy.
ce mot.
PEC. poiss. — Nom donné aux Harengs salés et blancs, caqués et conservés dans des barils. Voy. hareng.
PÉCARI. Dicotyles. mari. — C'est à Fr. Cuvier que l'on doit la création de ce genre de Pachydermes qui ne comprend que deux espèces, anciennement confondues en une seule, qui était placée avec les Cochons. Les Pécaris, en effet, sont très voisins des Cochons, mais ils en diffèrent néanmoins par quelques caractères : V par les canines , qui ne sortent pas de la bouche , comme dans les Cochons ordinaires ; 2" par la présence sur la région des lombes d'un organe singulier, qu'on ne retrouve dans aucun autre Mammifère connu; 3" par le manque presque complet de queue, etc.
Les Pécaris ont quatre incisives à la mâ-
PEC
choire supérieure et six à l'inférieure; les canines sont triangulaires, peu prononcées, dirigées à peu près comme celles des Sangliers, mais ne sortant pas de la bouche: elles sont creuses à leur base, et parausent pousser pendant toute la vie de ranimait comme cela est pour toutes les deols véritablement sans racines. Les molaires sont su nombre de six de chaque côté, tant en btut qu'en bas , et tuberculeuses. La téle est longue, pointue; le chanfrein droit, le museau terminé par un groin soutenu par un os du boutoir. Le corps est trapu, raccourci, et couvert de soies très fortes et très roides. Sur la région des lombes est une ouverture glanduleuse qui laisse continuellement couler une humeur fétide. Cette glande , que l'on a comparée à un second nombril , a valu aux Pécaris le nom de Dicotyles { ih , deux; xorvù), nombril). Les pieds de devant ont quatre doigts distincts, dont 1rs deux intermédiaires les plus grands, comme dans les Cochons ; ceux de derrière n'en oot généralement que trois (1). La queue est rudimentaire ; l'on pourrait même dire qu'elle manque , car ce n'est qu'en la recherchant avec soin qu'on peut en voir des vestiges.
G. Cuvier a donné, dans le Règne animal, quelques détails sur l'organisation intérieure de ces animaux. Les os du métacarpe et du métatarse de leurs deux grands doigts sont soudés en une espèce de canon, comme dans les Ruminants , avec lesquels leur estomac, divisé en plusieurs poches, leur donne aussi un rapport très direct. Leur aorte est souvent très renflée, mais sans quel le lieu du renflement soit fixe , comme »'■'» étaient sujets à une sorte d'anévrisme. Lear cœcum est bien marqué. Leur foie est divisé en trois lobes. Daos les femelles, li vulve est grande et fort large ; la matrice petite, avec ses cornes très développées; les ovaires petits, etc. Dans le fascicule des Sus de son Ostéographie, aujourd'hui souspressr, M . de Bl ainville donue de nombreux et d im-
(i) Ce« S tort <)M Von a donné ronn« caractère r»"** riqne aniqne de» Pécari. , de n'tvoir qn* trvtt rfeirf» «u pirdt d< 4<TT\trt Cette indication . qai <ft bonne dan» I* plut grand nombre dtea». ne l'eat p»« tonjour»; <•»' on conn.it dri ÏHtotjltt lor^atittt qai <mt irunifrrtrmrnt qattre doigts »ax i.iedi de detriere: et dri .qn»!»UM «♦ DuotrhM Minus ont nirwnté troli do-glf «Un.-*U «I " rudiment de qii.ineme.
PEC
portants détails sur le squcie;;e aes pécaris.
Les Pécaris n'ont encore été rencontrés que dans les forêts de l'Amérique méridionale, où ils vivent par troupes fort nombreuses. Ils n'ont pas été soumis en domesticité comme les Cochons ; mais il est facile de les apprivoiser, et comme ils reproduisent en captivité, il ne serait pas. difficile de soumettre complètement leur race si le besoin s'en faisait sentir. Lorsqu'on les prend jeunes, on rapporte que leur cbair est bonne, et qu'elle serait meilleure si on châtrait ces animaux; ils n'ont pas autant de graisse que les Porcs; ce qui n'est pas étonnant, puisqu'ils ne sont pas engraissés, et qu'à l'état sauvage ils sont toujours couverts d'une infinité de teignes qui abondent dans les bois qu'ils habitent. Nos ménageries en possèdent un grand nombre, et ils s'y reproduisent très bien.
Linné comprenait, dans son Systema nature* , les Pécaris sous le nom spécifique de Sus tajassu, et Buffon les confondait aussi sous la dénomination de Pécari; mais d'Azara a prouvé , dans son Essai sur l'histoire naturelle des Quadrupèdes du Paraguay, qu'il en existait deux espèces distinctes, qui depuis ont été admises par tous les zoologistes, et que Fr. Cuvier a indiquées sous les noms de Dicotyles torquatus et labiatus. Nous allons en parler en terminant cet article.
V Le Pécari a collier, Dicotyles tor- ' quatus Fr. Cuv.; Pécari, Buffon {Hist.nat., t. X, flg. 2 et 4); Tajassou et Sus tajassu Linné; Couré, Polira, etc. De la grosseur d'un Chien de moyenne taille, il a toutes les apparences extérieures d'un jeune Sanglier. Les poils sont épais , roides ; ce sont de véritables soies, et leurs anneaux larges, alternativement noirs et blanchâtres, donnent i l'animal un pelage tiqueté uniformément de ces deux couleurs; seulement on voit une bande blanche, étroite, qui entoure le rou , en se dirigeant obliquement du haut des épaules au-devant des jambes , et la ligne dorsale est plus noire que le reste du pelage. Les poils des pieds et du museau ■ont courts. La femelle et le mâle se ressemblent entièrement. Les petits naissent avec une couleur rougeàtre uniforme.
Les Pécaris à collier ne se rencontrent
PEC 393
pas dans les bots par troupes aussi nombreuses que les Pécaris lajassous; ils ne voyagent pas, et se tiennent par petites bandes dans les cantons où ils ont pris naissance. Les creux des arbres, les cavités formées en terre par d'autres animaux , leur servent de demeure; ils s'y retirent dès qu'ils sont poursuivis, et les femelles y déposent leurs petits. « Ces Mammifères , dit La Borde, entrent dans leurs retraites à reculons autant qu'ils peuvent y tenir , et si peu qu'on les agace ils sortent de suite. Pour les prendre à leur sortie, on commence par faire une enceinte avec des branchages; ensuite un des chasseurs se porte sur le trou , une fourche à la main , pour les saisir par le cou, A mesure qu'un autre chasseur les fait sortir , et les tue avec un sabre. S'il n'y en a qu'un dans un trou , et que le chasseur n'ait pas le temps de le prendre , il en bouche la sortie et est sûr le lendemain de retrouver son gibier. » La chair de cet . animal est tendre et de fort bon goût. C'est, dit-on, le meilleur des gibiers de l'Amérique méridionale.
Fr. Cuvier a pu étudier deux individus , mâle et femelle , qui ont été conservés longtemps à la ménagerie du Muséum. Ils vivaient en bonne intelligence avec les Chiens et tous les autres animaux de basse-cour ; ils rentraient eux-mêmes à leur écurie ; accouraient à la voix, et paraissaient goûter les caresses; mais ils aimaient à être libres ; ils cherchaient à échapper lorsqu'on voulait les faire rentrer de force, et tentaient alors quelquefois de mordre: ils blessèrent un jeune Sanglier qu'on avait placé avec eux. Ils recherchaient la chaleur; le froid les faisait souffrir et maigrir. Us étaient nourris de pain et de fruits; mais, en général, ils mangeaient de tout, comme les Cochons domestiques. Lors-" qu'on les effrayait, ils poussaient un cri; aigu et ils témoignaient un mécontentement par un grognement léger. Habituellement ils étaient silencieux. La femelle, qui était' faible, vécut peu, et n'éprouva jamais le besoin du rut; aussi les désirs du maie ne parurent-ils pas s'éveiller. Depuis, d'autres individus ont vécu à la ménagerie du Muséum, qui en possède encore quelques uns.
La matière produite par la glande de cet animal a, selon d'Azara, une odeur mus-
896 PEC
PEC
quée; selon Fr. Cuvior, elle a au contraire une odeur fétide , qui te rapproche de celle de Tail ; elle tort en plus grande abondance quand l'animal est en colère* parce qu'alors il contracte les muscles de sa peau pour hérisser les longues soies dont son dos est revêtu.
2* Le Tajassu , Diooiyles labialus Fr. Cuv.f Tajassou Taguicati d'Aiara; 7ojassou, Buff.; Sus tajassu Linné. Longtemps confondu avec le précédent, il en a été distingué par d'Adam, il est plus grand que le Pécari â collier. Sa couleur est généralement noire; seulement on voit sur les flancs, sous le ventre et entre l'œil et l'oreille, des soies qui ont dans leur milieu un anneau blanchâtre , ce qui donne à ces parties une teinte grise , et la mâchoire inférieure est entièrement blanche. Les soies ont leur base d'un gris cendré, le reste est noir , et celles du dos sont plus longues que les autres et aplaties. Le mâle et la femelle sont semblables. Les petits naissent vers le mois d'avril; leur teinte, aux parties supérieures, est d'un gris roussâtre , les poils étant noirs dans la plus grande partie de leur longueur et cannelle a leur extrémité; la mâchoire inférieure est souvent blanche , ainsi que le dessous du corps. Ce n'est qu'au bout d'un an que le Jeune prend les couleurs de l'adulfe.
Les Tajussous parcourent les solitudes de l'Amérique méridionale que couvrent les vastes forêts ; ils sont en bandes très considérables, quelquefois, dit-on, de plus de mille individus de tout âge, et souvent de Tort petits qui suivent leur mère ; ils semblent être dirigés par an chef. Ils se nourrissent de fruits sauvages et de racines, qu'ils recherchent en fouillant la terre à la manière des Cochons. On entend de loin le grognement de ces animaux; mats, selon d'Axara, l'odeur pénétrante de la liqueur qui suinte de leur dos les décèle encore plus sûrement en empestant les lieux qu'ils habitent; d'après Fr. Cuvier, la liqueur sécrétée par les glandes dorsales serait au contraire toul-à-fail inodore. Ils se défendent contre les bêtes féroces , et attaquent avec fureur ceux qui cherchent à leur nuire. Les habitants de l'Amérique méridionale les chassent souvent, et ils recherchent leur chair, qui leur sert de nourriture.
Les Tajassous sont rares dans nos ména-
geries; leurs mœurs, assez semblables à celles des Cochons , sont douces. Un individu de cette espèce a vécu à la ménagerie du Muséum.
A l'état fossile, G. Cuvier (Ossements fossiles, Supplément) a signalé des débris d'un animal voisin des j4noplolJierium et Pa lœolher ium , et que l'on a quelquefois rapporté au genre des Pécaris.
Plus récemment, M. Lund a indiqué des débris fossiles qui semblent, d'après lui, appartenir au même groupe. (E.D.)
VÉCUE, bot. m. — Fruitdu Pêcher. Yoy \ ce mot. '
PÊCilE-LAIT. K>iss.-Nom vulgaire des Lactaires. Voy. ce mot.
PECHER. Persica (Persta, la Perse, patrie de cet arbre ). bot. ph. — Génie de la famille des Amygdalce* , de l'Icosandrie monogynie dans le système de Linné, établi par Tournefort. Il a clé adopté par quelques botanistes, par Miller, par De Candolledans la Flore française, vol. IV, p. 487, par M. Seringe dans le Prodrome, II, p. 531 ; la plupart, au contraire, l'ont fait rentrer parmi les Amandiers), comme A.-L. de Jussieu, M. Eodlicher, etc. En effet, les seuls caractères sur lesquels on puisse asseoir la distinction de ces deux groupes génériques sont fournis par le fruit plus arrondi et piaf charnu rbez les Pêchers que chez les Amandiers, et par le noyau de ce fruit creusé à sa surface de sillons sinueux anastomosé» et profonds dans les premiers, lisse, au contraire, dans les derniers. Ces caractères sont certainement faibles, si nous les considéroos au point de vue de leur valeur absolue; aussi la solution de cette question ne peut guère dépendre que de l'opinion personnelle des auteurs et de leur manière d'apprécier les caractères génériques. — L'histoire des Pêchers a une assez grande importance pour devoir nous arrêter quelques instants.
Mais ici se présente une nouvelle difficulté. Les nombreuses variétés de ces arbres que renferment nos vergers appartiennent-elles à une seule espèce ou à deux espèces distinctes? Les botanistes diffèrent d'opinion sous ce rapport; les uns, en effet, comme MM. D« Candolle, Seringe, admettent deux espèces distinctes : le Pêche* cornues , Persica wlgarisVC., à fruit duveté, et le Pèche* AFacrr lisse, Persica lawis DC.; les autres, au coo-
PEC
traite, en plus grand nombre, croient à l'existence d'une espèce unique dans laquelle ils admettent deui races , subdivisées ellesmêmes en variétés ; c'est cette dernière manière de voir que nous adoptons ici.
Pêche* cultivé, Persica vulgaris Miller (Amygdalus Pcrsica Lin.) Cet arbre, si communément cultivé aujourd'hui en Europe, est originaire de la Perse. Sa taille est moyenne ; sa cime peu touffue; -ses feuilles sont lancéolées, aiguës, dentées en scie, glabres, munies d'un court pétiole qui porte le plus souvent des glandes, tantôt réniformcs, tantôt globuleuses; ses fleurs, colorées en rose vir, sont sessiles, solitaires; elles naissent avant les feuilles ; son fruit varie beaucoup pour son volume; sa couleur, tant extérieure qu'intérieure, pour la consistance de sa chair tantôt ferme et tantôt fondante, mais toujours d'une saveur délicieuse, et qui le place au niveau, si ce n'est au-dessus, des meilleurs fruitsau jnurd'hui connus ; son épi derme est tantôt duveté ou velouté, tantôt lisse ; sa chair adhère an noyau ou s'en détache aisément. Ce sontces variations dans le fruit, réunies à la présence et à l'absence des glandes sur le pétiole, et à leur forme, qui ont servi à grouper d'une manière plus ou moins régulière les nombreuses variétés de Pêchers. On sent qu'il nous est impossible d'entrer dans les détails de cette classification, dont nous devons nous borner a indiquer les grnn* des coupes. Or celles-ci sont au nombre de deux, subdivisées ensuite chacune en deux autres.
a. Pêcher cultivé à fruit duveté , P. V. pubescens(P. vulgaris DC), désigné particulièrement dans le langage vulgaire sous le nom de Pécher. Cette race comprend deux landes sections: Tune, distinguée par sa chair adhérente au noyau (P. v. 0 DC, Flore française), réunit plusieurs variétés cultivées communément dans nos départements méridionaux où elles portent en général les noms de Pavies, Alberges, Persecs ou Pressets, et où leur chair ferme, atteignant sa parfaite maturité, se distingue par une saveur parfumée et délicieuse; sous le climat de Paris et dans nos déparlements septentrionaux, en général, ces fruits mûrissent imparfaitement ou pas du tout. On distingue parmi ces variétés : le Parie jaune, le Pavie blanc, le Varie rouge, le Pavie monstrueux, dont les
fruits l'emportent en volume sur ceux de tous les Pêchers en général, etc. La seconde section est caractérisée par la chair te détachant du noyau (P. v. a DC, Flore française) et fondante; elle comprend un grand nombre de variétés dont la culture , soit en plein vent, soit surtout en espalier, a été perfectionnée dans les environs de Paris et dans nos départements septentrionaux au point de donner des fruits aussi remarquables par leur beauté que par leur saveur parfumée ; ces fruits portent particulièrement le nom de Pèches dans le langage usuel. Parmi les nombreuses variétés de cette section, les cultivateurs distinguent le$j4t?a»ii-PécAcs ou Pêches précoces, les Madeleines ou variétés à feuilles plus largement dentées, les Vineuses, ainsi nommées de la qualité vineuse de leur chair, les Chevreuses, etc. C'est encore dans cette section que rentre le Pécher à (leurs doubles, magnifique variété qui figure avec le plus grand avantage au milieu de nos plus belles plantes d'ornement, et qui joint à ce mérite celui de produire de très bons fruits, au moins sur des pieds déjà un peu forts.
j3. Pêcher cultivé à fruit liste, P. v. lœvU (Persica lœvis DC, loco citato; Amygdalus persica nectarina Ait.). Les variétés de Pêchers à fruit lisse sont moins nombreuses et moins fréquemment cultivées que les précédentes; les Anglais les réunissent toutes sous le nom commun de Nectarines. Elles se subdivisent de la même manière que les précédentes en deux sections : la première, à chair adltércnte au noyau (P. lœvis, S DC. , loco citato), vulgairement nommée Pèche violette; la seconde, a chair se détachant du noyau(P. lœvis, aDC, loco citato), particulièrement désignée sous le nom de Brugnon.
Les nombreux détails relatifs à la culture, à la taille, etc., du Pêcher constituent une branche importante de l'arboriculture dont les détails seraient déplacés ici et devront être cherchés dans les ouvrages spéciaux.
Il est inutile de rappeler ici les usages du fruit du Pêcher, comme aliment, soit frais, soit confit ou en compote. Les médecins le regardent comme rafraîchissant et comme légèrement laxatif; ils conseillent de corriger ce dernier effet en l'assaisonnant de vin et de sucre. Les pétales de cet arbre ont cette propriété laxalive à un degré pro-
393 PÊC
PKC
noncé; on les emploie fréquemment à titre de purgatif doux , soit en nature , soit principalement sous forme de sirop. Dans le premier cas, on laisse avec les pétales le calice qui exerce une action plus énergique. Les fleurs, mais surtout les feuilles, le noyau du fruit et la graine renferment de l'acide cyanbydrique qu'indiquent suffisamment Todeur et la saveur de ces diverses parties. On fait quelquefois usage de la décoction des feuilles sèches dans les maladies des voies urinaircs. Le noyau de la Pèche a été regardé par quelques médecins comme un bon fébrifuge ; néanmoins on n'en fait guère usage sous ce rapport; mais, en le faisant infuser dans l'eau-de-vie, on en prépare une de ces liqueurs connues sous le nom d'Eau de Noyau. Un usage plus important de ces noyaux est celui qu'on en fait pour la préparalion d'un beau noir très usité daus la peinture à l'huile sous le nom de Noir de Pêche, et très estimé surtout pour les beaux gris qu'on en obtient. Aux Étals-Unis, on prépare avec les Pèches un vin de Pèche duquel on extrait de l'alcool ; l'un et l'autre y font l'objet d'un commerce local. Enfin le bois du Pécher est estimé pour la marqueterie; son grain est fin et uni; sa couleur est légèrement rougeèlre, veinée d'une teinte rougeâtre plus prononcée. (P. D.)
•PECIIEYA , Scop. {Introduct. n. 530).
bot. pu. — Syn. de Coussarea, Aubl.
PECHSTE1N. geol. — Synonyme de Rétinile. Voy. ce mot. (C. d'O.)
•PECILA, Lcpell. (in Bullct. soc. phiïoivn., 1822, p. 109). bot. ca. — Syn. de JEthalium, Link.
PECKIA, Flor. Flumin. (I, t. 134, 135).
bot. ph. — Synonyme du genre désigné par Linné sous le nom de Alyrsinc.
* PECOPTEMS. bot. foss. — Genre de Fougères fossiles, établi par Sternberg et adopté par M. Brongniart (Prodr. , p. 5*), qui le décrit ainsi : Fronde une , deux ou trois fois pionée ; pinnules adhérentes par leur base au racbis, ou rarement libres, traversées par une nervure moyenne, qui s'étend jusqu'à l'extrémité de la pinnule ; nervures secondaires sortant presque perpendiculairement de la nervure moyenne, simples ou une ou deux fois diebotomes.
11. Brongniart ( loc. cit. ) cite 73 espèces de ce genre (dont 18 douteuses), qui, presque
toutes , se troL vent dans les terrains bouillers. (J.)
PÉCORES. Pecora. mai. — Linné comprenait sous ce nom son cinquième ordre des Mammifères, qui correspond à celui des Ruminants de nos zoologistes modernes.