A SON EXCELLENCE
Monsieur le Marquis de Chasseloup-Laubat, Sénateur, Ministre Secrétaire d'Êtat,au département de la Marine et des Colonies.
Monsieur le Ministre,
Encouragé par les marques de bienveillance que vous avez daigné me donner, j'ai pensé qu'il était de mon devoir de publier sous le haut patronage de Votre Excellence, la nouvelle édition de mon Dictionnaire de Droit Maritime.
Vous avez bien voulu accepter la dédicace de cet ouvrage, permettez-moi de vous en témoigner ma vive gratitude.
La législation maritime est l'objet de profondes réformes; les grandes œuvres du passé, ne doivent pas être aveuglément admirées. Elles ne sauraient être, dans le présent, im obstacle à une révision complète des lois sur la mariné marchande. Pour satisfaire aux intérêts généraux du Commerce miu-itime, ne convient-il pas d'amender, de coordonner et de vulgariser ces lois?
Les questions qui se rattachent à l'avenir commercial et maritime de la France , sont l'objet de la sollicitude de l'Empereur. Votre Excellence, s'inspirant de la pensée du Souverain, ne néglige rien, dans sa sphère d'action, pour mettre nos anciennes institutions maritimes en harmonie avec les pouveaux besoins du Commerce.
Ce travail ne pouvait donc paraître sous de plus heureux auspices, et rien ne manquerait à ma satisfaction si, aux yeux de Votre Excellence, j'avais atteint le but que je me suis proposé.
Je reste, avec un profond respect,
Monsieur le Ministre,
de Votre Excèllence, Le très obéissant et très dévoué serviteur,