LIVRE VIII : DU SIGNE
a) Eucharistie, eucharistique — Saint-Sacrement. Saintes espèces (v. transsubstantiation) — Communier, communiant, communion — Cène.
Viatique.
Pénitence, pénitent — Confesser, confession, confesseur, confesse — Extrême-onction.
Ordre, ordonner, ordinant, ordination, ordinand, réordonner, réordination. Majeur. Mineur. Porrection. Susception — Mariage (v. bans, contrat) — Noce, nuptial — Relevailles.
Vêture. Profession (v. religieux, vœu) — Tonsure, tonsurer (v. clerc) — Sépulture, ensevelir, ensevelissement, ensevelisseur, dèsensevelir.
Inhumer, inhumation, exhumer, exhumai ion
— Enterrer, enterrement (v. convoi) — Crémation — Funérailles, funéraire (v. mortuaire), funèbre (v. pompes) — Obsèques. Nénies.
b) Messe (v. introït, gloria, credo, agnus Dei) — Biner, binage — Service. Annuel — Obit, obituaire
— Kyrie eleison. Collecte. Epître. Graduel. Trait. Prose. Evangile. Offerte ou offertoire. Secrète. Préface. Sanctus. Canon. Lever-Dieu. Elévation — Communion, postcommunion.
c) Office, officier, officiant (v. prêtre) — Heures. Matines. Invitatoire. Nocturne. Leçon. Laudes. Prime. Tierce. Sexte. None. Vêpres. Complies — Salut. Patenôtre (v. Pater noster). Symbole. Confession d'Augsbourg. Cantique. Hymne. Doxologie. Motet. Antienne. Capitule. Répons. Commémoraison (v. mémoire). Suffrage. Neuvaine (v. octave, triduo). Litanies. Grâces. Rogations — Procession, processionnel, processionnellement — Ambarvales.
N° 94. — Fête.
d) Fête, fêter — Férié, férié, férial — Chômer, chômable — Commémoration — Dimanche, s'endimancher (v. sabbat).
Noël. Circoncision. Epiphanie. Purification. Chandeleur. Septuagésime. Sexagésime. Quinquagésime. Quarante-Heures — Quadragésime, quadragésimal (v. carême) — Rameaux — Pâques, pascal — Quasimodo — Pentecôte. Visitation. Toussaint.
Jubilé, jubilaire — Scénopégie.
e) Jour faste, néfaste. Bacchanales. Dionysiaques (v. mascarade, carnaval) — Orgies, orgiaque — Compitales. Lupercales. Saturnales (v. sabbat, superstition).
Panathénées, panathénaïque — Minervales.
Thesrnophories. Bairam.
f) Pompe, pompeux, pompeusement — Faste (v. luxe, magnificence) — Parade, apparat, appareil — Joncher, jonchée — Feston, festonner — Guirlande, enguirlander (v. ornement).
Triomphe, triompher, triomphant, triomphal, triomphalement, triomphateur (v. vainqueur) — Ovation. Apothéose (v. canonisation).
g) Réjouissances. Hiéronique. Jeux publics : isthmiques, néméens, olympiques, pythiques. Naumachie (v. lutte, courses, revues).
Tournoi. Fantasia. Cavalcade. Vachalcade. Derby. Festival — Festin, festiner, festoyer — Gala. Banquet — Noce, noceur — Frairie. luieuleton.Gogaille. Cocagne. Kermesse. Lendit (v. foire). Vogue. Exposition (v. spectacle, théâtre).
NOTES SUR LES SYNONYMES
Parole, mot. — La parole, c'est la faculté de parler ; c'est aussi le langage en général, ou bien encore telle expression particulière de la pensée. Le mot n'est qu'un des éléments de la parole. De plus, la parole se dit par rapport â la pensée ; le mot se dit plutôt par rapport au corps de la parole, tel qu'il apparaît dans l'écriture. Sous la parole, il y a des idées; sous le mot, il y a un sens. On prononce des paroles; une parole touche, per-
suade, console. Mais on écrit et on arrange des mots.
Inexprimable, indicible, ineffable. — Inexprimable se dit des choses qu'on ne peut exprimer ni par la parole ni d'une autre manière. Indicible se dit des choses qu'on ne peut dire, c'est-à-dire qu'on ne peut exprimer par la parole. Ineffable se dit des choses saintes, mystérieuses, qu'on ne peut connaître ou qu'on ne peut révéler. Il y a des sentiments inexprimables, des douleurs indicibles, des consolations ineffables.
Citer, alléguer, rapporter. — On cite un texte, un passage, un auteur, un exemple. Mais, de plus, on allègue des raisons, des excuses, c'est-àdire qu'on allègue pour démontrer. On rapporte, en citant complètement, en racontant, en mettant sous les yeux les choses dont il s'agit. Un historien rapportera un fait; un homme de loi alléguera ce fait comme un antécédent; et un moraliste le citera en exemple.
Interroger, questionner, demander. — Interroger, c'est demander, d'ordinaire avec une certaine autorité, soit pour apprendre soi-même, soit pour s'assurer du savoir de celui qu'on interroge : le juge interroge l'accusé; le maître interroge l'élève. Questionner, c'est interroger, d'ordinaire avec le désir de savoir à fond une chose, de la connaître dans tous ses détails. Aussi les questions se pressent à mesure que la curiosité augmente. Demander est le terme le plus général pour marquer qu'on fait appel à quelqu'un pour s'informer de quelque chose. Il faut demander poliment, questionner discrètement et n'interroger qu'à bon droit.
Prier, invoquer implorer, supplier, conjurer. — Prier est le terme le plus général qui marque qu'on s'adresse à quelqu'un pour obtenir quelque chose. Il se dit absolument de l'élévation de l'âme chrétienne vers Dieu, qui est son Père. Invoquer, c'est appeler à son aide, quelquefois en vertu d'un droit : tout citoyen peut invoquer la loi. Implorer, c'est, prier avec larmes. Supplier (v. l'étymologie), c'est prier en s'humiliant, en se prosternant ou en s'agenouillant Conjurer, c'est prier avec force, avec protestations et serments, en faisant appel à des motifs religieux et même à ce qu'il y a de plus sacré. 11 faut conjurer Dieu par le sang de son Fils, le supplier quand on l'a offensé, l'implorer quand on souffre, l'invoquer dans le danger, et le prier toujours.
Réponse, repartie, réplique. — La réponse est ce qui fait suite à une question, à une interrogation, à une demande quelconque. La repartie est une réponse vive, immédiate, sorte de trait imprévu, décoché à propos, qui décèle la promptitude et la finesse de l'esprit et donne tant de charme parfois aux discussions. La réplique doit être faite avec plus de raison encore que d'esprit : c'est une réponse qui tend à réfuter les attaques d'un adversaire ou à se justifier d'une autre manière. Les enfants doivent obéir sans réplique. On aime les réponses sages, les re]iarties heureuses et les répliques décisives.
Entretien, dialogue, conversation, conférence, colloque. — L'entretien roule sur des choses d'importance et a lieu entre deux ou un petit nombre de personnes. Le dialogue c'est l'entretien ou la conversation qu'un auteur fait tenir à ses personnages dans ses livres ou même sur la scène. Dans un sens plus général, le dialogue c'est l'entretien considéré au point de vue littéraire. La conversation roule sur n'importe quoi et comporte tous les genres; elle se dit des entretiens journaliers. La cou fermier porte sur les sujets les plus graves de religion, de philosophie, etc. ; elle se dit aussi d'un discours sur un point de doctrine, moins didactique que la leçon ou le cours. Le colloque est